Boonty : la gamification et Web3 redéfinir l’engagement client – Avec Laury Jacot

Boonty : la gamification et Web3 redéfinir l’engagement client – Avec Laury Jacot

Boonty : la gamification et Web3 redéfinir l’engagement client – Avec Laury Jacot

Alors que nous explorions la DeFi la semaine dernière en compagnie de f(x) Protocol, zoom cette semaine sur un projet Web3 encore tout frais : Boonty.

Boonty s’est donné pour mission de gamifier et récompenser l’engagement des utilisateurs pour les marques, qu’elles soient Web2 ou Web3. Et là où Boonty se distingue, c’est par sa capacité à toucher une audience large sans passer par les cases complexes habituelles du Web3, comme nous l’explique l’un de ses cofondateurs, Laury Jacot.

Boonty : transformer les retours clients en récompenses !

Dans un monde où tout change à la vitesse d’un tweet, les entreprises doivent constamment évoluer pour rester pertinentes et surtout garder leurs clients. Et si on pouvait rendre ce processus amusant tout en augmentant l’engagement utilisateur ? C’est exactement ce que propose Boonty : une plateforme qui utilise la gamification et le Web3 pour transformer chaque interaction en un levier d’amélioration continue.

Ainsi, Boonty propose-t-il une stratégie d’engagement qui invite les utilisateurs des marques et transforme leurs retours en actions concrètes.

« Boonty qui a pour but de, à la fois gamifier et récompenser, alors pas l’entreprise, mais l’engagement en général des utilisateurs et des clients.»

Dans les détails, Boonty révolutionne la collecte de feedback en intégrant la technologie Web3 au cœur de son approche. La plateforme ne se contente pas de poser des questions ; elle permet aux marques de récompenser les utilisateurs avec des tokens et des NFT pour leur participation (ou autres récompenses Web2) rendant chaque interaction non seulement significative, mais aussi lucrative.

« On est beaucoup autour du questionnaire aujourd’hui pour donner du feedback, pour construire, pour comprendre mieux qui est l’utilisateur.» 

Dans les faits donc, Boonty s’appuie sur les technologies blockchain pour créer une expérience immersive, où chaque action est reconnue et récompensée, renforçant ainsi l’engagement des utilisateurs. Mais pas seulement.

Boonty, l’engagement client au service des entreprises

En utilisant la gamification, Boonty permet aux marques de récolter des données précieuses sans les contraintes habituelles des sondages traditionnels. L’idée est de rendre la collecte de feedback aussi facile et agréable que de jouer à un jeu mobile.

Les retours ne sont plus des données statiques, mais deviennent des éléments actifs du développement produit. Chaque feedback reçu via Boonty alimente un cycle d’itération rapide et pertinent, aidant les entreprises à ajuster leurs offres en temps réel.

L’un des grands avantages de Boonty est sa capacité à accélérer les itérations de produits grâce à une segmentation fine des utilisateurs et à une personnalisation des récompenses

En intégrant le Web3, Boonty offre une dimension supplémentaire en permettant aux entreprises de tester des fonctionnalités auprès de groupes ciblés, tout en utilisant les tokens comme une monnaie d’échange pour encourager la participation active.

« On a fait une première version pour la tester, pour avoir des premiers feedback justement, afin de s’assurer que nous répondons bien aux besoins des marques. On travaille d’ailleurs sur une refonte basée sur tous ces retours. » 

L’avenir de Boonty

Boonty n’est pas seulement un outil de gamification?sur les feedback. D’autres fonctionnalités sont à venir afin de permettre aux marques de tisser leur communauté via différents médias ( feedback, participation active à des activités, réseaux sociaux, utilisation de produit etc ….). De fait, c’est un partenaire stratégique potentiel pour les entreprises cherchant à connaître leur communauté.  C’est d’ailleurs ce qui a été expérimenté pendant l’événement Shaka Biarritz (organisé par Damien Dupont).

En effet, lors de salons ou d’événements, Boonty peut être utilisé pour renforcer l’interaction entre les marques et leurs participants, transformant une simple présence en une expérience dynamique et surtout engageante. Par exemple, lors de l’événement Shaka, Boonty a permis d’animer les stands en organisant des activités gamifiées telles que des quêtes et des quiz où les participants devaient se rendre physiquement aux stands pour obtenir des réponses. Cela a eu pour effet de driver le flux des visiteurs. L’idée étant que Boonty ne se limite pas à l’événement lui-même, mais qu’il peut également être utilisé avant et après pour maximiser l’engagement.

