USDT et USDC tombent sous 84 % : la fin d’un duopole stablecoin

USDT et USDC tombent sous 84 % : la fin d’un duopole stablecoin

La fin du duopole stablecoin ? USDT et USDC tombent sous 84 % de part de marché

La domination de Tether et Circle s’effrite progressivement

Depuis des années, USDT (Tether) et USDC (Circle) règnent en maîtres sur le marché des stablecoins.

Ensemble, ils représentaient plus de 91 % du marché début 2024. Mais leur suprématie s’érode.

Selon DefiLlama et CoinGecko, leur part combinée est tombée à 83,6 % début octobre 2025. Une baisse de plus de 5 points en un an, malgré une capitalisation toujours en hausse.

Des challengers émergent avec de nouveaux modèles

Cette perte de terrain ne vient pas d’un effondrement des géants. Elle s’explique par la montée de nouveaux stablecoins plus agressifs.

Parmi eux, USDe d’Ethena s’impose comme la révélation : un stablecoin à rendement, adossé au basis trade crypto, qui a déjà atteint 14,7 milliards $ en circulation.

À ses côtés, des projets comme Sky USDS, PayPal USD (PYUSD), World Liberty USD1 ou encore Ondo USDY séduisent un public en quête de revenus passifs et d’innovations.

La quête de rendement change les règles du jeu

Le message est clair : les utilisateurs veulent plus qu’un simple dollar tokenisé. Ils veulent du rendement.


Comme l’explique l’analyste Nic Carter, la course est lancée vers un modèle de stablecoin “à revenu”. Même si la loi américaine GENIUS Act tente d’encadrer ces pratiques, la tendance est difficile à freiner.


D’ailleurs, Circle lui-même n’est pas en reste : l’émetteur de l’USDC collabore avec Coinbase pour introduire des USDC rémunérés.

Les banques se préparent à entrer dans l’arène stablecoin

Autre tendance lourde : l’arrivée des banques. Nic Carter évoque un futur où les institutions financières formeront des consortia de stablecoins, capables de rivaliser avec Tether.


Les premiers signaux existent déjà. En Europe, ING et UniCredit ont annoncé un projet commun avec sept autres banques pour lancer un stablecoin en euro, conforme au règlement MiCA.

Aux États-Unis, même JPMorgan et Citigroup explorent des collaborations. L’idée : s’unir, car aucune banque seule ne peut assurer la distribution nécessaire pour concurrencer USDT.

Vers un marché plus fragmenté et compétitif

La part de marché de Tether et Circle chute, mais leurs capitaux augmentent encore. Ce paradoxe illustre une mutation profonde : le gâteau grossit, mais il est désormais partagé.


D’ici 2026, le marché pourrait voir coexister :

  • des stablecoins géants (USDT, USDC),

  • des stablecoins à rendement (USDe, USDY…),

  • et des stablecoins bancaires portés par MiCA et les grands groupes financiers.

Cette fragmentation pourrait réduire les risques systémiques, tout en créant une concurrence féroce sur le rendement, la liquidité et la régulation.

La fin du duopole ouvre une nouvelle ère pour les stablecoins

La domination écrasante de Tether et Circle touche à sa fin. Leur part de marché sous 84 % est un signal fort : le secteur entre dans une nouvelle phase.
Pour les investisseurs, cela signifie plus de choix… mais aussi plus de complexité.

Chaque stablecoin portera désormais une promesse différente : sécurité bancaire, rendement élevé, conformité réglementaire ou adoption massive.

En réalité, le marché évolue vers un modèle multipolaire, où l’innovation et la régulation dessineront l’avenir. La “fin du duopole” n’est donc pas une menace, mais l’annonce d’un écosystème stablecoin plus riche, plus compétitif et plus institutionnalisé.

Articles précédents

Antoine Marchain

Antoine Marchain

Co-Fondateur

Antoine Marchain

Antoine Marchain

Co-Fondateur

Partager cet article :

Derniers interviews

Tutoriels

Avalanche bondit après l’annonce d’un rachat massif d’AVAX par Avalanche Treasury Co.

