Les 8 raisons d’avoir un compte Kraken – avec Dorian

Les 8 raisons d’avoir un compte Kraken – avec Dorian

Les 8 raisons d’avoir un compte Kraken – avec Dorian

image article interview DarkEmy - blockchainaddict

Dans le secteur crypto, rares sont les gladiateurs à avoir survécu à tous les cycles sans une égratignure. Kraken fait figure d’exception culturelle. Fondée en 2011, alors que le Bitcoin n’était encore qu’une curiosité pour initiés, la plateforme a traversé les tempêtes sans jamais faillir à sa réputation de coffre-fort. 

Aujourd’hui, en pleine ère de maturité réglementaire avec l’application stricte de MiCA, nous avons eu le plaisir de recevoir à nouveau Dorian, habitué de Blockchain Addict, désormais Head of Regional Growth chez Kraken. 

Quelques mois après l’interview d’Alix Bouxaguet qui dressait le portrait stratégique de Kraken en Europe, nous avons retrouvé Dorian pour une discussion sur l’expérience utilisateur et les nouveautés produit. De quoi avoir 8 bonnes raisons de s’abonner à Kraken.

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Ceci n’est pas un conseil en investissement ou en crypto-actifs. L’achat, la vente ou l’échange de crypto-actifs comporte des risques de perte partielle ou totale de capital. Payward Europe Solutions Limited (Kraken) est réglementée par la Banque centrale d’Irlande.

1 – Kraken, le pionnier qui n’a jamais été hacké

Le premier argument de Kraken, c’est son âge, mais surtout sa résilience. Dans un secteur où les hacks et les failles de sécurité font trop souvent la une, Kraken affiche un score de zéro.

« C’est le seul grand exchange à l’heure actuelle qui ne s’est pas fait hacker. Et c’est quelque chose qu’on doit à nos équipes sécurité internes qui sont vraiment très organisées et qui nous mettent à l’épreuve, même nous. »

2 – Onboarding ultra-rapide : premiers bitcoins en quelques minutes ?

Longtemps, s’inscrire sur un exchange régulé ressemblait à un parcours du combattant administratif. En 2026, cette époque est révolue. L’un des chevaux de bataille de Dorian est la fluidité du parcours client, sans pour autant sacrifier la rigueur de la compliance.

Selon Dorian, la rapidité est désormais le standard : 

« Une personne chanceuse peut avoir ses premiers Bitcoins dans les 3 minutes qui suivent la création de son compte si la vérification est très rapide. De manière générale, on parle de quelques minutes à une dizaine de minutes. » 

Même pour les dossiers nécessitant une vérification manuelle, Dorian précise que le délai n’excède généralement pas une demi-journée. Cette prouesse technique permet de capter l’investisseur au moment où il est le plus motivé, tout en restant dans les clous du KYC (Know Your Customer).

3 – Kraken vs Kraken Pro : pour les débutants et les traders confirmés

Kraken a intelligemment scindé son offre pour répondre à deux besoins distincts. D’un côté, l’application classique, épurée, faite pour ceux qui veulent acheter sans se soucier des graphiques complexes. De l’autre, Kraken Pro, une interface robuste pour les investisseurs actifs.

  • Kraken Classique : Simplicité absolue, UX épurée. « On paye tout le temps la simplicité », rappelle Dorian, soulignant que l’interface cache l’orderbook pour ne pas submerger le néophyte.
  • Kraken Pro : Accès aux outils de trading avancés, ordres limit, et surtout une exclusivité européenne de taille. « Être un exchange régulé MiCA et MiFID nous permet d’être parmi les seuls à proposer les futures crypto en Europe », souligne Dorian.

4 – Frais compétitifs et retraits : la réalité en 2026

En 2026, la guerre des frais fait rage, mais Kraken refuse de brader la sécurité pour le « low-cost » absolu. L’exchange se positionne sur un juste milieu : la transparence. Pour les retraits en monnaie fiduciaire (fiat), la règle est claire : 

« Pour ce qui est des retraits, c’est 1 € de frais fixe et à partir d’un minimum de 2 € »

Concernant les cryptomonnaies, les frais sont variables pour coller à la réalité des réseaux. Si certains concurrents optent pour des frais fixes élevés pour se couvrir, Kraken préfère la précision. Dorian note par exemple qu’un retrait sur un réseau comme Arbitrum peut ne coûter qu’un dollar de frais, rendant la plateforme particulièrement attractive pour les utilisateurs on-chain.

