50 Partners : De l’entrepreneuriat à l’accélération web3 avec Bader

50 Partners : De l’entrepreneuriat à l’accélération web3 avec Bader

50 Partners : De l’entrepreneuriat à l’accélération web3 avec Bader

« Chaque année, nous voyons environ 1000 projets pour n’en retenir que 5 à 7 : autant dire que nous cherchons vraiment la pépite parmi les pépites. »

Créer une startup dans l’écosystème crypto est une aventure semée d’embûches. Face à la difficulté de transformer une bonne idée en entreprise pérenne, des structures comme 50 Partners se positionnent comme des acteurs incontournables, entre l’incubateur et le fonds d’investissement.

 À l’occasion d’une rencontre avec Bader, analyste VC chez 50 Partners, Blockchain Addict se penche sur les rouages de cet accélérateur qui ne cache pas son ambition : repérer et soutenir les futures références de l’entrepreneuriat  … dont celles du web3.

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50 Partners : accélérer les pépites du web3

 

Créé initialement il y a plus de 13 ans, 50 Partners rassemble aujourd’hui 200 entrepreneurs à succès répartis sur quatre verticales distinctes : la Tech, l’Impact, la Santé, et récemment, le Web3. 

Chaque verticale est portée par 50 entrepreneurs confirmés, dont le rôle est d’accompagner stratégiquement et opérationnellement les startups sélectionnées.

Concrètement, cet accompagnement se traduit par :

  • Des conseils stratégiques et opérationnels sur une durée pouvant aller jusqu’à 6 ans.

     

  • Des workshops spécialisés animés par des experts du droit, du recrutement ou encore du marketing.
  • Un accès direct à des entrepreneurs chevronnés, tels que Gilles Fedak (iExec), Cyrus Fazel (Swissborg), Adrien Hubert (Smart Chain), ou encore Sami Chlagou (Cross The Ages).

Comme l’explique Bader :

« Intégrer 50 Partners, c’est s’acheter un board de 50 advisers pour éviter les erreurs que d’autres ont pu commettre avant. »

L’objectif : offrir aux startups une rampe de lancement solide pour naviguer efficacement sur le marché complexe du web3.

Les cryptos au cœur de l’accompagnement chez 50 Partners

Si le modèle d’accélérateur traditionnel existe depuis longtemps, la spécificité web3 de 50 Partners réside dans l’expertise blockchain poussée et une vraie compréhension des enjeux liés à l’émission de tokens, au cadre réglementaire ou encore à la construction de communautés solides.

Un accompagnement concret, du token au marché

La vision pragmatique de 50 Partners se révèle particulièrement sur les projets web3 :

  • Accompagnement sur la tokenomics :
    Bader insiste sur ce point :

    « Un token doit avoir une véritable utilité, une économie solide derrière. La gouvernance ou le staking, seuls, ne suffisent plus. »

  • Soutien réglementaire :
    50 Partners met en relation les startups avec des experts en régulation pour anticiper les risques juridiques. Un atout crucial dans un environnement où la réglementation européenne est de plus en plus contraignante.
  • Appui communautaire :
    Selon Bader, la communauté est l’un des critères clés de succès des startups web3 :

    « On l’a vu avec l’airdrop d’HyperLiquid : les startups avec une communauté forte peuvent prospérer sans avoir recours à des investisseurs traditionnels. »

Les startups qui rejoignent 50 Partners peuvent également bénéficier d’un ticket d’investissement compris entre 100k et 500k euros, renforçant leur trésorerie dès les premières étapes de leur croissance.

L’utilité comme clé de l’adoption crypto : un conseil aux entrepreneurs web3

Face à la multitude de projets lancés chaque année, Bader souligne l’importance d’un critère central : l’utilité réelle et immédiate du produit.

L’analyste rappelle ainsi que :

  • Les projets qui réussissent le mieux disposent d’un équilibre entre technicité (un bon CTO) et capacité à communiquer (un CEO charismatique capable de défendre sa vision devant des investisseurs).

  • L’importance d’une traction réelle (nombre d’utilisateurs ou communauté engagée) dès les premières phases est un atout majeur pour une levée de fonds réussie.

Pour lui, l’entrepreneur idéal en web3 est avant tout celui qui réussit à bâtir un produit utile, tout en sachant communiquer efficacement auprès des communautés et des investisseurs.

« L’entrepreneuriat web3 est un parcours du combattant, mais on n’y avance jamais seul. »

Ainsi, 50 Partners apparaît comme un acteur incontournable de l’écosystème crypto francophone, où entreprendre n’est pas qu’un acte individuel, mais une aventure collective.

En effet, face aux défis que représente le marché des cryptos, la stratégie de 50 Partners est claire : réunir au sein d’un même réseau expertise, accompagnement de terrain et soutien financier pour donner toutes les chances de réussite à des projets soigneusement sélectionnés. Comme le rappelle justement Bader en guise de conclusion :

« Peu importe votre projet, la réussite dépendra toujours de votre capacité à vous entourer des bonnes personnes. Et c’est précisément ce qu’on offre chez 50 Partners. »

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Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondateur

Moins d’écran, plus de cryptos : comment Focus Tree gamifie la concentration

Moins d’écran, plus de cryptos : comment Focus Tree gamifie la concentration

Moins d’écran, plus de cryptos : comment Focus Tree gamifie la concentration

 

« Ce qui est difficile, ce n’est pas de bloquer son téléphone ; ce qui est dur, c’est de le faire vraiment, sur la durée. »

TikTok, Instagram, YouTube : la guerre pour capter notre attention est féroce. Aujourd’hui, un étudiant passe en moyenne entre 5 et 7 heures par jour sur son téléphone. Une addiction qui perturbe concentration, études et, à terme, réussite scolaire et professionnelle. Les applications classiques de gestion de temps peinent à résoudre ce problème : trop austères ou trop faciles à contourner, elles sont vite abandonnées par les utilisateurs.

Face à ce constat, Focus Tree propose une approche radicalement différente. Développée sur la blockchain Starknet, cette application connaît un succès exponentiel auprès des jeunes, avec une croissance de 40 % par mois depuis six mois. Sa particularité ? Utiliser subtilement la crypto pour inciter les utilisateurs à rester loin de leur smartphone.

Mais comment une application fondée sur la blockchain peut-elle atteindre une audience si large sans que la majorité ne réalise même qu’elle utilise une technologie crypto ?

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Focus Tree, c’est quoi ?

 

Lancée en juin 2022 par Gabin et son associé Laurent, Focus Tree est née d’un constat simple :

« Les jeunes sont complètement addicts à leur téléphone. C’est vraiment comme une drogue, ça modifie les circuits de dopamine. »

À l’origine ingénieur chez DataDog, Gabin s’est intéressé au développement personnel avant d’entreprendre dans la blockchain. Après une première expérience entrepreneuriale compliquée dans les cryptos (Demos Ventures), Gabin décide de miser sur le « mobile first » :

« En 2021, toutes les applications étaient desktop. Pour nous, c’était une aberration. Le futur de la crypto, ça passera par le mobile. »

Le concept de l’application est simple : appuyer sur un bouton « Focus » pour bloquer temporairement toutes les applications distrayantes de son téléphone, afin de travailler sans interruption pendant une durée définie.

Concrètement, voici comment fonctionne Focus Tree :

  • Minuteur personnalisable : l’utilisateur choisit la durée de son bloc de concentration. 
  • Blocage sélectif des apps : possibilité d’autoriser certaines applications utiles (Google Docs, ChatGPT) pendant les sessions de focus.

Gamification via des récompenses : chaque session terminée permet de gagner une « Tile », un NFT en forme de carré à collectionner.

Les cryptos au cœur (caché) de l’application

Bien que reposant sur une blockchain (Starknet), l’aspect crypto de Focus Tree est volontairement discret, voire invisible pour l’utilisateur moyen.

Gabin précise clairement la stratégie d’onboarding :

« Aujourd’hui, nos utilisateurs ne savent même pas qu’ils sont sur une blockchain. C’est toute la beauté du truc. »

Concrètement, l’utilisateur gagne des NFT appelés « Tiles », à chaque session de concentration réussie. Ces Tiles sont positionnés dans un jardin virtuel, représentant visuellement l’effort accompli.

Chaque mois, un nouveau thème de Tiles est proposé (Dragons, Noël, thème japonais), créant ainsi une dynamique de collection qui motive l’utilisateur à continuer de se concentrer régulièrement.

De plus, Focus Tree intègre un wallet crypto simplifié et invisible pour l’utilisateur. Pas besoin de comprendre le fonctionnement complexe d’une blockchain pour interagir avec ses récompenses numériques. Gabin explique :

« L’aspect blockchain est complètement abstrait pour l’utilisateur final. C’était la vision promise il y a trois ans. »

Ce choix permet à Focus Tree d’adresser massivement des utilisateurs non crypto-natifs, contrairement à beaucoup d’autres applications blockchain.

L’utilité réelle, la clé de l’adoption de masse ?

Le succès fulgurant de Focus Tree (près de 300 000 utilisateurs onboardés avec 94 % de l’activité sur Starknet aujourd’hui) soulève une question essentielle pour les entrepreneurs crypto : faut-il reléguer la technologie blockchain au second plan pour conquérir le grand public ?

Pour Gabin, la réponse est claire :

« La valeur ajoutée n’est pas technique, elle réside dans la motivation, le côté fun et social. »

L’histoire de Focus Tree illustre parfaitement ce principe : les utilisateurs viennent pour résoudre un problème concret (l’addiction aux écrans) et restent grâce à une expérience ludique, sans se soucier de la technologie sous-jacente.

Gabin partage une réflexion plus large sur l’avenir de l’entrepreneuriat crypto :

« Aujourd’hui, beaucoup d’applications crypto se battent pour une petite niche. Nous avons préféré un océan bleu avec des millions d’étudiants. »

L’exemple de Focus Tree démontre que l’onboarding massif ne vient pas de promesses abstraites liées à la crypto, mais bien d’une proposition de valeur forte et immédiatement perceptible par l’utilisateur.

Vers une nouvelle génération d’applications blockchain ?

Focus Tree prouve que l’avenir de la blockchain pourrait être celui d’une adoption possible. En se concentrant d’abord sur l’utilité réelle, l’app a réussi à franchir un cap, atteignant une audience grand public considérable :

« Potentiellement, Focus Tree aura des dizaines de millions d’utilisateurs actifs, plus que toutes les blockchains réunies. »

Ce succès interroge profondément les futurs créateurs d’applications blockchain : l’avenir n’est-il pas d’abord dans l’expérience utilisateur avant tout, avec une blockchain en coulisse, discrète mais efficace ?

A Gabin de répondre et de conclure : 

« Notre mission à venir est d’éduquer nos utilisateurs pour qu’ils découvrent progressivement la crypto, pourquoi pas stacker du Bitcoin pour leur retraite via Focus Tree. Ce serait une immense victoire. »

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Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondateur

Sécurité crypto et économie de la vérité  : Wakweli le protocole Web3 pour combattre la fraude

Sécurité crypto et économie de la vérité : Wakweli le protocole Web3 pour combattre la fraude

Sécurité crypto et économie de la vérité  : Wakweli le protocole Web3 pour combattre la fraude

Le but de Wakweli, c’est d’utiliser la blockchain et la communauté mondiale pour lutter contre la fraude, contre les scammers »

À l’heure où l’IA et les marketplaces ouvertes facilitent la duplication d’identités, d’images ou de profils, la fraude n’a jamais été aussi répandue. Dans ce contexte parfois chaotique, le projet Wakweli se présente comme une réponse concrète et robuste pour rétablir la confiance. Fondé par Antoine Sarraute, ce protocole Web3 propose un système de certification communautaire basé sur une logique d’incitation économique.

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L’histoire de Wakweli : du gaming à la certification universelle

 

Tout commence en 2019, lorsque Antoine rencontre Shaban Shaame un pionnier du jeu vidéo mobile, connu pour avoir lancé un des premiers jeux sur iPhone avec des cartes à collectionner.

Face à la montée des arnaques sur son jeu, Shaban imagine une solution : « Et si les joueurs possédaient réellement leurs cartes ? ». Il les inscrit alors… sur Bitcoin ! Nous sommes en 2015, Ethereum n’existe pas encore. Ce sont les prémices des NFT gaming.

Lorsque ces NFT anciens prennent une valeur considérable lors du bull run, les contrefaçons pullulent : mêmes images, nouveau mint, tentatives de revente frauduleuses. Le badge bleu d’OpenSea ne suffit pas.

« On s’est dit : est-ce qu’on pourrait pas faire quelque chose de différent ? Un badge bleu qui scale » 

C’est ainsi qu’est né Wakweli, avec pour ambition de créer une couche d’authenticité indépendante, interopérable et universelle.

Le Proof of Democracy : l’économie de la vérité 

Wakweli repose sur un système ingénieux : le Proof of Democracy. Toute personne peut demander à faire certifier un actif (compte X, page web, NFT…) en déposant un montant en tokens $WAKU, le token natif de Wakweli.

Cette mise en jeu crée un incitatif économique : si le certificat est validé correctement, elle est redistribuée entre le validateur et ses électeurs.

Le système intègre aussi la possibilité de challenger une certification erronée, avec à la clé une “prime” pour celui qui identifie un scam :

« Le stake que tu as mis dans le certificat devient un bounty, comme un programme de bug bounty » 

Ainsi, le protocole crée une économie de la vérité. Les certifiers sont élus par la communauté, doivent mettre du stake, et leur réputation est en jeu à chaque validation.

Des cas d’usage concrets dès aujourd’hui

Déjà opérationnel, Wakweli permet d’identifier facilement les comptes certifiés via une extension Chrome. Sur X, BlueSky, ou bientôt LinkedIn et les sites web, le badge apparaît directement à côté du profil.

« On voulait un protocole compatible avec tout. […] Pas seulement les NFT ou les marketplaces, mais aussi Amazon, X, LinkedIn… » 

Un cas d’usage marquant : la distinction entre vrais comptes et parodies.

« On a créé un badge pour les comptes parodiques. Ce n’est ni la personne réelle, ni un scam. C’est important de le reconnaître aussi » 

Autre enjeu clé à venir : la certification des URL. Wakweli veut permettre à l’internaute de distinguer immédiatement un site officiel d’un clone frauduleux, à l’image du cadenas SSL dans le navigateur.

Un lancement imminent sur Base, Layer 2 d’Ethereum

Le protocole Wakweli est en phase finale de lancement. Après plusieurs phases de test ayant permis de certifier plus de 26 000 profils, le smart contract principal va être déployé sur la blockchain Base, un Layer 2 rapide, peu coûteux, développé par Coinbase.

« Sur Base, c’est moins de 1 centime par transaction. […] Et il y a déjà 1 milliard d’adresses » 

Le token $WAKU sera initialement émis sur Ethereum, puis bridgeable vers Base pour interaction avec le protocole.

Une fondation suisse, des ambitions globales

Wakweli n’est pas une startup classique. C’est une fondation de droit suisse, contrôlée par l’État fédéral de Berne. Cela garantit que les fonds sont utilisés uniquement pour développer le protocole, et non redistribués à des actionnaires.

« Le but de la fondation est écrit au registre du commerce : lutter contre la fraude, rassembler une communauté mondiale autour de la confiance » 

« Tous les salaires, toutes les prestations, tout le marketing, ça va dans cette direction-là » 

Cette structuration inspire confiance, notamment pour établir des partenariats avec des institutions académiques ou publiques. Elle permet aussi à Wakweli de se positionner comme un interlocuteur crédible auprès d’acteurs étatiques et corporate, là où beaucoup de projets Web3 se heurtent à des barrières réglementaires.

Une mission : rétablir la confiance

À terme, Wakweli espère devenir le standard de certification dans un monde où l’IA, la deepfake et les arnaques à l’image sont monnaie courante.

« On veut créer un incentive mondial à dire la vérité » 

Avec une fondation forte, un protocole décentralisé, et une communauté impliquée, le pari est en passe de réussir. 

Enfin, et ça sera là le mot de la fin, et celui du début, Antoine conclut l’interview par un message à destination des entrepreneurs crypto :

« Il faut y aller. Ne pas se laisser paralyser. Construire un prototype. Aller aux meetups. Rencontrer la communauté. Et faire les choses aussi simples que possible, parce qu’elles deviendront complexes de toute façon. » 

ETHCC8 2025 : Cannes déroule le tapis rouge pour Ethereum — Avec Jérôme de Tychey

ETHCC8 2025 : Cannes déroule le tapis rouge pour Ethereum — Avec Jérôme de Tychey

ETHCC8 2025 : Cannes déroule le tapis rouge pour Ethereum — Avec Jérôme de Tychey

 

ETHCC, c’est 8 ans d’histoire, un événement né à Paris et qui fait aujourd’hui partie des rendez-vous majeurs du calendrier crypto européen.”

Alors que l’écosystème crypto fêtait cette semaine le Bitcoin Pizza Day, un autre évènement incontournable de l’année est en train de se préparer. Vous l’aurez compris, partons  de nouveau à la rencontre de Jérôme de Tychey président d’Ethereum France et CEO de Cometh. Cette fois ci, le veteran d’Ethereum est venu au micro de Blockchain Addict pour nous parler ETHCC8 : la conférence Ethereum numéro 1 en Europe.

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Cannes, nouvelle terre d’accueil pour le Web3

L’ETHCC (Ethereum Community Conference) quitte Paris et Bruxelles pour s’installer cette année à Cannes. Un choix assumé et stratégique, comme l’explique Jérôme : 

« On est arrivé à une taille considérable, avec 3 000 à 4 000 personnes. Il nous fallait un lieu capable d’accueillir cet afflux, avec des connexions faciles et une logistique fluide » 

Cannes d’ailleurs, célèbre pour son festival et sa croisette a coché toutes les cases :

 – aéroport de Nice à proximité, 

– accessibilité en train, 

– coopération active de la mairie et des syndicats hôteliers.

 « La ville avait une stratégie claire d’ouverture aux conférences tech, et le maire, David Lisnard, est particulièrement pro-crypto »

Une conférence à taille humaine dans une ville taillée pour l’accueil

« Ce qu’on a aimé à Cannes, c’est que tout est accessible à pied depuis le Palais des Festivals. Contrairement à Paris ou Bruxelles, pas besoin de prendre une voiture pour traverser la ville d’un side-event à l’autre » 

En 2023, l’ETHCC avait enregistré plus de 500 side-events à Bruxelles. L’objectif 2024 : conserver cette richesse d’activités tout en offrant une expérience plus fluide, plus concentrée dans une ville habituée à recevoir de grands évènements.

Un conférence internationale sur Ethereum avec des tarifs pensés pour tous

Loin de l’image « jet set », l’équipe de l’ETHCC revendique un positionnement associatif et inclusif : 

« La conférence est financée à 60 % par les sponsors et 40 % par les tickets » 

Hormis les pass complets, des tickets à la journée sont également disponibles (125€), ainsi que 400 places sponsorisées pour les étudiants.

Côté logement, « le site propose des hôtels à 100 euros la nuit, à deux pas du Palais. On a négocié des tarifs 40% moins chers qu’ailleurs » 

Programme : 15 thématiques sur 4 jours

De la recherche fondamentale au ZK, en passant par la démo de projets concrets, la conférence couvrira 15 thématiques : Core Protocols, Layer 2, DeFi, Zero Knowledge, Privacy, Token Engineering, Security, Built on Ethereum…

« La journée DeFi du 3 juillet est historiquement la plus dense. C’est là qu’on voit le product-market fit de la blockchain » 

Parmi les intervenants confirmés : Vitalik Buterin, Sergey Nazarov (Chainlink), les fondateurs de 1inch, Charles Guillemet (Ledger), Nicolas Julia (Sorare), le CEO de Dune, et même des représentants de Google et Amazon.

Sécurité : une priorité renforcée

Face à un climat plus tendu pour la communauté crypto en France, l’événement a mis les bouchées doubles :

 « Ça fait 8 mois qu’on travaille le dispositif de sécurité avec la ville. Cannes est entièrement vidéosurveillée. C’est une ville habituée à recevoir des évènements.»

Jérôme insiste aussi sur les bonnes pratiques : discrétion, vigilance et comportement adapté au contexte.

« Si vous avez fait fortune en crypto, ce n’est pas le moment de s’en vanter dans les rues de Cannes » 

Une conférence pour tous les profils

« On fait le pari d’avoir un événement qui rassemble à la fois les développeurs, les builders, les VCs, les institutionnels, les étudiants. Chacun y trouve de la valeur »

Blockchain Addict sera bien entendu présent pour vous faire vivre les temps forts de cette nouvelle édition. En attendant, à Jerôme le mot de la fin :

« 400 side events prévus cette année. Il y a de quoi faire même sans badge ! » .

Fungiball : Le jeu crypto play2earn qui fait matcher NFT, tennis et récompenses

Fungiball : Le jeu crypto play2earn qui fait matcher NFT, tennis et récompenses

Fungiball : Le jeu crypto play2earn qui fait matcher NFT, tennis et récompenses

« Je suis un énorme fan de tennis, et j’ai voulu moderniser ce sport qui attire une population de fans vieillissante. »

Nouvelle semaine, nouvelle interview signée Blockchain Addict !Et alors que Roland-Garros s’apprête à faire vibrer les courts, on vous propose un petit crochet par le tennis… mais version Web3. Cette fois, la balle est dans le camp des NFT.

Depuis plusieurs années, les NFT se frayent un chemin dans l’univers du sport : NBA Top Shot, Sorare Football, objets à collectionner, fantasy leagues… Le secteur fourmille de projets, entre nostalgie du Panini 2.0 et nouvelles mécaniques de revenus.

Avec Fungiball, un jeu Web3 français qui mêle blockchain, fantasy tennis et play-to-earn, les passionnés de raquette et de crypto pourraient bien avoir trouvé leur prochain coup gagnant.

Blockchain Addict a tendu le micro à Jean, fondateur et CEO du projet.

De Sorare à Fungiball : le smash Web3 du tennis

Souvenez-vous… c’était il y a quelques années déjà, dans l’effervescence du précédent bull run. Le Web3 connaissait ses premières heures de gloire mainstream, porté par la vague des NFT et l’essor des jeux Play-to-Earn.

À l’époque, Axie Infinity ouvrait le bal côté international, tandis que la France voyait émerger son propre fleuron : Sorare, devenu référence mondiale des fantasy leagues de football sur blockchain.

C’est dans ce contexte que Jean découvre la cryptomonnaie. Le déclic se fait naturellement, à travers le prisme du gaming. Et puisque le tennis est son sport de cœur, l’idée ne tarde pas à faire surface : pourquoi ne pas faire jouer en double NFT et tennis dans une formule, pensée à la fois pour les aficionados du tennis et les investisseurs ?

Inspiré par le modèle de Sorare mais bien décidé à servir un gameplay original, il fonde Fungiball. Objectif : moderniser ce sport souvent jugé un peu poussiéreux, en lui apportant une touche de technologie, d’interactivité… et de récompenses. Allez, on monte au filet !

Tennis, Web3 et NFT : un terrain encore peu exploité

À l’image du succès planétaire du tournoi parisien Roland-Garros, le tennis reste l’un des sports les plus populaires au monde.

 « Le tennis, c’est plus d’un milliard de fans dans le monde, 50 millions de spectateurs chaque année dans les tournois »

En France, c’est le deuxième sport en nombre de licenciés… et aussi le deuxième sport le plus parié, juste après le football.

Mais derrière ces chiffres impressionnants, un déséquilibre criant subsiste. Si les stars du top 10 mondial engrangent des millions, la majorité des joueurs et joueuses classés au-delà de la 100e place mondiale vivent une réalité bien différente. 

« Certains gagnent à peine un SMIC »

En cause : les frais de déplacement, d’hébergement, de staff, les raquettes à financer, sans compter l’absence de médiatisation pour les circuits secondaires. Une précarité structurelle, bien loin des paillettes du circuit ATP ou WTA.

C’est justement ce fossé que Fungiball entend réduire, voire combler. Le jeu reverse une part des ventes de cartes NFT directement aux joueurs concernés. Ainsi, chaque carte vendue devient-elle un soutien économique direct pour un professionnel trop souvent ignoré par les sponsors traditionnels.

Ce modèle ouvre la voie à un usage des NFT utile, concret, et porteur de sens. Comme nous l’avions déjà évoqué dans notre article sur le projet Arke (? lien interne à insérer), la tokenisation d’actifs, d’identités sportives, ou d’oeuvres d’art pourrait bien réinventer le financement des carrières, tout en rendant les fans acteurs du parcours de leurs athlètes préférés.

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Fungiball : un modèle play-to-earn qui tient la ligne de fond

Dans un écosystème Web3 souvent critiqué pour ses projets éphémères et ses économies de jetons bancales, Fungiball mise sur un modèle pensé pour durer. Son gameplay repose sur une approche à la croisée du fantasy sport, du jeu de cartes à collectionner et de la spéculation NFT raisonnée.

Ici, chaque carte représente une compétence spécifique d’un joueur de tennis réel : service, retour, puissance, mental… et même tenue vestimentaire (via des cartes « équipement » partenaires comme Le Coq Sportif). 

Le joueur peut ainsi composer un avatar hybride, à la manière d’un entraîneur qui choisirait le meilleur de Nadal, Federer ou Djokovic pour créer son athlète idéal.

Ces cartes prennent de la valeur en fonction des performances réelles des joueurs sur le circuit. Chaque semaine, des compétitions basées sur les résultats IRL (in real life) distribuent des récompenses. Et selon Jean, les chiffres commencent à parler d’eux-mêmes :

« On est encore early-stage, mais les rendements sont déjà intéressants (…) La semaine dernière, un joueur a mis 10 dollars sur une carte et il a récupéré 90 dollars en récompense. »

Les gains sont versés en $WPOL sur la blockchain Polygon, choisie pour sa rapidité et ses frais réduits. L’utilisateur peut ensuite vendre ses cartes, les conserver pour jouer, ou en brûler plusieurs pour en créer de nouvelles (un système de burn est intégré, utile en cas de blessure ou contre-performance).

Le jeu séduit déjà une communauté active : 10 000 inscrits, dont 200 à 300 joueurs réguliers hebdomadaires. L’objectif ? Maintenir un taux de rétention élevé, renforcer les mécaniques d’engagement, et continuer à faire matcher passion du tennis et rentabilité.

Un modèle Play-to-Earn qui tient la cadence

Chaque semaine, vous choisissez un tournoi et entrez en lice avec vos quatre cartes, une par compétence. Les résultats sont calqués sur les performances réelles des joueurs, et une mécanique de synergie permet de maximiser les points : surface, pays, diversité de l’équipe… tout entre en jeu pour faire grimper le score.

Deux modes existent :
Free Play pour découvrir le gameplay sans mise initiale,
Pro pour ceux qui veulent jouer le match avec leurs propres cartes gagnées ou achetées sur le marché.

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Et côté récompenses ? Plus vous grimpez au classement, plus les lots sont intéressants :
– des cartes rares,
– des jetons pour optimiser vos stats,
– des gains en $WPOL,
– et même des accès VIP à de vrais tournois IRL.

L’objectif est clair : ouvrir le jeu à tous, sans se prendre les pieds dans le tapis du Web3.

Un pari qui a déjà fédéré une communauté active sur Discord, un taux de rétention de 70 %, et plus de 10 000 utilisateurs, dont 10 % déjà convertis en acheteurs. Les prochains jeux pourraient bien se jouer sur plusieurs surfaces – y compris en dehors du court.

« Notre vision, c’est d’être le jeu de tennis Web3 le plus complet et immersif. On veut faire vivre aux fans des expériences uniques » 

Airdrops, DeFi et cryptomonnaies : VenaLabs, la plateforme qui rend l’apprentissage rentable

Airdrops, DeFi et cryptomonnaies : VenaLabs, la plateforme qui rend l’apprentissage rentable

Airdrops, DeFi et cryptomonnaies : VenaLabs, la plateforme qui rend l’apprentissage rentable

« Apprendre aujourd’hui, gagner demain » : ce n’est pas juste un slogan marketing, c’est l’épine dorsale de VenaLabs. Née de l’expérience et de la curiosité d’un crypto-entrepreneur de la première heure, cette plateforme entend transformer l’apprentissage de la blockchain et de la finance décentralisée (DeFi) en une aventure ludo-éducative accessible, engageante et, surtout, rémunératrice. Rencontre avec Marvin Scaringella, fondateur et cerveau de ce projet incubé par Cube3.

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De Wikileaks à VenaLabs : l’histoire d’une vocation

Marvin tombe dans la marmite Bitcoin en 2013, via une donation à Wikileaks. Très vite, il se passionne pour le minage, monte ses propres rigs, puis intègre l’écosystème français en participant à la croissance de Deskoin, où il passe de 1 million à 100 millions d’euros de volume en quelques années. 

Une success story startup, marquée par la montée en puissance des cryptomonnaies 2021 et la claque réglementaire post-effondrement de FTX. À cette période, c’est dans les airdrops que Marvin découvre un nouveau champ d’exploration.

« Entre 2021 et 2022, je récupère quasiment 200 000 dollars d’airdrops en un an. »

Et là, l’idée fut.

Chasseur de airdrop : L’enseignement par la pratique

 

« Pourquoi ne pas apprendre la blockchain en pratiquant directement, tout en récoltant des récompenses ? »

C’est sur cette idée simple que repose VenaLabs. Ici, l’utilisateur apprend à créer un wallet, à utiliser des protocoles, à comprendre la logique des airdrops… tout en réalisant des quêtes, accumulant de l’XP, des badges, et des coffres, à la manière d’un jeu.

La plateforme désacralise les codes de la finance décentralisée tout en offrant une courbe d’apprentissage progressive, guidée par  » Blocky « , une IA pédagogique thématisée (DeFi, RWA, etc.) qui peut répondre aux questions de l’utilisateur et lire les cours à haute voix.

L’airdrop comme moteur pédagogique

Comprenons bien l’ADN de VenaLabs. Pour Marvin, les airdrops sont l’évolution naturelle du marketing Web3 : une façon de récompenser les vrais utilisateurs, pas les spéculateurs. 

L’utilisateur accumule des points d’engagement en testant des projets et peut recevoir des tokens gratuitement. VenaLabs s’insère dans ce modèle et prépare déjà son propre airdrop pour récompenser les pionniers de la plateforme.

Inspirée par l’approche d’Apple, VenaLabs mise sur une UX fluide et intuitive, sans jargon. L’utilisateur peut se connecter avec Google, suivre un tutoriel pas à pas pour créer son wallet, et commencer à apprendre, sans jamais se sentir perdu dans la complexité technique du Web3.

Le tout en plusieurs langues, pour une ambition clairement globale.

DefiScan - homepage

VenaLabs : un airdrop à venir ?

 

Pour l’heure, VenaLabs ne dispose pas de token natif, mais le sujet est sur la table. Des partenariats sont en cours avec des projets comme Hyperliquid ou Paradex, et la plateforme pourrait bientôt adopter un modèle freemium avec abonnements. 

VenaLabs arrive sur un terrain fertile : celui d’une crypto-pédagogie souvent trop sérieuse, trop technique, ou trop opaque. En misant sur l’engagement, le plaisir et la récompense, la plateforme propose une alternative intelligente et accessible à ceux qui veulent apprendre la DeFi sans avoir l’impression de potasser un manuel.

Certes, le modèle reste à stabiliser, et le succès de VenaLabs dépendra de sa capacité à gérer la scalabilité et à garder la communauté engagée. Mais une chose est sûre : dans un Web3 en quête d’adoption massive, cette approche par le jeu pourrait bien faire parler d’elle.

Enfin, à Marvin le mot de la fin : 

« Un airdrop, c’est comme une carte de fidélité crypto : sauf qu’à la fin de l’année, tes points sont convertis en tokens échangeables. »

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