Le déficit record de la Banque de France, une aubaine pour Bitcoin selon Arthur Hayes
La Banque de France affiche un déficit historique
En 2024, la Banque de France a enregistré une perte nette de 7,7 milliards d’euros. En cause : le poids des intérêts, qui dépasse désormais les revenus générés.
Résultat : le déficit du pays atteint 168 milliards d’euros, soit 5,8 % du PIB. Un chiffre largement supérieur à la limite des 3 % imposée par l’Union européenne.
Un déficit qui fragilise la position de la France en Europe
Avec ces chiffres, la France devient l’un des plus mauvais élèves de la zone euro. La situation envoie un signal clair : les capitaux quittent le pays.
Pour Arthur Hayes, cofondateur de BitMEX, ce n’est pas un détail comptable mais un symptôme. Il y voit le signe d’un basculement monétaire profond qui pourrait secouer l’ensemble du continent.
Arthur Hayes anticipe une vague d’impression monétaire
Lors de la conférence TOKEN2049 à Singapour, Hayes a livré son analyse : l’ECB n’aura pas le choix. Selon lui, l’institution devra imprimer de la monnaie, tôt ou tard, pour compenser les trous béants dans les finances publiques.
Son estimation est frappante : “des trillions d’euros” pourraient être injectés dans l’économie. Une masse de liquidité qui, selon lui, finira par se déverser dans Bitcoin et les crypto-actifs.
La dépendance de la France à l’égard des capitaux étrangers complique la donne
Près de 60 % de la dette française est détenue par des investisseurs étrangers, principalement en Allemagne et au Japon. Mais avec la réduction des flux en provenance des États-Unis, ces investisseurs se détournent de la dette française.
Pour Hayes, ce retrait amplifie la pression sur l’ECB. “Ils devront choisir : imprimer maintenant ou plus tard. Dans les deux cas, ils perdront le contrôle”, prévient-il.
Le déficit français pourrait renforcer le rôle de Bitcoin comme valeur refuge
Le constat d’Arthur Hayes va au-delà des chiffres. Il pose une question fondamentale : face à l’endettement chronique et à la fragilité des banques centrales, les investisseurs chercheront-ils une sortie ?
Pour lui, la réponse est claire : Bitcoin apparaît comme une échappatoire crédible. S’il a déjà profité des politiques monétaires expansionnistes par le passé, la situation française pourrait servir de catalyseur à une nouvelle vague d’adoption.
Le déficit de la BdF n’est donc pas qu’un signal d’alerte économique. Il pourrait devenir le déclencheur d’un rééquilibrage historique entre monnaie fiduciaire et actifs numériques.