« On peut imaginer que Boonty soit utilisé avant l’événement pour justement créer un peu de hype, mesurer ce que les gens ont envie de voir… pour ajuster pendant l’événement et animer les stands. Après l’événement, on peut récupérer du feedback ou communiquer sur des offres intéressantes à vendre. »

Le projet n’est pas à perdre de vue cette année. Fraichement sélectionné pour être incubé chez Cube3 (incubateur que vous pouvez découvrir dans cet article) nombreux sont ceux qui gardent à l’œil le projet Boonty.

Enfin, à Laury le mot de la fin : 

« L’engagement, c’est dans la durée, c’est pas juste un one-shot… on veut valoriser l’engagement qui n’est pas transactionnel, mais qui apporte une valeur à l’entreprise. ».

Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondateur

KYVE Network : l’archivage décentralisé qui transforme la blockchain !

KYVE Network : l’archivage décentralisé qui transforme la blockchain !

Kyve Network : l’archivage décentralisé qui transforme la blockchain !

Les données sont le carburant de la blockchain. Pourtant, à mesure que les blockchains grandissent, une question se pose : comment être véritablement décentralisé si le stockage de ces données repose en grande partie sur des géants centralisés comme Amazon Web Services (AWS) ou Google Cloud ? Ces entreprises dominent une grande partie de l’infrastructure cloud mondiale, et certaines de leurs filiales valident même des transactions sur des blockchains, créant une dépendance inquiétante.

Dans ce contexte, KYVE Network, cofondé par Fabien Riewe et John Letey, se positionne comme une solution pour garantir un archivage décentralisé et une validation fiable des données on-chain. Mais qu’est-ce qui rend KYVE indispensable pour de nombreux projets blockchain ? Paul Bramas, Head of Ecosystem de KYVE répond à nos questions.

Kyve Network : une solution née d’un défi technique

Le projet KYVE est né en réponse à un challenge lancé par Parity Foundation et Arweave. Parity, une fondation bien connue pour son rôle dans le développement de Polkadot, cherchait à résoudre un problème critique : comment stocker les données historiques de Polkadot de manière permanente et sécurisée ? 

C’est là qu’intervient Arweave, une solution de stockage décentralisée qui permet de conserver des données pour des centaines d’années grâce à un modèle économique innovant basé sur le paiement anticipé.

Paul Bramas, nous raconte :

 « L’idée est venue en travaillant sur comment stocker les données historiques de Polkadot de manière permanente sur Arweave. On s’est alors demandé : et si ces données étaient corrompues ou incorrectes ? » 

Ce questionnement a donné naissance à KYVE, un protocole de validation décentralisé conçu pour vérifier l’intégrité des données, que celles-ci proviennent de blockchains ou de solutions Web2.

KYVE s’est rapidement imposé comme un écosystème soutenu par des acteurs importants de notre industrie tels que : 

  • Celestia, une blockchain modulaire axée sur la décentralisation et la scalabilité,
  • Solana, une L1 bien connu pour sa rapidité,
  • Injective Protocol, une plateforme spécialisée dans le trading décentralisé.

Comment fonctionne KYVE : archivage, validation et décentralisation

KYVE repose sur un mécanisme de pools de données où les informations sont stockées et validées de manière décentralisée. Pour mieux comprendre, comparons-le à la validation des transactions dans une blockchain classique : les validateurs de KYVE jouent un rôle similaire en sécurisant les données grâce à un modèle d’incentivisation basé sur des tokens.

Les pools de KYVE sont alimentés par ces différents tokens des chains qui sont archivés, incitant les validateurs à stocker les données sur des solutions comme Arweave, Filecoin ou IPFS. Paul Bramas précise : 

« KYVE est une solution de validation décentralisée qui permet de valider des données, qu’elles soient on-chain ou Web2, tant qu’elles sont déterministes. » 

Le terme déterministe signifie que les données traitées doivent produire le même résultat chaque fois qu’elles sont soumises à des conditions identiques, garantissant ainsi leur intégrité.

Par exemple, KYVE archive des données de blockchains comme Cosmos, Ethereum ou Avalanche pour une durée de 200 ans via Arweave, rendant ces informations accessibles en permanence.

« Nous permettons de stocker les données de manière permanente sur Arweave, avec un paiement unique pour une durée de 200 ans ». 

