Les États-Unis saisissent 7,74 millions $ en crypto liés à un réseau nord-coréen
Antoine M. · 6 juin 2025 · 2 min
Un réseau mondial d’informaticiens fantômes. Le Département de la Justice américain vient de frapper fort contre les manœuvres numériques du régime nord-coréen. Plus de 7,74 millions de dollars en cryptomonnaies ont été saisis, fruits d’un vaste système d’emploi fictif et de blanchiment destiné à financer les programmes militaires de Pyongyang.
Des devs nord-coréens déguisés en freelances occidentaux
L’affaire s’articule autour de Sim Hyon Sop, représentant de la Foreign Trade Bank nord-coréenne, déjà inculpé pour avoir conspiré avec des informaticiens disséminés à travers la Chine et la Russie. Ces développeurs opéraient sous de fausses identités, décrochant des missions freelance auprès d’entreprises souvent américaines… qui les rémunéraient en stablecoins comme USDC ou USDT, sans jamais soupçonner leur véritable employeur.



Lien affiliéJusqu’à 400 € de bonus à l’ouvertureMissions de dépôt et de trading, dans le délai indiqué dans l’application.Code 74422731Créer un compteOffre OKX, sous conditions. Lien affilié.“La Corée du Nord a transformé l’économie du travail à distance en machine à devises numériques,” a souligné le FBI.
Des techniques de blanchiment bien huilées
Une fois les fonds obtenus, la mécanique de blanchiment s’enclenchait :
Utilisation de comptes américains pour légitimer l’activité
Commingling pour camoufler les origines des fonds
L’argent transitait ensuite via Sim ou Kim Sang Man, PDG de Chinyong, une entité rattachée au ministère de la Défense nord-coréen. Tous deux sont désormais listés comme SDN (Specially Designated Nationals) par le Trésor américain.
Un coup dur dans une guerre d’influence numérique
Cette opération s’inscrit dans l’initiative DPRK RevGen du ministère de la Justice, visant à démanteler les réseaux de financement clandestins de la Corée du Nord. Depuis 2024, plusieurs actions similaires ont été menées contre des facilitateurs basés aux États-Unis ou en collaboration avec des ressortissants nord-coréens.
“La crypto n’est pas un passe-droit pour financer l’armement balistique,” a martelé Sue J. Bai, cheffe de la division sécurité nationale.
Un appel à la vigilance pour les entreprises
Le FBI exhorte les entreprises américaines à redoubler de vigilance dans le recrutement de télétravailleurs tech. En janvier 2025, une alerte officielle a été publiée, révélant des cas d’extorsion de données sensibles menés par ces travailleurs infiltrés.
Dans cette cyberguerre discrète, le clavier est devenu une arme géopolitique, et chaque contrat freelance mal vérifié peut devenir un financement indirect du programme nucléaire nord-coréen.
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