5 – La diversification via les actions et ETF tokenisés (xStocks)

C’est sans doute la révolution la plus marquante de ces dernières années : la fusion entre la TradFi et la crypto. Avec les xStocks, Kraken permet de détenir des actions Apple, Tesla ou des ETF S&P 500 sous forme de jetons sur la blockchain.

Dorian est particulièrement enthousiaste sur ce segment : 

« On a même les métaux précieux qui ont rejoint la liste. On peut investir sur l’or directement depuis l’application Kraken et, comme ce sont des tokens, vous pouvez les retirer vers votre wallet personnel. » 

Plus qu’un simple affichage, ces actifs ouvrent droit aux dividendes, offrant ainsi une véritable alternative aux brokers classiques avec une liberté de mouvement inédite.

6 – Ink, le Layer 2 de Kraken : un pont vers la DeFi

Kraken ne se contente pas d’être un portail d’achat ; l’exchange construit son propre écosystème décentralisé. Ink, le Layer 2 maison, est conçu pour faciliter l’accès à la DeFi sans quitter l’environnement sécurisé de la marque.

« Kraken a un Layer 2 qui s’appelle Ink avec des dApps déjà en développement ou même live » 

Ce réseau permet d’effectuer des swaps et d’utiliser des protocoles de prêt, lending en anglais, avec des frais minimes, tout en bénéficiant d’une passerelle directe et fluide avec l’exchange centralisé

7 – Sécurité, preuves de réserves et philosophie face aux menaces

L’ombre de l’affaire FTX plane toujours sur l’industrie, mais Kraken a pris les devants bien avant la crise. Dorian rappelle que Kraken a été le premier à instaurer des Preuves de Réserves auditées par des tiers.

Au-delà des chiffres, Dorian prône une « hygiène numérique » et une vigilance constante. Il met en garde les utilisateurs contre le phishing : 

« Il n’y a jamais de conseiller Kraken qui appelle par téléphone les utilisateurs. C’est un piège. » 

8 – Régulation MiCA/MiFID II : un avantage compétitif durable

Le cadre réglementaire européen, souvent perçu comme une contrainte, est devenu pour Kraken un bouclier. Dorian, fort de son expérience passée dans des structures plus agiles mais moins régulées, note une différence flagrante : 

« La compliance d’il y a 5 ans et celle d’aujourd’hui n’ont strictement rien à voir. C’est une barrière à l’entrée énorme. »

Cette conformité garantit que l’exchange ne disparaîtra pas du jour au lendemain sous le coup d’une interdiction administrative. 

« On sait avec Kraken que l’entreprise va rester disponible, qu’il n’y aura pas de changement de situation majeure »

Alors que la tokenisation des actifs réels (Real World Assets) s’impose comme la tendance majeure de 2026, Kraken semble avoir un coup d’avance. Entre sa sécurité légendaire, son onboarding éclair et son ouverture vers les marchés financiers traditionnels, le « vieux » Kraken n’a jamais été aussi jeune.

Dorian reste lucide sur l’avenir, notamment sur les RWA : 

« Selon moi, cela viendra d’abord par les actions. Sur l’immobilier, je suis beaucoup moins bullish, mais les actions et les métaux précieux sont l’avenir de la DeFi. »

Prêt à rejoindre le pionnier de l’écosystème ? Petit cadeau pour bien démarrer : En passant par ce lien pour créer ton compte Kraken, tu récupères 15 € de BTC offerts dès tes 100 € investis. Une rentabilité immédiate de 15 % avant même que le marché ne bouge !

Ceci n’est pas un conseil en investissement ou en crypto-actifs. L’achat, la vente ou l’échange de crypto-actifs comporte des risques de perte partielle ou totale de capital. Payward Europe Solutions Limited (Kraken) est réglementée par la Banque centrale d’Irlande.

Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondatrice

Finst, l’héritier de DEGIRO qui divise vos frais crypto par 10

Finst, l’héritier de DEGIRO qui divise vos frais crypto par 10

Finst, l’héritier de DEGIRO qui divise vos frais crypto par 10

image article interview DarkEmy - blockchainaddict

« N’investissez que sur des plateformes qui ont une licence MiCA parce que les autres vous n’avez aucune certitude sur la sécurité de vos avoirs, sur la sécurité de vos données. »

Notre écosystème est souvent dominé par l’opacité des plateformes crypto centralisées, des mastodontes internationaux qui écrasent la moindre petite initiative locale. Cependant, depuis quelques temps maintenant un acteur amstellodamois impose un nouveau tempo : Finst

Portée par Julien Vallet et les architectes du succès de DEGIRO, Finst est un exchange conçu pour importer la rigueur institutionnelle dans le portefeuille du particulier. Avec MiCA pleinement en vigueur depuis fin 2024, l’exchange opère légalement dans plus de 30 pays européens.

Finst et le choc des frais 

Comme toute plateforme crypto, les services de base de Finst incluent l’achat et la revente de plus de 340 cryptomonnaies en euros , l’accès aux stablecoins , ainsi qu’un service de staking flexible , complétés par d’autres solutions sur lesquelles nous reviendrons.

Cependant dés cette présentation, notre invité du jour se démarque de ses confrères. En effet, le premier argument de Finst pour expliquer sa légitimité dans la cours des grands est ses tarifs. 

En France, la moyenne des frais pour un achat de Bitcoin avoisine 1,5 % chaque fois que l’on achète ou vend. Finst pulvérise ce modèle avec une commission fixe de 0,15 %.

Passons au spread maintenant (l’écart entre le prix d’achat et de vente). Là où beaucoup de plateformes affichent des commissions d’appel faibles tout en gonflant le prix de l’actif, Finst joue cartes sur table.

« Chez nous, vous payez 1,50 € pour 1000 € d’achat. Donc déjà, il y a cet énorme facteur différenciant qui est les tarifs qu’on divise entre 5 et 10 sans rien ajouter dans le spread. »

En automatisant ses processus et en s’appuyant sur une équipe d’ingénieurs seniors, la fintech est rentable depuis sa deuxième année tout en offrant une expérience utilisateur fluide, sur ordinateur comme sur mobile.

La forteresse MiCA : Plus qu’une licence, une philosophie

Pour Julien Vallet, la régulation n’est pas une contrainte, c’est un sésame. Finst a été pionnière en obtenant la licence MiCA (Markets in Crypto-Assets) dès juillet dernier, permettant d’opérer partout en Europe. Cette conformité s’accompagne de l’application de DORA, une norme européenne imposant une résilience technologique et opérationnelle de niveau bancaire.

Le point névralgique de leur architecture est la ségrégation des actifs. Contrairement aux exchanges qui inscrivent les dépôts des clients à leur propre bilan, Finst utilise un véhicule juridique distinct : une fondation sans actionnaire qui conserve les actifs sur une base de 1 pour 1. Si la société commerciale devait faire faillite, les cryptos et euros des clients resteraient intouchables par les créanciers. 

Notons enfin que Finst renforce cette sécurité avec un audit Proof of Reserves indépendant, confirmant la détention 1:1 des actifs clients.

Une ambition « au niveau du silicium »

Nicolas Consigny souligne la volonté d’une vision à long terme : amener la sécurité du portefeuille au plus près du matériel. Cela passe par le développement d’un navigateur Ethereum natif capable d’interagir avec les DApps et IPFS sans fuites de données vers les géants du Web2.

Cette volonté de souveraineté s’inscrit dans un changement de paradigme pour la couche protocolaire d’Ethereum. En travaillant de concert avec l’équipe Privacy and Scaling Explorations (PSE), Kohaku prépare le terrain pour un réseau où la confidentialité n’est plus une option complexe, mais une garantie par défaut.

Une offre « Retail » pour investisseurs matures

Finst se différencie de ses concurrents également car il conçoit des produits financiers intelligents pour une clientèle dont la moyenne d’âge avoisine les 43 ans. 

Nous vous évoquions tout à l’heure d’autres produits financiers, Finst c’est également : 

  • Des Crypto Bundles : ces paniers permettent d’investir en un clic dans le Top 10 ou le Top 25 du marché avec un rééquilibrage mensuel automatique.
  • Staking flexible : Le staking chez Finst est automatique dès son activation. Les intérêts sont calculés quotidiennement  ( jusqu’à 11% d’APY)  sans aucune période de blocage.

Finst propose aussi l’Auto Invest pour des achats récurrents automatisés dès 10 €, et des outils d’analyse de portefeuille en temps réel pour suivre les performances.

Par ailleurs, fidèle à ses valeurs, la plateforme n’a pas lancé de jeton propriétaire pour éviter les conflits d’intérêts et rester concentrée sur l’intérêt des investisseurs.

Enfin, l’indépendance et la solidité de Finst séduisent désormais au-delà des particuliers, puisque plusieurs banques en ligne utilisent leurs solutions de trading et de custody.

A Julien le mot de la fin, et celui du début : 

« On essaie vraiment de construire un champion européen de la crypto… Ce serait bien aussi qu’on ait un géant en Europe  »

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Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondatrice

Louis Finance, ETHCC et DeFi : Jérôme de Tychey prêt pour 2026 !

Louis Finance, ETHCC et DeFi : Jérôme de Tychey prêt pour 2026 !

Louis Finance, ETHCC et DeFi : Jérôme de Tychey prêt pour 2026 !

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« On leur offre une option d’épargne qui est deux fois mieux disante que ce que leur propose le livret A sans limite de dépôts et avec un retour sur leur compte en banque en 90 secondes quoi. »

Le ton est donné. Dans la finance, les vieilles habitudes ont la vie dure. Le Livret A, doudou national de l’épargne, est désormais chahuté par la DeFi réglementée. Pour Jérôme de Tychey, Président d’Ethereum France et CEO de Cometh, la question n’est plus d’ignorer la finance décentralisée, mais de l’encadrer pour la rendre accessible à tous, y compris à « ma mère, elle a 76 ans » .

Louis Finance, service développé par Cometh est cette réponse, un pont entre l’Euro fiduciaire et l’innovation blockchain, mais le chemin pour construire un tel pont est semé d’embûches, comme nous l’explique notre invité de la semaine.

Le fardeau MiCA et le régulateur français

Le projet Louis Finance, qui propose un accès custodial et compliant à la DeFi, a nécessité un investissement colossal dans la conformité.

L’obtention de l’agrément MiCA en France est, de l’aveu de Jérôme de Tychey, un combat homérique qui a duré « 3 ans ».

« C’est cher, c’est long, c’est compliqué, on découvre des choses. » 

La critique est précise : si l’Europe garantit un standard élevé (audits PA2SI, exigences en fonds propres), la disparité d’application entre les pays permet à certains concurrents de se faire « passeporter » avec des contraintes « bien moindres ».

Une concurrence déloyale que le régulateur européen (ESMA) tente d’endiguer : cette rigueur s’imposant avant tout pour le nettoyage de l’écosystème, et cela commence par la traçabilité.

MiCA : une rupture qui va redessiner l’écosystème français

La transition entre PSAN et MiCA inquiète. La France comptait plus de cent PSAN enregistrés.

Tous ne survivront pas au passage à MiCA. Les coûts explosent : conformité, contrôles, infrastructures techniques, audits, licences supplémentaires pour certains services.

Ambroise le reconnaît : MiCA va créer un marché plus concentré. Les acteurs internationaux capables d’absorber les coûts réglementaires prendront le dessus.

Pour le lecteur français, l’enjeu est clair :
moins d’acteurs, mais plus solides au risque de freiner l’innovation locale.

La chasse aux cryptomonnaies sales

Cette rigueur se justifie par la nécessité de faire le ménage. L’entité régulée agit comme le dernier rempart contre le blanchiment d’argent.

Si les Euros d’un client sont convertis en Stablecoins et déposés sur des protocoles comme Aave, Cometh doit d’abord s’assurer de la traçabilité des fonds, même si ces derniers ont transité par des mixeurs.

Jérôme le martèle : il est « fortement déconseillé au criminel d’essayer de blanchir de l’argent avec des cryptos parce que c’est traçable par construction ».

L’obligation de résultat est totale : si les preuves fournies par le client s’avèrent fausses, la responsabilité de l’acteur régulé est engagée.

La révolution custodiale et l’attrait de l’euro

Louis Finance résout un problème central pour l’investisseur : celui de la custodie.

En gérant les clés des utilisateurs, Cometh permet à n’importe qui d’accéder à la DeFi simplement via un virement sur un IBAN.

L’argent est immédiatement converti en Euro Stablecoin MiCA compliant pour être mis au travail.

La DeFi, l’antidote de l’inflation

Le rendement attractif, autour de 3,5 % en conditions normales, est l’argument massue. En fléchant les fonds vers des protocoles ultra-sécurisés et audités comme Aave, l’offre surpasse le Livret A, sans les plafonds de dépôt et avec une liquidité quasi instantanée.

C’est là que l’innovation technique rencontre le besoin de l’épargnant :

« on offre une option d’épargne qui est deux fois mieux que ce que leur propose le livret A, le tout sans limite de dépôts »

Le Futur de la DeFi : La tokenisation de Portefeuille

Mais la vision de Cometh va plus loin que l’épargne.

L’utilisation de Smart Accounts (Safe), qui agissent comme des portefeuilles numériques sophistiqués, ouvre des perspectives inédites. 

Jérôme de Tychey parle de la possibilité de transférer la propriété de la position entière (tous les actifs et les placements) sans réaliser de mouvement de tokens sur la blockchain.

Cette tokenisation du portefeuille complet permet de simplifier les échanges complexes et de créer de nouveaux instruments financiers, une véritable révolution sous le manteau de la conformité MiCA.

ETHCC 9 et The Agora : Le cœur de la finance se déplace à Cannes

En tant que Président d’Ethereum France, Jérôme de Tychey est également le maître d’œuvre de l’Ethereum Community Conference (ETHCC), qui accueillera plus de 15 000 participants à Cannes en mars/avril.

L’événement phare de cette année est The Agora, un side event officiel conçu pour la TradFi (Finance Traditionnelle).

« Moi, j’aime bien dire qu’on a les Michael Jackson de la finance traditionnelle qui vont se déplacer pour The Agora. »

L’objectif est d’attirer les grands noms de la finance (Bloomberg, DTCC, SNP) pour qu’ils confrontent leur vision avec l’écosystème Ethereum. 

Cette stratégie, associée à une sécurité locale renforcée qui a fait ses preuves (en dépit d’une fameuse attaque de « caniche » l’an dernier, vise à rassurer les plus frileux et à accélérer l’adoption institutionnelle.

De la lourdeur administrative du MiCA à la complexité technique des Smart Accounts, Jérôme de Tychey et Cometh ont démontré que l’innovation durable passe par l’acceptation des règles du jeu. 

Leur produit, Louis Finance, n’est pas un hack pour contourner le système, mais un pas de géant pour l’intégrer, offrant enfin aux Européens une alternative crédible et sécurisée aux offres d’épargne anémiques.

L’écosystème est en pleine mutation, et les défis sont encore nombreux, notamment celui de garantir une concurrence juste et une tranquillité totale aux utilisateurs. Mais la direction est prise :

« Le jeu en vaut la chandelle. C’est-à-dire qu’aujourd’hui sur un truc comme Louis Finance, bah on propose un meilleur rendement que toutes les options d’épargne qui sont disponible à au KIDAM. » 

Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondatrice

Kraken : Le doyen des exchanges crypto

Kraken : Le doyen des exchanges crypto

Kraken : Le doyen des exchanges crypto

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Il est rare qu’un exchange de cryptomonnaie jouisse d’une image aussi propre que celle d’une banque suisse, tout en ayant l’agilité d’une licorne. C’est pourtant le pari qu’a réussi Kraken, fondé en 2011.

Pour en parler, nous avons reçu Alix Bouxaguet, Country Manager France et fin connaisseur du marché institutionnel. Sa première fierté ? L’ancienneté, bien sûr, mais surtout : « On s’est jamais fait hacker. » Dans un secteur où les mésaventures sont légion, cette carapace est un argument de poids, renforcé par le stockage hors ligne de plus de 95% des fonds clients.

Mais là où Kraken est un véritable acteur majeur pour nous, Européens, c’est sur la question de la liquidité Fiat. Kraken est l’historique : c’est lui qui a créé les toutes premières paires Euro natif (BTC/EUR, ETH/EUR). Résultat : ils offrent aujourd’hui la meilleure profondeur de marché sur l’euro, garantissant des spreads imbattables. En d’autres termes, pour acheter ou vendre vos cryptos en euros sans passer par un stablecoin, Kraken est tout simplement le moins cher.

Kraken à l’heure de la régulation 

L’image de qualité, c’est bien, mais la régulation est la clé pour ouvrir les portes du coffre-fort institutionnel. Et sur ce point, Kraken a fait ses devoirs.

