Ledger prépare une possible entrée en bourse à New York en 2026 : une ambition mondiale assumée

Ledger prépare une possible entrée en bourse à New York en 2026 : une ambition mondiale assumée

Ledger prépare une possible entrée en bourse à New York en 2026 : une ambition mondiale assumée

image article interview DarkEmy - blockchainaddict

Ledger envisage une levée de fonds majeure avant une éventuelle IPO

L’entreprise française Ledger, pionnière mondiale des portefeuilles matériels de cryptomonnaies, pourrait bientôt franchir une nouvelle étape stratégique.

D’après le Financial Times, son PDG Pascal Gauthier a évoqué une possible levée de fonds en 2026, ouvrant la voie à une introduction en bourse possiblement à New York.

Fondée en 2014, Ledger s’est imposée comme la référence mondiale en matière de sécurité crypto, avec plus de 8 millions d’appareils vendus et plus de 100 milliards de dollars de crypto-actifs protégés pour ses clients.

“L’argent ne se trouve certainement pas en Europe”, affirme Pascal Gauthier

Lors de son entretien avec le Financial Times, Pascal Gauthier a tenu des propos sans détour :

“L’argent ne se trouve certainement pas en Europe.”

Une déclaration qui illustre le manque de financement disponible pour l’innovation technologique en Europe, comparé aux États-Unis.

Pour Ledger, dont la croissance est désormais mondiale, Wall Street pourrait représenter une rampe de lancement stratégique pour soutenir son expansion, attirer les capitaux internationaux et renforcer sa position dans l’écosystème crypto.

Une trajectoire de croissance solide et continue depuis 2023

La dernière levée de fonds de Ledger remonte à mars 2023, avec 100 millions d’euros collectés lors d’un tour de série C.

Cette opération avait porté la valorisation de l’entreprise à 1,3 milliard d’euros, confirmant son statut de licorne française.

Depuis, Ledger a multiplié les innovations et les partenariats.

En 2025, la société enregistre sa meilleure année depuis sa création, soutenue par la montée en puissance du marché des crypto-actifs et le regain d’intérêt pour les solutions de sécurité numérique.

Le Ledger Nano Gen5 et la stratégie d’expansion mondiale

Ledger continue de miser sur l’innovation produit.
Son nouveau Ledger Nano Gen5, présenté récemment, introduit le concept de “signer”, une approche repensée des hardware wallets.

Cette évolution renforce l’image de Ledger comme acteur à la fois technologique et éducatif, cherchant à simplifier l’expérience crypto tout en améliorant la sécurité.

L’entreprise s’affirme aussi sur le terrain du marketing international.

En juin 2025, elle est devenue sponsor officiel des San Antonio Spurs et des Spurs d’Austin, deux équipes de basketball de renom.

Une initiative qui témoigne de sa volonté d’étendre son influence au-delà des frontières européennes.

Une gouvernance à suivre de près si l’IPO se confirme

Si une introduction en bourse devait se concrétiser, elle poserait la question de la gouvernance de Ledger et de l’équilibre entre ses racines françaises et ses ambitions américaines.

Un changement de structure pourrait également redéfinir le rôle des investisseurs actuels et la stratégie de développement global.

Pour l’instant, rien n’est officiel.

Mais l’idée d’une IPO à New York reflète la maturité atteinte par Ledger et la confiance de ses dirigeants dans la solidité de leur modèle économique.

Une rencontre inspirante avec Pascal Gauthier

Au-delà de l’actualité financière, Pascal Gauthier reste une figure emblématique de l’innovation française.

J’ai eu la chance de participer à un match de basketball à ses côtés, un moment convivial qui reflète parfaitement son énergie et sa passion contagieuse pour la tech et l’entrepreneuriat.

Ce type de leadership à la fois accessible et visionnaire illustre pourquoi Ledger est devenue bien plus qu’une entreprise : un symbole de la réussite crypto à la française.

Antoine Marchain

Antoine Marchain

Co-fondateur

La Chine accuse les États-Unis d’implication dans un piratage géant de Bitcoin

La Chine accuse les États-Unis d’implication dans un piratage géant de Bitcoin

La Chine accuse les États-Unis d’implication dans un piratage géant de Bitcoin

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Un piratage historique au cœur des tensions sino-américaines

Les autorités chinoises ont soulevé de graves accusations contre les États-Unis, affirmant que Washington aurait joué un rôle dans l’un des plus vastes piratages de Bitcoin jamais enregistrés.

Le Centre national chinois de réponse d’urgence aux virus informatiques (CVERC) a publié un rapport pointant l’implication présumée du gouvernement américain dans la disparition de 127 272 BTC appartenant au mining pool LuBian soit environ 14,5 milliards de dollars au moment de la saisie.

Un hack de 2020 resté dans l’ombre pendant des années

Le piratage du pool LuBian, survenu en décembre 2020, était resté confidentiel jusqu’à ce qu’Arkham Intelligence le révèle récemment, le qualifiant de “plus grand hack de Bitcoin jamais recensé”.
Ces 127 272 BTC auraient appartenu à Chen Zhi, fondateur du Prince Group, avant d’être dérobés puis transférés à une adresse contrôlée par le pirate.

Selon les données d’Arkham, les fonds sont restés inactifs pendant près de quatre ans, avant d’être transférés le 5 juillet 2024 vers une adresse identifiée comme « US Government: Chen Zhi Seized Funds » soit un portefeuille détenu par le gouvernement américain.

Les États-Unis détenaient déjà les fonds, selon Pékin

Le Département de la Justice américain (DOJ) a annoncé en octobre 2024 la “plus grande action de confiscation de l’histoire”, en déposant une plainte de saisie civile pour les 127 271 BTC liés à Chen Zhi.

Cependant, le CVERC affirme que les États-Unis détenaient déjà les actifs bien avant la plainte officielle.

“Ces fonds sont actuellement sous la garde du gouvernement américain”, indiquait le DOJ, sans préciser comment ils avaient été récupérés.

Cette absence d’explication nourrit les soupçons chinois, d’autant plus que la transmission directe des BTC depuis l’adresse du hacker vers celle du gouvernement américain semble inhabituelle dans un cadre purement judiciaire.

Pékin évoque une “opération étatique planifiée”

Le rapport du CVERC juge la chronologie des événements “incompatible avec le comportement typique de hackers ordinaires, qui cherchent rapidement à liquider leurs gains”.

Selon l’agence, la longue période de dormance, suivie d’un transfert intégral vers une adresse gouvernementale américaine, suggère une opération orchestrée à haut niveau.

“Cela ressemble davantage à une opération précise menée par une organisation de hacking liée à un État”, peut-on lire dans le rapport.

Toujours selon le CVERC, Chen Zhi et son équipe auraient tenté à plusieurs reprises de contacter les pirates en leur envoyant des transactions symboliques d’environ 23 $, contenant des messages sur la blockchain pour réclamer la restitution des fonds. Ces tentatives seraient restées sans réponse.

Un enjeu géopolitique majeur autour du Bitcoin

Cette affaire ajoute une dimension géopolitique à l’un des vols de cryptomonnaies les plus mystérieux de l’histoire.

Selon Arkham, les BTC issus du piratage de LuBian représenteraient près de 39 % des 326 500 BTC (soit 34,2 milliards $) actuellement associés à des adresses gouvernementales américaines.

Pendant ce temps, la compétition technologique entre les deux puissances s’intensifie.

Le président américain Donald Trump déclarait récemment que les États-Unis étaient “loin devant la Chine et le reste du monde” en matière d’adoption crypto, tout en reconnaissant que “la Chine s’y engage désormais massivement.”

Un dossier explosif pour la confiance dans la régulation crypto

Si les accusations chinoises se confirmaient, cela pourrait ébranler la confiance dans les procédures internationales de saisie et de garde d’actifs numériques.

À l’inverse, Washington pourrait rétorquer que la saisie relève d’une coopération judiciaire légitime dans une affaire de fraude transnationale.

Une chose est sûre : ce dossier révèle à quel point les cryptomonnaies sont désormais un enjeu stratégique global, à la croisée de la cybersécurité, de la finance et de la diplomatie.

Antoine Marchain

Antoine Marchain

Co-fondateur

Uniswap relance la machine avec son plan « UNIfication »

Uniswap relance la machine avec son plan « UNIfication »

Uniswap relance la machine avec son plan « UNIfication »

Uniswap - blockchain addict

Le token UNI d’Uniswap a flambé de +67,7 % en sept jours, franchissant les 8,47 $ ce lundi, après la révélation d’une proposition majeure : l’activation du “fee switch”, un mécanisme longtemps attendu par la communauté.

Soumise conjointement par Uniswap Labs et la Uniswap Foundation, cette proposition baptisée « UNIfication » vise à réformer la gouvernance et à renforcer la durabilité économique du protocole.

Source : Coingecko

Le « fee switch » : un tournant pour le modèle d’Uniswap

Depuis ses débuts, Uniswap redistribue les frais de trading exclusivement aux fournisseurs de liquidité.
Le “fee switch” changerait la donne : une partie de ces frais serait désormais redirigée vers la trésorerie du protocole ou les détenteurs de tokens UNI.

Cette évolution structurelle, co-rédigée par Hayden Adams (fondateur d’Uniswap), Devin Walsh (directrice exécutive de la Fondation) et Kenneth Ng (chercheur), marque un virage stratégique vers une tokenomics plus durable et déflationniste.

Une réduction programmée de l’offre de tokens

Le plan UNIfication prévoit plusieurs leviers pour réduire l’offre totale de tokens UNI :

  • Activation d’un mécanisme de burn financé par les frais du protocole et du séquenceur Unichain ;

  • Suppression de 100 millions d’UNI issus de la trésorerie l’équivalent des frais qui auraient pu être brûlés si le fee switch avait été actif dès le lancement ;

  • Arrêt de la perception de frais par Uniswap Labs sur son interface, son wallet et son API.

Selon The Block, le frontend Ethereum d’Uniswap a déjà généré 137 millions $ de revenus cumulés. Cette refonte redistribue donc la valeur vers les utilisateurs, tout en renforçant la cohérence économique du protocole.

Le token UNI retrouve son éclat

Le marché n’a pas tardé à réagir : le cours du token UNI s’est envolé de près de 30 % en 24 h, atteignant 8,65 $, avant de consolider autour de 8,47 $ selon CoinGecko.
Ce rebond propulse Uniswap parmi les meilleures performances de la DeFi, confirmant un regain d’intérêt pour les DEX après plusieurs mois d’accalmie.

Pour replacer cette évolution dans le contexte plus large de la renaissance des revenus DeFi, voir notre analyse détaillée : La DeFi : quand les revenus comptent à nouveau.

Des revenus records pour la DeFi et Uniswap

Uniswap figure désormais parmi les protocoles les plus rentables du secteur, avec plus de 2 milliards $ de revenus annualisés sur l’ensemble de ses déploiements.
Cette performance illustre la maturité du modèle DeFi, où la valeur générée n’est plus uniquement spéculative, mais liée à une activité réelle de trading et de liquidité.

Un tournant pour la gouvernance et la communauté UNI

La proposition UNIfication s’inscrit dans une volonté de rendre le protocole plus communautaire et d’inciter la détention long terme de tokens UNI.
En réduisant l’offre circulante et en alignant les incitations, Uniswap espère créer un effet de rareté qui soutiendrait durablement le prix du token.

Cette initiative renforce aussi la crédibilité du protocole face à la concurrence croissante de DEX comme Curve, SushiSwap ou Balancer.

Uniswap, plus fort que jamais ?

Alors que la DeFi retrouve des couleurs, Uniswap démontre sa capacité à innover sans trahir son ADN.
L’activation du “fee switch” est un signal fort : le protocole entre dans une phase de maturité économique, où la gouvernance communautaire prend tout son sens.

Si le vote passe, ce modèle pourrait devenir une référence pour la prochaine génération de DEX, alliant performance, durabilité et redistribution.

Antoine Marchain

Antoine Marchain

Co-fondateur

Binance Blockchain Week 2025 : L’événement crypto mondial s’installe à Dubaï

Binance Blockchain Week 2025 : L’événement crypto mondial s’installe à Dubaï

Binance Blockchain Week 2025 : L’événement crypto mondial s’installe à Dubaï

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Un rendez-vous mondial pour la crypto et le Web3

La Binance Blockchain Week 2025 revient avec une nouvelle édition ambitieuse à Dubaï. Du 3 au 4 décembre, l’événement réunira les principaux leaders de l’écosystème crypto pour deux jours de conférences, d’ateliers et de networking.

Organisé par Binance, l’événement se déroulera à la Coca-Cola Arena, un lieu emblématique de la ville. Il s’annonce déjà comme l’un des plus grands rendez-vous Web3 de l’année.

Des figures majeures de la blockchain au programme

Parmi les intervenants annoncés :

  • Richard Teng, CEO de Binance

  • Yi He, cofondatrice de Binance

  • Raoul Pal, cofondateur et CEO de Real Vision

  • Michael Saylor, président de MicroStrategy

  • CZ, fondateur de Giggle Academy

  • Brad Garlinghouse, CEO de Ripple

  • Lily Liu, présidente de la Solana Foundation

Le line-up réunit des profils influents de la finance décentralisée, des paiements et de l’adoption institutionnelle du Web3.

Dubaï, capitale stratégique de la crypto

Le choix de Dubaï n’est pas anodin. La ville s’impose comme un hub mondial pour les entreprises blockchain, grâce à une régulation favorable et à un écosystème en plein essor.

En accueillant la Binance Blockchain Week, Dubaï renforce son statut de pôle d’innovation crypto et de destination privilégiée pour les investisseurs internationaux.

Une expérience immersive autour du Web3

Les organisateurs promettent une expérience immersive centrée sur l’avenir de la finance décentralisée (DeFi), du trading, des NFT, et du metaverse.
Des sessions de formation, des panels techniques et des opportunités de networking exclusives seront au programme.

Les billets early-bird, actuellement à 150 $, offrent un accès complet aux conférences, aux zones d’exposition et aux événements de networking. Le tarif complet s’élèvera à 600 $ une fois les préventes terminées.

Binance mise sur la confiance et la transparence

Depuis sa restructuration en 2024 et l’arrivée de Richard Teng à la tête de l’entreprise, Binance mise sur la transparence, la conformité réglementaire et la proximité avec sa communauté.

Cet événement est aussi une manière pour le groupe de réaffirmer son leadership mondial et de mettre en avant les progrès réalisés en matière de sécurité et d’innovation.

Un signal fort pour l’écosystème en 2025

La Binance Blockchain Week 2025 intervient dans un contexte de reprise du marché crypto et d’adoption institutionnelle croissante.

Avec la présence de dirigeants majeurs du secteur, cette édition s’annonce comme un point de convergence entre régulateurs, investisseurs et bâtisseurs du Web3.

Les discussions devraient aborder les enjeux énergétiques du mining, la tokenisation des actifs réels, et les politiques d’adoption globale du Bitcoin et des stablecoins.

Un événement à ne pas manquer pour les acteurs du Web3

En résumé, la Binance Blockchain Week Dubai 2025 s’impose comme l’événement clé de fin d’année pour les professionnels, investisseurs et passionnés de crypto.
Les billets early-bird sont désormais disponibles au tarif préférentiel de 150 $, dans la limite des places disponibles.

Réservations et informations officielles sur le site :
binanceblockchainweek.com

Antoine Marchain

Antoine Marchain

Co-fondateur

La France intensifie ses contrôles sur les plateformes de cryptomonnaies

La France intensifie ses contrôles sur les plateformes de cryptomonnaies

La France intensifie ses contrôles sur les plateformes de cryptomonnaies

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Les autorités françaises multiplient les contrôles auprès des prestataires de services sur actifs numériques.

L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) mène actuellement une série d’inspections pour évaluer la solidité des dispositifs de conformité mis en place par les acteurs enregistrés.

Des vérifications menées auprès de plusieurs entreprises du secteur

D’après les informations publiées par Bloomberg, l’ACPR aurait élargi depuis la fin de l’année dernière ses contrôles à plusieurs dizaines d’entreprises du secteur crypto.

Ces vérifications concernent les prestataires enregistrés en tant que PSAN (prestataires de services sur actifs numériques), un statut réglementé en France depuis 2019.

Selon des sources proches du dossier, Binance et Coinhouse feraient partie des entreprises examinées.

Les inspections visent notamment à vérifier la mise en œuvre des obligations en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (LCB-FT).

Des inspections prévues par le cadre réglementaire français

Du côté de Binance, on rappelle que ces procédures s’inscrivent dans le fonctionnement habituel d’un environnement réglementé.

La société a indiqué dans un communiqué que « les visites sur site font partie intégrante de la supervision des entités enregistrées ».

Selon Bloomberg, l’ACPR aurait demandé à Binance de renforcer ses dispositifs internes, notamment en matière de contrôle des risques et de sécurité informatique.

L’ACPR, de son côté, n’a pas souhaité commenter. Coinhouse non plus.

Un contexte européen en mutation

Ces contrôles surviennent alors que l’Europe met en place un cadre commun pour les services crypto.

Depuis l’entrée en vigueur du règlement MiCA (Markets in Crypto-Assets), les États membres doivent harmoniser leurs pratiques et préparer la délivrance d’agréments européens.

La France, l’Italie et l’Autriche ont récemment appelé l’ESMA, le régulateur européen des marchés financiers, à superviser directement les plus grands acteurs du secteur.

Une façon de garantir une application uniforme du droit sur l’ensemble du territoire de l’Union.

Des délais serrés pour l’obtention de l’agrément MiCA

En France, les entreprises enregistrées comme PSAN disposent jusqu’à juin 2026 pour obtenir leur agrément MiCA, qui leur permettra d’opérer dans toute l’Union européenne.

Pour l’heure, seules quelques sociétés l’ont déjà obtenu, parmi lesquelles Deblock, GOin, Bitstack et CACEIS, filiale du groupe Crédit Agricole.

Les conclusions des inspections de l’ACPR seront transmises à l’Autorité des marchés financiers (AMF). En cas de manquement ou de réponse jugée insuffisante, les entreprises concernées pourraient voir leur dossier d’agrément retardé ou compromis.

Une procédure de supervision jugée nécessaire par les acteurs

Le président de Binance France, David Princay, a confirmé sur X que ces examens s’inscrivaient dans un processus normal de supervision.

Il rappelle que les contrôles de l’ACPR concernent de nombreuses plateformes et sont mentionnés dans le rapport annuel 2024 de l’autorité.

Une manière de replacer ces vérifications dans un cadre régulier, plutôt que dans une démarche exceptionnelle.

Un signal pour le secteur en quête de transparence

Au-delà du cas de Binance, ces inspections traduisent la volonté de la France de renforcer la crédibilité de son cadre réglementaire.

Dans un contexte où la finance décentralisée gagne en influence, la stabilité et la transparence deviennent des conditions essentielles à la confiance du public et à l’intégration de la cryptoéconomie dans les circuits financiers classiques.

Antoine Marchain

Antoine Marchain

Co-fondateur

SEAL Org dévoile un nouveau protocole pour signaler les sites de phishing de manière vérifiable

SEAL Org dévoile un nouveau protocole pour signaler les sites de phishing de manière vérifiable

SEAL Org dévoile un nouveau protocole pour signaler les sites de phishing de manière vérifiable

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L’organisation de cybersécurité SEAL (Security Alliance) vient de présenter un outil inédit pour renforcer la lutte contre les escroqueries en ligne liées aux cryptomonnaies.

Basé sur un mécanisme cryptographique innovant, ce système promet d’améliorer la fiabilité des signalements de sites de phishing.

SEAL veut rendre le signalement de phishing plus fiable et transparent

Le phishing reste l’une des menaces les plus persistantes du Web3.

Pour y répondre, SEAL Org, groupe de recherche en cybercriminalité crypto soutenu par a16z crypto, Ethereum Foundation et Paradigm, a lancé une nouvelle solution baptisée Verifiable Phishing Reports.

Ce système repose sur une avancée technique appelée TLS Attestations, conçue pour garantir que ce qu’un utilisateur voit sur un site suspect correspond réellement à ce qu’il rapporte.

Selon SEAL, les méthodes de détection automatisées actuelles rencontrent plusieurs limites : CAPTCHA, protections anti-bot et techniques de « cloaking » qui masquent le contenu malveillant aux outils d’analyse. Le défi était donc clair : voir exactement ce que voit la victime potentielle, sans altération.

Comment fonctionne le protocole TLS Attestations

Le cœur de cette innovation repose sur la cryptographie.

Traditionnellement, la sécurité sur Internet s’appuie sur le protocole TLS (Transport Layer Security), utilisé pour chiffrer les connexions. Mais ce système ne permet pas de générer de transcriptions vérifiables des sessions, laissant la possibilité à un tiers de falsifier les échanges.

Pour contourner ce problème, SEAL a mis au point un système d’attestation léger, plus efficace que des solutions existantes comme TLSNotary, jugées trop lourdes et coûteuses.

Le principe : un serveur d’attestation agit comme garant de la véracité de la session TLS. Il valide le contenu affiché à l’utilisateur, en signant un hash (empreinte numérique) du flux complet.

Ainsi, les chercheurs en sécurité peuvent certifier qu’un site sert bien du contenu malveillant, sans risquer de manipulations.

Un outil au service des whitehats et de la communauté crypto

L’objectif du projet est clair : fournir un moyen fiable aux whitehats les hackers éthiques de rapporter des sites frauduleux avec des preuves cryptographiques solides.

Les signalements seront ensuite vérifiés par SEAL, qui confirmera la signature numérique et la présence d’activités malveillantes.

Le programme a été testé en version bêta privée pendant plusieurs semaines avant son ouverture publique, confirmant sa robustesse et son efficacité.

Ce nouvel outil complète un écosystème déjà riche d’initiatives lancées par SEAL :

  • SEAL-911, un canal Telegram de signalement d’urgences ;

  • SEAL-ISAC, une plateforme d’échange d’informations reliant victimes et chercheurs ;

  • et divers outils d’analyse de fraudes blockchain.

Une alliance d’experts au cœur de la sécurité Web3

SEAL réunit certains des acteurs les plus influents de la sécurité blockchain, issus de sociétés telles que Binance, Consensys, StarkWare, Wintermute, Hypernative, OtterSec ou encore Sui Foundation.

Cette diversité d’expertise permet à SEAL de réagir rapidement face aux menaces et de renforcer la collaboration entre chercheurs indépendants, entreprises et institutions crypto.

L’organisation, à but non lucratif, se positionne comme un pont entre la recherche académique et la protection opérationnelle des utilisateurs crypto.

Avec Verifiable Phishing Reports, SEAL démontre sa capacité à innover techniquement tout en restant pragmatique, un atout essentiel dans un écosystème en constante mutation.

Un pas décisif vers une cybersécurité crypto plus crédible

Cette initiative ne se limite pas à une simple amélioration technique : elle incarne une évolution structurelle de la sécurité Web3.

En offrant des signalements vérifiables, SEAL pourrait renforcer la confiance entre utilisateurs, plateformes et chercheurs en sécurité.

Alors que les attaques de phishing continuent d’évoluer, ce protocole apporte une réponse concrète : plus de transparence, moins de failles et une meilleure coordination communautaire.

Une chose est sûre : le combat contre la cybercriminalité crypto entre dans une phase de professionnalisation, où la preuve devient aussi importante que la prévention.

Antoine Marchain

Antoine Marchain

Co-fondateur