RAID Square et la LSW3 : l’épée et le bouclier de vos cryptomonnaies

RAID Square et la LSW3 : l’épée et le bouclier de vos cryptomonnaies

RAID Square et la LSW3 : l’épée et le bouclier de vos cryptomonnaies

Quand on parle d’innovation dans la blockchain, on oublie parfois l’angle le plus vital : la sécurité. À l’occasion de CryptoXR, Sébastien Martin, fondateur de RAID Square et Président élu de la Ligue pour la Sécurité du Web3 (LSW3), nous a offert un regard sans concession sur les enjeux actuels. Entre un hackathon épicé et la présence d’acteurs de renom, l’événement a souligné l’urgence de structurer notre cybersécurité à l’ère du Web3.

Raid Square - logo - image - blockchain Addict

Une Ligue pour unifier le secteur

«Notre objectif est de créer un réseau de sécurité pour faire monter en compétence et en professionnalisme nos membres.»

La Ligue pour la Sécurité du Web3, dont Sébastien Martin (Président) est l’un des piliers, incarne un réseau public-privé à la croissance fulgurante

En seulement quelques mois, près de cent membres ont rejoint l’aventure : Mazars, La Banque Delubac, Le Com Cyber du Ministère de l’Intérieur, Le Groupe Onepoint, Binance, Vivendi, Morgan Lewis, et tant d’autres. Qu’ils soient spécialistes de la cyber, avocats en propriété intellectuelle ou experts judiciaires, tous ont un même mantra : définir des standards élevés et mettre fin à la solitude des entreprises face aux hacks et aux arnaques.

LSW3 - blockchain addict

Un hackathon pour doper la vigilance

«?Nous avons une trentaine de hackers qui participent, avec 15 000 € de prix à gagner.?»

Pendant CryptoXR, la Ligue organisait son tout premier hackathon. Une trentaine de passionnés, plongés dans leur code, rivalisaient d’ingéniosité pour débusquer des failles, imaginer des solutions et renforcer l’arsenal défensif. 

Au-delà du joli pactole à remporter, ce rendez-vous traduit surtout la volonté de soutenir l’écosystème français, d’insuffler une culture commune où sécurité rime avec émulation et esprit d’équipe.

RAID Square, l’expert aux deux visages

«?Notre mission, c’est d’apporter de la sécurité autour du volet cyber, mais aussi d’auditer et de tracer les flux en cryptomonnaies, afin de les localiser,  après des arnaques ou à des fins préventives, en Due Diligence.?»

RAID Square, le “bébé” de Sébastien Martin, s’est aussi spécialisé dans l’audit de smart contracts et l’investigation après des manipulations de marché. L’idée est claire : offrir aux entreprises et aux investisseurs un bouclier contre les menaces invisibles, traquer les flux suspicieux et déjouer les pièges tendus aux utilisateurs  novices ou confirmés. 

Du conseil stratégique au soutien concret, l’entreprise se positionne comme un maillon essentiel pour qui veut avancer sereinement dans le Web3.

RAID Square - Screen - homepage

Former et protéger physiquement

«?Nous allons proposer des formations pour les gros porteurs de crypto qui sont exposés.?»

On pourrait penser que la sécurité Web3 se limite au cyberspace. Faux. RAID Square va plus loin et s’intéresse au volet onchain 

Sébastien Martin rappelle une évidence : la blockchain, c’est la finance de demain, et la finance attire forcément les convoitises.

Dans un univers où la hype et la promesse de gains rapides peuvent trop vite faire perdre la tête, le message de Sébastien Martin sonne comme un avertissement : montrer sa richesse invite les menaces

Que l’on soit développeur, investisseur ou simple curieux, la vigilance doit devenir un réflexe. Et si le Web3 est un formidable terrain d’innovation, c’est aussi un espace où la méfiance et les bonnes pratiques ne sont jamais de trop.

Enfin, à Sébastien le mot de la fin : 

«?La sécurité n’est pas un jeu, et il faut être prudent.?»

Investir dans un projet crypto à partir de 100 euros : le pari fou de Kamea Labs

Investir dans un projet crypto à partir de 100 euros : le pari fou de Kamea Labs

Investir dans un projet crypto à partir de 100 euros : le pari fou de Kamea Labs

« Un entrepreneur, en 24 heures, même moins, peut lancer sa levée de fonds à partir de rien, et un investisseur, en moins de 5 minutes, peut participer à n’importe quel type de levée de fonds. »

Qui n’a jamais rêvé d’investir selon ses moyens dans une start-up prometteuse, pour se voir finalement refuser l’accès faute de fonds suffisants ?

Dans la continuité de nos podcasts enregistrés lors de l‘événement CryptoXR 2025, nous avons eu le plaisir de rencontrer de nouveau André Dibé, entrepreneur libano-canadien et co-fondateur de Kamea Labs. Une plateforme qui nous tient particulièrement à cœur, car elle permet à chacun d’investir dans de prometteuses startups, même pour les petits portefeuilles. On vous emmène ? 

Kamea Labs : l’investissement pour tous 

Et si investir dans des projets crypto et dans des start-up, n’était plus réservé à une élite fortunée ? C’est précisément ce que propose Kamea Labs. 

 « Kamea Labs, c’est la start-up que j’ai montée en 2022 avec un associé, et qui permet à tout le monde d’investir dans n’importe quel type de projet à partir de 100 €. » 

Grâce à leur plateforme self-custody et flexible, ils offrent la possibilité d’investir dans divers projets, qu’il s’agisse de startups, d’immobilier, de club deals ou même d’artistes. 

La Blockchain au service de vos investissements

Les types de levées de fonds sont variés : equity, SAFE, obligations convertibles, tokens, NFT… De plus, la plateforme accepte les investissements en cryptomonnaies (une flexibilité rare dans le domaine) tout en utilisant des blockchains EVM Compatible pour sécuriser les participation de ses utilisateurs.

Récemment, Kamea Labs a annoncé avoir levé 600 000 € lors de la phase communautaire de son pré-seed, impliquant 200 investisseurs ayant utilisé leur plateforme. Une preuve concrète de l’engouement pour leur vision de démocratisation de l’investissement.

Kamea Labs, le projet crypto qui compte en 2025 

Lors de notre entretien, André nous a partagé sa vision et les ambitions de Kamea Labs. Il a souligné l’importance de rendre l’investissement accessible à tous, sans barrières financières élevées. Sa passion pour l’innovation et son désir de transformer le paysage crypto ont trouvé leur écho à CryptoXR.

Nous laisserons d’ailleurs à ce propos le mot de la fin à André

« Je trouve qu’ici, il y a une ambiance, il y a une certaine magie qui est créée par l’écosystème lui-même. C’est-à-dire que tous les builders, tous les gens qui construisent sur la blockchain en France se retrouvent ici et ramènent des gens de toute la France (…) Je trouve que la plus belle chose que Maxime Cherry ( organisateur de CryptoXR ndlr) ait réussi à faire, c’est que l’écosystème fasse en sorte que cet événement soit un vrai succès. » 

Partager cet article :

Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondateur

Cette OG du Bitcoin nous dévoile les secrets du marketing Web3 : Comprendre, apprendre et investir

Cette OG du Bitcoin nous dévoile les secrets du marketing Web3 : Comprendre, apprendre et investir

Cette OG du Bitcoin nous dévoile les secrets du marketing Web3 : Comprendre, apprendre et investir

« J’ai compris l’énergie, le potentiel d’être dans la crypto-finance, d’être à l’avant-garde du changement. » Cette phrase annonce la couleur. Lucia Quaglia, pionnière de la blockchain, partage son expérience unique. 

De Binance Angel à des projets majeurs en passant par sa longue histoire avec Bitcoin et les cryptomonnaies, son parcours inspire et questionne. Cet article explore ses enseignements. Lucia livre des clés sur l’éducation, le marketing et l’avenir des cryptos. Des idées fortes qui allient pragmatisme et vision. On vous emmène.

