Bitcoin dégringole sous les 103 000 $ après les frappes aériennes israéliennes en Iran
Quand la géopolitique redessine les courbes des marchés…
La tempête au cœur du marché
Ce 13 juin 2025, le marché des cryptos est devenu le théâtre d’un séisme géopolitico-financier : Bitcoin, perçu par beaucoup comme l’or numérique, a chuté sous les 103 000 $ après qu’Israël a lancé une série de frappes aériennes sur l’Iran. Un mouvement brutal, qui rappelle que dans un monde interconnecté, les bombes tombées à Téhéran peuvent faire frissonner les bougies de trading à New York.
Entreprises et réserves crypto : diversification prudente
Les trésoreries des entreprises cotées affichent désormais un total impressionnant de 809 100 BTC, répartis sur 116 entités. Et face à un Bitcoin devenu sanctuaire digital, quelques acteurs comme TwentyOne Capital et Sharplink commencent aussi à diversifier leurs avoirs avec de l’ETH, du SOL, et même un peu de XRP .
L’opération “Rising Lion” déclenche la panique
Vers 22 h 50 UTC, des explosions ont secoué Téhéran. Israël a rapidement revendiqué une opération militaire visant des installations nucléaires et des cibles militaires de haut rang. L’Iran, sans tarder, a lancé plus de 100 drones en représailles. Résultat immédiat : les marchés ont répondu avec la même brutalité que les missiles.
Bitcoin s’effondre, mais l’histoire bégaie
En réaction directe, Bitcoin a plongé de 2,8 % en 90 minutes, passant de 106 042 $ à 103 053 $, avant de se redresser à 104 370 $ au moment de la publication (source : CoinMarketCap).
Conséquence logique : près de 428 millions de dollars de positions longues ont été liquidées en 24 heures. Une purge brutale pour ceux qui misaient sur un nouvel ATH après le pic à 110 265 $ enregistré mardi dernier.
Valeurs refuges : l’or et le pétrole prennent le relais
Parallèlement, les investisseurs ont réagi selon leur réflexe ancestral : fuir le risque. L’or a grimpé de 1,44 %, le pétrole de 11 %, et les devises refuges (dollar, yen, franc suisse) ont vu leur valeur grimper. Un signal fort d’un retour à des fondamentaux en période de tension.
Pompliano : Bitcoin pourrait à nouveau surprendre
ais tout le monde ne cède pas à la panique. Anthony Pompliano, figure de la scène crypto, rappelle un précédent très parlant : en octobre dernier, lorsque l’Iran avait frappé Israël, Bitcoin avait chuté de 3 % avant de surpasser l’or et le pétrole dans les deux jours suivants.
“Ce qui se passe là est exactement ce qu’on a vu à l’automne,” affirme-t-il.
En somme, la correction pourrait être de courte durée si le scénario se répète.
L’incertitude plane, mais certains y voient une opportunité
Alors que les tensions s’exacerbent, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé que l’opération durerait “autant de jours qu’il le faudra”. L’ayatollah Khamenei promet de son côté une “punition sévère”. Bref, les dés sont loin d’être jetés.
Pour certains pourtant, c’est le moment de frapper… à l’achat. Samson Mow (Jan3) s’adresse directement à Ryan Cohen, CEO de GameStop : “C’est maintenant qu’il faut acheter, quand ça fait peur. Et si ça fait encore plus peur demain ? Eh bien, achetez encore plus.”
Petit rappel utile : GameStop a utilisé 513 millions de dollars (sur une levée de 1,5 milliard) pour acheter 4 710 BTC le 28 mai dernier. Un geste audacieux… qui pourrait se révéler visionnaire.
Panique ou coup de maître stratégique ?
En définitive, deux camps s’affrontent : les traders à bout de souffle face à la volatilité, et les “contrarians” qui flairent la bonne affaire dans la peur ambiante. La guerre et les marchés ont un point commun : ils se gagnent sur le fil. Et dans cet entre-deux, Bitcoin continue de jouer son rôle préféré… celui de l’imprévisible qui dérange.
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Antoine Marchain
Co-Fondateur












