Toutes les définitions :

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A

Airdrop

Un airdrop dans le domaine des cryptomonnaies est une méthode de distribution gratuite de jetons ou de pièces à un grand nombre de portefeuilles de cryptomonnaies. Cette stratégie est souvent utilisée par les nouvelles blockchain ou projets de cryptomonnaie pour stimuler l’engagement, récompenser la fidélité, ou encourager l’adoption de leur nouveau jeton.

Lors d’un airdrop, les développeurs envoient gratuitement des jetons à des utilisateurs de cryptomonnaies, généralement selon des critères prédéfinis. Par exemple, les jetons peuvent être distribués aux détenteurs existants d’une autre cryptomonnaie spécifique ou à ceux qui se sont inscrits à l’avance, ont participé à des activités de la communauté ou ont rempli certaines tâches.

Les objectifs d’un airdrop peuvent inclure :

  • Promotion : Attirer l’attention sur un nouveau projet de cryptomonnaie ou sur une mise à jour importante.
  • Décentralisation : Distribuer des jetons à un large public pour favoriser une plus grande dispersion et décentralisation du jeton.
  • Récompense : Offrir des jetons à des membres de la communauté pour leur soutien ou leur participation active.
  • Collecte de données : Encourager les utilisateurs à s’inscrire ou à fournir des informations, augmentant ainsi la base de données de l’utilisateur.

Les airdrops peuvent être un moyen efficace pour un projet de gagner en visibilité et de créer un réseau d’utilisateurs. Cependant, ils sont également sujets à des considérations légales et réglementaires, et les destinataires d’airdrops doivent être conscients des implications fiscales potentielles dans leur juridiction. De plus, il est important de faire preuve de prudence, car certains airdrops peuvent être utilisés à des fins frauduleuses ou malveillantes.

Art et Web3

L’Art et le Web3 se réfèrent à l’utilisation de la technologie blockchain et des principes de la décentralisation dans le domaine de la création artistique. Les points essentiels marqueur de cette évolution du monde de l’art : 

  • Les œuvres d’art peuvent être transformées en NFT afin de certifier son authentification.
  • Les informations sur la provenance et l’authenticité des œuvres sont enregistrées de manière immuable sur la blockchain.

Notion d’appartenance à une communauté Web 3 exacerbée

B

Bitcoin

Le Bitcoin, ou le BTC, est la première et la plus connue des cryptomonnaies. Il se caractérise par : 

  • Les transactions Bitcoin sont enregistrées de manière transparente et sécurisée sur une blockchain publique qui fonctionne grâce à la preuve de travail ( Proof of Work ) et nécessite des mineurs de Bitcoin.
  • Le BTC fonctionne sur un réseau décentralisé de nœuds informatiques (réseau Bitcoin), ce qui signifie qu’il n’est pas contrôlé par un gouvernement ou une institution.
  • Le prix du BTC peut considérablement varier sur de courtes périodes en raison de sa nature spéculative.

Le Bitcoin a été créé en 2009 par une personne ou un groupe de personnes sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto, qui est également le créateur du White Paper de Bitcoin.

Blockchain

La blockchain est une technologie de pointe qui permet de stocker et de transmettre des informations de manière sécurisée et décentralisée.

  • Toutes les transactions sont enregistrées de manière transparente et accessible à tous les participants.
  • Les informations sont regroupées en blocs, chacun étant lié au précédent pour former une chaîne.
  • Grâce à la cryptographie, les données sont protégées contre les altérations et les fraudes.
  • La confiance est établie par la technologie elle-même, réduisant ainsi le besoin d’intermédiaires.

La blockchain est principalement associée aux cryptomonnaies, mais elle a un large éventail d’applications potentielles dans divers secteurs.

C

Capital Ventures

Capital Ventures se réfère généralement à des entreprises ou des fonds d’investissement qui investissent des capitaux dans des projets, des start-ups ou des entreprises à fort potentiel de croissance. Cette notion se caractérise par :

  • les entreprises ou les fonds de capital-ventures fournissent des fonds en échange d’une participation dans l’entreprise ou d’autres formes d’investissements.
  • outre le financement, les investisseurs en capital-ventures peuvent apporter une expertise, des conseils et des ressources aux entreprises dans lesquelles ils investissent.
  • les projets soutenus par des capitaux-ventures sont souvent des entreprises en démarrage ou des initiatives innovantes, ce qui comporte un niveau de risque plus élevé que les investissements traditionnels.
  • en raison du risque, les investissements en capital-ventures ont le potentiel de générer des rendements significatifs si les projets réussissent.

Les capital-ventures jouent un rôle essentiel dans le financement de l’innovation et du développement de nouvelles entreprises, contribuant ainsi à la croissance économique et à l’innovation.

 

CEX (Centralised Exchange)

Un CEX, ou Centralized Exchange, est une plateforme où les utilisateurs peuvent acheter, vendre ou échanger des cryptomonnaies et d’autres actifs numériques. Ce type de plateforme fonctionne comme un intermédiaire traditionnel, géré par une entité ou une société qui facilite et sécurise les transactions.

Dans un CEX, toutes les transactions passent par l’infrastructure de l’échange, ce qui signifie que la plateforme contrôle les fonds des utilisateurs pendant les transactions. Les utilisateurs déposent leur monnaie (fiat ou cryptomonnaie) sur la plateforme, effectuent des transactions à l’intérieur du système, et peuvent ensuite retirer leurs fonds vers leur propre portefeuille ou compte bancaire.

Les CEX offrent souvent une expérience utilisateur plus conviviale avec des interfaces intuitives, des options de support client, et des fonctionnalités supplémentaires comme le trading à effet de levier, les ordres stop-loss, et l’accès à une variété d’actifs numériques. Ces plateformes sont généralement réglementées, ce qui peut fournir une certaine assurance en termes de sécurité et de conformité légale.

Cependant, l’utilisation d’un CEX comporte des risques liés à la centralisation. Étant donné que les fonds sont détenus sur la plateforme, ils peuvent être sujets à des risques de sécurité comme les piratages. De plus, les CEX peuvent être affectés par des réglementations gouvernementales, des suspensions de service, et d’autres problèmes opérationnels.

En outre, le fait que les CEX agissent en tant qu’intermédiaires va à l’encontre de l’idée de décentralisation, qui est un pilier fondamental de nombreuses cryptomonnaies. Pour cette raison, certains utilisateurs préfèrent les échanges décentralisés (DEX), où les transactions sont effectuées directement entre les utilisateurs sans intermédiaire.

Consensus

Dans le domaine des cryptomonnaies et de la blockchain, le terme consensus fait référence au processus permettant à tous les participants d’un réseau décentralisé de s’accorder sur l’état actuel de la blockchain. C’est un mécanisme essentiel qui assure la cohérence et la fiabilité des données enregistrées sur la blockchain, malgré l’absence d’une autorité centrale.

Le consensus est crucial car il permet de maintenir l’intégrité et la sécurité de la blockchain. Dans un réseau où différents nœuds (ordinateurs participants) peuvent avoir des versions différentes des données, il est impératif d’avoir une méthode fiable pour vérifier et valider les nouvelles transactions et les ajouter à la blockchain. Le processus de consensus atteint cet objectif en s’assurant que tous les nœuds s’accordent sur une seule version de la vérité, c’est-à-dire l’état valide de la blockchain.

Plusieurs algorithmes de consensus sont utilisés dans les blockchains, chacun avec ses propres avantages et inconvénients. Les plus connus incluent :

  • Proof of Work (PoW) : Utilisé par Bitcoin, ce mécanisme nécessite que les mineurs résolvent des problèmes cryptographiques complexes pour valider les transactions et créer de nouveaux blocs. Bien que sécurisé, il est souvent critiqué pour sa forte consommation d’énergie.
  • Proof of Stake (PoS) : Dans le PoS, la capacité de valider des transactions est basée sur la quantité de cryptomonnaie qu’un utilisateur détient et « met en jeu ». Cela réduit considérablement la consommation d’énergie par rapport au PoW.
  • Delegated Proof of Stake (DPoS) : Une variante du PoS, où les détenteurs de jetons votent pour des représentants qui valideront les transactions en leur nom. Cela peut offrir une meilleure scalabilité que le PoS traditionnel.
  • Proof of Authority (PoA) : Dans ce modèle, les transactions et les nouveaux blocs sont validés par des nœuds de confiance, désignés comme autoritaires. Cela peut offrir une vitesse de transaction rapide mais réduit la décentralisation.

Le choix de l’algorithme de consensus affecte la sécurité, la décentralisation, la scalabilité et d’autres aspects clés du fonctionnement d’une blockchain. En conséquence, le développement et l’optimisation des mécanismes de consensus restent un domaine d’innovation et de recherche active dans l’espace blockchain.

Cosmos

Cosmos est un écosystème blockchain qui vise à résoudre les problèmes d’interopérabilité et d’évolutivité des réseaux blockchain existants. Ses signes particuliers : 

  • Cosmos est un écosystème composé de plusieurs blockchains interconnectées, elles peuvent toutes communiquer entre elles.
  • L’un des principaux objectifs de Cosmos est de permettre aux blockchains de différentes zones de s’interconnecter et de communiquer facilement. Cela favorise l’échange de données et d’actifs.
  • Cosmos fonctionne sur un modèle de « hub and zones » où un hub central appelé « Cosmos Hub » facilite les transactions entre les différentes zones.
  • Cosmos utilise le consensus Tendermint, qui est un algorithme de consensus Byzantine Fault Tolerant (BFT). 
  • Cosmos est utilisé pour développer une variété d’applications décentralisées (dApps) et de services financiers, offrant une plateforme polyvalente pour les développeurs et les utilisateurs.

L’objectif principal de Cosmos est de créer un Internet des blockchains, où différentes blockchains peuvent interagir de manière fluide et transparente.

Cryptomonnaies

Les cryptomonnaies sont des formes de monnaies numériques basées sur la technologie blockchain. Elles sont reconnaissables par :  

  • les cryptomonnaies existent uniquement sous forme électronique. Elles ne sont pas physiques comme les billets ou les pièces.
  • elles fonctionnent sans autorité centrale telle que les banques ou les gouvernements grâce encore une fois à la technologie blockchain.
  • les transactions en cryptomonnaies sont sécurisées par des algorithmes cryptographiques avancés.
  • les utilisateurs peuvent effectuer des transactions de manière relativement anonyme, bien que cela dépende de la cryptomonnaie en question.

Les cryptomonnaies comme le Bitcoin et l’Ethereum ont gagné en popularité en tant que formes de paiements alternatives et en qualité d’investissements.

Cypherpunk

Le terme Cypherpunk fait référence à un mouvement et à une communauté de personnes qui promeuvent l’utilisation intensive de la cryptographie et des technologies similaires pour favoriser la confidentialité, la sécurité individuelle et la liberté politique. Le mouvement Cypherpunk, apparu dans les années 1980 et 1990, est caractérisé par la conviction que les citoyens devraient utiliser la cryptographie comme moyen de contrecarrer la surveillance gouvernementale et de préserver les libertés civiles.

