PICS 2 : Le Sommet qui transforme la Polynésie en capitale du Bitcoin

PICS 2 : Le Sommet qui transforme la Polynésie en capitale du Bitcoin

PICS 2 : Le Sommet qui transforme la Polynésie en capitale du Bitcoin

image article interview DarkEmy - blockchainaddict

Alors que nous étions en train de nous prendre la tête (en tout bien tout honneur, bien sûr !) en agréable compagnie avec Gauthier Villa de ZyfAI, il est temps d’aller nous remettre de toutes nos émotions au soleil… en Polynésie Française !

Alors, vous nous connaissez maintenant, chers lecteurs : si nous disons Polynésie, cryptomonnaies et dinosaures (ceux de Dinovox, suivez un peu !), vous nous répondez en chœur : Hellmouth Banner ! C’est bien lui notre invité de la semaine. Allez hop, on enfile son short, ses tongs et on prépare les bagages pour le Polynesian Island Crypto Summit 2, le PICS 2 pour les intimes.

Spoiler : Blockchain Addict est fier partenaire de cet événement crypto international qui fait de la Polynésie, le temps d’un week-end, l’épicentre Bitcoin et cryptomonnaies dans le monde.

PICS2 : Du village pro au village découverte

Alors que l’écosystème crypto européen semble parfois s’essouffler sous le poids des régulations, et des graphiques qui chutent, un vent de liberté souffle depuis le Pacifique Sud. 

Le PICS 2 (Polynesian Island Crypto Summit) arrive dans maintenant 4 mois.. Mené par Hellmouth Banner et l’équipe de Dinovox, cet événement historique pose une question simple : et si l’avenir de la finance décentralisée s’écrivait sous les cocotiers ?

Pour cette seconde édition, les organisateurs ont vu grand avec une occupation « urbaine » de la capitale, Papeete.

Le Village Pro du PICS2: les cols blancs en tongs 

Fait rarissime, le cœur de l’événement se situe à la Présidence de la Polynésie. Dans ce cadre institutionnel, les acteurs importants de la finance crypto et les institutionnels se retrouvent. C’est l’endroit idéal pour le networking B2B, les workshops techniques et les démonstrations de force des leaders de l’industrie.

Par ailleurs, l’événement s’ouvre symboliquement le 22 mai, jour du Bitcoin Pizza Day, mais aussi une journée institutionnelle avec le forum Web3 Oceania. C’est un sommet diplomatique où des chefs d’État, des micro-nations, et des régulateurs viennent discuter de solutions concrètes. On y parle de stablecoins d’État et de revenus universels versés sur la blockchain, comme aux Îles Marshall. Ici, la théorie laisse place à la pratique.

Outre les colliers de fleurs et le bleu lagon, le PICS 2 cache donc une ambition sociale, humaine et diplomatique colossale. En ouvrant le sommet avec le forum Web3 Oceania, Hellmouth Banner et le gouvernement polynésien créent un espace de discussion unique où la technologie devient un levier de souveraineté pour des nations entières.

Loin des spéculations sur le prix du Bitcoin, ce volet « exécutif » et privé du sommet réunit ceux qui font les lois et gèrent les monnaies de demain. 

Le Web3 Oceania, c’est concrètement :

  • Un sommet de chefs d’état : Une réunion fermée et stratégique accueillant les représentants des gouvernements des Fidji, des Tonga, des Îles Salomon, de Vanuatu,et  des Îles Marshall.
  • La voix des banques centrales : La présence de régulateurs et d’acteurs bancaires régionaux (incluant l’Australie et la Nouvelle-Zélande) pour discuter de la stabilité financière à l’ère du numérique.
  • Le laboratoire des stablecoins d’état : Un retour d’expérience direct sur les initiatives locales, comme le stablecoin des Îles Marshall utilisé pour verser un revenu universel sans intermédiaire.
  • Les « rails de paiement » transnationaux : L’étude de solutions blockchain pour réduire les frais exorbitants des transferts d’argent entre les îles, un enjeu vital pour les populations locales.
  • Une zone franche numérique : La réflexion commune sur la création de cadres fiscaux et réglementaires harmonisés pour attirer les entreprises Web3 dans toute l’Océanie.

Si ce forum est un événement privé réservé aux décideurs et aux officiels, ne faites pas la moue ! Pendant que les chefs d’État planchent sur l’avenir du Pacifique, le reste du sommet s’active.

Et surtout, pour le Bitcoin Pizza Day, le vendredi soir sera placé sous le signe de la convivialité : des pizzas seront offertes au public pour commémorer le premier achat historique en Bitcoin. 

Le village découverte : L’adoption par l’usage

À Papeete, pas de centres de conventions aseptisés et les moquettes grises. En parallèle du volet institutionnel, le front de mer de la ville tahitienne se métamorphose en un laboratoire à ciel ouvert, vibrant et solaire. C’est ici que le « Vrai Monde » rencontre la vraie blockchain. 

« L’idée est de rompre la membrane entre les ‘cryptobros’ et le reste du monde (…) En achetant un paréo ou un collier de perles en Satoshi, le visiteur expérimente la monnaie souveraine dans la vie réelle. »

Le Village Découverte, c’est un joyeux chaos organisé où :

  • Près de 50 exposants locaux, artisans, perliculteurs, tatoueurs et moniteurs de surf, vous attendent. Loin des théories complexes, ils ont été formés par la PICS Academy pour accepter vos Satoshi en un clin d’œil. Acheter une perle noire ou louer un paddle en crypto n’a jamais été aussi fluide.
  • Le Village découverte, c’est le point de ralliement ultime. Entre deux stands, vous croiserez aussi bien des développeurs full-stack que des investisseurs internationaux ou des curieux venus en famille. 
  • Le village accueille plusieurs espaces de prise de parole. Pas de longs discours soporifiques, mais des démonstrations concrètes de minage éco-responsable, des ateliers sur la sécurisation de vos actifs et des interventions de speakers francophones de renom qui ont fait le déplacement pour l’occasion.
  • En tant que fier partenaire, l’équipe de Blockchain Addict sera présente au cœur de l’effervescence ! Nous serons là pour capter l’énergie du sommet, échanger avec vous et peut-être même enregistrer quelques interviews en direct du front de mer.
  • C’est le lieu où la barrière entre le « complexe » et le « quotidien » s’effondre enfin.

Logistique et entraide : les cryptomonnaies à l’autre bout du monde

On vous voit venir : « Oui, mais le billet d’avion coûte un bras ! ». Certes. Mais n’oubliez pas que vous arrivez dans un écosystème où tout est pensé pour vous simplifier la vie (et sauver votre portefeuille) :

  • L’entrée à 0 € : C’est rarissime. Un pass VIP ou Pro dans n’importe quel autre sommet mondial se négocie entre 800 et 1 500 €. Ici, c’est offert.
  • L’armée des Dinos à votre service : La team Dinovox et les bénévoles ne vous lâchent pas dans la nature. Sur le forum d’entraide dédié et les réseaux sociaux, ils vous aident à trouver des solutions de logements partagés (villas ou solutions plus « low cost ») pour diviser les frais.
  • Le Networking « Pieds dans l’eau » : Les relations business que vous nouerez en 3 jours ici valent dix salons à Paris. Comme le dit Hellmouth, vous êtes face à un « Océan Bleu » sans concurrence.

Le PICS et Blockchain Addict : 2 projets, un objectif

Au-delà du folklore, le PICS 2 est une plateforme de lancement pour les entreprises. La Polynésie française offre une autonomie fiscale qui fait rêver : absence d’impôt sur le revenu et absence de flat tax sur les gains cryptos pour les résidents.

Pour un CEO, venir au PICS 2, c’est l’opportunité de s’imposer sur un marché vierge. 

« Vous passez de un concurrent parmi d’autres dans un marché saturé à une référence totale dans le Pacifique. » 

C’est la stratégie de l’océan bleu : là où personne n’est encore allé, tout est à construire.

Rappel administratif 

N’oubliez pas que même si vous restez en France administrativement, l’escale aux États-Unis (LAX ou SFO) est quasi systématique. Un passeport à jour et un ESTA valide sont obligatoires. Ne laissez pas une erreur de 404 administrative ruiner votre rêve polynésien.

Le PICS 2 est une splendide anomalie dans un écosystème crypto asséché par le cours des cryptomonnaies. C’est un sommet qui refuse le mercantilisme des entrées payantes pour privilégier la force de la communauté et l’adoption réelle. Certes, le jet-lag sera rude, mais comme le disent les anciens de la première édition : on ne revient jamais tout à fait le même d’un sommet en Polynésie.

A Hellmouth le mot de la fin : 

« Laissez-vous l’opportunité d’être époustouflés. Vous allez découvrir un environnement où vous pourrez écrire la suite de votre histoire sur une page vierge. »

Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondatrice

ZyfAI : L’agent qui fait fructifier vos stablecoins

ZyfAI : L’agent qui fait fructifier vos stablecoins

ZyfAI : L’agent qui fait fructifier vos stablecoins

image article interview DarkEmy - blockchainaddict

Comme le dirait ce bon vieux Baudelaire, dans la DeFi, « tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté »… à condition d’avoir un agent qui gère le chaos à votre place. Gauthier Villa le résume parfaitement chez Blockchain Addict :

« L’idée est venue de pouvoir mieux manager notre trésorerie […] sans avoir besoin de surveiller continuellement le marché ou de bouger nos fonds d’un protocole à un autre. »

ZyfAI ne vous demande pas de lui faire une confiance aveugle. Vous ne déposez pas votre argent dans un « pool » commun (un coffre-fort partagé), mais dans votre propre Smart Wallet. C’est votre coffre, votre clé, mais c’est l’Agent ZyfAI qui tourne la manivelle selon vos ordres.

Entre « Safe » et « Yieldor » : Choisissez votre destin

L’interface propose une approche binaire, presque cornélienne, pour vos stablecoins (USDC, USDT) :

  • Le mode Conservateur : Pour ceux qui dorment avec des charentaises. On se concentre sur les piliers comme Aave ou Morpho, avec des rendements stables.
  • Le mode Agressif : Pour les aventuriers du rendement. L’agent va chercher des opportunités plus exotiques, quitte à naviguer entre les chaînes.

Comme l’explique Gauthier, l’agent est un stakhanoviste du rendement :

« L’agent peut bouger tes fonds plus de 12 fois par jour parce que parfois le rendement change tellement que ça vaut la peine de bouger d’opportunité en opportunité. » 

Et cerise sur le gâteau : le gaz est offert. ZyfAI sponsorise les frais de transaction grâce à des partenariats avec Base et Arbitrum. C’est un peu comme si votre banquier vous offrait le ticket de bus pour aller déposer votre chèque.

ERC-8004 : Vers l’ère des agents vérifiables et auditables

C’est là que la tech devient vraiment « sexy« . ZyfAI ne se contente pas d’être un robot-advisor de plus. Le projet s’appuie sur le standard ERC-8004  pour créer une « couche de confiance« .

L’enjeu ? Prouver mathématiquement que l’agent ne fait pas de « cafétéria » avec vos fonds. Gauthier Villa souligne l’importance de cette transparence :

« Ça permet de prouver que les conditions que nous on a mis en place pour optimiser ton rendement sont justes. […] On génère une preuve ZK qui va prouver que l’agent a suivi des conditions vérifiables. »

Le futur de la DeFi sera Agentique

Pas de frais cachés ou d’abonnement complexe. ZyfAI se rémunère à la performance : 10% sur les rendements générés uniquement.

Si vous ne gagnez rien, ils ne touchent rien. C’est ce qu’on appelle être dans le même bateau (espérons que ce ne soit pas le Titanic).

D’ici deux ans, Gauthier voit un monde où nous aurons tous notre « petit agent » qui tourne sur un serveur, réservant nos vols et optimisant nos rendements pendant que nous lisons du Proust (ou qu’on regarde des mèmes sur X). ZyfAI se positionne comme le précurseur de cette gestion de fortune décentralisée, autonome mais toujours sous votre contrôle.

Enfin à Gauthier le mot de la fin, et celui du début : 

« Je vois un futur où tout le monde a son petit agent chez soi, qui travaille pour lui et qui peut exécuter plein de choses pendant qu’il dort… C’est l’automatisation, mais intelligente.»

Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondatrice

CryptoXR 2026 : Le meilleur event crypto de France de retour à Auxerre !

CryptoXR 2026 : Le meilleur event crypto de France de retour à Auxerre !

CryptoXR 2026 : Le meilleur event crypto de France de retour à Auxerre !

Solana - blockchainaddict.fr

Les puristes de la crypto ont toujours eu le regard tourné vers Paris, Londres ou Singapour. Mais, certains événements en province méritent aussi qu’on y fasse un détour.

C’est de CryptoXR 2026, qui s’apprête à faire d’Auxerre la nouvelle capitale de la blockchain, le temps d’un long week-end de janvier.

L’événement, qui s’annonce comme un ovni dans le paysage des festivals français souvent chers, promet encore une fois deux jours de conférences épiques.

CryptoXR, c’est quoi au juste ?

Du 15 au 17 janvier 2026, CryptoXR investira donc le Parc des Expositions d’Auxerre pour trois jours de folie.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les organisateurs n’ont pas fait les choses à moitié. 

Avec plus de 6000 visiteurs attendus sur 6 000 m², 90 speakers de haut vol et des dizaines de partenaires, CryptoXR se positionne comme un événement majeur, mais à taille humaine. 

Loin des salons aseptisés, le festival promet une ambiance unique, alliant apprentissage, échanges et festivités.

Les conférences s’enchaîneront, mais l’événement fait aussi la part belle aux ateliers pratiques et aux moments de convivialité, avec notamment une Closing Party qui s’annonce mémorable.

Pourquoi les « retails » (particuliers) y trouveront leur compte ?

Si vous pensez que la blockchain est un truc de geeks en pull à capuche, vous avez tout faux !
CryptoXR 2026 a été pensé pour le grand public.

La journée du samedi est d’ailleurs entièrement dédiée aux particuliers.

Imaginez : des ateliers pour apprendre à acheter vos premiers satoshis, à sécuriser vos cryptos, ou encore à vous initier aux NFT sans vous arracher les cheveux. 

C’est l’occasion parfaite de mettre un visage sur ces concepts qui font tant parler d’eux, et de poser toutes vos questions à des experts accessibles.

Le site web de l’événement CryptoXR 2026 regorge d’informations et le programme, à venir, met la pédagogie au cœur de toutes les préoccupations.

Et pour les pros, quel est l’intérêt de se déplacer à Auxerre ?

On ne va pas se mentir, la communauté professionnelle est exigeante.
Mais CryptoXR a tout prévu.

La journée du vendredi est réservée aux B2B, offrant un cadre idéal pour le réseautage et la création de partenariats stratégiques.

L’événement est conçu comme un catalyseur de rencontres, où startups, investisseurs et grandes entreprises pourront échanger sur les dernières innovations en DeFi, sur la réglementation, et sur les tendances de l’écosystème. 

L’aspect professionnel est si important que même une soirée VIP d’ouverture est prévue pour un networking de haut vol, loin du brouhaha des événements de masse. Les places sont déjà disponibles pour les plus impatients.

Pour les précisions nous laissons le micro à Maxime Chery, fier organisateur de CryptoXR, et à Dark Emi le “presque” parrain de l’event. 

Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondateur

Le Krypto-Tour 2025 : Quand Bitcoin s’invite à Lyon

Le Krypto-Tour 2025 : Quand Bitcoin s’invite à Lyon

Le Krypto-Tour 2025 : Quand Bitcoin s’invite à Lyon

Solana - blockchainaddict.fr

La finance traditionnelle et celui, un peu fou, des cryptomonnaies se regardent en chiens de faïence depuis des années.

L’un est engoncé dans ses costards-cravates, l’autre se la joue en hoodie et baskets. 

Mais au fil du temps, la curiosité a remplacé la méfiance. Et le Krypto-Tour de Lyon, dont la quatrième édition se tiendra le 11 octobre 2025 au H7, est le lieu parfait pour constater que le mariage est peut-être pour bientôt.

Organisé par l’association étudiante Kryptosphere, présidée par Raphael Pautard également CEO du média France Cryptos, cet événement est celui qu’il ne faut pas rater au mois d’octobre.

Dans notre dernière interview, nous avons justement rencontré Raphael Pautard et Maxime Gay (COO de France Cryptos) pour évoquer Krypto-Tour et leur rentrée mouvementée.

Un évènement qui n’a rien d’une crypto-fête étudiante

Le Krypto-Tour a une ambition claire et sérieuse : positionner Lyon comme un centre clé pour l’écosystème Web3 en France et devenir un point de rencontre pour tous les acteurs de la sphère crypto et tech. 

L’événement attire un public varié, des étudiants curieux aux professionnels en reconversion, en passant par les acteurs du secteur.

L’objectif de l’event est de permettre à chacun de se familiariser avec des concepts comme la DeFi ou la blockchain, et de favoriser le networking.

La liste des intervenants confirme le sérieux de la manifestation, avec la présence de personnalités reconnues de l’industrie. Parmi elles, Owen Simonin (Hasheur), Claire Balva de l’ADAN, Adli Takkal Bataille ou encore David Bchiri

Le programme : une journée (et une nuit) pour les cryptomonnaies

Le 11 octobre, on ne chômera pas. Le programme est dense et pensé pour tous les profils.

Le matin, l’event attaquera avec des keynotes et des tables rondes, afin de bien comprendre les enjeux du marché. 

L’après-midi, on passera à la pratique avec des ateliers et des rencontres.

Et pour les plus motivés (ou les plus riches), un Pass VIP à 150 € ouvre les portes de la soirée de clôture, un after-party sur un rooftop.

Pour ceux qui hésitent encore, sachez que les tarifs sont plus qu’accessibles : 14,99 € pour les étudiants et 30 € pour le grand public. 

Le Krypto-Tour de Lyon est donc un point de convergence, une agora où se rencontrent des mondes différents dans le seul but de démocratiser notre écosystème, comme l’expliquent nos invités dans cette interview : 

 

Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondateur

Crypto : Comprendre les memecoins avec Julien, Co-fondateur de MemeCon

Crypto : Comprendre les memecoins avec Julien, Co-fondateur de MemeCon

Crypto : Comprendre les memecoins avec Julien, Co-fondateur de MemeCon

« Le memecoin est l’outil qui ressemble le plus à la culture internet… »

Chiens, grenouilles, écureuils … Bienvenue dans l’univers loufoque et parfois fou, non pas de Tex Avery mais des memecoins. Ce sont des cryptomonnaies uniques qui tirent leur valeur de la viralité culturelle d’Internet. Réel phénomène dans notre écosystème, Blockchain Addict ne pouvait pas faire l’impasse sur ce sujet. 

Partons donc à la découverte des memecoins en compagnie de Julien, co-fondateur de MemeCon, la première conférence dédiée aux memecoins. Fort de son expérience dans la solidarité internationale, le lobbying citoyen et le conseil en Web3, Julien nous offre une perspective précieuse sur la genèse, l’évolution et l’impact de ces cryptos pas comme les autres. 

Ethereum France - blockchazinaddict

MemeCon : Le rendez-vous des amoureux des memecoins

MemeCon, la première conférence dédiée aux memecoins, est née d’une intuition et d’un timing parfait, coïncidant avec le bull market de 2024 et l’essor des memecoins. Julien décrit l’événement comme un lieu de rassemblement pour « les amoureux de meme culture et de Memecoins, très porté sur l’éducation mais aussi sur le fun » .

Le succès a été immédiat, avec trois événements majeurs déjà organisés :

  • Lisbonne, en collaboration avec John Carp du NFC Summit
  • Singapour, lors de la prestigieuse conférence Token 2049
  • Bangkok, pendant Devcon

Ces conférences ont attiré des partenaires de renom tels que TON et des memecoins populaires comme Dog Wif Hat. En plus des événements, MemeCon opère également une agence qui conseille divers projets, des memecoins aux launchpads, en passant par les dessins animés et les protocoles, sur leur stratégie.

Mais qu’est ce qu’un memecoin vraiment ?

Pour Julien, la définition d’un memecoin est claire :

 « pour moi c’est tout simplement une cryptomonnaie basée sur la viralité d’une blague d’un sentiment » 

Il insiste sur le fait que le « meme » (meme) est un outil puissant d’expression et de communication, souvent viral, qui provoque un sentiment chez l’observateur. 

Si les memecoins sont souvent associés à des images d’animaux, ils peuvent aussi incarner des mouvements ou des idées. Julien les perçoit comme l’outil qui, dans l’espace cyber, représente le mieux la culture d’Internet : 

« Je dirais que le memecoin est l’outil qui ressemble le plus à la culture internet et donc vu que la blockchain est quand même un outil digital à mon sens c’est un outil qui pour moi représente la culture crypto la culture internet et c’est vraiment les deux ensemble ».

Julien ajoutant même que certains définissent le meme comme la tokenisation de l’attention.

Memecoins : catalyseurs culturels et outils de croissance

Au-delà de leur aspect ludique, les memecoins jouent un rôle crucial pour les projets crypto. Julien rapporte que des figures influentes comme le fondateur d’Avalanche ou André Cronje de Phantom/Sonic considèrent les memecoins comme de véritables «, catalyseur culturel pour justement améliorer tous leurs différents tous leurs différents KPI ».

En effet, le nombre impressionnant de détenteurs de memecoins se traduit directement par des indicateurs clés pour les blockchains, comme le nombre de portefeuilles créés. Cela en fait un outil puissant pour l’acquisition rapide d’utilisateurs et l’intégration communautaire.

Julien souligne que les memecoins ne sont pas réservés qu’à la spéculation, même s’ils sont « un outil très spéculatif et très casino ».  Ils sont un moyen essentiel pour tout projet d’établir un lien avec la communauté en adoptant ses codes et son langage, démontrant ainsi une compréhension des utilisateurs.

Les memecoins ne sont pas des bisounours

Malgré les aspects positifs, Julien n’élude pas les dérives du monde des memecoins. Il admet que l’on y trouve « le pire du pire et un peu une voix d’espoir », avec des « memecoin builders » cherchant à extraire un maximum d’argent en multipliant les lancements.

Le cas du memecoin Trump est un exemple frappant d’opportunisme. Pour Julien, l’existence d’un tel memecoin, lancé par une figure politique aussi puissante, légitime davantage le phénomène : 

« Quand tu as l’une des personnes les plus puissantes de la planète qui lance un meme et pas une crypto pas un protocole tu vois qui dit bien c’est le memecoin de Donald Trump là tu dis OK et ben plus personne n’a de raison de ne pas en faire ». 

Cependant, il met en garde contre la manipulation de l’offre (70-80% détenue par Trump et ses investisseurs) et la panique créée par le lancement du memecoin Melania, qui a divisé la liquidité et soulevé des doutes sur un possible « rug pull ».

A cela s’ajoute le flou réglementaire actuel est un autre défi, permettant à certains de « sortir de l’argent sur des nouveaux venus qui ne regardent pas la tokenomics ». 

Les memecoins, avec leur mélange unique de culture Internet, de spéculation et de potentiel d’innovation font partie intégrante de notre écosystème. L’initiative de Julien avec MemeCon est un témoignage de l’importance de l’éducation et de la communauté pour naviguer dans cet écosystème.

« Les memecoins on peut en faire des choses magnifiques (…) c’est un un outil magnifique de marketing, de communication et d’onboarding ».

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Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondateur

Bitcoin, crypto, régulation et géopolitique : entretien avec Stanislas Barthelemi (ADAN)

Bitcoin, crypto, régulation et géopolitique : entretien avec Stanislas Barthelemi (ADAN)

Bitcoin, crypto, régulation et géopolitique : entretien avec Stanislas Barthelemi (ADAN)

 « Je suis utilisateur de DeFi, de stablecoins, client de brokers… C’est cette passion qui nourrit mon action à l’ADAN. »

Alors que l’industrie crypto française est secouée par des questions de régulation, de sécurité et de compétitivité, une voix s’élève pour défendre l’écosystème, dialoguer avec les pouvoirs publics et faire avancer les lignes : celle de Stanislas Barthelemi, président de l’ADAN, l’Association pour le développement des actifs numériques.

Rencontré pour une interview exclusive sur Blockchain Addict, ce passionné du Web3 à double casquette (il dirige également la practice crypto de KPMG France) nous partage son engagement, sa vision et son combat quotidien pour que la France ne rate pas le virage de l’innovation.

Ethereum France - blockchazinaddict

Une passion pour la blockchain, depuis les bancs de Sciences Po

 

Stanislas n’est pas tombé dans la marmite crypto par hasard. Très tôt, dès ses études à Sciences Po, il croise la route de Laure de La Raudière, alors députée investie sur les sujets blockchain. Puis vient une première expérience à Bpifrance, où il découvre un secteur en pleine effervescence. 

C’est chez Blockchain Partner qu’il fait ses armes, aux côtés d’Alexandre Stachtchenko et Claire Balva, avant que la structure ne soit rachetée par KPMG.

Aujourd’hui, il dirige une équipe de 12 personnes chez KPMG, avec une double mission : accompagner les banques traditionnelles sur la tokenisation, et aider les acteurs cryptos à se structurer et se conformer aux normes européennes.

L’ADAN, plus qu’un lobby : une voix collective pour le Web3

À la tête de l’ADAN, Stanislas n’a pas le temps de souffler. L’association regroupe près de 200 membres, de toutes tailles : des startups aux grandes banques. Elle agit comme interface avec les régulateurs, les parlementaires, les ministères… et surtout Bruxelles, où tout se joue.

 « Ce qui nous différencie, c’est notre capacité à porter une parole claire et commune face aux institutions. »

L’enjeu ? Faire entendre une voix unifiée sur les questions que se pose l’écosystème : régulation MiCA, statut PSAN/CASP, tokenisation, stablecoins, sécurité informatique… Tout en déconstruisant les préjugés qui collent encore à la peau du secteur.

Sécurité : vers une meilleure coopération avec l’État

Par exemple, face à la recrudescence d’attaques contre des entrepreneurs crypto (menaces physiques, séquestrations…), l’ADAN a noué un dialogue avec le ministère de l’Intérieur, en particulier le ComCyber-Mi dirigé par le général Duon.

Objectif : sensibiliser, former, anticiper.

« On travaille sur des recommandations de bonnes pratiques en matière d’hygiène numérique. L’État fait sa part, à nous aussi de faire la nôtre. »

D’ailleurs, une avancée concrète est déjà en cours : l’obfuscation des adresses personnelles sur les Kbis, pour protéger les fondateurs. Un premier pas vers une meilleure protection des professionnels du secteur.

Le casse-tête MiCA : entre espoir et frustration

Si l’Europe a été pionnière avec le règlement MiCA, cette avance réglementaire est aujourd’hui un frein pour de nombreux projets.

 « C’est à la fois une bénédiction et un enfer. On a défini des concepts tôt, mais ça se retourne contre nous quand les usages évoluent. »

Stanislas appelle à plus de souplesse, notamment via des exemptions pour l’innovation, des bac à sable réglementaires et une meilleure anticipation des évolutions futures (staking, DeFi, real-world assets…).

DinoVox, premier membre polynésien de l’ADAN

Dans cette dynamique d’ouverture, une nouvelle réjouissante est venue du Fenua : DinoVox, partenaire de Blockchain Addict et pionnier du Web3 en Polynésie, vient de rejoindre les rangs de l’ADAN.

L’entreprise devient ainsi la première structure polynésienne et même de l’hémisphère sud à intégrer l’association. Une adhésion qui vient renforcer la voix des territoires ultramarins dans les débats nationaux et européens.

Source : X

L’union fait la force

Malgré les obstacles, Stanislas reste profondément optimiste. Pour lui, tout repose sur la maturité collective de l’écosystème.

« Si on ne parle pas d’une seule voix, on va se faire défoncer. » 

En clair : seul un dialogue constructif, transversal et déterminé peut permettre à l’Europe de rivaliser avec les États-Unis sur le terrain du Web3. Et à la France de garder ses talents.

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Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondateur