par Mai 8, 2024Blockchain

MultiversX

Découvrir MultiversX (EGLD) : Rencontre avec Kévin Lallement de Middle Staking

Pour l’interview de cette semaine, nous nous aventurons en dehors de notre zone de confort pour explorer un nouvel écosystème : MultiversX. Parfois controversée, souvent critiquée, mais aussi vigoureusement soutenue par sa communauté, MultiversX (anciennement Elrond) est une blockchain qui vise à redéfinir l’échelle, la vitesse et l’utilité des applications décentralisées. 

Et qui de mieux que Kévin Lallement, développeur sur MultiversX, fondateur de Middle Staking et membre de la core team de DinoVox, pour nous guider à travers cet écosystème ?

Trêve de bavardages, comme à notre habitude, mettons-nous au travail et plongeons dans les rouages de MultiversX.

Qu’est-ce que MultiversX ?

La technique

Avant toute chose, une présentation de MultiversX s’impose. Cette blockchain se distingue par son architecture dite de sharding, c’est-à-dire que la blockchain est divisée en plusieurs segments, ce qui permet à de nombreuses transactions d’être traitées simultanément.

Par ailleurs, la plateforme supporte des smart contracts écrits en WebAssembly (WASM), ce qui permet une plus grande flexibilité et un meilleur accès pour les développeurs utilisant des langages de programmation standards comme Rust et C++.

Enfin, le consensus Proof of Stake de la blockchain, dont vous pouvez trouver la définition ici, est un de ses signes particuliers. Le modèle de consensus de MultiversX minimise l’énergie requise pour opérer le réseau tout en maintenant une sécurité robuste.

La pratique

Dans la pratique, l’infrastructure de MultiversX, bien que parfois critiquée comme nous l’évoquons avec Kevin dans notre interview, propose de nombreux outils grâce à son application xPortal.

Cette application mobile qui agit en même temps comme un portefeuille numérique et un portail vers l’écosystème MultiversX, permet une interaction facile avec les dApps et offre des fonctionnalités sociales pour connecter la communauté.

De fait donc, xPortal ne se contente pas de proposer une technologie de blockchain avancée; elle vise également à construire un écosystème complet qui inclut la finance décentralisée (DeFi) comme le staking, les tokens non fongibles (NFT), et d’autres services qui tirent parti de sa scalabilité et de sa sécurité. C’est ce qui a plus de prime abord à Kevin.

« J’ai découvert MultiversX un peu par hasard en farfouillant sur Youtube avec une vidéo sur les validateurs à l’époque et je m’étais intéressé un peu à la technologie, au mining, au staking et au proof of stake un peu tout ce qui peut se faire dans l’écosystème et j’ai adoré »

Middle Staking, acteur clé pour MultiversX

Passons maintenant à Middle Staking. Kevin en est le cofondateur. Pour rappel, le staking est le processus de verrouillage de tokens dans un réseau blockchain pour contribuer à sa sécurité et au traitement des transactions. En échange, les participants reçoivent des récompenses, souvent sous forme de tokens natifs du réseau, ici l’EGLD.

Les récompenses reversées par les validateurs jouent un rôle essentiel dans le maintien de la sécurité du réseau, Ceux qui souhaitent déléguer leurs tokens à un validateur spécifique peuvent le faire par l’intermédiaire de staking providers tels que Middle Staking. La boucle est bouclée.

Dans ce cercle vertueux entre validateur et délégateur, Kevin souligne l’importance de maintenir un équilibre entre rentabilité et sécurité. L’écosystème doit être rentable pour les validateurs et les staking providers tout en assurant une sécurité solide pour tous les utilisateurs. À cet effet, il propose d’augmenter le nombre de validateurs au fur et à mesure que le réseau se développe.

MultiversX, le vilain petit canard de l’écosystème crypto ?

MultiversX peut parfois jouer le rôle du « vilain petit canard » de la blockchain. Bien que la sévérité de l’écosystème soit occasionnellement injustifiée, il faut tout de même reconnaître quelques lacunes dans cet écosystème encore embryonnaire. MultiversX est critiqué pour son manque de décentralisation, son rebranding, ou encore pour son fondateur Beniamin Mincu, dont le leadership est parfois jugé maladroit et indifférent aux préoccupations de sa communauté.

Kévin Lallement reconnaît d’ailleurs que la communication au sein de la communauté MultiversX peut parfois être maladroite. Il suggère que des mises à jour plus transparentes et une meilleure communication pourraient aider à renforcer la confiance et l’adoption de la blockchain.

Vous avez maintenant toutes les clés en main pour découvrir cette interview et en apprendre un peu plus sur MultiversX. Un écosystème qui, comme l’explique notre invité du jour, malgré les critiques, reste inspirant pour lui alors qu’il construit bien au-delà de Middle Staking.

À Kevin, le mot de la fin, et celui de début :

«  Je préfère participer au développement du réseau en apportant mon aide là où j’estime que c’est le plus intéressant. Parmi les projets que je soutiens, il y a E-compass.

J’apporte un peu un soutien technique sur la partie en fait graphique pour suivre un peu les cours des tokens sur MultiversX parce qu’on  n’avait pas  

de Tradingview, on n’avait pas tout un tas de choses. J’aime bien l’équipe qui est derrière donc régulièrement, je donne un petit coup de pouce là-dessus.

Il y a les Dinovox que j’adore, c’est un peu une bonne surprise de pour moi de rejoindre l’équipe ».