Entreprendre dans les cryptomonnaies en France – Rencontre avec Valentin Demé de Cube3

Entreprendre dans les cryptomonnaies en France – Rencontre avec Valentin Demé de Cube3

Entreprendre dans les cryptomonnaies en France – Rencontre avec Valentin Demé de Cube3?

?Quel est le point commun entre certains de nos derniers invités, comme Mathias Vallet de Rujiji Capital, Prof Chain de Cryptoast Research ou encore Marc Zeller d’Aave Chan Initiative (ACI) ? Vous avez deviné : Valentin Demé, cofondateur de l’incubateur Cube3 et du média Cryptoast.

Cette semaine, nous plongeons avec enthousiasme dans l’entrepreneuriat de l’écosystème crypto, en compagnie, donc de l’un de ses acteurs les plus impliqués. Cube3, incubateur de start-ups Web3, a vu le jour grâce à Valentin Demé, un véritable artisan du monde crypto.

De Radio Londres avec Hugo Travers à Cryptoast, Valentin nous confie son seul leitmotiv : « L’envie de partager de l’information et d’éduquer les gens sur les nouvelles technologies a toujours été mon moteur. » C’est parti !

Cube3 : Un incubateur pour les startups du Web 3

L’origine de Cube3

Valentin Demé est le CEO de Cube3, un incubateur et accélérateur d’entreprises spécialisé dans le Web 3. Créé pour soutenir et propulser la prochaine génération d’entrepreneurs dans ce domaine, Cube3 a déjà accompagné une dizaine de startups lors de sa première saison et prévoit d’en soutenir quinze de plus l’année prochaine.

Implanté à Angers, la ville où il fait « bon vivre » comme Valentin aime-nous le rappeler, Cube3 bénéficie du soutien des institutions locales et régionales. Cette proximité permet à Cube3 de jouer un rôle dans le développement économique local.

« Aujourd’hui, j’occupe à temps plein le poste de CEO de Cube 3, qui est donc un incubateur accélérateur d’entreprises. Notre job, c’est de structurer, financer et propulser la prochaine génération d’entrepreneurs du secteur du Web 3. On arrive sur la deuxième saison, donc on a commencé à avoir un peu de background. »

 La mission de Cube3

L’incubateur se distingue par son approche globale et personnalisée. Valentin souligne que l‘entrepreneuriat est extrêmement difficile, nécessitant des compétences variées et une capacité à gérer plusieurs domaines simultanément. 

Cube3 souhaite donc alléger cette charge en offrant un soutien sur mesure aux startups, notamment en matière de réglementation, de marketing, de stratégie et de recrutement.

« La définition d’un incubateur est aussi complexe que celle du Web 3. À mon sens, un entrepreneur doit se concentrer sur son domaine d’expertise. Le but d’un incubateur accélérateur est d’accompagner, de prendre la main et de débloquer des situations pour les entrepreneurs.»

L’accompagnement des start-ups : une priorité

Valentin admet que la définition d’un incubateur peut varier, mais pour lui, il s’agit principalement d‘accompagner les entrepreneurs dans les domaines où ils sont moins compétents. Cela inclut des ateliers hebdomadaires, des sessions individuelles et un réseau de mentors et de conseillers.

« L’entrepreneuriat, c’est extrêmement difficile parce que par définition, ça demande des compétences dans un million de domaines tous les jours et de manière parallélisée. Le but d’un incubateur est d’apporter des compétences et des visions sur des sujets où l’entrepreneur est moins bon.»

Le plus de Cube3 ? Un suivi de l’intérieur avec des vidéos publiées sur leur chaîne YouTube, permettant à la fois de découvrir de nouveaux projets Web3 tout en explorant les coulisses du secteur de l’entrepreneuriat crypto.

Entreprendre dans les cryptos, le parcours du combattant ?

Des défis réels et concrets pour le secteur crypto

Valentin souligne que les défis auxquels font face les startups du Web 3 sont souvent similaires à ceux des entreprises plus traditionnelles. La réglementation, le financement, le recrutement et le marketing sont des obstacles courants, mais ils peuvent être surmontés avec le bon soutien et les bonnes ressources.

« Quand une boîte ouvre et qu’elle doit faire tout ça, c’est plusieurs milliers voire une petite dizaine de milliers d’euros mis bout à bout.»

La régulation : le grand challenge

L’un des plus grands défis pour les entrepreneurs dans les cryptomonnaies est la réglementation. Valentin explique que la régulation est nécessaire pour crédibiliser l’industrie, mais elle peut aussi freiner l’innovation si elle est trop restrictive. « La réglementation française a été plutôt progressive depuis 2017 », reconnaît-il, tout en alertant sur les risques d’une régulation trop stricte qui pourrait étouffer l’innovation.

La régulation MiCA (Markets in Crypto-Assets), récemment adoptée par l’Union Européenne, est un exemple de cadre législatif ayant un impact parfois mauvais sur les entreprises crypto. 

Sur le papier, MiCA vise à créer un cadre harmonisé pour les actifs numériques, mettant l’accent sur la protection des consommateurs et la lutte contre le blanchiment d’argent. « MiCA, c’est de la réglementation bancaire à l’état pur », explique Valentin. 

Sur le terrain, cette régulation impose des contraintes aux entreprises, notamment en termes de coûts et de conformité. Selon lui, « sur les 120 PSAN qu’il y a, il ne restera peut-être que 15 qui auront l’agrément MiCA ».

Les stablecoins, les premières victimes de MiCA ?

Un point d’actualité s’impose ici. Cette semaine a marqué une étape importante dans la mise en œuvre de MiCA, avec l’introduction de nouvelles législations sur les stablecoins. Pour rappel, MiCA, adoptée en juin 2023, vise à créer un cadre harmonisé pour les actifs numériques dans l’Union Européenne. Ce cadre législatif comprend des règles spécifiques pour les stablecoins, qui sont entrées en vigueur cette semaine.

Les stablecoins, comme Tether (USDT), USD Coin (USDC) et DAI, ont donc été au cœur de cette régulation. MiCA impose des exigences strictes aux émetteurs de stablecoins considérés comme « significatifs », c’est-à-dire ceux qui dépassent certains seuils en termes de capitalisation boursière, nombre de transactions quotidiennes et volume de transactions? seront supervisés par l’EBA, l’autorité Bancaire Européenne.Et, c’est ce transfert de la supervision des stablecoins significatifs à l’EBA qui corse la situation.

Par exemple, un stablecoin est considéré comme significatif s’il a une capitalisation boursière supérieure à 5 milliards d’euros, plus de 10 millions de détenteurs de tokens, et un volume quotidien de transactions supérieur à 500 millions d’euros?. Cela implique des exigences accrues en termes de capital, de gestion de la liquidité et de conformité réglementaire?. Tether, qui est actuellement le plus grand stablecoin du marché avec une capitalisation boursière de 112 milliards de dollars, devra se conformer à ces nouvelles exigences pour continuer à opérer en Europe. Spoiler ici : le géant US a pour le moment décidé de quitter le marché européen.

A contrario, d’autres titans de notre écosystème se sont déjà mis en conformité avec MiCA. Ainsi, des entreprises comme SG-FORGE et Circle ont-elles lancé des stablecoins conformes aux nouvelles régulations, respectivement l’EUROC et l’EUR CoinVertible.

Une conclusion tournée vers l’avenir

Malgré ces défis, Valentin reste optimiste quant à l’avenir de l’entrepreneuriat dans les cryptomonnaies en France. Il voit dans les cryptos et le Web 3 des opportunités immenses pour l’innovation et la création de valeur.

Entre l’évolution rapide des compétences requises, le besoin de financement et la complexité croissante de la réglementation, les entrepreneurs doivent cependant naviguer dans un environnement parfois incertain et dépendant des décisions politiques. Toutefois, avec des initiatives comme Cube3, il est possible de surmonter ces obstacles et de contribuer à la croissance et à la maturation de notre écosystème.

Enfin, à Valentin, le mot de la fin :

« Les entrepreneurs qui prennent le pari de se lancer en France aimeraient avoir un peu plus de considération et d’aide de la part de nos régulateurs (…) Tout ce qui rentre dans les champs d’application de la loi MiCA n’innove plus autant. L’innovation doit continuer, surtout avec les États-Unis qui commencent à se réveiller. Il faut créer un pont entre ce qui est régulé et l’innovation de demain.»

Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondateur

Cryptomonnaies, NFT et DinoVox : avec le Dino de la crypto Hellmouth Banner

Cryptomonnaies, NFT et DinoVox : avec le Dino de la crypto Hellmouth Banner

Cryptomonnaies, NFT et DinoVox : avec le Dino de la crypto Hellmouth Banner

Alors que nous discutions des cryptomonnaies en France avec Alexandre Statchenko, directeur stratégique chez Paymium, nous avons observé un paysage mitigé. Malgré cela, dans les territoires d’outre-mer, des pionniers résistent encore et toujours aux défis. C’est ainsi qu’au cœur de la Polynésie, une révolution discrète, mais déterminée se profile, incarnée par Hellmouth Banner.

Ce dinosaure de la crypto, inspiré par les eaux cristallines de Tahiti, voit dans les cryptomonnaies bien plus qu’une simple solution aux enjeux insulaires : il les envisage comme une mission de vie. En effet, sur cette île, où les problématiques monétaires et environnementales entravent souvent le développement économique, Hellmouth a choisi d’adopter les cryptomonnaies et de montrer leur pertinence.

Son projet, DinoVox, vise à démystifier la technologie blockchain et la rendre accessible à tous, en s’attaquant frontalement aux défis locaux avec des solutions globalement inédites en Polynésie Française. 

La mission de DinoVox est claire : placer le Web3 au service des « vraies gens », du « vrai monde », dans la « vraie vie », pour un avenir où la technologie enrichit non pas nos portefeuilles, mais la société.

Les cryptomonnaies pour tisser l’économie insulaire

La Polynésie Française et le reste du monde

La Polynésie Française c’est 304 000 habitants dispersés dans un archipel. Tahiti compte environ 191 779 habitants, ce qui en fait l’île la plus peuplée de la Polynésie française L’économie de Tahiti, comme celle de la Polynésie française en général, repose fortement sur le tourisme. Cette activité influence considérablement l’économie locale.  L’unique aéroport international de la Polynésie française se trouve à Tahiti, faisant de l’île un point d’entrée pour les voyageurs et les marchandises. Mais, tout cela reste parfois insuffisant pour intéresser le reste du monde…

La Polynésie française fait donc, avec ses particularités insulaires et son Fanc pacifique (XPF), face à des défis économiques spécifiques : coûts d’importation élevés, dépendance financière et faible diversification économique. 

Le coût de la vie y est substantiellement plus élevé en raison des frais de transport et des taxes sur les produits importés. Les petites économies insulaires comme celle de Tahiti souffrent également d’un accès limité aux services financiers traditionnels, ce qui entrave le développement économique local et l’inclusion financière.

« Dinovox a toujours été conçu comme un moyen de démocratiser l’accès à la cryptomonnaie en proposant une approche qui allie l’innovation technologique avec une sensibilité culturelle et environnementale spécifique à la Polynésie.»

Le Web3 pour ne plus être isolé

De fait donc, et c’est là le constat d’Hellmouth, les cryptomonnaies proposent une alternative prometteuse pour ces régions. Elles facilitent les transactions transfrontalières en supprimant les intermédiaires, réduisant ainsi les coûts et les délais. Les habitants peuvent envoyer et recevoir de l’argent rapidement et à moindre frais… bref, que demander de mieux !

« Je pense que la vraie puissance de la cryptomonnaie n’est pas seulement dans sa capacité à sécuriser les transactions, mais dans sa capacité à inspirer et à mobiliser les gens autour d’idées innovantes et de causes communes. »

L’intégration des technologies Web 3 dans ces économies insulaires peut transformer radicalement la manière dont les services financiers sont accessibles et utilisés. Le Web 3, avec ses principes de décentralisation et de désintermédiation, promet de rendre les services financiers plus accessibles et plus équitables. Il permet aux individus d’avoir un contrôle direct sur leurs actifs numériques sans dépendre des institutions financières traditionnelles, souvent absentes ou inefficaces dans ces régions.

Les smart contracts, par exemple, peuvent automatiser les transactions et les rendre transparentes, réduisant ainsi les risques de corruption et d’abus. Les DAO (Decentralized Autonomous Organizations) offrent une nouvelle forme de gouvernance participative où chaque membre a une voix, ce qui est particulièrement pertinent pour des communautés soudées comme celles de Polynésie, mais aussi éclatées dans un archipel.

Les DinoVox : une communauté pour apprendre à vivre avec les cryptomonnaies

C’est ainsi qu’est né DinoVox, et son cri de ralliement, GRAOU, il y a quelques années maintenant. Depuis, le projet et sa communauté ont bien grandi.. 

L’écosystème DinoVox se déploie à travers plusieurs axes, chacun répondant à des besoins différents, mais convergents vers un objectif commun : intégrer la blockchain dans la vie quotidienne pour améliorer les conditions économiques et sociales.

« Chaque nouveau projet dans Dinovox est conçu pour apporter quelque chose d’unique à la table, que ce soit en termes de technologie, de culture ou de connexion communautaire. »

DinoVox NFT et FenuaVerse

Les NFT DinoVox sont des dinosaures pixelisés tous uniques. Ils seront 10 000. Le FenuaVerse, quant à lui, est un métavers inspiré par les paysages de la Polynésie. Il est constitué de Motu ( des îles ) eux-mêmes constitué de FAAPU (petites parcelles de territoire). Les détenteurs de FAAPU pourront faire ce qu’ils veulent dedans :  le jumeau numérique de leur boutique réelle, un espace de rencontre dédié à un projet ,un lieu d’éducation … Les Dinovox pourront évoluer dans cet espace numérique où éducation, loisir et business coexistent. 

Le FenuaVerse sera conçu pour accueillir tout le monde, offrant un espace virtuel où la culture polynésienne est célébrée et où la communauté DinoVox peut se réunir. Pour en savoir plus, on n’oublie pas les bons réflexes, vous pouvez lire le livre blanc (white paper) ici.

« L’approche de Dinovox n’est pas simplement de vendre des NFT, mais de créer un environnement où les technologies blockchain peuvent être utilisées pour améliorer concrètement les vies. »

DinoVox Business :

DinoVox se positionne également comme un partenaire pour les entreprises locales et internationales. En utilisant la blockchain, DinoVox aide les petites et moyennes entreprises à sécuriser leurs transactions, à accéder à de nouveaux marchés et à optimiser leurs opérations logistiques. Les entreprises locales peuvent ainsi bénéficier d’une exposition mondiale, tout en conservant des pratiques respectueuses de l’environnement et de la culture locale.

Parmi ces partenariats, nous retiendront celui avec Lyzi, plateforme dirigée par Damien Puteaux que nous avons rencontré. Lyzi facilite l’accès aux services financiers via la blockchain pour les commerçants.

Il en est de même pour la banque Deblock qui propose ses services bancaires, crypto et non crypto en Polynésie. DinoVox accompagne localement les utilisateurs qui franchissent le cap afin d’éviter les frictions lors de leurs inscriptions etc …

DinoVox Web3 : une communauté soudée

L’initiative Web3 de DinoVox vise à éduquer la population locale et sa communauté plus largement sur les avantages de la blockchain et des cryptomonnaies. Ateliers, séminaires et lives en ligne sont organisés.

Nombreuses sont alors les initiatives menées par DinoVox pour mener à bien cette tâche. Que ce soit sur le discord de DinoVox, sur leurs réseaux sociaux, ou bien encore localement, le projet est solide d’une forte communauté qui l’accompagne maintenant pour faire bouger les lignes.

« Le sommet Polynesian Island Crypto Summit est un exemple de la façon dont nous tentons de faire converger les mondes numériques et physiques, en amenant des leaders de pensée de la blockchain directement dans le cœur de l’Océanie.»

La Fondation DinoVox

La Fondation DinoVox s’attaque, elle aussi, aux défis sociaux et environnementaux. Elle soutient des projets locaux pour apporter des solutions durables dans des domaines tels que la gestion des déchets et la conservation de la biodiversité.

La fondation joue également un rôle important dans la promotion de la culture immatérielle polynésienne en permettant via ses MetaVernissages une plateforme aux artistes polynésiens pour montrer leur travail au monde entier. Autonome, la Fondation DinoVox a récemment ouvert ses inscriptions, plus d’informations à ce sujet sont disponibles ici.

Vous l’aurez compris. Hellmouth Banner a conçu DinoVox non seulement comme un écosystème numérique, mais comme un mouvement social visant à éduquer et à enrichir sa communauté. En faisant des cryptomonnaies et de la blockchain des outils accessibles à tous, il espère transformer Tahiti en un modèle de réussite économique et écologique. DinoVox n’est donc pas juste une plateforme ; pas juste un projet NFT / Web 3.  C’est une solution encore bien jeune, mais pragmatique  face à une problématique qui ne touche pas nécessairement nos pays occidentaux, mais qui ne touche pas non plus que la Polynésie Française.

Et, nous avons pu le voir au fil de nos rencontres, il ne semble pas fou de penser que les cryptomonnaies et la blockchain ne sont pas seulement des outils financiers, mais des moyens de créer des communautés plus résilientes, inclusives et prospères.

Enfin, à Hellmouth, le mot de la fin, et celui du début (promis, il fera simple) :  

« Graou ! »

Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondateur

« Changer la monnaie, c’est changer le monde » : Benoît Huguet, Crypto Évangéliste et Cofondateur du Journal du Coin

« Changer la monnaie, c’est changer le monde » : Benoît Huguet, Crypto Évangéliste et Cofondateur du Journal du Coin

« Changer la monnaie, c’est changer le monde » : Benoît Huguet, Crypto Évangéliste et Cofondateur du Journal du Coin

Avant de commencer l’article de la semaine, comprenons qu’il ne sera pas comme les autres. En effet, à l’heure d’écrire ces quelques lignes, Blockchain Addict fête son premier anniversaire. 

Et oui, un an de rencontres crypto qui nous ont permis de grandir et de progresser dans les méandres de l’écosystème blockchain. Un grand merci à tous nos invités.

Blockchain Addict fête son premier anniversaire

Starknet, Ethereum, Atom Accelerator ou encore MultiversX… autant d’écosystèmes auxquels nous nous sommes intéressés grâce à certains membres de la communauté crypto française. Certains sont désormais reconnus mondialement, tels qu’Abdel, Kam Benbrick, Youssef Amrani, ou encore Michael Canu de Ternoa.

Les échanges centralisés (CEX) et décentralisés (DEX) n’ont pas été en reste. Nous avons rencontré des plateformes comme Bitpanda et dYdX. Nous avons également exploré les ETF avec Melanion Capital et Montaigne Conseil et Patrimoine.

Alyra, Blockchain Business School, Node Guardians, Onchain Jobs… nombreux sont ceux qui œuvrent pour éduquer et développer notre bel écosystème. Nous les avons rencontrés également.

Et enfin, les penseurs. Ceux qui vulgarisent et expliquent la philosophie du Bitcoin et des cryptomonnaies. Yorick de Mombynes et Alexandre de Froissard en font partie, tout comme notre invité du jour, Benoît Huguet, cofondateur du Journal du Coin. Encore une fois donc, merci à eux.

Pour rappel, bien que nous le mentionnions régulièrement sur notre chaîne, Antoine est monteur vidéo pour le JDC et Magali rédactrice en chef.

Recevoir Benoît pour le premier anniversaire de notre chaîne était donc une manière pour nous de boucler la boucle, terminer un chapitre et commencer le suivant. Suivez nous sur nos réseaux sociaux, des annonces sont à venir au mois de juin pour fêter tout ça avec vous !

Un Parcours Inspirant

Revenons-en donc maintenant à nos moutons, dans cet article qui ne ressemblera décidément pas aux autres. Benoît Huguet, qui a découvert Bitcoin très tôt, est un vétéran des cryptomonnaies. Depuis plus de douze ans, il navigue dans cet univers complexe, vivant les hauts et les bas des cycles crypto aussi bien ceux de bitcoin que ceux de sombres memecoins dont les mémoires crypto ont déjà oublié le nom.

De BitConseil au Journal du Coin, Benoît participe depuis 2015 à la vulgarisation de notre écosystème. Et vous pouvez encore profiter de son expérience lors de ses interviews menées d’une main de maître sur la chaîne YouTube du Journal du Coin.

« Pour moi, changer la monnaie, c’est changer le monde »

Benoît Huguet voit Bitcoin et les cryptomonnaies comme les successeurs naturels des matières premières traditionnelles telles que l’or. 

Sa vision est celle d’un futur où les cryptos jouent un rôle central dans l’économie mondiale, offrant une alternative aux monnaies fiat et aux systèmes financiers traditionnels souvent jugés instables.

Bitcoin, selon Benoît, représente une solution face à un système bancaire souvent pris entre tous les feux et parfois gangrené. Une pensée qui fait écho à celle de Yorick de Mombynes rencontré dans cette interview.

La Vision de Benoît Huguet

L’expérience de Benoît Huguet est essentielle pour comprendre l’évolution et l’importance des cryptomonnaies aujourd’hui. Son parcours et sa vision offrent une perspective unique sur la manière dont les cryptos peuvent transformer notre monde. Les vétérans comme lui, avec leur expérience et leur passion, continuent de guider et d’inspirer de nombreux adeptes de la crypto.

Pour conclure, à Benoit le mot de la fin et celui du début : 

« Bitcoin respecte la vie privée beaucoup plus que n’importe quel compte en banque. »

Découvrir les cryptomonnaies avec la Blockchain Business School : avec Nathan Jaron

Découvrir les cryptomonnaies avec la Blockchain Business School : avec Nathan Jaron

Découvrir les cryptomonnaies avec la Blockchain Business School : avec Nathan Jaron

Souvenez-vous. Il y a quelques mois, nous rentrions Daniel Villa Monteiro, auteur de la BD Alice aux pays des merveilles, mais aussi directeur pédagogique chez Alyra, l’école de la blockchain. La semaine dernière, nous rencontrions Jonathan dos Santos de Rubichain, autre établissement Français de formation blockchain.

Aujourd’hui, vient le moment de rencontrer un autre organisme de formation aux cryptomonnaies et à la blockchain avec comme nouvel invité Nathan Jaron, actuellement COO de la Blockchain Business School (BBS)

Ce dernier nous partage son parcours et ses perspectives sur l’avenir de la blockchain. De ses débuts chez Decathlon à son rôle clé à la BBS, Nathan a su naviguer avec succès dans le monde de la blockchain, transformant ses compétences en management en une expertise précieuse pour des entreprises Web3.

Nathan Jaron, à fond la blockchain !

Nathan Jaron a commencé sa carrière en alternance dans une école de commerce, travaillant chez Decathlon. Après plusieurs années dans des postes de management d’équipes commerciales, il a découvert la blockchain. 

Sa curiosité l’a poussé à consommer divers contenus éducatifs sur le sujet, notamment influencé par les conférences d’Idriss Aberkane et les enseignements de Schopenhauer. 

Cette autodidaxie lui a permis de comprendre les enjeux et les oppositions autour de Bitcoin, renforçant sa passion pour la blockchain.

La Blockchain Business School ou comment apprendre les cryptomonnaies

En tant que COO de la BBS, Nathan Jaron supervise plusieurs programmes de formation. L’école offre des parcours hybrides combinant cours en ligne et masterclasses en présentiel, avec une immersion professionnelle de deux mois à la fin de chaque formation. 

La BBS se distingue par son approche pratique et immersive, visant à combler le fossé entre compétences techniques et commerciales dans le domaine de la blockchain.

« Le parcours The Original consiste en un tronc commun sur le premier mois de formation et ensuite une séparation en deux spécialités : création, gestion et développement de produits, et Tech Lead (…) On a des parcours qui incluent du développement blockchain, mais on couvre tous les aspects techniques d’un projet.»

Formations Proposées

La BBS propose plusieurs parcours de formation adaptés aux besoins des professionnels et des entrepreneurs :

  • The Original : Un tronc commun d’un mois suivi de spécialisations en création, gestion et développement de produits blockchain.
  • Parcours DeFi : Centré sur la finance décentralisée, couvrant les mécanismes de liquidité, les jetons, et les méthodes de levée de fonds en crypto.
  • Parcours de Création d’Entreprise : Accompagnement dans la création de modèles économiques et de pitch decks, avec des présentations devant des investisseurs.

Accessibilité et Financement

Les formations de la BBS sont payantes pour trois mois. Cependant, elles peuvent être financées via le Compte Personnel de Formation (CPF) ou certaines aides régionales en Île-de-France par exemple, offrant ainsi une opportunité aux professionnels de développer leurs compétences sans se soucier des contraintes financières. 

Un Écosystème Dynamique et Innovant

La BBS ne se contente pas de former des étudiants ; elle les intègre donc dans un écosystème dynamique et en pleine croissance.

Les étudiants ont accès à un espace de coworking de 1000 m² à Levallois-Perret, au sein du plus grand accélérateur Web3 d’Europe, Pyratzlabs lorsqu’ils planchent sur leur « grand projet » et au-delà de l’équipe pédagogique compétente, des masters classe (1 par mois) sont disponibles en live ou en réel, ainsi que des rencontres par visio toutes les semaines.

L’école met également à disposition une équipe de recrutement spécialisée pour aider les étudiants à trouver des opportunités professionnelles adaptées.

Pour conclure, Nathan en qualité d’entrepreneur crypto, incarne parfaitement la transition réussie entre le monde du commerce traditionnel et l’univers novateur de la blockchain. 

Son parcours et son engagement à la Blockchain Business School témoignent de l’importance de l’éducation continue et de l’adaptation aux nouvelles technologies pour réussir dans le paysage numérique en constante évolution.

Enfin, à Nathan le mot de la fin, et celui du début : 

« On est capable aussi de faire des choses sur mesure. Par exemple, une entité publique pourrait nous solliciter pour créer quelque chose de personnalisé en termes de format ou de contenu. C’est ce que nous faisons aujourd’hui avec la formation pour la banque Delubac.

Ils ont demandé une adaptation et quelque chose de personnalisé au niveau du format et du contenu, donc nous nous sommes adaptés et nous leur avons proposé quelque chose qui leur convenait sur ces deux plans. 

Une entité publique qui nous solliciterait pour faire quelque chose de vraiment personnalisé par rapport à ce qu’elle veut pour ses fonctionnaires, nous serions capables de le faire. »

Cryptomonnaies, blockchain et IA : Formez-vous aux technologies de demain avec RubiChain

Cryptomonnaies, blockchain et IA : Formez-vous aux technologies de demain avec RubiChain

Cryptomonnaies, blockchain et IA : Formez-vous aux technologies de demain avec RubiChain

Nous le comprenons au fil de nos rencontres avec l’écosystème. La blockchain révolutionne les modèles d’affaires traditionnels et notre manière de concevoir la monnaie et les informations.

Dans ce contexte, alors que chaque pays avance dans sa course à la technologie, RubiChain s’est positionnée comme une école française innovante dédiée à démocratiser les technologies du Web 3.0 et de la blockchain. Une petite présentation de RubiChain s’impose donc ici, puisque nous avons reçu cette semaine Jonathan Dos Santos.

Fondée en 2022 à Castelnau-le-Lez, dans le sud de la France, RubiChain vise à fournir les outils et les connaissances nécessaires pour prospérer dans l’économie numérique.

RubiChain, l’école qui monte

RubiChain a été fondée par Jonathan Dos Santos, un architecte informatique et ancien manager chez Microsoft, animé par une vision claire : rendre les technologies émergentes du Web 3.0 accessibles au plus grand nombre. 

Cette école blockchain a pour mission de combler le fossé entre l’industrie technologique et le secteur culturel en fournissant un écosystème complet de formation, conseil et coworking.

Les missions et les valeurs de RubiChain sont de : 

  • Démocratiser les nouvelles technologies : Rendre les technologies du Web 3.0, de la blockchain et de l’intelligence artificielle compréhensibles et utilisables par tous.
  • Se focus sur les ICC : Créer un pont entre les créateurs, artistes et professionnels du secteur culturel et les opportunités économiques offertes par les nouvelles technologies.
  • Créer un écosystème collaboratif : Offrir un espace où la formation, le réseautage et le coworking se rejoignent pour favoriser l’innovation.

La formation blockchain pour tous !

Ainsi, face à des écoles que nous avons déjà rencontrées comme Alyra, ou face encore à la Blockchain Business School que nous vous présenteront la semaine prochaine, la démarche de RubiChain est sincère et authentique

Elle s’inscrit par ailleurs dans la volonté de toucher professionnellement, et ce dés maintenant, des artistes, créateurs et professionnels du secteur culturel d’explorer les opportunités offertes par la blockchain et le Web 3.0.

Les modules proposés :

  • Blockchain et Web 3.0 : Comprendre les bases de la blockchain, des contrats intelligents et des applications décentralisées.
  • Intelligence Artificielle : Utiliser l’IA pour optimiser la création et la distribution d’œuvres.

En ce qui concerne les types de formation : 

  • Sessions Collaboratives : Travail en groupe pour développer des projets concrets.
  • Formations Personnalisées : Modules adaptés aux besoins spécifiques des entreprises et créateurs.

RubiChain ne s’arrête pas en si bon chemin puisque le projet de Jonathan accompagne les entreprises culturelles de l’idéation à la maturation de projets Web 3.0.

Son incubateur propose ainsi un accompagnement stratégique qui permet :

  • L’élaboration de stratégies pour la monétisation des œuvres via la blockchain. La création de NFT (Non-Fungible Tokens) et intégration dans l’écosystème Web 3.0.

RUBICC et RubiChain, épicentre de l’écosystème crypto pour un week-end

RubiChain organise régulièrement des événements pour stimuler l’innovation et le réseautage.

Nous retenons bien sur RUBI’CC, qui a lieu ce week-end à Castelnau-le-Lez, que Blockchain Addict soutient avec ferveur. C’est un événement annuel réunissant des experts du Web 3.0, de la blockchain et de l’économie créative pour partager des idées et des opportunités. Accessible, à taille humaine, c’est à la manière de CryptoXR l’endroit parfait pour réseauter.

« Ce samedi 11 mai va être dédié aux intelligences artificielles et eu au Web 3. On a presque 40 speakers je crois une trentaine de partenaires autour de thématique ultra-compréhensible enfin très enfin facile à comprendre et des ateliers d’initiation.

On veut aussi que tout le monde puisse intégrer en tout cas cet événement dans de bonnes conditions avec le sourire et en plus pouvoir apprendre quelque chose donc que ça serve à quelque chose parce que l’événement les bénéfices de l’événement vont être dédiés à l’association à l’association pour la recherche contre le cancer du sein pour le projet Sahara avec l’ICM de Montpelier. »

Par ailleurs, de nombreux meetups mensuels sont organisés pour discuter des avancées dans la blockchain, l’intelligence artificielle et d’autres technologies émergentes.

RubiChain se positionne comme une référence dans l’éducation blockchain en France, offrant un écosystème complet pour permettre aux industries culturelles et créatives de maîtriser les technologies Web 3.0. Rien d’étonnant lorsque l’on voit l’expérience de notre invité du jour, OG et holder de bitcoin malgré lui

À Jonathan le mot de la fin et surtout celui du début pour introduire son interview : 

« Toute nouvelle technologie fonctionne en trois étapes. Première phase : « c’est ridicule, c’est quoi le Bitcoin, ça sert à quoi ça sert à rien ? ». Seconde étape : « c’est dangereux quand même le Bitcoin ça sert pour le blanchiment d’argent, ça sert pour le terrorisme etc » Aujourd’hui on se rend compte que 15 % de la population française détient du bitcoin ou des cryptomonnaies des altcoins donc ça commence à entrer dans les mœurs. 

C’est comme n’importe quelle autre technologie, il faut savoir l’utiliser pour bien la comprendre et comprendre aussi les risques qui sont associés à ça donc oui ça va arriver, je pense que ce n’est pas encore pour aujourd’hui, mais on y arrive »

Promouvoir les cryptomonnaies et la blockchain : Avec Maxime Baron de Hash Consulting

Promouvoir les cryptomonnaies et la blockchain : Avec Maxime Baron de Hash Consulting

Promouvoir les cryptomonnaies et la blockchain : Avec Maxime Baron de Hash Consulting

Bitcoin, cryptomonnaies, blockchainWeb3… autant de termes qui, à force de lire nos articles, ne vous sont pas inconnus. Toutefois, ces technologies émergentes restent encore bien obscures pour de nombreuses personnes.

Et les bâtisseurs de notre écosystème ont parfois besoin d’aide pour communiquer, partager et vendre leur projet au monde. C’est là que Maxime Baron, cofondateur de Hash Consulting avec Owen Simonin (Hasheur), offre une perspective unique pour les projets qui cherchent à faire entendre leur révolution Web3, mais aussi pour les sociétés qui souhaitent faire partie de la révolution Web3.

Hash Consulting ou comment aider les sociétés à conquérir le Web3 ?

« Hash Consulting est une entreprise qui accompagne les entreprises qui souhaitent se lancer dans le Web3 ou avoir de l’accompagnement côté crypto (…) On accompagne différents types de socièté qui ont des besoins spécifiques »

Et elles sont nombreuses, les entreprises qui ont souhaité participer à cette aventure. Nous pouvons penser à Renaud ou encore à Lacoste du côté des entreprises traditionnelles, mais aussi à MultiversX du côté des start-up crypto.

De fait, cette diversité d’entreprises montre l’importance de s’adapter aux exigences stratégiques de chacune. Certaines ont besoin d’une aide technique plus poussée, tandis que d’autres nécessitent une assistance dans leur communication.

Préparer l’avenir de la blockchain

Tombé dans la marmite crypto dans les années 2017 et issu du secteur de la tokenisation, Maxime Baron souligne la nécessité de la présence de Hash Consulting sur un marché encore bien jeune.

Son équipe assure ainsi aux médias crypto et aux influenceurs une garantie supplémentaire de sécurité pour les projets qu’ils présentent.

Par ailleurs, lorsqu’il s’agit d’aborder l’avenir de la blockchain, Maxime Baron n’oublie pas non plus de mentionner son parcours, soulignant que malgré l’hiver crypto que nous avons traversé, la tokenisation a été un signe d’espoir important et évident.

La tokenisation est en train de remodeler le paysage financier, offrant une nouvelle manière de conceptualiser la propriété et la valeur. En effet, la tokenisation des actifs réels représente une avancée importante transformant tout, des œuvres d’art aux bâtiments, en actifs numériques échangeables. Cette innovation a le potentiel de démocratiser l’accès à l’investissement et de fluidifier les marchés traditionnels. Refermons cette parenthèse et continuons.

Une régulation crypto à anticiper

Alors que la blockchain et la cryptomonnaie continuent de gagner en popularité, la question de la régulation devient de plus en plus pressante. Maxime Baron aborde ce sujet avec nuance :

Les contraintes se multiplient donc pour le secteur crypto, qui doit s’adapter à de nombreuses exigences et parfois faire face aux critiques des régulateurs.

« La régulation à mon sens est nécessaire… il faut simplement qu’elle ne soit pas punitive.»

D’un côté, nous avons l’Union Européenne, avec son règlement MiCA (Markets in Crypto-Assets), qui vise à créer un cadre réglementaire harmonisé pour les actifs numériques. Cette réglementation standardise les règles sur les cryptomonnaies à travers l’Europe, offrant une protection accrue aux investisseurs tout en encourageant l’innovation. La clarté réglementaire offerte par MiCA est essentielle pour donner confiance aux entreprises et aux consommateurs dans l’écosystème des actifs numériques.

De l’autre côté, il y a les réglementations locales, parfois différentes de MiCA à l’échelle européenne. En France, l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) joue un rôle de premier plan dans la régulation des cryptomonnaies.

Les Prestataires de Services sur Actifs Numériques (PSAN) sont soumis à un enregistrement obligatoire auprès de l’AMF, garantissant ainsi une certaine conformité et sécurité pour les utilisateurs. Ces mesures visent à prévenir les fraudes et les escroqueries, tout en offrant un cadre légal clair pour les opérations crypto.

Face à la complexité de l’écosystème crypto et au risque de scams, des sociétés comme Hash Consulting jouent un rôle crucial. Elles agissent comme des filtres, évaluant la crédibilité et la viabilité des projets de blockchain et de cryptomonnaies. Leur analyse, de fait, parfois critique aide à protéger les investisseurs contre les fraudes et à orienter le capital vers des initiatives légitimes et prometteuses. Comme le souligne Maxime :

« Notre mission est d’accompagner les entreprises dans le monde du Web3 de manière sécurisée et éclairée.»

Nous vous souhaitons une agréable interview et à la semaine prochaine !