Les Cypherpunks ne sont pas juste une théorie ou un groupe de discussion, mais ils mettent l’accent sur la pratique et le développement de solutions concrètes. Ils ont été parmi les premiers à expérimenter et à promouvoir des technologies telles que le chiffrement des emails, les signatures numériques, les réseaux anonymes comme Tor, et les monnaies numériques décentralisées, dont le Bitcoin est l’exemple le plus connu.

Les principes des Cypherpunks sont souvent résumés dans l’adage « La vie privée est nécessaire à une société ouverte dans l’ère électronique. ». Ils croient fermement que la vie privée n’est pas incompatible avec la transparence, mais qu’elle est une composante essentielle de la liberté personnelle.

Le manifeste Cypherpunk, rédigé par Eric Hughes en 1993, est un document clé qui exprime les idées et les objectifs de ce mouvement. Le manifeste met l’accent sur la protection de la vie privée à travers la cryptographie, déclarant : « La vie privée est le pouvoir de révéler sélectivement soi-même au monde ».

Aujourd’hui, l’esprit des Cypherpunks continue d’influencer de nombreux domaines liés à la sécurité des informations, à la cryptographie, à la protection de la vie privée et aux cryptomonnaies. Bien que le mouvement n’ait pas toujours été au centre de l’attention du grand public, son impact sur le développement de technologies centrées sur la confidentialité et la décentralisation est indéniable.

D

dApps

Les dApps, ou applications décentralisées, sont des logiciels qui fonctionnent sur une blockchain. Elles se distinguent pas leur :  

  • les dApps sont conçues pour fonctionner sans autorité centrale ou serveur centralisé.
  • les dApps utilisent généralement une blockchain ou un réseau de type blockchain comme Ethereum.
  • les dApps utilisent souvent des contrats intelligents, qui sont des programmes autonomes exécutés automatiquement lorsque certaines conditions sont remplies. Ces contrats intelligents permettent d’automatiser des transactions et des actions.
  • Toutes les transactions et les données dans une dApp sont enregistrées de manière transparente sur la blockchain.
  • les dApps peuvent être utilisées dans une grande variété de domaines, notamment les finances décentralisées (DeFi), les jeux vidéo, la gestion de la chaîne d’approvisionnement, les réseaux sociaux décentralisés …

 

Les dApps représentent une nouvelle approche de l’informatique décentralisée, offrant des avantages tels que la transparence, la sécurité et la résistance à la censure.

DeFi

La DeFi, ou Finance décentralisée, est un secteur financier qui opère entièrement sur des blockchains, éliminant ainsi le besoin d’intermédiaires traditionnels. Elle se caractérise par :  

  • les applications DeFi fonctionnent sur des réseaux blockchain, ce qui signifie qu’elles ne se sont pas contrôlées par une autorité centrale. 
  • la DeFi est généralement ouverte à quiconque dispose d’une connexion internet
  • les services DeFi incluent des prêts, des emprunts, des échanges etc. et permettent des rendements.
  • toutes les transactions et les règles fonctionnent et sont enregistrées sur la blockchain, ce qui rend le système transparent et vérifiable.

 

La DeFi a gagné en popularité en tant qu’alternative aux services financiers traditionnels offrant une plus grande accessibilité et des opportunités de rendement plus élevé.

DEX

Un DEX, ou bourse décentralisée (Decentralized Exchange en anglais), est une plateforme en ligne qui permet aux utilisateurs d’échanger des cryptomonnaies directement entre eux sans passer par un intermédiaire centralisé. 

 

Les DEX ont gagné en popularité en tant qu’alternative aux bourses centralisées (CEX), offrant aux utilisateurs un plus grand contrôle sur leurs fonds et une réduction des risques de piratage ou de défaillance de la bourse. 

E

Ethereum

Ethereum est une plateforme de blockchain ouverte et décentralisée qui a révolutionné le concept de blockchain au-delà de la simple gestion des cryptomonnaies. Lancée en 2015 par Vitalik Buterin et d’autres développeurs, Ethereum s’est établie comme une plateforme majeure pour la création d’applications décentralisées (dApps) et de contrats intelligents (smart contracts).

La caractéristique distinctive d’Ethereum est sa capacité à exécuter des contrats intelligents, qui sont des programmes auto-exécutables écrits dans le code de la blockchain. Ces contrats intelligents s’exécutent automatiquement lorsque des conditions prédéfinies sont remplies, sans nécessiter d’intermédiaire. Cette fonctionnalité a ouvert de vastes possibilités, permettant de construire des applications décentralisées dans des domaines variés tels que la finance (DeFi), les jeux, l’identité numérique, et bien plus.

Ethereum utilise également sa propre cryptomonnaie, l’Ether (ETH), qui sert à effectuer des transactions sur la plateforme et à rémunérer les mineurs pour leur travail de validation des transactions et de création de nouveaux blocs. L’Ether est également utilisé pour payer les « gas fees », des frais associés à l’exécution des contrats intelligents et au traitement des transactions sur le réseau Ethereum.

Initialement basée sur un système de consensus Proof of Work (PoW), Ethereum a entrepris une transition vers le Proof of Stake (PoS) avec sa mise à jour majeure, Ethereum 2.0. Cette mise à jour vise à améliorer la scalabilité, la sécurité et l’efficacité énergétique de la plateforme.

F

Fiscalité

La fiscalité des cryptomonnaies est un domaine spécifique de la fiscalité qui concerne la taxation des transactions et des gains réalisés avec les cryptomonnaies

  • La fiscalité des cryptomonnaies traite des impôts liés aux transactions de cryptomonnaies, y compris l’achat, la vente, l’échange, ou l’utilisation de cryptomonnaies pour acheter des biens et des services. 
  • Les contribuables sont souvent tenus de déclarer leurs revenus générés à partir de cryptomonnaies, que ce soit par le minage, le trading, ou tout autre moyen. Ces revenus peuvent être imposés comme des revenus ordinaires ou des gains en capital, selon la législation fiscale en vigueur.
  • La gestion des portefeuilles de cryptomonnaies peut avoir des implications fiscales, notamment en ce qui concerne la détention à long terme ou la détention à court terme de cryptomonnaies.
  • Dans de nombreux pays, les gains réalisés lors de la vente de cryptomonnaies peuvent être soumis à des impôts sur les plus-values. Ces taxes peuvent varier en fonction de la durée de détention de la cryptomonnaie.

 

La fiscalité des cryptomonnaies peut être complexe et varier considérablement d’un pays à l’autre. Il est essentiel pour les détenteurs de cryptomonnaies de se familiariser avec les lois fiscales locales et, si nécessaire, de consulter un expert fiscal pour s’assurer de leur conformité fiscale.

L

Langage développeur

Le langage des développeurs, souvent appelé « langage de programmation », est une manière d’écrire des instructions pour un ordinateur, lui permettant d’effectuer des tâches spécifiques. Voici une définition structurée du langage de développement :
  • Instructions : Le langage de développement consiste en une série d’instructions écrites par un développeur pour décrire les opérations que l’ordinateur doit effectuer.
  • Syntaxe : Chaque langage de développement a sa propre syntaxe, c’est-à-dire des règles spécifiques pour écrire des instructions de manière correcte. La syntaxe doit être précise pour que le programme fonctionne comme prévu.
  • Interprétation ou Compilation : Les instructions écrites dans un langage de développement peuvent être interprétées directement par un programme informatique, ou elles peuvent être compilées en un code machine exécutable. Cela dépend du langage de programmation utilisé.
  • Applications : Les développeurs utilisent des langages de programmation pour créer une grande variété d’applications, de logiciels, de sites web, de jeux vidéo, d’applications mobiles, de systèmes embarqués, et bien d’autres.
  • Diversité de Langages : Il existe de nombreux langages de programmation, chacun étant conçu pour des tâches spécifiques ou des domaines d’application particuliers. Parmi les langages populaires, on trouve Python, Java, C++, JavaScript, et bien d’autres. Dans le cas de la blockchain, on peut retenir Solidity pour Ethereum, mais aussi Cairo pour Starknet par exemple.

Layer 1

Dans la blockchain, « Layer 1 » fait référence à la couche fondamentale d’un réseau blockchain.  Ces caractéristiques sont :
  • Le Layer 1 définit le mécanisme de consensus qui permet de valider et de sécuriser les transactions. Par exemple, Bitcoin utilise la preuve de travail (Proof of Work), tandis qu’Ethereum travaille sur une transition vers la preuve d’enjeu (Proof of Stake).
  • La sécurité d’un réseau blockchain dépend largement de la robustesse de son Layer 1. C’est à ce niveau que sont établies les règles pour la validation des transactions et la création de nouveaux blocs.
  • Les performances et l’évolutivité du réseau sont souvent déterminés par le Layer 1
  • Tokens Natifs : Le Layer 1 peut également inclure la cryptomonnaie native du réseau, souvent appelée « token natif ». Ce token est utilisé pour payer les frais de transaction, les incitations pour les mineurs ou les validateurs, et d’autres utilisations au sein du réseau.
  •  Dans certains cas, la Layer 1 peut également prendre en charge l’exécution de contrats intelligents (smart contracts) directement sur la chaîne principale.
La Layer 1 est la base sur laquelle les développeurs construisent des applications décentralisées (dApps) et des protocoles plus avancés. Les améliorations de la Layer 1, telles que l’optimisation du consensus, l’évolutivité et la sécurité, sont des sujets de recherche et de développement actifs dans le domaine de la blockchain.

Layer 2

Layer 2 « Layer 2 » (ou « couche 2 ») fait référence à une couche supplémentaire ou à une solution de scalabilité construite au-dessus de la Layer 1 (couche 1) pour améliorer les performances et réduire les frais de transaction. Les layers 2 sont :
  • conçus pour résoudre les problèmes de scalabilité rencontrés par certaines blockchains Layer 1 et résoudre certaines transactions sont traitées en dehors de la blockchain principale.
  • des mécanismes de routage pour diriger les transactions vers la blockchain principale uniquement lorsque cela est nécessaire, ce qui réduit la charge sur la Layer 1.
  • une solution aux frais de transactions des Layers 1 parfois élévés
Exemples de Layer 2 : Les exemples de solutions Layer 2 incluent les réseaux de paiement comme Lightning Network pour Bitcoin, les sidechains, les rollups (comme Optimistic Rollups ou ZK-Rollups) pour Ethereum, et d’autres protocoles.

Lightning Network

Le Lightning Network est une solution de seconde couche conçue pour améliorer la scalabilité et la vitesse des transactions sur les réseaux de blockchain, en particulier pour Bitcoin. Développé pour résoudre les problèmes de congestion et les frais de transaction élevés associés à la blockchain Bitcoin, le Lightning Network permet des transactions quasi-instantanées à des coûts très faibles.

Le Lightning Network fonctionne en créant un réseau de canaux de paiement qui opèrent en dehors de la blockchain principale (off-chain). Ces canaux permettent aux utilisateurs de réaliser un nombre illimité de transactions entre eux sans avoir à enregistrer chaque transaction individuellement sur la blockchain. Ce n’est que lorsque le canal est fermé que le résultat net des transactions est enregistré sur la blockchain principale.

Voici comment cela fonctionne en pratique :

  • Ouverture du Canal : Deux parties ouvrent un canal de paiement en déposant une certaine quantité de Bitcoin dans une transaction spéciale sur la blockchain Bitcoin. Cette transaction initiale est enregistrée sur la blockchain.
  • Transactions Off-Chain : Une fois le canal ouvert, les deux parties peuvent effectuer un nombre illimité de transactions rapidement et sans frais. Ces transactions ne sont pas enregistrées individuellement sur la blockchain, mais sont sécurisées cryptographiquement.
  • Fermeture du Canal : Lorsque les parties sont prêtes à fermer le canal, une transaction finale est créée, reflétant le solde net de toutes les transactions effectuées. Cette transaction finale est ensuite enregistrée sur la blockchain Bitcoin.

Le Lightning Network est souvent salué pour sa capacité à faciliter les micropaiements, une fonctionnalité difficile à réaliser sur la blockchain principale en raison des frais de transaction. Cela ouvre des possibilités pour de nouvelles applications de paiement, comme les paiements instantanés et les transactions de faible valeur.

Bien que le Lightning Network soit principalement associé à Bitcoin, le concept peut être appliqué à d’autres blockchains. Ce réseau représente une étape importante vers la résolution des défis de scalabilité des cryptomonnaies et illustre le potentiel des solutions de seconde couche dans l’évolution de la technologie blockchain.

M

Metaverse

Le terme « metaverse » désigne un concept émergent dans le domaine de la technologie, de la réalité virtuelle et des mondes virtuels. Il représente un espace numérique et persistant où les individus peuvent interagir, socialiser, créer et travailler à l’aide d’avatars numériques. Ses caractéristiques sont :
  • Les espaces numériques persistants qui s’adapte au fil du temps
  • Les avatars numériques : les utilisateurs du metaverse sont représentés par des avatars numériques, qui sont des entités virtuelles personnalisées. Ils peuvent être sous forme de NFT.
  • Interactions sociales exacerbées.
  • Espaces de création pour ses utilisateurs ( créer, concevoir et partager du contenu, que ce soit des mondes virtuels, des objets numériques, des œuvres d’art, des vêtements d’avatar, des bâtiments virtuels, etc.)
  • Économie virtuelle : certains metaverses ont leur propre économie virtuelle.
  • Applications diverses : Le metaverse a un large éventail d’applications, allant des jeux vidéo et du divertissement à l’éducation, au travail collaboratif, à la santé, etc.
Le concept de metaverse évolue rapidement, avec de nombreuses entreprises technologiques, du secteur du divertissement et de la réalité virtuelle explorant des solutions pour le créer ou y participer. L’idée fondamentale est de créer un espace numérique interconnecté et polyvalent où les individus peuvent vivre des expériences en ligne de manière immersive et interactive

Mining

Le terme « mining » (ou « minage » en français) fait référence à l’activité de validation des transactions et de création de nouveaux blocs dans une blockchain. Ce qu’il faut retenir :
  • Les mineurs sont des participants du réseau blockchain chargés de valider les transactions effectuées sur la blockchain. Ils vérifient que les transactions respectent les règles du réseau.
  • Preuve de Travail (Proof of Work) : La méthode de mining la plus courante est basée sur le concept de preuve de travail. Les mineurs doivent résoudre des problèmes mathématiques complexes (appelés « énigmes » ou « hashes ») pour ajouter un nouveau bloc à la blockchain. Cela nécessite une puissance de calcul importante.
  • En plus de valider les transactions, les mineurs ont pour rôle de créer de nouveaux blocs dans la blockchain. Chaque bloc contient un groupe de transactions récemment validées, et le mineur qui résout l’énigme associée à un bloc reçoit généralement une récompense.
  • Sécurité de la Blockchain : Le mining joue un rôle essentiel dans la sécurité d’une blockchain, car il rend coûteuse l’attaque de la chaîne. Pour compromettre la sécurité d’une blockchain basée sur la preuve de travail, un attaquant devrait contrôler une majorité de la puissance de calcul du réseau, ce qui est extrêmement coûteux.
Le mining est une opération essentielle dans de nombreuses cryptomonnaies, en particulier pour Bitcoin.

N

NFT

Les NFT, ou Tokens Non Fongibles (Non-Fungible Tokens en anglais), sont une forme de jeton numérique unique et indivisible utilisée pour représenter la propriété ou la provenance d’un actif numérique. Leurs caractéristiques sont :
  •  Les NFT sont non fongibles, ce qui signifie qu’ils ne sont pas interchangeables contre d’autres jetons de la même manière que les cryptomonnaies traditionnelles. Chaque NFT a une identité unique et ne peut pas être échangé directement contre un autre NFT de même valeur.
  •  Les NFT sont principalement utilisés pour représenter la propriété d’actifs numériques uniques, tels que des œuvres d’art numériques, des vidéos, des fichiers audio, des éléments de jeux vidéo, des objets de collection virtuels, des articles de réalité virtuelle, et bien d’autres.
  • Les NFT sont généralement créés, vendus et échangés sur des blockchains, ce qui garantit la traçabilité, la provenance et la propriété de l’actif numérique. Ethereum est l’une des blockchains les plus couramment utilisées pour les NFT, bien que d’autres blockchains offrent également cette fonctionnalité.
  • Marchés NFT (marketplace) : il existe des marchés en ligne spécialisés où les NFT peuvent être achetés, vendus et échangés. OpenSea est le plus célèbre.
  •  Les NFT sont utilisés dans divers scénarios, de la collection d’art numérique à la vente d’articles de jeux vidéo, en passant par la tokenisation de biens immobiliers, de contenus numériques et de produits culturels.
Les NFT ont gagné en popularité ces dernières années en tant que moyen de monétiser et de promouvoir des actifs numériques uniques, en offrant aux créateurs et aux collectionneurs un moyen de participer à un marché en pleine croissance. Cependant, l’utilisation des NFT a également suscité des débats et des préoccupations liés à l’environnement, à la spéculation et à la propriété intellectuelle.

P

Proof of Stake

Le Proof of Stake (PoS) est une innovation majeure dans le domaine des cryptomonnaies, offrant une alternative efficace au modèle traditionnel du Proof of Work (PoW). Ce mécanisme modifie fondamentalement la manière dont les transactions sont validées et les nouveaux blocs sont ajoutés à une blockchain, se distinguant par une consommation d’énergie nettement réduite et une approche potentiellement plus inclusive.

Contrairement au PoW, qui dépend de la puissance de calcul pour résoudre des énigmes cryptographiques, le PoS permet aux détenteurs de cryptomonnaie de participer à la validation des transactions et à la création de blocs en engageant une partie de leurs jetons. Dans ce système, la probabilité d’être choisi pour valider un bloc est souvent proportionnelle à la quantité de monnaie que l’utilisateur met en jeu.

Voici un exemple simplifié (et idéal) du Proof of Stake : « Imaginez un jeu où les joueurs veulent ajouter des pièces à une tour. Dans ce jeu, plus un joueur met de pièces de sa poche dans un pot commun, plus il a de chances de choisir où la prochaine pièce sera placée sur la tour. Si un joueur triche ou fait une erreur, il perd des pièces de son pot. Ainsi, tous les joueurs s’efforcent de jouer honnêtement pour ne pas perdre leurs pièces et avoir plus d’opportunités de participer. »

Ce système présente l’avantage d’être beaucoup plus économe en énergie, car il n’exige pas de puissants ordinateurs tournant 24h/24 pour miner des cryptomonnaies. Cette efficacité énergétique rend le PoS particulièrement attrayant dans un contexte de prise de conscience croissante des impacts environnementaux de la technologie. C’est cette qualité intrinsèque qui a récemment poussé Ethereum à passer au PoS  suite à sa dernière mise à jour, « The Merge ». Cela a permis de réduire de 99,95% l’intensité énergétique de la blockchain. 

En termes de sécurité, les validateurs d’un système PoS risquent de perdre une partie de leur mise s’ils valident des transactions frauduleuses, ce qui crée un incitatif à un comportement honnête. Cependant, il convient de noter que la sécurité globale du PoS dépend de divers facteurs et peut différer selon les implémentations spécifiques de chaque blockchain.

Le PoS n’est toutefois pas sans défis. L’un des principaux est le risque de concentration de pouvoir. Les individus ou les entités qui détiennent de grandes quantités de la cryptomonnaie peuvent avoir une influence disproportionnée sur le réseau, ce qui soulève des questions sur la décentralisation et l’équité du réseau. 

Proof of Work (Preuve de Travail)

Le Proof of Work (PoW) est un concept central et incarné de manière emblématique par Bitcoin. Cette méthode est utilisée pour valider les transactions et ajouter de nouveaux blocs à la blockchain, jouant ainsi un rôle important dans le maintien de l’intégrité et de la sécurité de la blockchain.

À la base, le Proof of Work est un système où les mineurs, utilisant des ordinateurs puissants, résolvent des problèmes mathématiques complexes. Ces problèmes nécessitent une énorme puissance de calcul pour être résolus, mais une fois qu’une solution est trouvée, elle est facile à vérifier par les autres participants du réseau. Le premier mineur qui trouve la solution correcte est autorisé à ajouter un nouveau bloc de transactions à la blockchain, recevant en échange une certaine quantité de cryptomonnaies, telles que des bitcoins. Ce processus est souvent comparé à une course où les mineurs rivalisent pour résoudre le problème en premier et gagner la récompense.

L’importance du PoW réside dans sa capacité à sécuriser le réseau. En rendant le processus de minage coûteux et difficile, il dissuade les attaques malveillantes. Pour altérer la blockchain, un acteur malveillant devrait contrôler au moins 51 % de la puissance de calcul du réseau, une tâche pratiquement impossible à réaliser en raison des coûts prohibitifs en matériel et en énergie.

Cependant, cette sécurité a un coût. Le PoW est largement critiqué pour sa consommation énergétique élevée, car les mineurs utilisent d’énormes quantités d’électricité pour faire fonctionner leurs ordinateurs.

En outre, bien que le PoW favorise théoriquement la décentralisation – permettant à tout individu possédant l’équipement nécessaire de participer au minage – la réalité est différente. Le coût élevé des équipements de minage et l’énorme quantité d’énergie nécessaire ont conduit à une concentration du minage entre les mains de quelques grandes exploitations, ce qui remet en question le principe de décentralisation.

R

Régulation

La régulation se réfère au processus de création, d’application et de surveillance de règles, de normes, de lois et de politiques qui gouvernent le fonctionnement d’un secteur, d’une industrie ou d’un domaine particulier. En matière de cryptomonnaies, les organismes de régulations :
  • créent les règles
  • veillent à ce que les acteurs crypto s’y conforment
  • veillent à ce que les règles soient respectées
  • protègent les consommateurs.
Une dualité entre régulation et innovation peut parfois être vue, surtout dans le monde des cryptomonnaies.

S

Satoshi Nakamoto

Satoshi Nakamoto est le pseudonyme utilisé par la personne ou le groupe de personnes qui ont créé le Bitcoin, la première cryptomonnaie décentralisée, ainsi que son système de blockchain sous-jacent. Nakamoto a introduit l’idée dans un livre blanc publié en 2008, intitulé « Bitcoin: A Peer-to-Peer Electronic Cash System ».

La véritable identité de Nakamoto reste un mystère, alimentant diverses théories et spéculations. L’impact de son invention est considérable, ayant jeté les bases techniques et philosophiques et influencé de nombreuses avancées technologiques dans le domaine de la finance numérique et au-delà.

  • Satoshi Nakamoto est un pseudonyme, l’identité réelle derrière ce nom reste inconnue.
  • Nakamoto est le créateur du Bitcoin, la première cryptomonnaie décentralisée.
  • Livre Blanc de 2008: Nakamoto a présenté Bitcoin dans un livre blanc intitulé « Bitcoin: A Peer-to-Peer Electronic Cash System ».
  • L’invention du Bitcoin a eu un impact profond sur le secteur financier et technologique, lançant l’ère des cryptomonnaies.
  • L’identité de Nakamoto est l’objet de nombreuses spéculations et théories, mais reste non confirmée.

Satoshi Nakamoto est une figure emblématique et énigmatique dans l’histoire des technologies numériques.

Le Bitcoin, sa création la plus notable, continue d’influencer et de redéfinir le paysage des systèmes financiers et des technologies blockchain, marquant une étape décisive dans l’évolution de la monnaie numérique et de la finance décentralisée.

Scalabilité

La scalabilité, ou l’évolutivité, dans le contexte de la blockchain et des cryptomonnaies, fait référence à la capacité d’un réseau de traiter un grand nombre de transactions de manière efficace et rapide. C’est un aspect essentiel qui détermine la viabilité et l’utilité d’une blockchain, en particulier lorsqu’elle est confrontée à une utilisation croissante par les utilisateurs. Dans une blockchain, la scalabilité est souvent mesurée par le nombre de transactions que le réseau peut gérer par seconde. 

Les premières blockchains, comme Bitcoin et Ethereum, ont rencontré des défis de scalabilité, principalement en raison de leurs mécanismes de consensus comme le Proof of Work et de la taille limitée des blocs, qui restreignent le volume de transactions pouvant être traitées dans un temps donné. Cela peut conduire à des engorgements du réseau, avec des temps de traitement plus longs et des frais de transaction plus élevés, surtout lors des pics d’utilisation.

Pour améliorer la scalabilité, diverses solutions ont été proposées et implémentées :

  • Augmentation de la taille des blocs : En agrandissant la taille des blocs, une blockchain peut inclure plus de transactions dans chaque bloc, mais cela peut aussi augmenter les exigences en matière de stockage et de bande passante, ce qui pourrait conduire à une centralisation accrue du réseau.
  • Solutions de seconde couche : Des technologies comme le Lightning Network pour Bitcoin permettent de traiter les transactions en dehors de la blockchain principale (off-chain), accélérant le traitement et réduisant les frais, puis enregistrant le résultat final sur la blockchain.
  • Sharding : Cette technique divise la blockchain en segments plus petits, ou « shards », permettant à plusieurs transactions d’être traitées en parallèle, augmentant ainsi la capacité globale du réseau.
  • Passage à des mécanismes de consensus plus efficaces : Des systèmes comme le Proof of Stake sont considérés comme plus efficaces que le Proof of Work, car ils nécessitent moins de puissance de calcul pour valider les transactions.

Smart Contract

Les contrats intelligents, ou smart contracts, sont des programmes informatiques autonomes qui s’exécutent automatiquement lorsque des conditions prédéfinies sont remplies. Ils sont stockés sur une blockchain, ce qui garantit leur immutabilité et transparence.

Initialement popularisés par la blockchain Ethereum, les smart contracts permettent la création d’accords numériques qui exécutent des actions spécifiques (comme le transfert de fonds) sans l’intervention d’une partie centrale ou d’un intermédiaire. 

  • Les smart contracts exécutent automatiquement des actions lorsque des conditions prédéfinies sont satisfaites.
  • Ils sont stockés sur une blockchain, assurant sécurité, immutabilité et transparence.
  • Ils permettent des transactions et des accords sans nécessiter d’intermédiaire.
  • Utilisés dans divers domaines, notamment en finance (DeFi), dans l’immobilier et le droit.
  • Bien que popularisés par Ethereum, de nombreuses autres blockchains supportent désormais les smart contracts.

Les contrats intelligents représentent une avancée majeure dans la manière dont les transactions et les accords sont exécutés dans le monde numérique. Leur intégration croissante dans divers secteurs souligne leur potentiel transformateur, faisant des smart contracts une composante essentielle de l’écosystème blockchain et un moteur clé de l’innovation dans l’économie numérique.

Stablecoin

Un stablecoin est une forme de cryptomonnaie conçue pour maintenir une valeur stable par rapport à une référence, généralement une devise fiduciaire telle que le dollar américain, l’euro ou une autre monnaie nationale.Le principal objectif d’un stablecoin est de maintenir une valeur relativement stable par rapport à la référence, de sorte qu’il puisse être utilisé comme une réserve de valeur plus prévisible que les cryptomonnaies volatiles comme le Bitcoin. Les émetteurs de stablecoins sont responsables de l’émission, de la gestion et de la garantie de la stabilité de la valeur. Certains stablecoins sont émis par des sociétés privées, tandis que d’autres peuvent être gérés par des protocoles décentralisés.Exemples de Stablecoins : Tether (USDT), le DAI, l’USDC (USD Coin), et le BUSD (Binance USD).Les stablecoins ont gagné en popularité en tant que pont entre le monde des cryptomonnaies et les systèmes financiers traditionnels.

T

Trilemme de la blockchain

Le trilemme de la blockchain est un concept fondamental dans l’univers des cryptomonnaies. Souvent attribué à Vitalik Buterin, le co-fondateur d’Ethereum, ce trilemme décrit le défi de parvenir à un équilibre optimal entre trois propriétés clés de la blockchain : la sécurité, la décentralisation et la scalabilité.

  • La sécurité fait référence à la capacité du réseau à résister aux attaques malveillantes et à garantir l’intégrité et l’immuabilité des données des utilisateurs. Une blockchain sécurisée assure que les transactions sont définitives et inaltérables, ce qui est crucial pour la confiance des utilisateurs et l’intégrité du système.
  • La décentralisation est une des pierres angulaires de la technologie blockchain. Elle implique la répartition du pouvoir et du contrôle à travers un réseau vaste et diversifié, évitant ainsi la concentration de l’autorité en un seul point, ce qui peut conduire à des points de défaillance et à des manipulations. La décentralisation vise à créer un système transparent et équitable où aucun participant unique ne peut contrôler ou altérer de manière significative les données des utilisateurs.
  • La scalabilité, ou l’évolutivité, est la capacité d’une blockchain à gérer un grand nombre de transactions de manière efficace et rapide. C’est un aspect important car une meilleure scalabilité signifie qu’une blockchain est plus rapide et moins coûteuse à utiliser, rendant la technologie plus pratique et accessible pour un usage quotidien.

Selon le trilemme, améliorer l’une de ces propriétés a tendance à affecter négativement les deux autres. Augmenter la sécurité et la décentralisation peut réduire la scalabilité, car des mesures de sécurité plus strictes et une distribution plus large du réseau peuvent ralentir le processus de vérification des transactions. 

Inversement, augmenter l’évolutivité peut compromettre la sécurité et la décentralisation, comme on peut le voir dans les blockchains qui choisissent de traiter rapidement de nombreuses transactions en centralisant une partie du processus de décision.

Les développeurs et les chercheurs dans le domaine de la blockchain travaillent constamment à résoudre ce trilemme, cherchant des moyens innovants pour équilibrer ces trois aspects cruciaux. Des solutions telles que le sharding, les chaînes latérales (side chain), et les réseaux de canaux de paiement (Lighting Network) sont explorées et mises en œuvre pour améliorer la scalabilité tout en maintenant la sécurité et la décentralisation.

V

Vitalik Buterin

Vitalik Buterin est un programmeur et écrivain russo-canadien, principalement connu pour être le co-fondateur de la plateforme Ethereum, l’une des principales cryptomonnaies après le Bitcoin. Né le 31 janvier 1994 à Kolomna, en Russie, il a déménagé avec sa famille au Canada à l’âge de six ans.

Buterin a montré un intérêt précoce et un talent exceptionnel pour les mathématiques et la programmation informatique. Il a été introduit au monde des cryptomonnaies en 2011 et a rapidement été fasciné par le potentiel de cette technologie. 

En 2012, il a reçu une bourse de la Thiel Fellowship, qui lui a permis de travailler à temps plein sur les cryptomonnaies.

En 2013, Buterin a publié le livre blanc d’Ethereum, proposant une plateforme qui allait au-delà de la simple monnaie numérique. 

Ethereum a été conçu pour faciliter les contrats intelligents (smart contracts) et les applications décentralisées (dApps), offrant ainsi une plus grande flexibilité et de nouvelles possibilités par rapport à Bitcoin.

Le développement d’Ethereum a débuté en 2014, et la plateforme a été lancée en 2015. Depuis lors, Ethereum est devenu une des plateformes de blockchain les plus influentes et innovantes, avec un impact significatif sur l’industrie des cryptomonnaies.

Outre son travail sur Ethereum, Buterin est connu pour sa contribution à d’autres projets de cryptomonnaies et pour ses écrits sur des sujets liés à la blockchain. Il est également réputé pour sa vision et son approche philosophique des technologies de la blockchain et des cryptomonnaies, ainsi que pour son engagement envers le développement d’un écosystème ouvert et décentralisé.

Bien que Vitalik Buterin soit une figure respectée et influente dans le monde des cryptomonnaies, sa carrière n’est pas exempte de controverses et de débats, comme ce fut le cas

Concernant le passage d’Ethereum du Proof of Work au Proof of Stake avec la mise à jour Ethereum 2.0. 

Cette transition, bien qu’ambitieuse et potentiellement bénéfique en termes de performance et d’efficacité énergétique, a suscité des inquiétudes et des critiques au sein de la communauté des cryptomonnaies. Certains craignent que le Proof of Stake n’entraîne une centralisation accrue du réseau, allant à l’encontre de l’esprit décentralisé des cryptomonnaies.

Buterin a également été impliqué dans des discussions houleuses concernant la gouvernance d’Ethereum et la manière de gérer les mises à jour et les changements de protocole. Sa position de leader dans le projet Ethereum l’a parfois placé au centre de débats sur la manière de gérer des situations complexes, notamment la réaction à la faille DAO en 2016, où une importante somme d’Ethereum a été détournée à cause d’une vulnérabilité dans le code. La décision de procéder à un « hard fork » pour rectifier cette situation a été controversée et a mené à la scission d’Ethereum en deux chaînes distinctes : Ethereum (ETH) et Ethereum Classic (ETC).

Malgré ces controverses, Buterin reste une figure emblématique dans l’industrie de la blockchain, souvent salué pour sa transparence et son engagement à résoudre les problèmes liés à sa création. Ses contributions continuent d’avoir un impact profond sur le développement et l’évolution des technologies de blockchain et des cryptomonnaies.