Le problème de la liquidité fragmentée

Le problème de la liquidité fragmentée

Le problème de la liquidité fragmentée

C’est un souci souvent évoqué pour critiquer l’écosystème EVM et le Web 3 plus généralement. Mais concrètement, savez-vous ce que c’est, ce que ça implique et les travaux pour y remédier ?

Plus le temps passe, plus on voit apparaître de nouveaux écosystèmes et, avec les perspectives d’airdrop des tokens de nouvelles blockchains, une partie de la liquidité est devenue “mercenaire”. Les chasseurs d’airdrop vont et viennent de blockchain en blockchain et vont déposer sur de nombreux protocoles qui viennent de sortir. C’est évidemment leur droit, mais ça rend la liquidité plus instable.

Qu’est-ce que la liquidité ?

C’est la supply disponible d’un actif, un mot un peu fourre-tout qui est utilisé dans plusieurs contextes et dont le sens n’est pas toujours équivalent. Il est souvent associé à la TVL, mais pas seulement.

La liquidité sur les exchanges centralisés est le nombre de tokens disponibles à l’achat. Plus la liquidité est haute, moins le price impact est important lors d’un achat. La valeur découlant d’un mécanisme d’offre et de demande, plus la liquidité est basse, plus la volatilité est forte.

La liquidité sur les exchanges décentralisés suit un peu le même principe que pour un CEX, mais de manière plus visible. Sur un DEX, les swaps passent par des “pools de liquidité”. En gros, des gens comme vous et moi déposions des tokens dans une pool sous forme de paire (par exemple : ETH / USDC) qui s’équilibre automatiquement pour conserver une valeur $ à 50/50. Si la liquidité dans la pool est trop basse au moment où vous voulez l’utiliser, vous prenez le risque de ne pas avoir le montant souhaité en échange de votre paiement.

Exemple : Vous utilisez un petit DEX avec peu de liquidité et vous voulez swap de l’USDC contre du DAI, le pool de liquidité est composé de 3000 USDC et 3000 DAI. Si vous voulez échanger 5000 USDC, vous ne recevrez que 3000 DAI, car la pool ne dispose pas de la liquidité suffisante pour effectuer correctement le swap.

La liquidité sur les protocoles de lending/borrowing, c’est la liquidité disponible à l’emprunt. Par exemple, sur AAVE, vous pouvez déposer des assets qui serviront de collatéral et qui pourront, dans la plupart des cas, être empruntés par d’autres pour vous apporter du rendement. Toutefois, si vous êtes vraiment riche ou bien que vous utilisez AAVE sur un layer très peu utilisé, il est possible que la liquidité ne soit pas suffisante pour que vous puissiez emprunter la quantité que vous souhaitez.

La fragmentation ajoute de la friction

Dans le monde centralisé, la fragmentation se limite simplement aux différents exchanges qui se battent pour cannibaliser celle des autres ou bien s’arrangent pour équilibrer la supply de leurs actifs.

En revanche, pour ce qui est on-chain, le problème est bien plus présent, et ce à plusieurs niveaux.

Voici les différentes couches de fragmentation que l’on retrouve actuellement :

  • La fragmentation entre les différents écosystèmes. C’est la difficulté de lier deux actifs identiques qui ne sont pas sur la même blockchain. Par exemple, de l’USDC sur Ethereum et sur Solana sont déjà séparés au niveau utilisation, car les protocoles où les utiliser ne sont pas les mêmes. Et au-delà de ça, ils ne sont même pas au même format (ERC20 pour Ethereum et SPL pour Solana), car les blockchains ne sont pas régies par le même langage informatique (Solidity pour Ethereum et Rust, C ou C++ pour Solana).
  • La fragmentation entre les Layer EVM. L’écosystème Ethereum est le plus fourni au niveau des protocoles, mais également au niveau des layers 2, ce qui divise même au sein d’un même écosystème la liquidité. Même au sein de l’écosystème EVM, des tokens sur Arbitrum ne seront pas accessibles sur Optimism, par exemple.
  • La fragmentation protocolaire pour conséquence. Que ce soit pour les DEX ou pour les protocoles de lending, la fragmentation de la liquidité est un problème. Si vous utilisez un DEX multichain, au lieu d’avoir une seule pool USDC/ETH, il y en aura une sur chaque blockchain supportée par le DEX en question, ce qui rend les swaps de gros montants plus impactants, voire impossibles, si la liquidité dans la pool est insuffisante.