L’éducation : une priorité pour tous

L’éducation est une brique essentielle pour comprendre les cryptomonnaies d’après Lucia : 

 « L’éducation financière et l’éducation aux cryptos devraient devenir des priorités. » 

Mais, d’après elle, comprendre ne suffit pas. 

« La sécurité pour moi est plus importante que l’éducation à la crypto. (…)  La sécurité est la première chose à enseigner pour protéger les nouveaux venus dans les cryptos. »

Un avertissement clair. Les scams et cyberattaques menacent ceux qui ne se protègent pas.

Par ailleurs, face à cette nécessité d’éduquer les nouveaux utilisateurs, la communauté joue aussi un rôle central dans la diffusion des connaissances. C’est d’ailleurs pas là que tout a commencé pour Lucia, comme elle nous l’explique dans l’interview.

Marketing Web3 : réputation et engagement

 

Dans un secteur concurrentiel, une stratégie efficace est essentielle, et une réputation solide est primordiale. Comme le rappelle Lucia : 

« La réputation se construit à travers un travail sérieux et continu sur le long terme. » 

Gagner la confiance des investisseurs et des utilisateurs ne se fait pas du jour au lendemain. C’est un travail de fond qui exige constance et crédibilité. Chaque action, qu’elle soit publique ou en coulisses, contribue à cette image de marque.

Lucia met également en lumière l’importance des liens humains

« Travailler avec la communauté est la chose la plus importante pour créer des liens solides. » 

Ces relations authentiques ne se limitent pas à un simple marketing superficiel. Elles impliquent une vraie écoute, des interactions sincères et un engagement envers les besoins des membres. Une communauté soudée peut transformer un projet en succès durable.

En résumé, bâtir une réputation dans le Web3 repose sur un équilibre entre stratégie, technologie et relations humaines. Une communauté engagée, une utilisation intelligente des outils technologiques et une régulation claire sont les clés pour se démarquer dans un secteur en pleine effervescence.

Lucia Quaglia - screen - interview - blockchain addict

Bitcoin et tendances crypto à suivre

 

Lucia Quaglia n’est pas simplement une analyste, elle est une véritable OG du Bitcoin. Pour elle, Bitcoin est bien plus qu’une monnaie.

 « La narrative autour de Bitcoin a beaucoup évolué, passant d’un simple actif à un instrument politique et financier. » 

Sa transformation en un outil de pouvoir et d’influence mondiale reflète son importance stratégique.

Une autre tendance clé est la tokenisation des actifs physiques. 

« La tokenisation des actifs du monde réel ouvre des possibilités intéressantes pour rendre des biens physiques plus accessibles (..) La blockchain peut transformer des secteurs comme l’immobilier en rendant les investissements plus économiques et accessibles. » 

Ce processus permet à des investisseurs de participer à des projets autrefois réservés à une élite financière.

Lucia souligne également l’importance de l’innovation pour rester pertinent dans cet écosystème. Elle rappelle que l’avenir appartient à ceux qui osent repenser les normes et adopter des approches disruptives.

Enfin, Bitcoin, en tant que moteur des cycles de bull et bear markets, reste au cœur de l’écosystème crypto. Son rôle central dans l’adoption des cryptos par les institutions financières et les gouvernements ne peut être ignoré.

Enfin, à Lucia le mot de la fin et celui du début : 

 « Bitcoin est devenu un pilier stratégique, même pour des États qui explorent des moyens de diversifier leurs réserves. ».

Partager cet article :

 
Antoine Marchain

Antoine Marchain

Co-Fondateur

Investissement et gestion de patrimoine : De l’entrepreneuriat à la crypto – avec Raphael Pautard d’AJF Gestion Privée

Investissement et gestion de patrimoine : De l’entrepreneuriat à la crypto – avec Raphael Pautard d’AJF Gestion Privée

Investissement et gestion de patrimoine : De l’entrepreneuriat à la crypto – avec Raphael Pautard d’AJF Gestion Privée

Vous l’avez compris, à force de voir nos invités sur notre chaîne YouTube, travailler dans notre écosystème demande flexibilité et une capacité à s’adapter rapidement.

Certains acteurs se démarquent par leur polyvalence et leur habileté à naviguer entre plusieurs sphères d’influence. C’est le cas de Raphaël Pautard, membre clé de AJF Gestion Privée et président de l’antenne Lyonnaise de KRYPTOPSHERE (à l’initiative du KRYPTO-TOUR), que nous avons eu la chance d’interviewer récemment.

Entre partage d’expérience, exploration des enjeux de la gestion patrimoniale et promotion d’événements crypto, Raphaël illustre parfaitement cette nouvelle génération d’entrepreneurs au croisement du Web3 et de la finance traditionnelle.

AJF Gestion - logo

AJF Gestion Privée : Une vision moderne de la finance traditionnelle

AJF Gestion Privée se distingue comme un family office moderne, mêlant expertise en gestion de patrimoine traditionnelle et un prisme novateur sur les actifs numériques. Fondée il y a deux ans, cette structure accompagne chefs d’entreprise, expatriés et personnalités influentes dans l’optimisation de leur patrimoine, tout en intégrant des solutions liées aux cryptomonnaies. Raphaël précise dans l’interview :

« Notre métier est d’accompagner nos clients dans toutes les périodes de leur vie, qu’il s’agisse d’un projet immobilier, d’une transmission patrimoniale ou de la gestion d’un portefeuille crypto. (…) Nous accompagnons les chefs d’entreprise dans le Web3, dans la diversification de patrimoine, et la protection de leur société (…) »

En s’ouvrant à des profils variés, AJF casse les codes traditionnels en offrant des solutions sur mesure, adaptées à une clientèle de plus en plus exposée aux actifs numériques.

AJF Gestion - homepage - blockchain Addict

A la croisée des chemins : entre finance traditionnelle et cryptomonnaies

 

Dans cette interview, Raphaël revient sur son introduction à la crypto dès l’âge de 15 ans et son parcours entrepreneurial marqué par le développement de projets comme KRYPTOSPHERE et Kryptotour. 

C’est à cette époque que Raphaël, 18 ans, rencontre des personnalités comme Thibault Boutrou, un entrepreneur reconnu dans l’écosystème, que nous avons également eu la chance d’interviewer.

Ces projets ont pour but de rendre la blockchain plus accessible aux étudiants et aux professionnels, en simplifiant son usage et en multipliant les opportunités de découverte tout en permettant le réseautage.

« Kryptosphère, c’est une association (…) mais je le vois beaucoup comme une mini-entreprise qui donne aux étudiants les outils pour créer des événements, organiser des workshops et innover au quotidien. » 

Petite parenthèse ici, et à vos agendas chers lecteurs, nous partirons à la rencontre de Kryptosphère lors de l’évènement crypto tant attendu : CryptoXR 2025. Plus de renseignements dans cet article

Ledger - CTA - blockchain addict.fr bannie?re

Une rencontre en Thaïlande, entre DevCon et hackathon

 

Lors de l’interview, Raphaël nous parle de son récent déplacement en Thaïlande pour participer à DevCon, le plus grand évènement Ethereum du monde.

Cette conférence explore les avancées technologiques d’Ethereum, les innovations et les applications pratiques de la blockchain. Ainsi, nous transmet-il son expérience de hackathon, avec une équipe composée de membres du projet SiBorg. Ils ont d’ailleurs remporté l’un des prix grâce à une approche mêlant développement et business.

« Participer à un hackathon, c’est monter en compétences rapidement. Ce sont des moments où l’on peut rencontrer des partenaires, échanger sur leurs besoins et innover ensemble. » 

Un regard sur l’écosystème français et l’avenir de la crypto

Raphaël insiste sur l’importance de la France dans l’écosystème crypto mondial, mettant en avant les nombreux talents et projets qui s’y développent.

Il souligne également les défis à surmonter, notamment en matière de régulation et d’adoption massive, qui restent des enjeux essentiels pour l’avenir.

Anecdotes, conseils pratiques, expertise pro … Bienvenue dans l’univers crypto de Raphael à qui nous laissons le mot de la fin … et celui du début : .

« La France a un écosystème incroyable. À DevCon, on entendait parler français partout ! Nous sommes loin d’être à la traîne. » 

Kamea Labs : La Blockchain au service de l’investissement grand public

Kamea Labs : La Blockchain au service de l’investissement grand public

Kamea Labs : La Blockchain au service de l’investissement grand public

Imaginez que vous puissiez rassembler une énergie collective immense, comme un Genkidama, pour affronter les obstacles des investissements privés. C’est précisément l’ambition de Kamea Labs, une jeune pépite de la fintech française.

 Inspirée par l’esprit collaboratif et les valeurs de la blockchain, l’entreprise s’attaque à un défi de taille : démocratiser l’accès à l’investissement dans tout type de produit : startups prometteuses, immobilier, art….

Grâce à une technologie innovante basée sur la self-custody, Kamea Labs entend transformer les règles du jeu, en permettant à chacun de participer à des levées de fonds avec des tickets accessibles, dès 100€. André Dibé, CEO et cofondateur, nous présente son projet.

Kamea labs - logo

André Dibé : Un entrepreneur aux multiples facettes

L’histoire de Kamea Labs commence avec celle d’André Dibé, un entrepreneur au parcours peu commun. Né au Liban, il quitte son pays pour rejoindre les Mines de Paris et l’ESPCI, où il navigue entre les sciences, la finance et… le jazz.

En 2019, un projet de financement complexe pour une startup blockchain le mène à une découverte majeure : la blockchain est une révolution en devenir.

«?J’ai eu un moment d’épiphanie : Uber, Airbnb, la finance, la data… Tout peut être transformé par la blockchain?» 

Cette révélation, combinée à une frustration personnelle – ne pas pouvoir investir dans les startups qu’il accompagnait faute de moyens suffisants – marque un tournant. Il décide alors de concevoir une solution où chacun pourrait devenir un acteur de l’investissement, peu importe la taille de son portefeuille.

Kamea Labs : Une solution pensée comme un Kamehameha

À l’image de l’attaque iconique de Dragon Ball Z, Kamea Labs concentre l’énergie collective pour libérer un potentiel d’investissement immense. André Dibé le résume avec passion :

«?L’objectif est de rendre une levée de fonds aussi simple qu’une ICO?» 

Traditionnellement, l’accès aux levées de fonds dans des solutions d’investissements souvent réservées aux investisseurs fortunés, avec des tickets minimums de plusieurs dizaines de milliers d’euros. Kamea Labs casse cette barrière en permettant des participations dès 100 €, grâce à une interface simple et accessible.

L’innovation clé de Kamea Labs repose sur la self-custody, où chaque investisseur conserve le contrôle direct de ses actifs via un portefeuille blockchain personnel. Exit les intermédiaires coûteux et les risques liés aux custodians centralisés.

«?On supprime le fameux custodian pour utiliser la blockchain, et ça change tout?» 

kamealabs - homepage - screen - blockchainaddict

Un cadre réglementaire digne d’un entraînement dans la salle de l’esprit et du temps

Pour atteindre son plein potentiel, Kamea Labs s’est lancé dans un parcours réglementaire exigeant. Enregistrée comme PSAN auprès de l’AMF en juin 2023, l’entreprise se prépare également à adopter les standards européens MiCA, un défi qu’André compare à un combat contre Cell :

«?Nous avons choisi la France et son cadre réglementaire strict pour montrer que notre solution peut s’exporter mondialement ensuite?»

Comme Goku ne pourrait vaincre sans sa Z-Team, Kamea Labs s’appuie sur une équipe complémentaire et passionnée. Aux côtés d’André Dibé, on retrouve Andréa Vistoli, CTO et expert blockchain, et Sébastien Choukroun, directeur des risques, parmi d’autres talents.

«?Nous avons des développeurs, un CMO, et même des commerciaux ayant tous une expérience entrepreneuriale. Cela donne une énergie collective incroyable?»

Vers un futur où chacun peut lancer son propre Genkidama

Kamea Labs ne se contente pas de créer une plateforme d’investissement?; elle vise à redéfinir les bases de la gestion d’épargne et de l’investissement. En rendant l’accès au capital-risque aussi simple qu’un clic, l’entreprise veut permettre à chacun de soutenir les projets qui résonnent avec ses valeurs.

«?Si tu donnes à tout le monde la possibilité de sortir leur argent de leur livret A et de le mettre dans les projets qui comptent vraiment pour eux, alors dans 30 ans, les champions internationaux seront des boîtes à impact?» 

Avec Kamea Labs, André Dibé et son équipe aspirent à transformer et surtout faciliter l’investissement, en le rendant accessible et transparent pour tous. À la croisée de la blockchain, de l’innovation financière et de l’inspiration venue de Dragon Ball Z, leur projet concentre l’énergie collective pour démocratiser l’investissement privé.

Enfin, à André, et son esprit de sensei :

«?La blockchain, c’est le Genkidama de l’investissement?: une somme d’énergies individuelles qui permet d’affronter les grands acteurs d’aujourd’hui?» 

Les secrets de la réussite pour les start-ups crypto – Avec Bilal El Alamy de Pyratzlabs

Les secrets de la réussite pour les start-ups crypto – Avec Bilal El Alamy de Pyratzlabs

Les secrets de la réussite pour les start-ups crypto – Avec Bilal El Alamy de Pyratzlabs

L’écosystème blockchain, en pleine effervescence, ne manque pas d’innovations et de projets Web3. Cependant, pour les entrepreneurs, naviguer dans cet univers peut se révéler aussi complexe que passionnant. Nous avions déjà exploré ces défis avec Valentin Demé de l’incubateur Cube 3, qui apporte un soutien essentiel aux startups en phase de lancement.

Toutefois, Pyratzlabs, cofondé par Bilal El Alamy, se distingue par une approche plus ancrée et une expérience solide dans l’accompagnement des projets blockchain. Contrairement à d’autres structures comme Cube 3, Piratzlabs ne se contente pas d’incuber des startups : il investit directement dans les projets, offrant ainsi un « skin in the game » rare dans l’écosystème. En combinant financement, accélération personnalisée et éducation à travers sa Blockchain Business School, Pyratzlabs maximise les chances de succès à chaque étape.

Mais qu’est-ce qui fait réellement la force de cet écosystème unique ? Bilal El Alamy nous livre quelques clés pour mieux comprendre la recette de cette réussite.

Les 3 piliers de Pyratzlabs : investissement, accompagnement et éducation

Dès le départ, Bilal explique que Pyratzlabs ne se contente pas de conseiller. L’un des points forts de cet incubateur réside dans son approche d’investissement. En mettant des fonds directement dans les start-ups, Pyratzlabs prouve son engagement, ou comme le dit Bilal : « Skin in the game ». 

Cette approche est radicalement différente de celle des incubateurs plus classiques, qui souvent se limitent à fournir des conseils en échange d’un faible pourcentage d’actions. Ici, l’idée est de s’investir pleinement dans la réussite du projet.

Un autre aspect clé est la flexibilité de l’accompagnement. Contrairement aux programmes uniformes, les fondateurs ont la possibilité de « customiser leur programme d’accompagnement en fonction de leurs besoins spécifiques ». Cela crée un écosystème sur-mesure, où chaque projet peut recevoir une attention particulière sur les aspects qui lui manquent le plus, qu’il s’agisse de développement produit, de marketing ou encore de levée de fonds.

Cet investissement en profondeur permet à des entreprises comme Vest, une solution B2B permettant d’intégrer des services crypto dans les outils de gestion de patrimoine, de prendre leur envol. Cette stratégie sur-mesure fait écho à ce que nous avons entendu dans des interviews précédentes, comme celle déjà évoquée avec cube 3, où le succès réside dans la capacité de l’incubateur à fournir des ressources spécifiques et adaptées à la croissance d’un produit technologique.

L’importance des synergies dans l’écosystème blockchain

Par ailleurs, et Bilal l’a souligné, la création de synergies est cruciale pour l’écosystème blockchain. Dans ce domaine encore jeune, le partage de ressources et la complémentarité entre les projets sont essentiels pour stimuler l’innovation. 

Pyratzlabs se positionne non seulement comme un accélérateur, mais aussi comme un catalyseur de collaboration. Plus il y a de synergies entre les projets du portefeuille, plus ces derniers peuvent croître rapidement. Il mentionne : 

« Un projet dans l’assurance peut avoir besoin d’une solution blockchain déjà développée par un autre, ce qui favorise des collaborations naturelles. »

La Blockchain Business School : formation et talents en ébullition

L’un des aspects les plus novateurs de Piratz Labs est sans aucun doute sa Blockchain Business School (BBS). L’objectif est simple : répondre à la pénurie de talents dans l’écosystème. (Curieux hasard : nous les avons rencontrés !

En effet, le recrutement de développeurs compétents est une tâche ardue pour la plupart des start-ups Web3, souvent coincées entre la levée de fonds et la nécessité de développer rapidement leur technologie. Plutôt que de passer par des chasseurs de têtes coûteux, Pyratzlabs forme les talents en interne.

Les bootcamps proposés, offrent une formation pratique et concrète, avec des experts du secteur qui viennent enseigner leurs compétences directement aux étudiants. Cette formation sur le terrain permet d’accélérer l’intégration de talents dans l’écosystème, créant ainsi un réservoir constant de compétences disponibles.

L’entrepreneuriat selon Bilal El Alamy : Une passion pour la résolution de problèmes

Ces solutions proposées ne sortent pas de nulle part. Avant de co-fonder Pyratzlabs, Bilal a lui même expérimenté les défis d’entreprendre dans la blockchain avec Equisafe.

 « Quand je vois un problème, je ne peux pas m’empêcher d’essayer de le résoudre. » 

C’est également ce sens aigu de l’innovation qui l’a poussé à vouloir créer un cadre plus structuré pour les entrepreneurs blockchain, souvent laissés à eux-mêmes dans un domaine qui manque encore de standards. Il fait le parallèle avec les infrastructures : en 2019, de nombreuses entreprises de l’écosystème blockchain devaient développer leur propre solution de custody. Aujourd’hui, grâce à des structures comme Pyratzlabs, ces solutions sont disponibles, permettant aux fondateurs de se concentrer sur la création de produits et l’adoption des technologies.

L’impact de l’investissement dans les startups web3 : Un équilibre délicat

Enfin, parlons un peu de l’investissement. L’investissement dans les startups Web3, surtout dans une période de bear market, représente un défi considérable. Comme l’explique Bilal, les tokens ne doivent pas être le cœur du projet. « Le token est un bonus, mais il ne doit pas détourner l’attention de l’objectif premier, qui est de construire un produit. »

Pyratzlabs aide les fondateurs à calibrer leurs levées de fonds, en trouvant le bon moment pour sortir leurs tokens tout en conservant un équilibre entre pression vendeuse et acheteuse. L’importance est de ne pas précipiter le lancement de son token tant que le produit n’est pas prêt à accueillir suffisamment d’utilisateurs pour soutenir son économie.

Bilal El Alamy, à travers Pyratzlabs, incarne une vision moderne et proactive de l’accompagnement entrepreneurial dans la blockchain. Entre synergies, personnalisation de l’accompagnement, et focus sur l’éducation, son approche crée un environnement où les fondateurs de startups Web3 peuvent se concentrer sur l’essentiel : construire un produit solide et utile.

Enfin à Bilal, le mot de la fin : 

« Notre mission est d’essayer de pousser l’écosystème vers le haut.» 

Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondateur