par Mar 11, 2024

Blockchain | Cosmos | cryptomonnaies | Layer 2 | Validateur

De Cosmos à Ethereum : voyage au centre de la DeFi – Avec Kam Benbrik

Depuis près d’un an, nous avons eu le plaisir de vous présenter chaque semaine l’interview d’un acteur clé de l’écosystème crypto. Nous avons commencé avec Kam Benbrik, alors membre de l’équipe d’Imperator, validateur sur la blockchain.

Son parcours, comme passionné de DeFi, a évolué depuis. Avec l’évolution récente du marché des cryptomonnaies, nous étions impatients de le rencontrer de nouveau. Fin des bavardages. Place à l’échange.

Kam Benbrik, d’Imperator à Chorus One

Kam Benbrik a initié son parcours dans l’univers de la blockchain chez Imperator, où il a apporté une contribution à l’écosystème Cosmos. À cette époque, il nous a offert une meilleure compréhension du Cosmos hub et de ses objectifs à long terme, principalement l’interopérabilité entre les blockchains.

Sa vision stratégique et son engagement dédié au développement de projets innovants ont posé des fondations solides pour la validation et la gouvernance au sein de Cosmos. Un potentiel que Kam a choisi de mettre au profit de Chorus One il y a quelques mois. Désormais, Kam travaille non seulement pour un validateur sur Cosmos, mais aussi au-delà.

« L’idée c’est que ma spécialité, on va dire, c’est l’écosystème Cosmos donc je reste quand même attaché à cet écosystème là, mais, mon scope est beaucoup plus grand donc je regarde aussi ce qui se passe sur Ethereum, ce qui se passe sur Solana, ce qui se passe sur différents écosystèmes. »

En effet, Chorus One opère sur diverses blockchains, y compris Ethereum et Solana. Cela a permis à Kam de s’engager dans des projets diversifiés, contribuant à la sécurité et à l’efficacité des réseaux grâce à une gouvernance et une infrastructure robustes. Cependant, Kam souligne que les problématiques demeurent nombreuses, quelle que soit la taille du validateur.

Validateur et gouvernance : les poumons d’une blockchain


Les validateurs jouent un rôle essentiel pour les réseaux qui utilisent le consensus Proof of Stake (PoS). Contrairement aux mineurs dans les systèmes Proof of Work (PoW) comme Bitcoin, qui consomment beaucoup d’énergie pour sécuriser le réseau, les validateurs participent à la validation des transactions et à la création de nouveaux blocs de manière plus économe en énergie.

Les validateurs sont choisis en fonction des tokens qu’ils mettent en jeu (staking) dans le réseau. En mettant ces tokens en jeu, ils démontrent leur engagement envers le réseau, augmentant ainsi la sécurité de celui-ci. En retour de leur participation active dans le processus de consensus, les validateurs reçoivent des récompenses, qui peuvent varier d’une blockchain à l’autre. Ce système encourage donc à la fois la participation active et contribue à la sécurité du réseau.

Devenir un validateur nécessite un certain investissement initial, car il faut disposer d’une quantité minimale de tokens du réseau concerné à mettre en jeu. Pour certaines blockchains, cette quantité peut représenter un investissement significatif. Cependant, il existe aussi des mécanismes comme le staking délégué, où les détenteurs de tokens peuvent déléguer leurs tokens à un validateur existant, participant ainsi indirectement à la validation des transactions et gagnant une part des récompenses.

Le rôle des validateurs est donc fondamental dans l’assurance de la sécurité et de l’efficacité des transactions sur les blockchains. Kam Benbrik met en avant l’importance d’une gouvernance réfléchie et d’une rémunération équitable pour ces acteurs, essentiels à la pérennité et à la stabilité des réseaux.

Il souligne également les défis liés à l’interopérabilité entre les blockchains et l’importance de solutions comme IBC (Inter-Blockchain Communication) pour faciliter la communication et les échanges entre différentes plateformes, renforçant ainsi l’unité et la fluidité de l’écosystème global.

Les airdrops, cadeau parfait …

Les airdrops, également connus sous le nom de largages, parachutages, allocations, sont utilisés en tant que stratégie marketing pour promouvoir de nouveaux projets ou tokens.

Ces airdrops permettent de distribuer gratuitement des tokens à la communauté, souvent dans le but de récompenser les utilisateurs précoces, les validateurs, d’augmenter l’adoption et d’encourager l’engagement au sein d’un écosystème spécifique. Cette méthode peut également servir à décentraliser la distribution des tokens, améliorant ainsi la sécurité et la robustesse du réseau en diversifiant ses détenteurs.

Un exemple concret de l’impact positif des airdrops peut être observé avec la blockchain Solana, qui a connu un engouement remarquable, notamment, grâce à une série d’airdrops disponible sur son écosystème. Ces événements ont non seulement stimulé l’enthousiasme au sein de l’écosystème DeFi de Solana mais ont également encouragé l’inclusion et la participation des traders dits de détail.

En outre, les airdrops peuvent aussi être conçus pour récompenser les comportements spécifiques ou l’engagement des utilisateurs avec une plateforme ou un projet donné, comme l’utilisation de services DeFi, la participation à des mécanismes de gouvernance, ou encore l’implication dans des activités spécifiques au sein de l’écosystème. Par exemple, certains airdrops ciblent les détenteurs de tokens particuliers, les validateurs exécutants des clients spécifiques, ou même les utilisateurs ayant interagi avec un protocole, etc …

… ou crypto cauchemar ?

Les airdrops sont devenus une stratégie courante pour stimuler l’engagement et la fidélisation des utilisateurs dans l’espace DeFi. Toutefois, Kam Benbrik attire l’attention sur les défis et les risques associés à cette pratique, notamment en termes de sécurité et de gestion communautaire. Il insiste sur la nécessité d’approches durables et responsables pour maximiser les bénéfices des airdrops tout en minimisant leurs inconvénients potentiels (pump and dump par exemple).

Nous vous invitons à regarder l’interview pour plus de détails. Comme à notre habitude, nous laissons le mot de la fin à notre invité :

« Je dirais que, en fait, actuellement dans l’écosystème ce qui m’intéresse assez en dehors de Cosmos c’est Ethereum avec tous les différents layer 2, donc ça, ça m’intéresse pas mal : regardez un peu ce qui se passe là regarder un peu comment ça fonctionne. Solana ça m’intéresse aussi parce qu’on est un gros validateur quand même sur Solana et on commence enfin à voir qu’il y a pas mal d’activités, qu’il y a pas mal d’utilisateurs qui utilisent Solana donc c’est quand même aussi un écosystème sur lequel je commence à passer un peu plus de temps parce que voilà j’essaie de comprendre un peu ce qui qui se passe : quelles sont les différentes applications qui sont utilisées sur cet écosystème, voir ce qui fonctionne, ce que l’on peut implémenter etc … »