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Sécurité

La France concentre les agressions crypto, sans pourcentage officiel

Antoine M. · 24 sept. 2026 · 3 min

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Le 24 septembre, TF1 Info a vérifié une affirmation qui circule : la France concentrerait 72 %, 80 %, voire plus de 90 % des enlèvements et agressions liés aux cryptomonnaies en Europe. L’enquête conclut que le pays est bien devant, mais qu’aucun de ces pourcentages n’est un chiffre officiel européen.

Ce que disent les autorités

La gendarmerie nationale indique 47 dossiers ouverts depuis le début de 2026. Elle en comptait 18 en 2024 et 67 en 2025. L’avocat Djamel Belhaouci, au barreau de Marseille, reprend la même série : 135 faits recensés par les forces de l’ordre depuis 2023.

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Le parquet national anticriminalité organisée parle d’un phénomène largement français, sans commune mesure avec les partenaires européens. Il ne publie pas, pour autant, une part de 80 %.

D’où viennent les pourcentages

Les 80 % viennent de décomptes privés. Me Belhaouci explique un calcul de début 2026 : 11 cas en France sur 14 ou 15 cas connus en Europe. Éric Larchevêque, cofondateur de Ledger, a évoqué 72 % des enlèvements dans le monde, puis près d’un tiers, 32 %, depuis le début de 2025. France Cryptos, à partir de cas rendus publics, affiche plus de 90 % des agressions européennes sur le sol français depuis le début de 2026 : 59 faits en France, trois en Espagne, trois en Angleterre, deux en Suède.

TF1 le précise : ces bases recensent des affaires médiatisées ou signalées. Elles ne sont pas un registre européen unique. Un fait peu couvert à l’étranger n’y figure pas.

La gendarmerie relie une partie du risque à des fuites de données. Elle cite la plateforme Waltio, qui compte 120 000 utilisateurs et a subi plusieurs failles. Depuis le début de 2026, elle place aussi la France au deuxième rang mondial des pays ciblés par des violations de données. Ce classement porte sur les fuites, pas sur les agressions.

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