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Régulation

Le Royaume-Uni sanctionne trois plateformes crypto soupçonnées d’aider la Russie

Antoine M. · 10 oct. 2026 · 4 min

Le 8 octobre 2026, le Royaume-Uni a publié un paquet de sanctions. Le communiqué vise trois plateformes crypto et deux services de paiement, plus une personne liée. Londres soupçonne que ces entités servent à la Russie pour contourner les sanctions financières. Trois des structures sont liées au Kirghizistan. GOV.UK.

Les noms donnés par le Foreign Office

CoinDesk, qui cite le Foreign Office, nomme Xeltox Enterprises, société canadienne derrière Cryptomus, Heleket et Certa Payments, ainsi que TokenSpot, au Kirghizistan. Il nomme aussi les services de paiement Processing KG, qui exploite VexPay, et Tsunami Payments, ainsi qu’Ulan Bukabaev, un dirigeant de Processing KG. Selon CoinDesk, les avoirs détenus au Royaume-Uni sont gelés. CoinDesk.

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Deux structures ont traité avec le réseau A7

Le communiqué dit que deux des entités visées ont traité ou facilité des opérations avec le réseau A7. Londres le décrit comme soutenu par le Kremlin et utilisé pour contourner les sanctions sur le secteur financier russe. Ce réseau a affirmé avoir déplacé plus de 90 milliards de dollars l’an dernier, soit environ la moitié des dépenses militaires annuelles de la Russie. C’est une affirmation du réseau, reprise par le gouvernement. Ce n’est pas un total calculé par Londres.

Le paquet compte 38 nouvelles désignations. Il vise aussi des sociétés pétrolières, des pétroliers et des fournisseurs liés aux missiles. Couper ces plateformes, écrit le communiqué, rend plus difficile l’accès aux fonds pour des personnes déjà sanctionnées. La Russie, de son côté, encadre déjà la crypto dans ses banques. La Russie veut plafonner la crypto des banques à 1 % du capital.

Sources : GOV.UK, 8 octobre 2026 et CoinDesk, 9 octobre 2026.

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