Avalanche bondit après l’annonce d’un rachat massif d’AVAX par Avalanche Treasury Co.

Avalanche bondit après l’annonce d’un rachat massif d’AVAX par Avalanche Treasury Co

Une annonce qui secoue le marché d’Avalanche

Le prix du token AVAX a bondi après une nouvelle spectaculaire. Avalanche Treasury Co. a annoncé son projet d’acheter plus de 1 milliard de dollars d’AVAX.

L’opération passera par une fusion avec la SPAC Mountain Lake Acquisition Corp., valorisée à 675 millions de dollars. La nouvelle entité prévoit de se coter au Nasdaq au premier trimestre 2026, sous le ticker AVAT.

Source : Coingecko

Un plan d’accumulation massif en AVAX

Dès son lancement, la société prévoit 460 millions de dollars d’actifs en trésorerie.

L’objectif à moyen terme : dépasser le milliard de dollars en AVAX.

Cette stratégie s’appuie sur un accord privilégié avec l’Avalanche Foundation, qui vendra des tokens à prix réduit.

Le marché a réagi immédiatement : AVAX a atteint un sommet intraday de 31,32 $, avant de se stabiliser.

Des soutiens institutionnels de premier plan

En parallèle, de grands noms du capital-risque se rallient au projet : Dragonfly, VanEck, Galaxy Digital, Pantera Capital, Kraken ou encore FalconX.

La direction sera assurée par Bart Smith, ancien dirigeant de Susquehanna Crypto. Et Emin Gün Sirer, fondateur d’Ava Labs, apportera son expertise comme conseiller.

Ce casting donne un signal fort : Avalanche attire désormais les acteurs les plus influents du secteur.

Une stratégie active au-delà de la simple accumulation

Contrairement à d’autres sociétés de trésorerie crypto, Avalanche Treasury Co. veut jouer un rôle actif.

Elle prévoit :

  • d’investir dans des protocoles DeFi ciblés,

  • de faciliter la tokenisation d’actifs réels et de stablecoins,

  • et de développer sa propre infrastructure de validateurs.

Cette approche traduit une ambition claire : ne pas se limiter à accumuler des tokens, mais s’intégrer dans l’écosystème Avalanche pour en stimuler la croissance.

Un modèle économique basé sur le “discount” qui interroge

Pour attirer les investisseurs, la société met en avant un achat initial d’AVAX à prix réduit.

Elle évoque un multiple de valeur nette des actifs (mNAV) de 0,77, soit une remise de 23 % par rapport au prix du marché.

Mais attention : certains analystes, dont NYDIG, critiquent cette méthode. Selon eux, le mNAV ne reflète pas fidèlement la solidité d’une entreprise.

Autrement dit : l’argument du “discount” pourrait être plus marketing qu’économique.

Avalanche gagne en crédibilité face à ses rivaux

Avec Avalanche Treasury Co., mais aussi AVAX One (ancien AgriFORCE), la blockchain attire une nouvelle génération de sociétés de trésorerie spécialisées.

Ces initiatives renforcent la liquidité du marché et stabilisent la demande pour AVAX.

Elles donnent aussi à Avalanche un avantage : celui d’apparaître comme une blockchain institutionnalisée, capable d’attirer des capitaux lourds. Mais tout reste à prouver.

La vraie question est simple : ces trésoreries seront-elles de simples accumulateurs de tokens, ou de véritables moteurs d’innovation on-chain ?

Articles précédents

Antoine Marchain

Antoine Marchain

Co-Fondateur

Antoine Marchain

Antoine Marchain

Co-Fondateur

Partager cet article :

Derniers interviews

Tutoriels

Le déficit record de la Banque de France, une aubaine pour Bitcoin selon Arthur Hayes

Le déficit record de la Banque de France, une aubaine pour Bitcoin selon Arthur Hayes

Le déficit record de la Banque de France, une aubaine pour Bitcoin selon Arthur Hayes

La Banque de France affiche un déficit historique

En 2024, la Banque de France a enregistré une perte nette de 7,7 milliards d’euros. En cause : le poids des intérêts, qui dépasse désormais les revenus générés.

Résultat : le déficit du pays atteint 168 milliards d’euros, soit 5,8 % du PIB. Un chiffre largement supérieur à la limite des 3 % imposée par l’Union européenne.

Un déficit qui fragilise la position de la France en Europe

Avec ces chiffres, la France devient l’un des plus mauvais élèves de la zone euro. La situation envoie un signal clair : les capitaux quittent le pays.

Pour Arthur Hayes, cofondateur de BitMEX, ce n’est pas un détail comptable mais un symptôme. Il y voit le signe d’un basculement monétaire profond qui pourrait secouer l’ensemble du continent.

Arthur Hayes anticipe une vague d’impression monétaire

Lors de la conférence TOKEN2049 à Singapour, Hayes a livré son analyse : l’ECB n’aura pas le choix. Selon lui, l’institution devra imprimer de la monnaie, tôt ou tard, pour compenser les trous béants dans les finances publiques.

Son estimation est frappante : “des trillions d’euros” pourraient être injectés dans l’économie. Une masse de liquidité qui, selon lui, finira par se déverser dans Bitcoin et les crypto-actifs.

La dépendance de la France à l’égard des capitaux étrangers complique la donne

Près de 60 % de la dette française est détenue par des investisseurs étrangers, principalement en Allemagne et au Japon. Mais avec la réduction des flux en provenance des États-Unis, ces investisseurs se détournent de la dette française.

Pour Hayes, ce retrait amplifie la pression sur l’ECB. “Ils devront choisir : imprimer maintenant ou plus tard. Dans les deux cas, ils perdront le contrôle”, prévient-il.

Le déficit français pourrait renforcer le rôle de Bitcoin comme valeur refuge

Le constat d’Arthur Hayes va au-delà des chiffres. Il pose une question fondamentale : face à l’endettement chronique et à la fragilité des banques centrales, les investisseurs chercheront-ils une sortie ?

Pour lui, la réponse est claire : Bitcoin apparaît comme une échappatoire crédible. S’il a déjà profité des politiques monétaires expansionnistes par le passé, la situation française pourrait servir de catalyseur à une nouvelle vague d’adoption.

Le déficit de la BdF n’est donc pas qu’un signal d’alerte économique. Il pourrait devenir le déclencheur d’un rééquilibrage historique entre monnaie fiduciaire et actifs numériques.

Articles précédents

Antoine Marchain

Antoine Marchain

Co-Fondateur

Antoine Marchain

Antoine Marchain

Co-Fondateur

Partager cet article :

Derniers interviews

Tutoriels

Aptos s’allie à la famille Trump pour lancer USD1 et défier Tron

Aptos s’allie à la famille Trump pour lancer USD1 et défier Tron

Aptos s’allie à la famille Trump pour lancer USD1 et défier Tron

Aptos mise sur un partenariat inattendu avec World Liberty Financial

La blockchain Aptos frappe un grand coup. Elle s’associe avec World Liberty Financial (WLFI), projet DeFi lié à la famille Trump. Ensemble, ils lancent USD1, un stablecoin pensé pour concurrencer les géants du secteur.

L’annonce a été faite à TOKEN 2049, à Singapour. Elle place Aptos au centre d’une alliance où politique, finance et blockchain s’entrecroisent. Une combinaison explosive.

Le stablecoin USD1 promet un rendement qui revient aux utilisateurs

Selon Avery Ching, CEO d’Aptos, USD1 a une vocation claire : reverser le rendement “au peuple”.

WLFI prépare déjà d’autres produits pour le retail et le secteur bancaire. Mais le premier pas, c’est le stablecoin.

Le lancement est prévu le 6 octobre 2025. Dès le départ, USD1 sera intégré à l’écosystème Aptos : Echelon, Hyperion, Thala et Tapp pour la DeFi, OKX et Gate Wallet côté exchanges, et des wallets comme Petra ou Backpack.

Un déploiement massif dès le jour un.

Aptos veut séduire grâce à sa rapidité et à ses faibles coûts

Pourquoi WLFI a-t-il choisi Aptos plutôt qu’Ethereum ou Tron ?

Parce que les frais y sont quasi inexistants. “Moins d’un centième de centime”, insiste Ching.

Et la vitesse est imbattable : moins d’une demi-seconde par transaction.

Aptos n’offre pas seulement une infrastructure bon marché. Il veut aussi incarner une alternative technologique crédible pour héberger des stablecoins à grande échelle.

USD1 vise directement la domination de Tron sur le marché des stablecoins

Tron reste aujourd’hui l’empire des stablecoins avec 78,6 milliards de dollars d’USDT en circulation.

À titre de comparaison, Aptos n’en accueille qu’1,3 milliard.

USD1 veut changer la donne. Sa capitalisation atteint déjà 2,68 milliards de dollars, principalement sur la BNB Chain.

L’objectif est clair : transférer cette valeur sur Aptos et grignoter la part de marché de Tron, tout en s’attaquant à Ethereum et ses 59 % de domination.

Aptos prépare déjà d’autres projets pour élargir son influence

Au-delà d’USD1, Aptos annonce deux nouveautés. Decibel, un DEX optimisé pour stablecoins et contrats perpétuels, avec un testnet dès octobre et un mainnet attendu avant la fin 2025.

Et Shelby, un système de stockage décentralisé en temps réel, développé avec Jump Crypto.

Ce projet, prévu pour 2026, vise les réseaux sociaux décentralisés et les données d’entraînement pour l’IA.

Avec ces projets, Aptos veut devenir plus qu’une blockchain : une infrastructure complète du Web3.

Ce partenariat pourrait redessiner l’équilibre du marché des stablecoins

Avec USD1, Aptos ne se contente pas de lancer un stablecoin de plus.

En s’adossant à la famille Trump et à WLFI, elle gagne un levier politique et médiatique unique. Sa rapidité technique lui offre aussi un avantage compétitif face à Ethereum et Tron.

Mais l’équation reste incertaine.

Le marché des stablecoins est dominé par des mastodontes, et la confiance des utilisateurs ne se gagne pas en un jour.

La réussite d’USD1 dépendra de deux facteurs clés : la capacité d’Aptos à attirer une liquidité durable et la capacité de WLFI à convaincre au-delà de l’effet “Trump brand”.

Si ce pari fonctionne, Aptos pourrait devenir le troisième pôle stratégique des stablecoins, capable de redistribuer les cartes d’un marché aujourd’hui verrouillé.

Sinon, USD1 restera un coup médiatique sans lendemain.

Antoine Marchain

Antoine Marchain

Co-Fondateur

Article précédentes

Antoine Marchain

Antoine Marchain

Co-Fondateur

Antoine Marchain

Antoine Marchain

Co-Fondateur

Partager cet article :

Derniers interviews

Tutoriels

SG-FORGE déploie ses stablecoins dans la DeFi : un pont entre TradFi et Web3

SG-FORGE déploie ses stablecoins dans la DeFi : un pont entre TradFi et Web3

SG-FORGE déploie ses stablecoins dans la DeFi : un pont entre TradFi et Web3

Société Générale entre en DeFi

C’est officiel : SG-FORGE fait son entrée dans le grand bain de la finance décentralisée. Le 30 septembre 2025, la filiale crypto de la banque tricolore a annoncé le déploiement de ses stablecoins EUR CoinVertible (EURCV) et USD CoinVertible (USDCV) dans l’écosystème DeFi.

Une nouvelle étape après leur lancement sur des plateformes centralisées, et un signe fort : la banque ne veut plus rester spectatrice du Web3, elle veut en devenir un acteur.

EURCV et USDCV, les stablecoins maison

Derrière ces noms un peu austères se cachent des jetons adossés à l’euro et au dollar, mais pas comme les autres.

Contrairement aux stablecoins “classiques” (USDT, USDC), ceux de SG-FORGE sont régulés sous MiCA, adossés à une infrastructure bancaire et surveillés par l’ACPR et l’AMF.

En clair : une couche de stabilité réglementaire qui fait souvent défaut aux stablecoins du marché.

Leur promesse ? Offrir aux investisseurs une monnaie numérique qui conjugue la robustesse d’un actif bancaire et la disponibilité d’un token circulant 24/7.

Morpho : des prêts et emprunts nouvelle génération

Premier terrain de jeu : Morpho, protocole DeFi spécialisé dans le prêt et l’emprunt.

Ici, les stablecoins de SG-FORGE peuvent être utilisés comme collatéraux pour emprunter d’autres actifs, ou comme monnaie de prêt.

Les pools intègrent déjà des collatéraux solides comme wBTC (Bitcoin tokenisé), wstETH (Ethereum staké liquide) ou encore des fonds monétaires tokenisés.

La mécanique est supervisée par MEV Capital, qui joue le rôle de “curateur” : choix des actifs éligibles, gestion du risque et allocation du capital.

On est loin du prêt sauvage façon 2020 : la logique est celle d’une DeFi plus institutionnelle, plus sécurisée.

Uniswap : la liquidité au cœur du jeu

Deuxième terrain : Uniswap, l’un des DEX les plus emblématiques d’Ethereum.

Grâce à l’action de Flowdesk en teneur de marché, les stablecoins de SG-FORGE bénéficient d’une liquidité optimisée.

Les utilisateurs peuvent désormais échanger EURCV et USDCV comme n’importe quel autre jeton, sans intermédiaire.

C’est un symbole fort : voir une banque centenaire cotée sur le CAC 40 mettre ses jetons en circulation sur la plateforme-phare du Web3, c’est un peu comme si la Bourse de Paris décidait soudainement d’ouvrir un guichet à Burning Man.

 

Une DeFi plus régulée, est-ce un tournant ?

La vraie question, derrière cette annonce, c’est celle de l’équilibre entre l’esprit originel de la DeFi sans banques, sans régulateurs et cette nouvelle couche de respectabilité institutionnelle.

Pour les puristes, c’est presque une hérésie : la DeFi n’a pas été créée pour inviter les banquiers à la fête.

Mais pour beaucoup d’investisseurs institutionnels, cette arrivée est une bénédiction : elle apporte un tampon réglementaire qui pourrait rassurer fonds, entreprises et même États.

On assiste peut-être à une mutation de la DeFi : moins anarchique, plus encadrée, mais aussi plus crédible pour attirer des capitaux massifs.

Ce que les investisseurs doivent surveiller

Alors, que retenir pour les investisseurs ?

D’abord, l’entrée de SG-FORGE signifie que les frontières entre TradFi et DeFi s’estompent.

Les stablecoins bancaires pourraient devenir un standard de transaction sur Ethereum, aux côtés des mastodontes comme USDC et USDT.

Mais tout n’est pas rose : les restrictions d’accès (notamment pour les “U.S. persons”) rappellent que ces jetons sont conçus avant tout pour un public d’investisseurs qualifiés.

De plus, l’impact sur la gouvernance DeFi reste incertain : une banque peut-elle vraiment jouer selon les règles du code open-source, ou finira-t-elle par en redessiner les contours ?

En clair : une opportunité à suivre de près, mais avec un œil critique. Si le pont entre les deux mondes tient bon, il pourrait devenir une autoroute.

L’entrée de SG-FORGE dans la DeFi est plus qu’une simple annonce technique, c’est un jalon symbolique.

Elle marque la rencontre entre la rigueur bancaire et l’audace crypto.

Pour certains, une dénaturation ; pour d’autres, une validation.

Dans tous les cas, la frontière est désormais franchie.

Record historique : USDT, USDC et USDe captent $46 milliards d’inflows au 3e trimestre 2025

Record historique : USDT, USDC et USDe captent $46 milliards d’inflows au 3e trimestre 2025

Record historique : USDT, USDC et USDe captent $46 milliards d’inflows au 3e trimestre 2025

Une envolée historique : +324 % en 90 jours

Le troisième trimestre 2025 marque un tournant pour l’industrie des stablecoins.

Les entrées nettes sont passées de 10,8 milliards de dollars au deuxième trimestre à 45,6 milliards au troisième, soit une progression de 324 %.

Cette croissance illustre l’attrait grandissant des investisseurs pour les stablecoins, considérés comme une réserve de liquidité fiable dans un marché crypto toujours volatil.

USDT et USDC renforcent leur domination, l’USDe s’invite dans la course

Tether conserve son statut de leader incontesté avec 19,6 milliards de dollars d’inflows nets.

Circle signe un retour spectaculaire avec 12,3 milliards, loin devant son maigre demi-milliard du trimestre précédent.

Mais la véritable surprise vient d’Ethena : son stablecoin USDe capte 9 milliards d’entrées en un seul trimestre.

Il s’impose désormais comme une alternative crédible aux deux mastodontes, preuve que le marché est prêt à accueillir de nouveaux modèles.

La poussée des nouveaux entrants

Au-delà des géants, d’autres projets progressent :

  • PayPal USD (PYUSD) : +1,4 milliard de dollars

  • MakerDAO USDS : +1,3 milliard de dollars

  • Ripple USD (RLUSD) et USDtb (Ethena) : croissance régulière

Si ces volumes restent modestes, ils traduisent un élargissement du paysage des stablecoins, où chaque acteur cherche à capter une niche spécifique.

Ethereum demeure le centre de gravité

Avec 171 milliards de dollars en circulation, Ethereum reste l’écosystème privilégié des stablecoins.

Tron suit avec 76 milliards, confirmant son rôle central dans les transferts rapides et peu coûteux.

Les réseaux émergents, dont Solana, Arbitrum et BNB Chain, totalisent près de 30 milliards.

Un chiffre en progression, mais encore loin de la domination d’Ethereum.

En termes de parts de marché, Tether détient 59 %, devant USDC (25 %). L’USDe, avec près de 5 %, s’impose déjà comme un acteur à surveiller.

Des indicateurs d’usage en recul

Derrière l’afflux massif de capitaux, certains signaux d’activité s’assombrissent.

Selon RWA.xyz, les adresses actives mensuelles reculent de 22,6 %, passant de 33 à 26 millions. Le volume de transferts mensuels fléchit de 11 %, à 3,17 trillions de dollars.

Ces chiffres indiquent que l’augmentation des inflows ne se traduit pas nécessairement par une adoption quotidienne accrue.

Les investisseurs placent leur capital, mais l’usage transactionnel reste limité.

Vers une redéfinition du rôle des stablecoins

Le trimestre confirme que les stablecoins dépassent leur fonction initiale de simple passerelle entre monnaies fiduciaires et cryptoactifs.

Ils deviennent des instruments de liquidité, de rendement et, dans certains cas, de politique monétaire décentralisée.

L’ascension d’USDe, basé sur un modèle synthétique, illustre l’intérêt croissant pour des alternatives innovantes.

L’arrivée d’acteurs institutionnels comme PayPal crédibilise encore davantage cette classe d’actifs.

À terme, les stablecoins pourraient s’imposer comme une infrastructure fondamentale de la finance numérique mondiale, au-delà du seul univers crypto.

Croissance record, mais usage encore limité

Le troisième trimestre 2025 restera une étape majeure pour le marché des stablecoins.

Avec 46 milliards d’inflows, USDT et USDC consolident leur domination tandis qu’USDe bouleverse l’équilibre établi.

Pour autant, la progression des volumes investis ne se traduit pas encore par une adoption de masse dans les paiements et la finance décentralisée.

La véritable question désormais est de savoir si ces milliards d’inflows pourront être convertis en un usage réel et soutenu.

L’avenir des stablecoins se jouera moins sur leur capacité à attirer des capitaux que sur leur aptitude à s’ancrer dans l’économie numérique quotidienne.