Le Co-Fondateur d’OmegaPro arrêté en Turquie : retour sur une escroquerie de 4 Milliards de Dollars

Le Co-Fondateur d’OmegaPro arrêté en Turquie : retour sur une escroquerie de 4 Milliards de Dollars

Le Co-Fondateur d’OmegaPro arrêté en Turquie : retour sur une escroquerie de 4 Milliards de Dollars

Le monde de la crypto n’est pas étranger aux scandales, mais l’affaire OmegaPro pourrait bien battre tous les records. Andreas Szakacs, cofondateur de la plateforme d’investissement, a été arrêté en Turquie. Accusé d’avoir orchestré une fraude colossale de plus de 4 milliards de dollars, son arrestation marque une étape clé dans une enquête qui a secoué des milliers d’investisseurs à travers le monde, y compris en France. Retour sur les dessous de cette affaire tentaculaire.

Une arnaque de grande envergure qui a frappé la France et l’Europe

OmegaPro, une prétendue plateforme d’investissement, s’est rapidement fait connaître pour des raisons peu reluisantes. En France, plus de 2 000 personnes se sont fait piéger par ce qui s’est révélé être une vaste escroquerie. Le parquet de Paris n’a pas mâché ses mots, qualifiant l’opération de « vaste escroquerie ». Et pour cause : les signalements ont afflué de toute l’Europe, dénonçant des pertes colossales.

Les autorités turques ont finalement mis la main sur Andreas Szakacs en juillet dernier, bien que l’information n’ait été rendue publique que récemment. Selon les médias locaux, l’arrestation s’est accompagnée de la saisie de portefeuilles froids et d’ordinateurs, qui ont permis de tracer des transactions en cryptomonnaies à hauteur de 160 millions de dollars. Mais le mystère reste entier, car Szakacs a refusé de livrer les mots de passe des portefeuilles, augmentant le mystère entourant cette affaire déjà complexe.

Un système de Ponzi international qui a fait de nombreuses victimes

OmegaPro a débuté comme beaucoup de systèmes de Ponzi : en versant des gains aux premiers investisseurs pour donner l’impression d’une rentabilité. La réalité était toute autre : un château de cartes reposant sur le recrutement incessant de nouveaux investisseurs. Mais comme tous les châteaux de cartes, celui-ci s’est effondré en novembre 2022, lorsque la plateforme a brutalement arrêté tous les retraits.

Les responsables, y compris Andreas Szakacs, se sont alors volatilisés, tentant même de relancer la plateforme sous un nouveau nom, « GO Global ». Mais les plaintes n’ont pas tardé à affluer à nouveau, trahissant la véritable nature de cette nouvelle incarnation.

L’enquête a révélé qu’Andreas Szakacs avait pris soin de brouiller les pistes : il aurait acquis la nationalité turque et changé son nom en Emre Avci, une ruse qui n’a pas suffi à échapper aux autorités. Quant aux autres figures de l’arnaque, notamment son associé Stefan Andreas, ils restent introuvables, bien qu’ils aient été localisés à Istanbul.

Un chapitre se ferme, mais l’affaire OmegaPro est loin d’être terminée

L’arrestation d’Andreas Szakacs marque un tournant dans l’affaire OmegaPro, mais elle ne signe pas la fin de cette épopée criminelle. Avec des collaborateurs encore en fuite et des millions de dollars introuvables, les autorités ont encore fort à faire. Les victimes, quant à elles, attendent toujours justice dans ce qui pourrait bien être l’une des plus grandes fraudes de l’histoire des cryptomonnaies.

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Antoine Marchain

Antoine Marchain

Co-Fondateur

La blockchain TON ne valide plus de transactions depuis plusieurs heures

La blockchain TON ne valide plus de transactions depuis plusieurs heures

La blockchain TON ne valide plus de transactions depuis plusieurs heures !

Dans le monde volatile des cryptomonnaies, chaque jour apporte son lot de surprises. Mais cette fois-ci, le réseau TON (Telegram Open Network) a été littéralement frappé par un coup de tonnerre. Depuis plus de trois heures, la blockchain de Telegram n’a produit aucun nouveau bloc, laissant les transactions en suspens et plongeant les utilisateurs dans une attente désespérée. Le coupable ? Un nouveau memecoin canin baptisé « DOGS », dont la popularité soudaine a fait exploser les compteurs.

Le réseau TON : victime de son propre succès

Le 28 août, une vague de panique s’est emparée de la communauté TON après que le réseau a cessé de produire des blocs. Tonk Inu, une plateforme communautaire basée sur TON, a signalé cette panne dans un post sur X (anciennement Twitter), pointant du doigt une frénésie de transactions liée au lancement du memecoin DOGS. Selon les données de Tonscan, le dernier bloc validé, le bloc 45341899, remonte à plus de trois heures, laissant le réseau dans un état de paralysie totale.

Cette paralysie n’a pas tardé à inquiéter les utilisateurs, d’autant plus que les grands échanges de cryptomonnaies comme ByBit ont annoncé la suspension des dépôts et retraits sur TON. C’est un coup dur pour le réseau, qui jouissait jusque-là d’une popularité croissante.

La puissance des memecoins : le DOGS

Dans le monde volatile des cryptomonnaies, chaque jour apporte son lot de surprises. Mais cette fois-ci, le réseau TON (Telegram Open Network) a été littéralement frappé par un coup de tonnerre. Depuis plus de trois heures, la blockchain de Telegram n’a produit aucun nouveau bloc, laissant les transactions en suspens et plongeant les utilisateurs dans une attente désespérée. Le coupable ? Un nouveau memecoin canin baptisé « DOGS », dont la popularité soudaine a fait exploser les compteurs.

Pourquoi TON a-t-il arrêté de produire des blocs ?

Le 28 août, une vague de panique s’est emparée de la communauté TON après que le réseau a cessé de produire des blocs. Tonk Inu, une plateforme communautaire basée sur TON, a signalé cette panne dans un post sur X (anciennement Twitter), pointant du doigt une frénésie de transactions liée au lancement du memecoin DOGS. Selon les données de Tonscan, le dernier bloc validé, le bloc 45341899, remonte à plus de trois heures, laissant le réseau dans un état de paralysie totale.

Cette paralysie n’a pas tardé à inquiéter les utilisateurs, d’autant plus que les grands échanges de cryptomonnaies comme ByBit ont annoncé la suspension des dépôts et retraits sur TON. C’est un coup dur pour le réseau, qui jouissait jusque-là d’une popularité croissante.

Lancé le 27 août, le memecoin DOGS a rapidement conquis le marché. En l’espace de dix heures, il a enregistré un volume de transactions de 1,7 milliard de dollars, avec une capitalisation boursière qui a culminé à 891 millions de dollars. Mais cette explosion de popularité a eu un prix : une surcharge du réseau TON, incapable de gérer un tel afflux de transactions. Justin, membre de la Fondation TON, a confirmé que les validateurs du réseau étaient submergés, entraînant une perte de consensus.

Pour remédier à la situation, les validateurs de TON devraient redémarrer le réseau à 4:00 UTC, selon les informations fournies par Justin. En attendant, la situation reste incertaine, laissant les utilisateurs et investisseurs dans l’expectative.

Un meme chargé d’histoire

Il est important de noter que ce nouveau memecoin DOGS n’est pas apparu par hasard. Le 26 août, la TON Society a procédé à un rebranding en soutien à Pavel Durov, créateur de Telegram, récemment arrêté en France. Le logo du Toncoin a été remplacé par le « Resistance Dog », un symbole de résistance digitale qui remonte à une photo de chien postée par Durov en 2011 en réponse aux pressions pour censurer des posts sur son réseau.

Ce symbole, devenu un emblème de la liberté d’expression, est au cœur du mouvement actuel, tandis qu’une pétition appelant à la libération de Durov a déjà recueilli près de 1,5 million de signatures. Vous pouvez en savoir plus sur les dernières actualités concernant Pavel Durov et les cyberattaques russes qui ont suivi son arrestation en lisant notre article complet sur Cyberattaques Russes : les hackers répliquent après l’arrestation du fondateur de Telegram, ainsi que les détails de son arrestation à Paris ici.

Alors que le réseau TON lutte pour retrouver sa stabilité, les utilisateurs et investisseurs retiennent leur souffle. Cette situation soulève des questions sur la capacité des blockchains à gérer des hausses soudaines de volume de transactions, en particulier dans un contexte aussi volatile que celui des memecoins. Alors que le memecoin DOGS continue de déchaîner les passions, la blockchain TON se retrouve à un carrefour crucial : parviendra-t-elle à se relever de ce choc ou est-ce le début d’une nouvelle ère, pleine d’incertitudes ?

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Antoine Marchain

Antoine Marchain

Co-Fondateur

Celsius a distribué plus de 2,5 milliards de dollars à ses créanciers dans le cadre de sa faillite

Celsius a distribué plus de 2,5 milliards de dollars à ses créanciers dans le cadre de sa faillite

Celsius a distribué plus de 2,5 milliards de dollars à ses créanciers dans le cadre de sa faillite.

Dans le cadre de la faillite de Celsius, l’entreprise a distribué plus de 2,5 milliards de dollars à 251 000 créanciers, soit environ 84% des 3 milliards de dollars d’actifs dus par le prêteur crypto en faillite. Le processus de remboursement, entamé en janvier 2024, a permis à Celsius de rembourser environ 93% des créances éligibles, selon un rapport du 26 août.

Ces paiements sont une avancée significative dans une affaire qui a secoué le monde de la crypto. Bien que Celsius ait déjà distribué une grande partie des fonds, il reste 121 000 créanciers qui n’ont toujours pas réclamé leur dû, principalement en raison de la complexité du processus de distribution.

 

Les créanciers restants : une réclamation complexe pour de petites sommes

Sur les 121 000 créanciers restants, la majorité est concernée par des créances de moins de 100 dollars, et environ 41 000 autres créanciers ont des créances comprises entre 100 et 1 000 dollars. Pour beaucoup, l’effort requis pour récupérer ces petites sommes n’est tout simplement pas justifié. Cela inclut des démarches telles que l’ouverture de comptes PayPal ou Coinbase avec des informations précises, ce qui complique encore la tâche.

Les administrateurs de la faillite ont tenté plus de 2,7 millions de distributions pour les 372 000 créanciers éligibles, avec des efforts continus pour redistribuer les fonds toutes les deux semaines via Coinbase et chaque semaine pour les transferts en espèces. Malgré ces tentatives répétées, une grande partie des créanciers n’a toujours pas récupéré ses fonds.

En parallèle, une partie des actifs restants de Celsius a été utilisée pour créer une nouvelle entreprise de minage de Bitcoin, Ionic Digital. Cette entreprise, supervisée par la société minière Hut 8, pourrait être cotée en bourse une fois les autorisations nécessaires obtenues. Certains créanciers de Celsius recevront des actions ordinaires de cette nouvelle entreprise en compensation.

Le contexte de la faillite de Celsius

Pour rappel, Celsius a déposé son bilan en juillet 2022, après avoir découvert un trou de 1,2 milliard de dollars dans son bilan. L’ancien PDG de Celsius, Alex Mashinsky, est au centre de multiples poursuites judiciaires pour fraude et manipulation des prix, avec un procès prévu pour septembre 2024. Bien que la société ait traversé des turbulences, ses efforts pour rembourser les créanciers et se réorganiser montrent une tentative de redresser la situation malgré les nombreux obstacles.

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Antoine Marchain

Antoine Marchain

Co-Fondateur

StarkNet s’essoufle : que se passe t-il pour le layer 2 d’Ethereum ?

StarkNet s’essoufle : que se passe t-il pour le layer 2 d’Ethereum ?

StarkNet s’essoufle : que se passe t-il pour le layer 2 d’Ethereum ?

Tout le monde est assez unanime : côté tech, le Layer 2 StarkNet est très impressionnant ! Leader dans la technologie du Zero Knowledge rollup, StarkNet peine à onboarder des utilisateurs. Difficulté due probablement au double défi que s’est lancé StarkWare, l’entreprise derrière le réseau StarkNet.

starknet logo

La barrière de la langue

Le premier est de s’être isolé de l’écosystème EVM (Ethereum Virtual Machine) en ayant pris le parti de créer leur propre langage, le Cairo !

Un langage spécifiquement conçu pour la technologie Zero Knowledge, qui se veut plus scalable et plus permissif.

Sur le papier, ça semble être un énorme avantage, mais ça crée aussi une forte friction côté développement. Tout développeur souhaitant déployer une dApp sur le réseau StarkNet doit d’abord apprendre un tout nouveau langage de programmation. Un apprentissage qui prend souvent plusieurs mois (eh oui, on n’apprend pas le mandarin en deux semaines).

Également, les dApps existant déjà sur d’autres blockchains EVM doivent être entièrement recodées en Cairo pour pouvoir être déployées sur StarkNet.

La force du ZK rollup

La deuxième difficulté provient du principe même du ZK rollup ! Contrairement aux Optimistic rollups, une fois validée sur un ZK rollup, la transaction est directement officialisée sur le réseau Ethereum.

Le but du ZK étant de diviser les coûts en réunissant un maximum de transactions sur le Layer 2 en une seule sur le Layer 1. StarkNet est plus lent quand il y a peu de transactions car il regroupe les transactions en lots pour générer des preuves zk-STARK de manière efficace. En période de faible activité, il attend d’avoir suffisamment de transactions pour optimiser les coûts de gaz et l’utilisation des ressources. Cette attente introduit une latence supplémentaire avant que les transactions ne soient soumises à la blockchain Ethereum. De ce fait, le lancement d’un ZK rollup est un peu plus compliqué qu’un Optimistic rollup jusqu’à ce qu’il ait atteint un nombre suffisant d’utilisateurs.

Les conséquences

C’est donc pour ces deux principales raisons que le réseau StarkNet est un peu moins effervescent que ses concurrents. On n’y trouve pas encore les dApps les plus populaires de l’écosystème web 3, ce qui limite pour l’instant l’intérêt des utilisateurs. Manque d’usage qui entraîne un délai plus long pour remplir les blocs de validation et donc rend la finalité des transactions plus lente.

Et la suite pour StarkNet ?

Si, pour le moment, niveau usage, tout n’est pas rose pour StarkNet, il est important de rappeler que ce Layer 2 est en avance côté technologique par rapport à ses concurrents. Les difficultés présentées précédemment ne sont pas un secret pour StarkWare et ils font le maximum pour réduire cette friction.

L’équipe travaille activement à faciliter la compatibilité de langage pour rendre le déploiement de dApps plus accessible. Il faut aussi rappeler que StarkNet propose des frais de transactions parmi les plus bas de l’écosystème Ethereum. La sécurité y est aussi globalement plus importante. Quant à la vitesse des transactions, le problème va se résoudre de lui-même au fur et à mesure que l’écosystème va gagner en attractivité.

De plus, le projet cherche à augmenter sa proposition de valeur en profitant de la mise à jour OpCat sur Bitcoin pour y construire un Layer 2. Pour toutes ces raisons, StarkNet n’est clairement pas une blockchain à ignorer. Si tout se passe comme prévu, elle pourrait même devenir une des plus florissantes et agréables à utiliser.

Du coup, on fait quoi sur StarkNet aujourd’hui ?

Ce n’est pas parce que le réseau est isolé de l’EVM qu’il est vide pour autant ! Beaucoup d’équivalents à des dApps bien connues de l’écosystème EVM y sont déjà présents. Vous pouvez déjà aller découvrir un grand nombre de dApps construites sur StarkNet ici : https://www.starknet-ecosystem.com/fr

Pour les swaps décentralisés, Ekubo et Avnu font très bien l’affaire, par exemple, mais ils sont bien loin d’être les seuls DEX de l’écosystème ! Pour faire du rendement sur vos tokens, stables ou non, il y a zkLend, un AAVE-like qui vous permettra de prêter et d’emprunter des tokens pour vos stratégies DeFi. 

Pour les NFT, il y a ELEMENT, FLEX, PYRAMIDE et VENTORY, qui sont des équivalents d’OpenSea. Et le super projet Carbonnable, que j’aime beaucoup, vous permettra d’acquérir des NFT représentant des parcelles de terrain reboisées dans le monde réel, qui produiront des crédits carbone revendus pour vous générer un rendement !

Et comment on va tester tout ça ?

Pour ce qui est des bridges, StarkNet est assez accessible. Pour passer du réseau Ethereum à StarkNet, le bridge officiel StarkGate fait très bien l’affaire !

https://starkgate.starknet.io/

Pour bridge depuis un autre Layer 2 ou une autre chaîne, Rango reste une des solutions les plus efficaces.

https://app.rango.exchange/bridge?

Maintenant que vous avez une idée des tenants et aboutissants des avantages et des difficultés que rencontre StarkNet, on ne peut que vous conseiller d’aller tester ce réseau et de chercher à dépasser les limites de l’EVM !

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Pierre Vauquelin

Pierre Vauquelin

Rédacteur

Cyberattaques Russes : les hackers répliquent après l’arrestation du fondateur de Telegram

Cyberattaques Russes : les hackers répliquent après l’arrestation du fondateur de Telegram

Cyberattaques Russes : les hackers répliquent après l’arrestation du fondateur de Telegram

En réponse à l’arrestation de Pavel Durov, fondateur de Telegram, en France, plusieurs sites Web gouvernementaux ont été victimes de cyberattaques DDoS massives. D’après plusieurs rapports, ces attaques seraient l’œuvre d’un groupe de hackers russes qui auraient décidé de riposter après l’arrestation controversée.

Parmi les sites ciblés, on retrouve le Tribunal Administratif de Paris, le site du Ministère de la Santé (ansm.sante.fr), et la page de la Cour de Cassation. Ces sites étaient inaccessibles au moment de la rédaction, avec des avertissements signalant que les connexions n’étaient pas sécurisées. Selon Entropia Intel, les pirates russes auraient mené ces attaques en guise de représailles pour l’arrestation de Durov en France le 24 août.

Un signal fort des hackers Russes

L’attaque en question, un déni de service distribué (DDoS), consiste à submerger un site Web de trafic jusqu’à le rendre inaccessible. Les groupes de hackers russes sont bien connus pour leur expertise en matière de cyberattaques, et cet incident met en lumière leur capacité à perturber des infrastructures critiques en réponse à des événements internationaux.

L’arrestation de Durov, qui a suscité une grande polémique, a ainsi trouvé un écho immédiat dans la cybersphère russe, où les hackers ont décidé de faire entendre leur voix. Ce type d’attaque démontre la vulnérabilité des infrastructures numériques, même celles des gouvernements, face à des adversaires déterminés et bien organisés.

Par exemple, la manipulation des prix est un problème courant et complexe, comme l’évoque Phil. Des individus ou des groupes influencent artificiellement le prix d’une cryptomonnaie à leur avantage, peuvent causer des dégâts. Ces manipulations peuvent être réalisées de diverses manières, notamment par des « pump and dump » des faux ordres d’achat ou de vente, ou encore par la diffusion de fausses informations. C’est là qu’une éducation éclairée et que des connaissances raisonnables, peuvent vous aider à maitriser vos émotions et à prendre du recul.

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Antoine Marchain

Antoine Marchain

Co-Fondateur

Arrestation de Pavel Durov, CEO de Telegram, à Paris dans le cadre d’une enquête !

Arrestation de Pavel Durov, CEO de Telegram, à Paris dans le cadre d’une enquête !

Arrestation de Pavel Durov, CEO de Telegram, à Paris dans le cadre d’une enquête !

Le ciel de la tech s’assombrit pour Pavel Durov, le charismatique fondateur de Telegram. Son arrestation ce week-end à l’aéroport du Bourget, en banlieue parisienne, a fait l’effet d’une bombe dans l’univers des cryptomonnaies et de la cybersécurité. Accusé par les autorités françaises de plusieurs crimes graves, dont la fourniture de services de « cryptologie » non autorisés, Durov se retrouve au cœur d’une tempête judiciaire qui risque de secouer l’une des plateformes les plus populaires parmi les aficionados des cryptos.

Un CEO dans l’œil du Cyclone 

Pavel Durov, célèbre pour avoir créé la messagerie Telegram, a été arrêté le 24 août 2024 à l’aéroport du Bourget, à Paris, suite à une enquête menée par la Section J3 – JUNALCO, spécialisée dans la lutte contre la cybercriminalité. Cette arrestation fait suite à une enquête judiciaire ouverte le 8 juillet 2024, concernant des accusations liées à la fourniture illégale de services de « cryptologie » et d’outils numériques non conformes aux réglementations françaises.

Selon un communiqué du Tribunal Judiciaire de Paris, Durov est soupçonné d’avoir offert des services cryptographiques permettant d’assurer la confidentialité sans déclaration certifiée, ainsi que d’avoir importé des outils de cryptologie sans autorisation préalable. Ces accusations lourdes pourraient avoir des répercussions non seulement pour Durov, mais également pour la réputation de Telegram, déjà sous le feu des critiques pour son usage dans des activités illégales.

Des accusations qui font débat : entre cryptologie et cybercriminalité

Les termes « cryptologie » et « services non autorisés » sont au cœur des accusations portées contre Durov. Mais que signifie vraiment cette charge ? En France, la cryptologie, qui englobe la protection des informations via des techniques de chiffrement, est strictement réglementée. Toute entité fournissant des outils ou services de cryptage doit obtenir une autorisation préalable des autorités compétentes. Dans le cas de Durov, il est accusé de ne pas avoir respecté ces obligations, une situation qui pourrait exposer Telegram à des sanctions sévères.

Mais ce n’est pas tout. Le communiqué mentionne aussi des accusations graves de « complicité dans la possession d’images pornographiques de mineurs » et de « blanchiment des produits issus de crimes en bande organisée ». Ces allégations, si elles s’avèrent fondées, pourraient ternir définitivement l’image de Durov et ébranler la confiance des utilisateurs dans Telegram.

Le monde des cryptos en ébullition : les différentes réactions

L’arrestation de Durov n’a pas manqué de faire réagir les poids lourds de l’industrie des cryptomonnaies. Elon Musk, Vitalik Buterin, fondateur d’Ethereum, Justin Sun, fondateur de TRON et Anatoly Yakovenko co-fondateur de Solana ont tous exprimé leur soutien à Durov, soulignant l’importance de protéger l’innovation technologique contre les régulations excessives.

Vitalik Buterin a toutefois précisé que son soutien était basé sur les informations disponibles jusqu’à présent, laissant entendre que la situation pourrait évoluer. Cette arrestation relance le débat autour de la régulation des technologies de cryptage et du rôle des gouvernements dans la surveillance des outils numériques utilisés pour protéger la vie privée.

Notre conclusion

L’arrestation de Pavel Durov marque un tournant dans l’histoire de Telegram et pourrait avoir des répercussions importantes sur l’avenir de la plateforme. Alors que les autorités françaises poursuivent leur enquête, le monde de la cryptomonnaie reste suspendu aux développements de cette affaire qui pourrait bien redéfinir les contours de la cybersécurité et de la régulation des technologies de cryptologie. Telegram, quant à lui, devra naviguer dans ces eaux tumultueuses avec prudence, sous peine de sombrer dans l’oubli.

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Antoine Marchain

Antoine Marchain

Co-Fondateur