StarkNet s’essoufle : que se passe t-il pour le layer 2 d’Ethereum ?

StarkNet s’essoufle : que se passe t-il pour le layer 2 d’Ethereum ?

StarkNet s’essoufle : que se passe t-il pour le layer 2 d’Ethereum ?

Tout le monde est assez unanime : côté tech, le Layer 2 StarkNet est très impressionnant ! Leader dans la technologie du Zero Knowledge rollup, StarkNet peine à onboarder des utilisateurs. Difficulté due probablement au double défi que s’est lancé StarkWare, l’entreprise derrière le réseau StarkNet.

starknet logo

La barrière de la langue

Le premier est de s’être isolé de l’écosystème EVM (Ethereum Virtual Machine) en ayant pris le parti de créer leur propre langage, le Cairo !

Un langage spécifiquement conçu pour la technologie Zero Knowledge, qui se veut plus scalable et plus permissif.

Sur le papier, ça semble être un énorme avantage, mais ça crée aussi une forte friction côté développement. Tout développeur souhaitant déployer une dApp sur le réseau StarkNet doit d’abord apprendre un tout nouveau langage de programmation. Un apprentissage qui prend souvent plusieurs mois (eh oui, on n’apprend pas le mandarin en deux semaines).

Également, les dApps existant déjà sur d’autres blockchains EVM doivent être entièrement recodées en Cairo pour pouvoir être déployées sur StarkNet.

La force du ZK rollup

La deuxième difficulté provient du principe même du ZK rollup ! Contrairement aux Optimistic rollups, une fois validée sur un ZK rollup, la transaction est directement officialisée sur le réseau Ethereum.

Le but du ZK étant de diviser les coûts en réunissant un maximum de transactions sur le Layer 2 en une seule sur le Layer 1. StarkNet est plus lent quand il y a peu de transactions car il regroupe les transactions en lots pour générer des preuves zk-STARK de manière efficace. En période de faible activité, il attend d’avoir suffisamment de transactions pour optimiser les coûts de gaz et l’utilisation des ressources. Cette attente introduit une latence supplémentaire avant que les transactions ne soient soumises à la blockchain Ethereum. De ce fait, le lancement d’un ZK rollup est un peu plus compliqué qu’un Optimistic rollup jusqu’à ce qu’il ait atteint un nombre suffisant d’utilisateurs.

Les conséquences

C’est donc pour ces deux principales raisons que le réseau StarkNet est un peu moins effervescent que ses concurrents. On n’y trouve pas encore les dApps les plus populaires de l’écosystème web 3, ce qui limite pour l’instant l’intérêt des utilisateurs. Manque d’usage qui entraîne un délai plus long pour remplir les blocs de validation et donc rend la finalité des transactions plus lente.

Et la suite pour StarkNet ?

Si, pour le moment, niveau usage, tout n’est pas rose pour StarkNet, il est important de rappeler que ce Layer 2 est en avance côté technologique par rapport à ses concurrents. Les difficultés présentées précédemment ne sont pas un secret pour StarkWare et ils font le maximum pour réduire cette friction.

L’équipe travaille activement à faciliter la compatibilité de langage pour rendre le déploiement de dApps plus accessible. Il faut aussi rappeler que StarkNet propose des frais de transactions parmi les plus bas de l’écosystème Ethereum. La sécurité y est aussi globalement plus importante. Quant à la vitesse des transactions, le problème va se résoudre de lui-même au fur et à mesure que l’écosystème va gagner en attractivité.

De plus, le projet cherche à augmenter sa proposition de valeur en profitant de la mise à jour OpCat sur Bitcoin pour y construire un Layer 2. Pour toutes ces raisons, StarkNet n’est clairement pas une blockchain à ignorer. Si tout se passe comme prévu, elle pourrait même devenir une des plus florissantes et agréables à utiliser.

Du coup, on fait quoi sur StarkNet aujourd’hui ?

Ce n’est pas parce que le réseau est isolé de l’EVM qu’il est vide pour autant ! Beaucoup d’équivalents à des dApps bien connues de l’écosystème EVM y sont déjà présents. Vous pouvez déjà aller découvrir un grand nombre de dApps construites sur StarkNet ici : https://www.starknet-ecosystem.com/fr

Pour les swaps décentralisés, Ekubo et Avnu font très bien l’affaire, par exemple, mais ils sont bien loin d’être les seuls DEX de l’écosystème ! Pour faire du rendement sur vos tokens, stables ou non, il y a zkLend, un AAVE-like qui vous permettra de prêter et d’emprunter des tokens pour vos stratégies DeFi. 

Pour les NFT, il y a ELEMENT, FLEX, PYRAMIDE et VENTORY, qui sont des équivalents d’OpenSea. Et le super projet Carbonnable, que j’aime beaucoup, vous permettra d’acquérir des NFT représentant des parcelles de terrain reboisées dans le monde réel, qui produiront des crédits carbone revendus pour vous générer un rendement !

Et comment on va tester tout ça ?

Pour ce qui est des bridges, StarkNet est assez accessible. Pour passer du réseau Ethereum à StarkNet, le bridge officiel StarkGate fait très bien l’affaire !

https://starkgate.starknet.io/

Pour bridge depuis un autre Layer 2 ou une autre chaîne, Rango reste une des solutions les plus efficaces.

https://app.rango.exchange/bridge?

Maintenant que vous avez une idée des tenants et aboutissants des avantages et des difficultés que rencontre StarkNet, on ne peut que vous conseiller d’aller tester ce réseau et de chercher à dépasser les limites de l’EVM !

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Pierre Vauquelin

Pierre Vauquelin

Rédacteur

Cryptomonnaies et DeFi : Comprendre Arbitrum One et ses Bridges

Cryptomonnaies et DeFi : Comprendre Arbitrum One et ses Bridges

Cryptomonnaies et DeFi : Comprendre Arbitrum One et ses Bridges

Au moment d’écrire cet article, les frais de gaz sur Ethereum mainnet sont très bas. Toutefois, qui sait jusqu’à quand cela durera ? Pour pallier les problèmes de scalabilité de la blockchain Ethereum, de nombreux Layers 2 ont été lancés dans le but de rendre l’EVM plus accessible tout en profitant de la sécurité du réseau Ethereum.

Parmi eux, la chaîne Arbitrum a connu un lancement en fanfare en 2023 grâce à un airdrop qui a fait sensation. Elle a ensuite réussi l’exploit de conserver une forte activité même après le départ des chasseurs d’airdrops, grâce à un écosystème riche et à un coût de transaction très faible.

Bien que la liquidité y soit encore nettement moins importante que sur le mainnet, il est possible d’y faire quasiment autant de choses à moindre coût. Les principaux protocoles DeFi comme AAVE, Uniswap ou encore Curve Finance y sont disponibles, offrant aux petits porteurs la possibilité de faire travailler leurs stablecoins ou de les échanger OnChain.

Comment fonctionne Arbitrum ?

L’un des principaux avantages d’Arbitrum est sa compatibilité totale avec les smart contracts Ethereum. Concrètement, cela signifie que les développeurs peuvent facilement déployer leurs applications déjà existantes du réseau Ethereum vers Arbitrum sans modifier le code, ce qui explique la rapidité avec laquelle l’écosystème s’agrandit.

Actuellement basé sur la technologie Optimistic Rollup, Arbitrum s’efforce de maintenir son avantage en matière de scalabilité et de coûts de transaction. Cependant, l’équipe d’Offchain Labs, les développeurs derrière Arbitrum, prévoit l’intégration des Zero-Knowledge Rollups (ZK-Rollups). Cette transition potentielle vers les ZK-Rollups vise à améliorer encore la sécurité et l’efficacité du réseau.

Les ZK-Rollups, solutions de mise à l’échelle de Layer 2 qui s’efforce d’augmenter la scalabilité des blockchains, permettent des confirmations rapides et une sécurité accrue sans devoir attendre plusieurs jours pour que la transaction soit définitivement validée. En combinant les avantages des Optimistic Rollups avec les innovations des ZK-Rollups, Arbitrum cherche, de fait, à offrir une solution de seconde couche encore plus robuste et performante.

 

Les Bridges sur Arbitrum

L’interopérabilité : le Graal de toute blockchain

L’un des principaux défis du Web3 à l’état actuel reste l’interopérabilité, et Arbitrum ne fait pas exception à la règle. Pour profiter des avantages qu’offre ce réseau, il vous faudra d’abord apporter vos fonds dessus.

Pour ce faire, plusieurs possibilités s’offrent à vous. La solution la plus simple et la plus pratique reste d’utiliser les exchanges centralisés (CEX). Aujourd’hui, quasiment tous les CEX offrent la possibilité de faire des retraits vers Arbitrum One, et cela reste la solution la plus rapide.

Les bridges onchain pour éviter les plateformes crypto centralisée

Cependant, pour les puristes qui préfèrent éviter les CEX, il existe de nombreux bridges onchain. Le plus évident étant le bridge officiel d’Arbitrum :

Le bridge officiel d’Arbitrum

Plutôt efficace pour envoyer des fonds du Layer 1 vers Arbitrum, le processus peut toutefois nécessiter une grande patience (plusieurs jours) pour le transfert inverse, d’Arbitrum vers Ethereum Mainnet, en raison du temps de finalité des Optimistic Rollups.

Bungee Exchange et Layer Swap

Bungee Exchange qui vous trouvera un chemin optimisé surtout pour passer d’Arbitrum One à Ethereum

https://www.bungee.exchange/

Ou LayerSwap très rapide et simple d’utilisation mais plus adapté aux petits montants car il vous limitera à 1 ETH par passage.

https://layerswap.io/app 

Bien entendu, il existe d’autres bridges très efficaces. Libre à vous d’utiliser celui de votre choix (en prenant soin de vérifier les adresses web que vous utilisez et toujours en faisant vos propres recherches avec soin), mais gardez à l’esprit qu’au moment du transfert d’Ethereum vers un Layer 2, vous devrez payer les frais de gaz du mainnet, alors autant profiter des opportunités pour réduire ces coûts !

Maintenant que vous savez comment procéder, il ne vous reste plus qu’à profiter de l’écosystème Ethereum sans craindre des frais de gaz élevés qui pourraient gâcher votre expérience.

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Pierre Vauquelin

Pierre Vauquelin

Rédacteur

Cryptomonnaies sur Cosmos : Éviter l’unbonding de 21 jours sur ATOM avec Stride

Cryptomonnaies sur Cosmos : Éviter l’unbonding de 21 jours sur ATOM avec Stride

Cryptomonnaies sur Cosmos : Éviter l’unbonding de 21 jours sur ATOM avec Stride

L’écosystème Cosmos est plein d’opportunités crypto.Malgré une tendance baissière depuis quelques mois, le token ATOM attire toujours des investisseurs en quête de potentiels airdrops en récompense pour les stakers. 

Toutefois, un frein persiste au moment de déléguer ses ATOMs : l’unbonding de 21 jours qui oblige à devoir anticiper ses sorties. Explications.

Qu’est-ce que l’unbonding ?

Le Cosmos Hub est une blockchain Proof of Stake. Cela signifie que le réseau est sécurisé par des validateurs bloquant un capital, ce que l’on appelle le « staking ». 

Ce capital peut-être « slasch »(c’est-à-dire amputé d’une partie) en cas d’inactivité ou de validation de transactions frauduleuses. Il est donc important de ne pas choisir à la légère à qui vous allez déléguer vos tokens.

Les stakers bénéficient d’une rémunération attractive pour le token ATOM (environ 14 % par an en 2024) et de la possibilité de percevoir des airdrops. Toutefois, une fois stakés, il faudra compter un délai de 21 jours pour récupérer vos tokens après le lancement du processus d’unstaking, c’est ce que l’on appelle « l’unbonding ».

Pour éviter cette contrainte, plusieurs protocoles se sont spécialisés dans le « Liquid Staking» . Ils proposent de vous fournir une représentation liquide de vos tokens et se chargent du staking à votre place, en échange d’une partie de vos rewards. En somme, le liquid staking permet d’éviter l’immobilisation du capital tout en profitant d’une partie de la rémunération du staking. Ca c’est pour la théorie. Passons à la pratique.

Et pour Cosmos alors ?

Depuis le passage d’Ethereum en Proof of Stake, nous avons vu apparaître de nouveaux protocoles proposant du liquid staking, comme Lido, Rocket pool ou StakeWise pour ne citer qu’eux.

Cette pratique s’est démocratisée dans de nombreux écosystèmes et n’a pas échappé à Cosmos. On peut déjà compter sur Stride, Quicksilver, MilkyWay et Moonkitt qui proposent des solutions de liquid staking pour ceux qui veulent éviter de voir leurs actifs bloqués pendant une durée donnée.

Et pour ceux qui préfèrent garder leurs actifs natifs, par exemple, pour maximiser leurs chances d’obtenir un airdrop, leur rendement de staking ou simplement minimiser le risque protocolaire, le liquid staking reste une option à ne pas négliger !

Aujourd’hui, il est possible de convertir directement de l’ATOM staké en stATOM, une représentation liquide d’un ATOM staké, contre une pénalité de 1 % de sa valeur.

Stride, l’atout de Cosmos

Il est maintenant facile et rapide d’éviter les 21 jours d’unbonding et de retirer 99 % de votre bag d’ATOM si vous avez besoin de liquidité immédiate, ou bien pour vendre « le top » grâce à Stride !

Petit disclaimer ici : prenez toujours bien le temps de vérifier les adresses internet des sites sur lesquels vous allez !

https://www.stride.zone/

En cliquant sur « Liquid stake with Stride», vous aurez la possibilité de connecter votre wallet Cosmos pour transformer vos ATOM stakés en stATOM, échangeables contre des ATOM liquides ou la crypto de votre choix, par exemple, sur Osmosis !

Une fois connecté, il vous suffira de choisir le token ATOM, de cocher la case « Pull from natively staked balance » et de sélectionner le validateur à délester.

Ensuite, choisissez le montant que vous souhaitez unstake.

Attention, retenez bien ici que : 1 ATOM n’est pas égal à 1 stATOM, car le stATOM est un cumul de l’ATOM natif et du rendement de staking généré depuis le lancement du stATOM.

Il ne vous reste plus qu’à inscrire la transaction dans la sacro-sainte blockchain, et vous voilà libre comme l’air avec vos stATOM, probablement vendus au top, plutôt que d’attendre 21 jours et de risquer un dump !

À noter tout de même que la « liquéfaction » des tokens stakés via Stride n’est possible que pour le token ATOM, même si d’autres tokens sont disponibles au format liquid staked.

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Pierre Vauquelin

Pierre Vauquelin

Rédacteur