Pour les protocoles comme AAVE, c’est le même problème avec les pools de lending. Au-delà du souci de liquidité dans les pools, vous ne pourrez pas emprunter sur AAVE sur une blockchain où vous n’avez pas de collatéral, ce qui peut s’avérer frustrant. Si vous avez 100 000 $ d’ETH en dépôt sur AAVE Ethereum et aucun emprunt, vous ne pourrez pas emprunter ne serait-ce que 10 USDC sur Arbitrum.

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Conclusion

Aujourd’hui, la fragmentation de la liquidité est une véritable contrainte technique qui nuit à la qualité de l’expérience utilisateur. C’est un gros sujet pour de nombreux projets comme Ethereum et AAVE. Petit à petit, des solutions vont être trouvées, cela devrait bientôt arriver pour AAVE (avec l’objectif d’une liquidité unifiée) et pour l’écosystème EVM d’Ethereum. Mais avec la création constante de nouvelles blockchains, c’est une contrainte qui va mettre très longtemps à disparaître.

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Pierre Vauquelin

Pierre Vauquelin

Rédacteur

Bitcoin : Le seuil des 100 trillions de difficulté de minage franchi !

Bitcoin : Le seuil des 100 trillions de difficulté de minage franchi !

Bitcoin : Le seuil des 100 trillions de difficulté de minage franchi !

Le réseau Bitcoin vient de franchir un cap symbolique, avec une difficulté de minage dépassant pour la première fois la barre des 100 trillions. Un niveau record atteint à l’ère où la compétition parmi les mineurs n’a jamais été aussi rude ! Ce jalon, noté au bloc 868,896, confirme non seulement la résilience de Bitcoin mais aussi la détermination des mineurs à continuer leur activité malgré des profits en berne depuis le dernier halving. Décortiquons ensemble cet événement historique et son impact sur l’écosystème du minage.

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La difficulté de minage : une montée vertigineuse

La difficulté de minage, pour faire simple, est un indicateur de la « dureté » du réseau Bitcoin. Plus elle est élevée, plus il est complexe et coûteux de miner de nouveaux blocs. Ce chiffre est recalibré toutes les deux semaines, soit tous les 2016 blocs, pour que l’intervalle moyen de production d’un bloc reste autour de 10 minutes.

Mardi dernier, le réseau a atteint un niveau inédit de 101,7 trillions de difficulté, pulvérisant le précédent record de 95,7 trillions établi il y a à peine deux semaines. Ce nouvel ajustement intervient après une période où les blocs étaient générés à un rythme supérieur à la normale (environ toutes les 9 minutes et 27 secondes). Ce n’est pas le fruit du hasard : cette intensification est directement liée à l’augmentation du nombre de mineurs, qui font exploser la puissance de calcul (ou hash rate) allouée au réseau.

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Bitcoin mining difficulty. Image: Mempool.

Un hash rate dépassant les 750 EH/s : la fureur de miner malgré la baisse des revenus

Le taux de hachage, indicateur clé de la puissance de calcul globale des mineurs, a récemment atteint un niveau record de 755,5 EH/s. Cette augmentation de la puissance de calcul est une réponse des mineurs à un contexte de rentabilité de plus en plus difficile. En effet, depuis le quatrième halving d’avril 2024, les revenus des mineurs ont été réduits de moitié, passant de 6,25 BTC à 3,125 BTC par bloc. Cela a entraîné une chute spectaculaire de leurs revenus, passant de 72,4 millions de dollars à une fourchette modeste de 25 à 35 millions de dollars par semaine.

Pour ajouter à cette pression, le hash price – soit le rendement espéré pour chaque terahash de puissance de minage – a atteint un creux historique en septembre, descendant jusqu’à 0,04 $. Depuis, une légère reprise l’a ramené à 0,045 $, mais ce niveau reste bien inférieur aux attentes des mineurs. Face à ces défis, seules les opérations les plus robustes et efficientes peuvent persister, menant à une consolidation du marché où les grands mineurs publics américains commencent à dominer.

Stratégies des mineurs publics : se diversifier ou s’écraser

L’année 2024 aura vu les mineurs publics diversifier leurs stratégies pour contrer cette baisse de rentabilité. Tandis que certains, comme Core Scientific, IREN et Terawulf, ont exploré des secteurs adjacents comme l’intelligence artificielle pour maintenir leurs performances financières, d’autres comme CleanSpark, Riot et MARA demeurent focalisés sur le pur minage de Bitcoin. Cette divergence stratégique a un impact notable en bourse, où les titres des mineurs engagés dans l’IA ont surpassé ceux de leurs homologues exclusivement centrés sur Bitcoin.

Cette stratégie de diversification pourrait bien être la clé de la survie dans un secteur en perpétuelle évolution. Entre le coût énergétique, la volatilité du cours de Bitcoin, et les défis techniques, les mineurs sont confrontés à un dilemme cornélien : investir davantage ou réorienter leur business modele.

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Bitcoin, toujours plus difficile, toujours plus fort ?

Bitcoin continue de s’affirmer comme une force inébranlable, un réseau dont la sécurité repose sur des défis mathématiques d’une complexité croissante. Avec une difficulté de minage à un sommet sans précédent et une puissance de calcul astronomique, le réseau est plus sécurisé que jamais. Mais cette quête de sécurité et de décentralisation a un coût élevé, et seuls les plus résistants semblent capables de rester dans la course.

En cette période où Bitcoin est évalué autour de 68 694 $, la pression monte pour les mineurs. Leurs choix stratégiques détermineront sans doute l’avenir de l’industrie. Et pour les amateurs de Bitcoin, une question persiste : jusqu’où le réseau pourra-t-il pousser la barre des trillions ?

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Antoine Marchain

Antoine Marchain

Co-Fondateur

Aave : la mise à jour v3.2 et les chiffres clés

Aave : la mise à jour v3.2 et les chiffres clés

Aave : la mise à jour v3.2 et les chiffres clés

Le monde de la finance décentralisée (DeFi) regorge de projets innovants, et parmi eux, Aave s’impose comme l’un des piliers incontournables. Ce protocole de prêt décentralisé permet aux utilisateurs d’emprunter et de prêter des cryptomonnaies de manière autonome, sans passer par les institutions bancaires traditionnelles. Avec son jeton natif, une base d’utilisateurs en pleine expansion et un marché qui avoisine les 16 milliards de dollars, Aave est en train de redéfinir le paysage financier. Et la récente mise à jour v3.2, riche en améliorations, confirme l’ambition de ce géant de la DeFi.

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Aave en bref : Comment ça marche ?

Aave est une plateforme de prêt décentralisée qui permet aux utilisateurs de déposer des actifs numériques pour percevoir un rendement, ou d’emprunter en déposant une garantie.

Ce système repose sur des pools de liquidité où les utilisateurs contribuent leurs actifs (comme l’ETH, le DAI ou l’USDC) pour créer une réserve partagée. En échange, les prêteurs gagnent des intérêts, tandis que les emprunteurs doivent fournir un collatéral suffisant pour éviter la liquidation en cas de chute de valeur de leurs garanties.

Le jeton AAVE est essentiel à la gouvernance du protocole, permettant à ses détenteurs de participer activement aux décisions de développement.

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La mise à jour v3.2 : De nouvelles fonctionnalités pour une meilleure efficacité

La version v3.2 du protocole apporte des changements majeurs pour optimiser l’expérience utilisateur et l’efficacité globale d’Aave. Voici les améliorations clés :

Liquid eMode : Cette fonctionnalité permet aux utilisateurs de gérer leurs garanties avec plus de flexibilité, en choisissant des modes spécifiques adaptés à leurs actifs.