KYVE à l’œuvre dans l’écosystème Web3

KYVE ne se limite pas à l’archivage passif. Des projets comme Osmosis ou Injective Protocol l’utilisent pour assurer la validité continue de leurs données. En août 2023, KYVE a introduit une mise à jour importante permettant de financer les pools avec n’importe quel token, ouvrant ainsi de nouvelles possibilités pour les projets souhaitant utiliser le protocole. 

« Désormais, les pools peuvent être financés avec n’importe quel token, pas seulement le token KYVE. Cela ouvre la porte à plus de flexibilité pour les projets. » 

Grâce à cette flexibilité, KYVE s’intègre parfaitement aux infrastructures Web3 variées, collaborant avec des Layers 1 et Layers 2.

KYVE s’affirme donc aujourd’hui comme une blockchain indépendante opérant sur l’écosystème Cosmos. Le projet met l’accent sur l’amélioration de la scalabilité et de l’accessibilité des données.

Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondateur

L’avis épicé d’un pionnier de l’écosystème Bitcoin – Avec Emi Dutang

L’avis épicé d’un pionnier de l’écosystème Bitcoin – Avec Emi Dutang

L’avis épicé d’un pionnier de l’écosystème Bitcoin – Avec Emi Dutang

Alors que l’été bat son plein, une petite pause estivale s’impose dans notre épopée crypto en compagnie d’un vétéran de l’écosystème crypto Français, Emi Dutang, que vous connaissez surement sous le nom de Dark Emi sur Twitter.

Emi est une voix incontournable en France. Depuis ses premiers pas en 2011, il a vécu les hauts et les bas de l’écosystème, du boom du Bitcoin aux arnaques mémorables. À travers cette interview, Emi nous parle de son parcours atypique, ses réussites, ses échecs et sa vision parfois cynique, mais toujours positive sur l’avenir de la crypto.

Des débuts modestes à la création de Master Exchange

Emy découvre le Bitcoin en 2011 et c’est immédiatement un coup de foudre. À l’époque, peu de personnes s’intéressent encore à cette technologie révolutionnaire. Il s’implique rapidement en achetant du Bitcoin, mais l’un de ses premiers revers arrive lorsque la plateforme Bitcoinica fait faillite, emportant avec elle ses investissements. Plutôt que de se décourager, il se lance dans l’aventure entrepreneuriale, convaincu par le potentiel de la blockchain.

En 2013, avec un associé, il lance Master Exchange, une plateforme dédiée au trading de Mastercoin (un précurseur d’Ethereum). Le projet voit le jour en un mois seulement grâce à une petite équipe de développeurs. 

« C’était codé à l’arrache dans un garage, mais on a réussi à créer quelque chose de solide et sécurisé, » 

Malgré le succès initial, l’échange peine à devenir rentable et le duo met fin au projet au bout d’un an.

Bitcoin à la sauce institutionnelle

Après Master Exchange, Emi s’oriente vers le consulting pour de grandes entreprises. Il cofonde Blockchain Partner, une société de conseil en blockchain qui fusionne avec une autre entité pour devenir un acteur clé du secteur en France. Notons que Blockchain Partner est presque une institution pour notre écosystème. Nombreux sont nos invités passés, présents ou futurs qui en parleront.  Travaillant avec BNP Paribas et d’autres mastodontes, il contribue à l’évangélisation de la blockchain dans les milieux institutionnels.

Mais Emy ne perd jamais de vue ses racines « cypherpunk». 

« La régulation, c’est souvent une excuse pour les États de freiner l’innovation »

Il pointe du doigt la complexité des régulations européennes, notamment la directive MiCA, qu’il juge déconnecté des réalités des utilisateurs crypto.

DeFi et NFT : entre enthousiasme et réserve

Au fil des ans, Emilien Dutang a vu l’écosystème évoluer.Notamment, la finance décentralisée (DeFi) qui l’intrigue particulièrement.

 « C’est fascinant de voir comment la DeFi permet à n’importe qui d’emprunter ou de trader sans passer par une banque. C’est une révolution silencieuse,».

Pourtant, il se montre prudent, et il a bien raison : 

« La DeFi a aussi son lot d’escroqueries. Beaucoup de projets promettent monts et merveilles, mais finissent par disparaître. »

Quant aux NFT, s’il reconnaît leur potentiel, il avoue avoir été échaudé par plusieurs mauvaises expériences. « Je me suis tellement fait reckt que je n’y touche plus » plaisante-t-il. Pour lui, les NFT sont encore un marché trop immature et spéculatif, difficile à naviguer pour les non-initiés.

Emi Dutang incarne la dualité de l’écosystème crypto : à la fois pionnier passionné et entrepreneur pragmatique. Son parcours, malgré les polémiques, témoigne des défis et des opportunités que la blockchain a offerts depuis plus d’une décennie. Alors que la régulation s’intensifie et que l’industrie se professionnalise, des voix comme celle d’Emy rappellent que l’esprit d’innovation et la culture Bitcoin doivent rester au cœur du développement de la cryptosphère. 

« En DeFi, n’importe qui peut faire du trading sans s’enregistrer auprès d’une banque, et ça, c’est un progrès énorme. »

Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondateur

Du podcast à la blockchain : Découvrez les coulisses du secteur crypto avec GM Web3 !

Du podcast à la blockchain : Découvrez les coulisses du secteur crypto avec GM Web3 !

Du podcast à la blockchain : Découvrez les coulisses du secteur crypto avec GM Web3 !

Les semaines se suivent et ne se ressemblent pas sur Blockchain Addict ! Après avoir exploré la DeFi la semaine dernière avec Henri Lieutaud, responsable des développeurs de la Fondation Starknet, c’est aujourd’hui une nouvelle ambiance. Nous recevons GRM, du podcast GM crypto.

De son parcours aux défis et opportunités de notre écosystème, de l’importance de l’éducation pour l’adoption, des perspectives de régulation, jusqu’à la place du gaming dans secteur crypto… nous faisons le tour des questions qui pèsent parfois sur l’écosystème. Bref, trêve de bavardages, c’est parti !

De l’assurance aux cryptomonnaies : le parcours de GRM !

Jérémie Cohen appelé GRM sur les réseaux sociaux a commencé sa carrière dans le courtage d’assurance avant de se tourner vers les cryptomonnaies en 2017, après qu’un ami ait découvert les ATM bitcoin (distributeurs de BTC) à New York. Inspiré par cette adoption aux États-Unis, il cofonde KeplerK, qui deviendra ensuite Bykep, permettant aux Français d’acheter des Bitcoins dans les bureaux de tabac, maintenant fermé.

Malgré les défis réglementaires, cette expérience a été une étape cruciale dans sa carrière. Plus tard, il a cofondé N3rd Games, une plateforme de gaming multichaîne qui a également fermé. 

Après plusieurs échecs et un désir de travailler seul, GRM s’est réorienté vers le consulting blockchain, accumulant ainsi une riche expérience qu’il partage aujourd’hui à travers son podcast.

GM Web3 : Le podcast crypto incontournable

Chaque mardi et vendredi matin en français, et le mercredi en anglais, GRM et son équipe, notamment xFoudres et Kevin Lallemant, plongent dans l’univers de la blockchain sur des spaces X. À travers des interviews sans filtre, ils accueillent les acteurs majeurs du Web3 qui partagent leur quotidien et leurs perspectives.

Les émissions proposent également des analyses approfondies de l’actualité par des éditorialistes spécialisés en culture crypto, politique, régulation et technologie. Les chroniqueurs et les auditeurs décryptent les sujets brûlants du moment, tandis que GRM assure des débats de haute qualité grâce à une modération rigoureuse. Vous pouvez suivre ces émissions en direct sur X ou en replay sur les plateformes de podcast. Concours de pitchs, batailles de blockchain et autres interventions sur l’actualité vous attendent.

Maintenant que les présentations sont faites,
GRM nous laisse avec cette pensée :

« Je crois que la blockchain sera partout dans cinq, dix, vingt ans, même si ça prendra du temps.»

Place à l’interview.

Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondateur

Apprendre Bitcoin et les cryptos gratuitement ? Le pari fou de Cryptocademia – Avec Aubin Balastrier

Apprendre Bitcoin et les cryptos gratuitement ? Le pari fou de Cryptocademia – Avec Aubin Balastrier

Apprendre Bitcoin et les cryptos gratuitement ? Le pari fou de Cryptocademia – Avec Aubin Balastrier

Parmi les thématiques du moment, vous n’êtes pas sans ignorer que nous faisons un état des lieux des formations et des structures qui existent pour apprendre la blockchain et les cryptomonnaies en France. 

De la chaîne YouTube de Carlita Crypto à RubiChain en passant par l’école Alyra, les établissements de formation Web3 existent. Dans cette dynamique, nous accueillons aujourd’hui Aubin Balastrier, président de Cryptocademia, une plateforme qui réinvente l’apprentissage de la blockchain en y ajoutant une touche ludique.

De la science à la blockchain?

Aubin Balastrier n’est pas un inconnu du monde scientifique. Ingénieur en chimie et en mécanique, il a travaillé dans des entreprises à la pointe de l’innovation technologique, notamment dans le domaine de l’hydrogène embarqué pour véhicules. Cependant, c’est sa rencontre avec le monde du Web 3.0 qui a véritablement changé le cours de sa carrière.

« Je m’éduquais un peu en parallèle, je regardais ce qui se faisait et je commençais à m’intéresser à l’investissement. » 

Avec son goût pour l’éducation et sa passion pour la technologie, Aubin a rapidement vu le potentiel d’une plateforme éducative dédiée à la blockchain. C’est la naissance de Cryptocademia.

Cryptocademia : L’éducation blockchain réinventée

Cryptocademia est donc née de cette vision. La plateforme propose des cours de haute qualité sur la blockchain, structurés de manière logique et accessibles à tous. 

Chaque cours dure environ 15 minutes, parfait pour les utilisateurs qui veulent apprendre efficacement sans se noyer dans des informations trop complexes.

« L’objectif de Cryptocademia a été de réunir un endroit où les personnes puissent se sentir à la fois en sécurité et apprendre d’une manière logique, facilement, tout en se divertissant. » 

Les utilisateurs sont récompensés pour leur engagement à travers un système de points et de badges. Ces points peuvent être échangés contre des cryptomonnaies ou des NFT, ajoutant une dimension de jeu à l’apprentissage.

Une école Web3, une communauté crypto

Avec plus de 7000 utilisateurs ayant déjà tenté l’expérience Cryptocademia, la plateforme compte environ 900 utilisateurs actifs réguliers. Cette communauté ne cesse de croître, attirée par la qualité des cours et les récompenses attractives.

« Sur la plateforme, on a eu 7000-8000 users qui sont passés et on en a 900 qui sont restés actifs. » 

Les utilisateurs peuvent également participer à un jeu de type RPG intégré à la plateforme. Ce jeu permet de gagner des points supplémentaires tout en explorant les mécanismes de la blockchain.

Les défis et l’avenir de Cryptocademia

Cryptocademia ne cesse d’évoluer. L’équipe travaille actuellement sur leur première levée de fonds pour améliorer encore la plateforme et offrir de nouvelles fonctionnalités. 

Aubin Balastrier évoque aussi un futur passage sur la blockchain Polygon pour une meilleure accessibilité et des frais réduits.

« On a un gros projet de migration blockchain à l’heure actuelle […] on retourne sur Polygon d’ici septembre. » 

L’objectif est clair : rendre l’éducation blockchain accessible à tous, sans barrières financières, tout en assurant une qualité irréprochable des cours proposés.

Cryptocademia représente un pas important vers une démocratisation de l’apprentissage de la blockchain. En combinant éducation, gamification et gratuité, Aubin Balastrier et son équipe ont réussi à créer une plateforme engageante et de valeur. Avec des projets ambitieux et une communauté en pleine croissance, l’avenir de Cryptocademia semble prometteur.

Enfin, à Aubin le mot de la fin : 

« L’éducation, c’est gratuit en France. On a voulu garder cet aspect de gratuité.»

Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondateur

De YouTube à Anima et l’identité décentralisée – Découvrir l’entrepreneuriat Web3 avec Carlita Crypto

De YouTube à Anima et l’identité décentralisée – Découvrir l’entrepreneuriat Web3 avec Carlita Crypto

De YouTube à Anima et l’identité décentralisée – Découvrir l’entrepreneuriat Web3 avec Carlita Crypto

Alors que nous partions la semaine dernière à la rencontre de Valentin Demé, CEO de Cube3, cette semaine, c’est au tour de Carlita Crypto (ou Carla) de venir parler de son parcours sur notre chaîne YouTube.

Notons que dans notre communauté crypto française, parfois fermée et hermétique, certaines personnalités sont incontournables. C’est le cas de Carlita Crypto, qui se distingue par son parcours encore jeune et déjà remarqué.

Trêve de bavardage et laissons place à Carlita qui revient avec nous sur son entrée dans la crypto, les défis rencontrés dans l’entrepreneuriat, et surtout, son rôle récent dans le développement d’Anima, tout en continuant à gérer sa chaîne YouTube.

Ayez un pied dans l’écosystème avec Carlita Crypto

Une Chaîne YouTube

Carla a découvert cet univers lors du dernier bull run grâce aux NFT. Après avoir été victime de scam, elle s’est plongée dans l’apprentissage des blockchains comme Ethereum et Bitcoin.

« Puis, j’ai découvert un truc génial : le Bitcoin », explique Carlita.

Sa passion pour la crypto l’a amenée, de fil en aiguille, à créer une chaîne YouTube, qui s’appelle Carlita Crypto, et non pas #CarlitaCrypto pour ceux qui suivent, où elle partage ses connaissances avec un large public. Chaine YouTube que nous vous conseillons vivement.

De la supply chain à l’entrepreneuriat crypto

Avant de s’immerger dans la crypto, Carlita travaillait dans la supply chain, un secteur impliquant la gestion des flux de biens et services. En parallèle de sa chaîne, qui approche des 5 000 abonnés, elle s’est intéressée de plus près au Web3. Cela l’a poussée à participer à divers projets comme XRPL Commons, où elle a développé un proof of concept visant à sécuriser la collaboration entre marques et influenceurs. Ce projet a également été présenté devant les caméras de l’incubateur Cube3. Oui, celui de Valentin Demé. La boucle est bouclée.

Mais l’une des activités principales de Carlita en ce moment reste Anima, pour qui elle est social content manager. Anima, une plateforme développée par Synaps, se concentre sur l’identité décentralisée, offrant des solutions pour cette problématique dans notre écosystème crypto. Autant vous dire donc qu’avec Anima, Carlita n’observe plus l’écosystème. Elle est dedans.

Anima : les deux pieds dans la crypto

Qu’est-ce qu’Anima ?

Anima se positionne comme une solution pour l’identité décentralisée, une réelle problématique dans notre écosystème. Anima utilise une méthode basée sur le Face Scan, transformant les points du visage en un hash unique et incompréhensible. Cette approche permet de délivrer un Soulbound Token (SBT) prouvant l’unicité d’une personne sans stocker ses données personnelles.

Pour rappel, un Soulbound Token (SBT) est un type de token non transférable qui sert à prouver l’identité unique d’un utilisateur sur une blockchain. Contrairement aux autres tokens, les SBT ne peuvent pas être vendus ou échangés. Ils sont utilisés pour des fonctions telles que la vérification d’identité, la réputation on-chain, et la lutte contre les attaques Sybil, où une seule personne tente de manipuler le système en créant plusieurs identités. Les SBT assurent que chaque identité est donc authentique et unique.

L’objectif principal d’Anima est ainsi de créer des communautés basées sur la confiance et de lutter contre les attaques Sybil. En fournissant une preuve d’identité unique et vérifiable, Anima espère rendre l’écosystème crypto plus sûr et équitable.

« On confirme juste que tu es humain. Il n’y a pas de nom, pas de donnée, pas de pseudo, rien du tout », précise Carlita.

Les défis d’Anima

Un des principaux défis d’Anima est donc de convaincre les utilisateurs de l’adopter tout en respectant leur vie privée. Pas forcément simple lorsque l’on connaît les idées qui ont donné vie à Bitcoin

Cependant, la pertinence est dans le pragmatisme. Les collaborations avec des plateformes comme Phaver et Playbux, qui utilisent Anima pour garantir que leurs airdrops sont distribués à des utilisateurs uniques, montrent des résultats prometteurs. En plus des airdrops, Anima vise à être intégré dans divers protocoles pour améliorer la sécurité et la fiabilité des interactions en ligne.

Anima permet de signaler son unicité sur différentes blockchains comme Polygon, BNB et Base.  Cela aide à créer une réputation on-chain qui peut être utilisée par divers protocoles pour reconnaître les membres authentiques de la communauté, augmentant ainsi les opportunités pour des récompenses d’airdrop plus importantes par exemple.

Le parcours de Carlita Crypto est un exemple des multiples possibilités qu’il existe dans notre écosystème pour entreprendre. À travers ses expériences, elle a su transformer des défis en opportunités et se développer dans l’écosystème. Enfin, à Carla, le mot de la fin :

« Un mot de la fin, c’est important dans tous les cas dans la vie d’être heureux, renseignez-vous sur les cryptos si ça vous rend heureux sinon changez de domaine ! »

Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondateur