Argentine : Le président Javier Milei accusé de fraude dans le scandale du token LIBRA
L’Argentine est secouée par un scandale financier retentissant : le président Javier Milei a été officiellement accusé de fraude pour son implication dans le projet crypto LIBRA. Cette affaire explosive survient après un effondrement spectaculaire du token, qui a vu sa valeur chuter de 95 % en seulement quelques jours.
Un projet crypto qui vire au cauchemar
Initialement promu par Milei, le LIBRA s’est rapidement imposé comme un actif attractif pour de nombreux investisseurs argentins. Mais très vite, les soupçons de malversation ont pris le dessus. L’un des plaignants, Jonatan Baldiviezo, affirme que le chef d’État a joué un rôle central dans une « association illicite » ayant conduit à une fraude massive. Claudio Lozano, ancien président de la Banque Centrale d’Argentine, fait partie des signataires de la plainte, tout comme un avocat et un ingénieur.
Milei clame son innocence
Face à l’avalanche de critiques, Milei a nié toute connaissance préalable du projet LIBRA et dément toute implication frauduleuse. Son administration a annoncé le lancement d’une enquête interne, impliquant le Bureau Anticorruption (OA), pour faire la lumière sur d’éventuels agissements fautifs de membres du gouvernement, y compris lui-même.
« Étant donné les faits, le président Javier Milei a décidé d’impliquer immédiatement l’Office Anti-Corruption afin de déterminer s’il y a eu une conduite inappropriée de la part d’un membre du gouvernement national, y compris du président lui-même« , peut-on lire dans son démenti officiel.
Un effondrement orchestré ?
Selon Hayden Davis, conseiller sur le projet LIBRA, Milei aurait lui-même provoqué la panique en retirant soudainement son soutien au projet. Ce revirement aurait entraîné une perte de confiance des investisseurs, déclenchant ainsi la chute vertigineuse du token.
Mais les données on-chain racontent une autre histoire : la dégringolade avait déjà commencé avant le retrait de Milei, suite à la divulgation de transactions suspectes. Des initiés auraient ainsi empoché près de 107 millions de dollars en frais de trading et en liquidités extraites des pools, avant que le scandale n’éclate au grand jour.
Vers un procès historique ?
Un juge pourrait être assigné à l’affaire dès demain, ouvrant potentiellement la voie à un procès qui pourrait redéfinir l’avenir politique de Milei. Pendant ce temps, Davis tente de calmer les investisseurs restants en annonçant un plan de rachat et de destruction de tokens à hauteur de 100 millions de dollars.
Reste à voir si ces efforts suffiront à restaurer la confiance dans $LIBRA, ou si cette affaire entrera dans l’histoire comme l’une des plus grandes fraudes crypto impliquant un chef d’État en exercice.
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Antoine Marchain
Co-Fondateur