Réduction des coûts de gas : L’optimisation des transactions rend le protocole plus abordable, en particulier pour les utilisateurs fréquents.

Gestion des risques personnalisée : Les utilisateurs peuvent désormais ajuster leurs stratégies financières de manière plus précise grâce à des options de gestion des risques sur mesure.

Suppression de fonctionnalités obsolètes : La simplification du protocole rend Aave plus fluide et améliore son accessibilité.

Ces nouvelles options, validées par la communauté via des propositions de gouvernance, renforcent la participation de la DAO Aave dans l’évolution du protocole.

Les chiffres clés d’Aave

Aave attire une communauté de plus en plus large, et ses métriques actuelles en font un acteur incontournable dans la DeFi. Voici un aperçu des chiffres clés de la plateforme, qui témoignent de sa solidité :

  • Utilisateurs uniques : À ce jour, plus de 51 149 utilisateurs uniques sont actifs sur la version V3 d’Aave sur Ethereum, confirmant l’attrait croissant de la plateforme.
  • Nouveaux utilisateurs : Lors d’une période récente, 33 380 nouveaux utilisateurs ont rejoint Aave, et 88 nouveaux utilisateurs ont encore été enregistrés aujourd’hui. Ce flux continu démontre la capacité du protocole à séduire de nouveaux adeptes.
  • Taille totale du marché : Actuellement, la taille totale du marché d’Aave V3 sur Ethereum atteint les 16,3 milliards de dollars, consolidant la position de leader du protocole dans le domaine du prêt décentralisé.
  • Liquidités disponibles : Sur ce marché total, environ 9,6 milliards de dollars sont prêts à être empruntés, ce qui reflète une grande disponibilité de fonds pour les utilisateurs.
  • Montant total des emprunts : À ce jour, 6,7 milliards de dollars ont été empruntés via Aave V3 Ethereum. Ce chiffre impressionnant témoigne de la demande et de la confiance dans le protocole.

Avec de tels volumes et une base d’utilisateurs solide, Aave continue de renforcer sa présence dans l’univers DeFi, attirant aussi bien les prêteurs que les emprunteurs en quête de stabilité et de rendement.

Pour en savoir plus sur la gouvernance d’Aave et sa vision de la décentralisation, nous vous invitons à lire notre interview exclusive avec Marc Zeller, leader de l’Aave Chan Initiative. Marc Zeller y partage son expérience et les défis rencontrés par la DAO Aave pour maintenir l’innovation et la sécurité dans l’écosystème DeFi.

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Aave, un modèle de la finance décentralisée

À l’heure où les régulations se précisent autour des cryptomonnaies, Aave se distingue par sa gouvernance décentralisée et ses innovations continues, qui en font un modèle pour la finance de demain.

Avec la mise à jour v3.2 et l’implication active de sa DAO, Aave est bien positionné pour relever les défis et offrir des solutions sécurisées à ses utilisateurs. Pour explorer davantage les possibilités d’investissement avec Aave, consultez notre article complet sur Aave, le roi de la DeFi.

La finance décentralisée évolue, et Aave est prêt à mener la charge pour façonner le futur de l’économie numérique.

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Antoine Marchain

Antoine Marchain

Co-Fondateur

L’ascension de BitGo et son pari sur le stablecoin

L’ascension de BitGo et son pari sur le stablecoin

L’ascension de BitGo et son pari sur le stablecoin

BitGo marque un nouveau tournant dans l’univers des stablecoins. La société de gestion d’actifs numériques a annoncé l’arrivée de Ben Reynolds, ancien président de Silvergate Bank, pour diriger le développement de sa nouvelle monnaie stable, l’USD Standard. Dans un marché en pleine expansion, BitGo n’a pas l’intention de rester en marge de la course. Et avec un acteur expérimenté comme Reynolds aux commandes, les ambitions de l’entreprise prennent une dimension inédite. Alors, que cache ce stablecoin qui attire tant d’attention, et que signifie ce choix stratégique pour BitGo ?

BitGo - image - blockchainaddict.fr

Le marché des stablecoins : une ruée vers l’or numérique

Les stablecoins, ces cryptomonnaies arrimées au dollar américain, continuent de séduire. À l’heure actuelle, de grands noms tels que PayPal, Ripple et même Revolut planchent sur leurs propres versions, cherchant à capter un public en quête de stabilité dans la volatilité des marchés crypto. Mais parmi cette pléiade de projets, Tether (USDT) conserve encore le trône avec la plus grosse capitalisation.

Pourquoi cet engouement ? Tout simplement parce que les stablecoins, arrimés au dollar, offrent une sécurité que les autres cryptos ne garantissent pas. Leur valeur stable attire aussi bien les utilisateurs souhaitant échapper aux fluctuations du marché que les entreprises cherchant à s’intégrer dans l’écosystème numérique. Dans ce contexte, BitGo voit une opportunité claire : son USD Standard, qui devrait voir le jour l’année prochaine, sera doté d’un système de récompenses unique, qui incite les utilisateurs à investir et soutenir le réseau. Mais pour rendre ce projet incontournable, BitGo avait besoin d’un capitaine solide, et c’est là que Ben Reynolds entre en scène.

Ben Reynolds, le nouvel atout de BitGo

L’arrivée de Ben Reynolds chez BitGo est loin d’être un hasard. Cet ancien président de Silvergate Bank a marqué le secteur en lançant le Silvergate Exchange Network (SEN), une plateforme de paiements en temps réel permettant des transactions massives de cryptomonnaies, atteignant plus de 2 000 milliards de dollars échangés. Avec cette expérience précieuse, Reynolds est le profil idéal pour transformer l’USD Standard en un acteur majeur des stablecoins.

Cependant, Silvergate n’a pas été qu’une success-story. En juillet dernier, la SEC a intenté un procès à la banque pour des déclarations erronées sur ses procédures de lutte contre le blanchiment d’argent, une sombre affaire qui a précipité la fermeture de l’établissement. Néanmoins, BitGo a souligné que Reynolds n’avait pas été impliqué dans les aspects litigieux et qu’il avait surtout joué un rôle structurant et innovant au sein de la banque. Son parcours chez Silvergate, HSBC et KPMG témoigne d’une expertise rare, capable de faire le lien entre les mondes de la finance traditionnelle et des actifs numériques.

Pour Mike Belshe, PDG de BitGo, l’arrivée de Reynolds ne pouvait pas mieux tomber. Dans un communiqué, il déclare : « Ben apporte une compréhension approfondie des stablecoins et une expérience impressionnante dans le développement d’infrastructures de paiement révolutionnaires. » Ce partenariat est donc un pas stratégique pour BitGo, qui ne cache pas son ambition de se positionner au sommet du marché des stablecoins.

Ben Reynolds - bitGo - blockchainaddict.fr

L’USD Standard : un stablecoin pas comme les autres

Si l’USD Standard cherche à se démarquer, ce n’est pas seulement grâce à l’équipe en charge, mais aussi par son modèle. Contrairement aux autres stablecoins, BitGo mise sur une structure de participation ouverte : les gains générés par l’USD Standard seront redistribués aux participants qui renforcent l’écosystème, créant ainsi un cercle vertueux qui pourrait bien séduire les investisseurs.

Le lancement de cette monnaie stable début 2024 promet de nouvelles perspectives pour BitGo. En optant pour une redistribution des revenus, l’USD Standard espère attirer une communauté engagée, encourager la liquidité et stabiliser son ancrage au dollar. Le défi sera de taille, car chaque erreur ou instabilité pourrait peser lourdement sur l’adoption de cette nouvelle devise. Mais avec Reynolds aux commandes, la société parie sur une transition solide et sur une croissance maîtrisée de son stablecoin.

Pour en savoir plus sur le fonctionnement des ETF Bitcoin et leur potentiel d’investissement, consultez notre article.

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Un avenir prometteur pour BitGo et le stablecoin USD Standard

Avec cette nouvelle orientation stratégique, BitGo montre une fois de plus qu’elle sait évoluer et anticiper les besoins du marché. En attirant Ben Reynolds, un pionnier de la finance numérique, l’entreprise affirme clairement ses ambitions de révolutionner les paiements numériques et de redéfinir la place des stablecoins dans notre économie.

La compétition sera rude, mais BitGo mise sur la transparence, la récompense des participants et une infrastructure de premier plan pour se démarquer. Reynolds et son équipe devront naviguer avec soin pour conquérir ce marché dynamique, tout en sécurisant l’avenir de l’USD Standard. La route est tracée, et pour BitGo, tout ne fait que commencer.

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Antoine Marchain

Antoine Marchain

Co-Fondateur

Bitcoin : 16 ans et proche du sommet !

Bitcoin : 16 ans et proche du sommet !

Bitcoin : 16 ans et proche du sommet !

Bitcoin souffle ses 16 bougies et flirte avec les sommets ! Depuis son lancement en 2008, le célèbre actif numérique s’est imposé comme l’étalon d’or de la cryptosphère, et pour son « sweet sixteen », il n’a pas fini de surprendre. En effet, le 31 octobre 2023, le Bitcoin tutoie les cieux avec un prix qui avoisine les 71,864 $ et une capitalisation qui dépasse les 1,4 trillions de dollars. Et ce n’est pas tout : le nombre de transactions n’a jamais été aussi élevé, établissant un nouveau record historique. Petit retour sur un anniversaire qui pourrait bien marquer un tournant décisif pour Bitcoin.

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Bitcoin, 16 ans et une croissance insolente

Le Bitcoin, cette invention mystérieuse et fascinante signée Satoshi Nakamoto, fête ses 16 ans cette semaine, et autant dire qu’il ne fait pas les choses à moitié. Ce 31 octobre 2008, Nakamoto partageait le fameux white paper détaillant l’architecture de ce qui allait devenir le premier réseau de monnaie numérique au monde. Depuis, la cryptomonnaie n’a cessé de grimper, avec des étapes marquantes comme ce cap des 70,000 $ qu’il dépasse pour la première fois depuis plus de sept mois.

Avec un cours actuel de$71,864 $ et une augmentation de 70 % depuis janvier 2024, le Bitcoin est en grande forme, attirant l’attention des investisseurs, des traders, et même des régulateurs. En chiffres, cette montée en puissance se traduit par une explosion des transactions. En octobre, pas moins de 20,1 millions de transactions ont été enregistrées, pulvérisant le précédent pic de 19,51 millions de transactions établi en juillet. De quoi illustrer l’appétit insatiable pour la première des cryptomonnaies et renforcer la crédibilité d’un écosystème de plus en plus complexe et intégré.

Une année record pour le Bitcoin : entre ETFs et affluence de capitaux

2024 marque un tournant majeur pour Bitcoin. En janvier, la Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis a donné son feu vert à 11 fonds cotés en bourse (ETFs) en Bitcoin, une décision qui a ouvert les vannes d’un volume d’investissement conséquent. Depuis leur lancement, ces ETFs spot Bitcoin ont cumulé près de 460 millions de dollars en volume, avec le géant BlackRock à leur tête. Leur fonds IBIT, fer de lance de cette nouvelle ère d’ETFs Bitcoin, a notamment enregistré une entrée record de 870 millions de dollars en une seule journée récemment, un record inégalé depuis sept mois.

En parallèle de cette ruée vers l’or numérique, Bitcoin a aussi fait parler de lui à travers un documentaire produit par HBO, « Money Electric : The Bitcoin Mystery », qui a tenté de résoudre l’énigme de Satoshi Nakamoto. Le film avance la théorie que Peter Todd, un développeur bien connu de la scène Bitcoin, pourrait être le créateur anonyme. Cette hypothèse, toutefois, a été largement rejetée par la communauté, qui pointe du doigt des failles dans les preuves avancées. Mais ce débat démontre une chose : 16 ans après, Bitcoin fascine toujours autant, et le mystère Nakamoto reste entier.

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Bitcoin aux portes d’un record : et après ?

Alors que Bitcoin approche de son précédent record historique de 73,000 $, l’effervescence dans la cryptosphère est à son comble. En témoignent les mouvements de capitaux et l’intérêt soutenu des investisseurs institutionnels, avec en tête BlackRock et ses ETFs Bitcoin en plein essor. Pour en savoir plus sur ce record d’entrées, consultez notre article détaillé : BlackRock : un record d’entrées sur les ETFs Bitcoin.

L’avenir de Bitcoin semble donc encore plus brillant et chargé d’opportunités. Après 16 ans de croissance constante, d’adoption et de controverses, la question reste entière : jusqu’où ira le Bitcoin ? Entre records de prix, adoption institutionnelle et débat sur l’identité de Satoshi, une chose est sûre : Bitcoin continue d’écrire l’histoire.

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Antoine Marchain

Antoine Marchain

Co-Fondateur

Polymer Labs : L’interopérabilité blockchain au cœur du Web3 !

Polymer Labs : L’interopérabilité blockchain au cœur du Web3 !

Polymer Labs : L’interopérabilité blockchain au cœur du Web3 !

Le 24 octobre 2024, une interview passionnante de Bo, co-fondateur technique de Polymer Labs, a été diffusée sur YouTube par Kam Benbrick. Dans cet entretien, Bo dévoile les défis et les avancées majeures de l’interopérabilité blockchain, un enjeu crucial pour l’infrastructure du Web 3.0. Cet échange met en lumière les solutions proposées par Polymer Labs pour rendre les blockchains plus interconnectées et performantes, avec un accent particulier sur les rollups et l’OP Stack, deux technologies prometteuses pour améliorer les capacités des blockchains actuelles. Regardez l’interview complète ici.

Polymer Labs - logo - blockchainaddict

Qu’est-ce que l’interopérabilité blockchain ?

L’interopérabilité est l’une des pierres angulaires du futur de la blockchain. Elle désigne la capacité des différentes blockchains à échanger des données et à interagir entre elles. Actuellement, la majorité des blockchains fonctionnent de manière indépendante, chacune avec ses propres règles et protocoles. Cette séparation rend difficile, voire impossible, les transferts de valeur ou les partages d’informations d’une chaîne à une autre sans passer par des solutions complexes ou coûteuses.

L’objectif de Polymer Labs est de résoudre cette problématique. Selon Bo, sans une interopérabilité fluide, l’adoption de masse des applications décentralisées restera limitée. La capacité des blockchains à « se parler » pourrait radicalement transformer la manière dont nous utilisons la technologie décentralisée, en facilitant des services comme le transfert inter-chains de tokens ou la création de contrats intelligents multi-chaines.

Le parcours de Bo : De la Silicon Valley à la blockchain

Avant de co-fonder Polymer Labs, Bo a travaillé dans le Web 2.0, notamment chez des géants comme Uber et Chronosphere. Spécialiste des bases de données à haute performance, il a découvert l’univers du Web 3.0 en explorant la DeFi (finance décentralisée). Très vite, il s’est aperçu que l’infrastructure actuelle des blockchains n’était pas suffisamment solide pour prendre en charge des applications à grande échelle.

« L’infrastructure pour soutenir ces applications est encore insuffisante, » explique-t-il à Kam Benbrick. Cette prise de conscience l’a poussé à se concentrer sur l’interopérabilité, un élément essentiel pour faire progresser les blockchains vers des applications réelles et de grande envergure.

Bo et Kam Benbrik - blockchainaddict

Polymer Labs : Une infrastructure pour l’économie « on-chain »

Une mission technique et ambitieuse

Polymer Labs a été fondée avec un objectif clair : permettre aux blockchains de communiquer entre elles de manière fluide. Cela permettrait de simplifier les transferts de données et de tokens entre différentes blockchains tout en offrant des performances élevées. Pour ce faire, Polymer Labs utilise des technologies comme le Cosmos SDK et l’OP Stack.

Ces outils facilitent la communication inter-chaînes et permettent aux blockchains, qui utilisent des langages et des protocoles différents, de fonctionner ensemble plus efficacement. Polymer Labs cherche ainsi à créer une infrastructure qui serait capable de soutenir une économie entièrement « on-chain », où la majorité des transactions et des applications pourraient fonctionner directement sur la blockchain.

Pourquoi choisir l’OP Stack ?

Un des choix technologiques importants de Polymer Labs a été de miser sur l’OP Stack plutôt que sur des solutions comme les ZK rollups. Bo justifie ce choix par un critère clé : la latence. L’OP Stack permet de réduire les délais de transaction, un facteur essentiel pour rivaliser avec les applications centralisées, qui sont souvent beaucoup plus rapides.

« Si nous voulons concurrencer les applications hors blockchain, nous devons réduire cette latence, » précise Bo. Avec l’OP Stack, Polymer cherche à rendre les blockchains suffisamment performantes pour prendre en charge des applications de masse tout en offrant la sécurité et la transparence propres à la blockchain.

Rollups : La clé de l’avenir des transactions blockchain

Un des axes majeurs de développement de Polymer Labs concerne les rollups. Les rollups sont des solutions qui permettent de regrouper des transactions et de les traiter sur une chaîne secondaire avant de les valider sur une chaîne principale (comme Ethereum). Cette méthode permet de réduire les coûts et d’accélérer les transactions, tout en bénéficiant de la sécurité des blockchains de niveau 1 (L1).

En se concentrant sur les rollups, Polymer Labs vise à offrir une scalabilité accrue aux blockchains, c’est-à-dire leur capacité à gérer un grand nombre de transactions sans compromettre la performance ou la sécurité.

Séquenceurs : Décentralisation ou pas ?

La question de la décentralisation des séquenceurs est un sujet brûlant dans l’écosystème blockchain. Les séquenceurs sont des entités responsables de l’organisation des transactions dans les rollups, et certains pensent qu’il est crucial de les décentraliser pour garantir une meilleure résistance à la censure.

Bo propose une approche différente, expliquant que la décentralisation totale n’est pas nécessaire pour assurer cette résistance. Il estime qu’un séquenceur centralisé peut très bien offrir une résistance à la censure suffisante, à condition d’utiliser des mécanismes de sécurité sophistiqués intégrés à la blockchain.

« Vous n’avez pas nécessairement besoin de décentraliser un séquenceur pour obtenir de bonnes propriétés de résistance à la censure, » précise-t-il, un point de vue qui pourrait bien bousculer certaines idées reçues dans la communauté blockchain.

polymerlabs.org - homepage - blockchainaddict

L’IBC : Solution aux défis de l’interopérabilité

Pour concrétiser sa vision d’une blockchain interconnectée, Polymer Labs s’appuie sur le protocole IBC (Inter-Blockchain Communication). Ce protocole permet aux blockchains de communiquer directement entre elles, sans nécessiter d’intermédiaire. En simplifiant les échanges entre blockchains, l’IBC joue un rôle essentiel dans la stratégie de Polymer.

Toutefois, un défi persiste : comment assurer que les relais, responsables du transfert de données entre chaînes, travaillent de manière efficace et durable ? Bo propose la création de marchés de frais ouverts, où les relais seraient rémunérés en fonction de leur performance et de la qualité de service fournie.

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Polymer Labs, leader de l’interopérabilité blockchain

Avec Polymer Labs, Bo et son équipe cherchent à résoudre l’un des plus grands défis du Web 3.0 : l’interopérabilité blockchain. En se concentrant sur les rollups et l’OP Stack, ils construisent une infrastructure qui pourrait révolutionner la manière dont les blockchains interagissent entre elles, rendant possibles des applications inter-chaines rapides, sécurisées et évolutives.

Alors que des défis techniques demeurent, les avancées réalisées par Polymer Labs pourraient bien façonner le futur de la blockchain, avec une économie « on-chain » plus accessible, connectée et performante.

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Antoine Marchain

Antoine Marchain

Co-Fondateur