Bittensor (TAO) : La cryptomonnaie au service de l’IA – Avec Mentat Minds
Après avoir fait un tour du côté de la pensée Bitcoin avec Yorick de Mombynes la semaine dernière, il est temps de découvrir sur le site de Blockchain Addict un nouvel écosystème. Et, cette semaine justement, nous nous sommes attaqués à Bittensor dont le TAO est la cryptomonnaie native.
Pour mieux aborder ce réseau, nous avons fait appel à Mentat Minds, un projet de staking qui se construit sur cet écosystème. Pour le co-fondateur de Mantat Minds, Antoine Planchon, le déclic a été d’ailleurs puissant :
« je pense que ça faisait depuis la découverte de Bitcoin que j’avais pas j’avais pas ressenti ce waouh« .
Bittensor (TAO) : l’IA réinventée
Mettons d’emblée les mains dans le camboui. Le but du réseau Bittensor est de créer un marché de l’intelligence décentralisé, où la puissance de calcul et les modèles d’IA ne sont plus le monopole de quelques géants (coucou Google et les GAFAM), mais une ressource accessible à tous.
Le cœur du réseau est le TAO, sa cryptomonnaie native. C’est elle qui alimente l’écosystème en incitant à la collaboration.
Concrètement, Bittensor fait travailler des milliers de modèles d’IA en parallèle pour résoudre des problèmes complexes.
Par exemple, si vous avez besoin d’un modèle pour générer du texte, le réseau va mettre en compétition plusieurs « mineurs » et leur attribuer une récompense en TAO en fonction de la qualité de leur contribution.
Une manière de miner de l’intelligence artificielle en quelques sorte.
Subnets et incitations : le cœur du réacteur
Bittensor : quelques définitions pratiques
Le réseau fonctionne grâce à un système de sous-réseaux (subnets), chacun dédié à un cas d’usage spécifique de l’IA. Un subnet pourrait être spécialisé dans la traduction, un autre dans la génération d’images, etc.
Ce qui est inédit chez Bittensor et qui fait toute sa puissance, c’est justement cette architecture en subnets.
Imaginez ça comme une multitude de marchés spécialisés, chacun se concentrant sur une seule « matière première » numérique liée à l’IA. Il en existe 128 actuellement, et chacun a son propre cas d’usage : génération de texte, de code, de traduction, de musique… C’est là que le réseau s’anime.
À l’intérieur de ces sous-réseaux, on trouve deux types d’acteurs clés qui assurent le bon fonctionnement du système :
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- Les Mineurs (Miners) : les cerveaux du réseau Ce sont eux qui font le travail. Ils fournissent les modèles d’IA et la puissance de calcul pour accomplir les tâches demandées par le subnet. En gros, ils mettent leur intelligence artificielle au service du réseau. Pour eux, c’est un moyen de monétiser leurs ressources en contribuant au développement de l’IA décentralisée.
- Les Validateurs (Validators) : Eux, c’est les évaluateurs. Leur rôle est d’évaluer la qualité et la pertinence des contributions des mineurs. Ils ont un rôle important, car leur évaluation détermine la distribution des récompenses. C’est grâce à eux que seuls les meilleurs modèles et les contributions les plus utiles sont récompensés. De fait, en stakant vos tokens TAO sur un validateur, vous lui donnez plus de poids dans cette évaluation, et en retour, vous gagnez une partie des récompenses qu’il génère.
- Subnets owners: responsable du subnet, il définit les règles, la manière dont les miners et validateurs vont travailler. Il se charge également de promouvoir son subnet pour faire en sorte d’attirer de nouveaux participants.
Le réseau, construit sur sa propre blockchain, sert de « système d’enregistrement » et de mécanisme d’incitation.
En gros, il garantit que les contributions de chaque mineur sont évaluées et récompensées équitablement, sans qu’un seul point de contrôle ne puisse tout faire dérailler.
C’est l’essence même de la décentralisation, appliquée non pas aux transactions financières, mais à l’intelligence artificielle.
Yuma Consensus, le cerveau de Bittensor
Pour se faire, Bittensor utilise un algorithme de consensus appelé Yuma Consensus pour agréger les évaluations des validateurs et s’assurer que les meilleurs mineurs reçoivent la plus grande part des récompenses.
C’est un système de mérite pur et dur, où la qualité prime sur tout le reste. La vraie valeur ajoutée du réseau, c’est cette incitation à la recherche. Comme le résume bien Antoine :
« Dans Bittensor, il y a vraiment de l’incitation de la recherche« .
C’est ce qui fait la différence avec la majorité des autres projets, qui se contentent de mettre en relation des utilisateurs avec des modèles d’IA déjà prêts.
La tokenomics du TAO : le faux clone de bitcoin
Le cœur battant de l’écosystème est le jeton TAO. Dans l’interview, Antoine le compare à Bitcoin, et c’est plutôt logique car les créateurs de Bittensor s’en sont inspirés pour construire leur tokenomics.
Le TAO a une offre totale fixe de 21 millions et a été lancé en fair launch (pas de pré-ventes, pas de VC). Comme le BTC son émission diminue de moitié lors des halvings. Mais la ressemblance s’arrête là.
Alors que le Bitcoin est émis pour valider des transactions, le TAO est émis pour inciter et récompenser le travail collectif des mineurs et des validateurs autour d’un objectif commun : l’amélioration continue des modèles d’IA.
C’est un système de « preuve d’intelligence » (Proof of Intelligence), bien plus complexe que la simple « preuve de travail » (Proof of Work) de Bitcoin.
Le rôle de Mentat Minds sur le réseau Bittensor
Vous l’aurez compris, Mentat Minds est un acteur clé de l’écosystème Bittensor. Leur rôle est de proposer un service de gestion de staking de haute qualité. Concrètement, ils vous proposent diverses stratégies vous permettant de staker vos TAO ou vous exposer sans effort au marché des subnets. Tout cela est proposé de manière non custodiale, grâce à un technologie appelée “Proxy”.
Ainsi, vous bénéficiez d’un staking optimisé, car Mentat Minds rebalance vos fonds sur les meilleurs validateurs afin d’avoir le meilleur yield, et tout ça sans perdre le contrôle sur vos fonds.
Pour conclure, si Bittensor attire autant l’attention, c’est parce qu’il représente une véritable rupture, un passage de 0 à 1 dans la production de services informatiques. Selon Antoine, co-fondateur de Mentat Minds :
« Bitcoin décentralise la valeur, Bittensor décentralise la production ».

Magali Bourdou
Co-fondateur




