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Rédaction · 7 min
« Donc comment fonctionne une blockchain proof of stake ? C'est juste que on a des personnes qui holdent certains tokens. Ça peut être, des ethers, ça peut être du SOL ou autres. Pas le Bitcoin, parce que Bitcoin, c'est proof of work. Ceux qui détiennent des tokens en fait déposer leur token avec un validateur pendant une certaine période de temps. Et grâce à ça, eux, ils fournissent de la sécurité économique à la blockchain.»
Cette semaine, c'est le retour sur notre chaîne d'un habitué : Kam Benbrik, responsable de l'équipe de recherche chez Chorus One, validateur blockchain.
Notre invité a partagé de précieux éclaircissements sur le rôle des validateurs dans l'écosystème, les critères de sélection des blockchains par Chorus One, et son point de vue personnel sur les tendances crypto actuelles. De quoi nous permettre de prendre un peu de hauteur et de mieux comprendre les enjeux des validateurs. C'est parti !



Lien affiliéJusqu’à 400 € de bonus à l’ouvertureMissions de dépôt et de trading, dans le délai indiqué dans l’application.Code 74422731Créer un compteOffre OKX, sous conditions. Lien affilié.Au coeur du Proof of stake avec Chorus One
Chorus One opère comme un validateur sur les blockchains Proof of Stake (PoS). Cette action sécurise la blockchain et en échange, ils reçoivent des frais de transaction et l'inflation du réseau. Chorus One fournit l'infrastructure nécessaire à ces "stakers" et perçoit une commission sur leurs revenus.
Pour bien comprendre, faisons un rapide tour d'horizon de ces termes clés :
L'équipe de recherche de Chorus One, composée de sept personnes, est chargée d'évaluer et d'intégrer de nouvelles blockchains. Leur processus de sélection repose sur trois critères principaux :
Comment devenir un chasseur de blockchain professionnel ?
Vous l’aurez donc compris, pour être rentable, le validateur savoir cibler correctement les blockchains avec lequel il souhaite travailler. C’est dans ce sens que Kam offre des perspectives éclairées pour identifier les projets à fort potentiel, allant de l'évaluation des stablecoins à la distinction entre architectures de blockchains. Quelques pistes.
Les stablecoins, un outil institutionnel
L'interview a mis en lumière l'intérêt croissant des institutions pour les stablecoins. Kam a cité l'argument de BlackRock pour justifier cet intêret : la transparence (la supply et la TVL sont visibles sur la blockchain), la disponibilité 24/7 et la facilité d'envoi partout dans le monde en font un outil financier de choix.
Des géants comme JP Morgan, malgré les critiques passées de son PDG envers Bitcoin, s'intéressent activement à la tokenisation et pourraient lancer leur propre stablecoin. En France, Société Générale Forge illustre également cette tendance. Le succès fulgurant de Circle, émetteur de l'USDC, récemment coté en bourse, témoigne de l'attrait des investisseurs pour ce marché.
Kam a souligné que les stablecoins représentent un business gigantesque avec un retour sur investissement (ROI) impressionnant, à l'image de Tether (USDT) qui génère des milliards avec une équipe restreinte. Cette rentabilité est amplifiée par un environnement macroéconomique où les taux d'intérêt sont élevés, permettant de générer des revenus substantiels sur les réserves.
Au delà des stablecoins, Kam a partagé ses critères personnels de sélection, sans donner de conseil en investissement :
Solana vs Ethereum : Architecture, expérience et rentabilité
La conversation a mis en contraste l'approche de Solana et d'Ethereum. Kam a souligné que Solana, malgré les critiques liées aux memecoins, a prouvé sa capacité à gérer d'énormes volumes de transactions (par exemple, 1 milliard d'échanges sur le token Trump en une journée). Si vous suivez, elle coche donc une case importante de la liste évoquée juste avant.
Pour lui, l'architecte de Solana, Anatoly Yakovenko, est un ingénieur pragmatique qui priorise l'expérimentation et l'amélioration continue, même en production. L'objectif de Solana est de tendre vers une inflation très faible, compensée par l'activité réelle du réseau (frais de transaction et MEV), qui représente déjà 1 à 2% du rendement des validateurs.
À l'inverse, Kam exprime un certain pessimisme pour l'avenir d'Ethereum. Il perçoit Vitalik Buterin davantage comme un "philosophe" axé sur la recherche théorique, ce qui ralentirait le développement. La stratégie des Layer 2 a conduit à une fragmentation de la liquidité et une complexité de l'expérience utilisateur, notamment pour les novices.
Certains projets choisissent de construire sur Base, la blockchain de Coinbase, pour bénéficier de son énorme base d'utilisateurs. Cependant, pour les développeurs expérimentés en DeFi, Kam recommande de construire sur Solana ou sur de nouvelles blockchains EVM-compatibles comme Monad, qui offrent une véritable décentralisation du séquenceur, contrairement à la plupart des Layer 2 centralisés actuels.
Ressources pour tout comprendre
Pour devenir un bon chasseur de blockchains il vous faudra également des outils pour faire vos recherches :
« Je regarde la team, je regarde le projet, je regarde si il fait sens ou pas. Ensuite, je regarde la demande. Est-ce qu'il y a de la demande pour ce projet-là ou pas ? Comment tu comment tu comment tu juges la demande ? Passons à l'activité. l'activité sur la chaîne.Je regarde des dashboards sur Dune Analytics. Est-ce qu'il y a de l'activité, est-ce que l'activité qui se passe sur cette blockchain là est vraie ou ou pas ? »
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