Alix le confirme : l’exchange a obtenu la licence MiFID (pour proposer des produits dérivés) et la licence MiCA de la Banque centrale d’Irlande. C’est un Graal qui lui permet de proposer des services uniformisés et sécurisés à travers toute l’Union européenne, loin des problèmes réglementaires de certains concurrents. L’exchange, lui, n’est « blacklisté nulle part, jamais ».

C’est cette propreté qui attire les loups de la finance traditionnelle. Les banques et les fonds ne sont pas animés par la « mission idéologique » de la décentralisation ; ils sont là pour une raison bien plus terre-à-terre :

 « Ils voient surtout que énormément d’argent a quitté leur compte pour aller sur des exchanges. » 

Leur mission est de « rapatrier les fonds » en proposant eux-mêmes des produits crypto. Et pour cela, ils ont besoin d’un partenaire en qui ils peuvent avoir confiance : réglementé, jamais hacké, et surtout, leader sur la liquidité Euro

Sur les marchés dérivés, la prudence est également de mise. Si les DEX (échanges décentralisés) sont vantés pour leur idéologie, ils ont un défaut majeur : en cas de crash massif (flash crash), ils subissent l’effet domino, personne ne pouvant arrêter la cascade de liquidations. L’avantage d’un exchange centralisé comme Kraken ? Un « kill switch » temporaire. Alix nous confie que lors du crash d’octobre, la coupure des Futures a permis de « sauver des gens » de la liquidation totale. La décentralisation a son prix.

Kraken, le cheval de Troie de la tokénisation à Wall Street 

Outre le lancement de leur nouvelle carte bleue, la grande nouveauté chez Kraken c’est le lancement des xStocks : les actions et ETF américains tokenisés (Apple, Nvidia, Or) disponibles sur les blockchains Ethereum et Solana.

C’est là que la crypto devient le cheval de Troie de la finance traditionnelle, pour deux raisons :

  1. Le 24/7 et la fluidité : La tokenisation court-circuite la myriade de brokers et leurs frais opaques. Plus de jours fériés, plus de week-end : le trading est ouvert en continu. Vous êtes plus libre et vos actifs sont plus liquides.
  2. L’usine à produit dérivé : L’objectif est de pouvoir bientôt faire tout ce que l’on fait avec la crypto, mais avec les actions tokenisées : les utiliser en collatéral pour prendre du leverage, ou même les vendre en un clic pour payer ses courses en Franprix. Le marché est clairement la clientèle crypto qui cherche une passerelle vers les actifs traditionnels lorsque les Altcoins s’ennuient.

Les ingrédients d’une adoption réussie

Même l’un des doyens des exchanges à travers le monde a ses chantiers. Alix l’admet : Kraken est hyper focus sur l’amélioration de la liquidité des contrats perpétuels et Futures sur les Altcoins plus exotiques. 

Quant aux légendaires lobbies anti-crypto, Alix est formel : ils n’existent plus. L’innovation a gagné.

« Ça serait quand même dire est-ce qu’il y a des lobby anti-internet ? Je pense que maintenant on en est là. »

Les banques sont désormais les premiers supporters des cryptos, car elles voient leurs clients partir. Le seul vrai obstacle est le régulateur qui impose des cadres stricts (MiCA, Travel Rule), mais c’est le prix à payer pour l’institutionnalisation. L’adoption, quant à elle, est boostée par les institutionnels (effet Trump aux USA), qui permettent aux fonds et aux banques d’offrir la crypto aux clients finaux.

L’échange avec Alix est sans appel : Kraken a une feuille de route claire, construite sur la sécurité historique, la régulation européenne, et la révolution des actions tokenisées. Ils ne surfent pas sur les shitcoins.

Cet article n’était qu’une mise en bouche pour décortiquer leur philosophie ; il ne saurait se substituer à l’interview originale ! Si ce n’est pas déjà fait, il est maintenant grand temps d’aller regarder l’échange complet sur Blockchain Addict pour entendre l’expert en personne. D’ailleurs, à lui de conclure cet article : 

«  Quand tu as des énormes banques qui voient énormément d’argent partir sur les exchanges et la DeFi, ils se disent « On veut rapatrier ces fonds-là ».

Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondatrice

Data et trading crypto : Oak Research la boussole de vos cryptomonnaies

Data et trading crypto : Oak Research la boussole de vos cryptomonnaies

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Il y a ceux qui suivent le marché au gré des tweets et des rumeurs. Puis, il y a ceux qui essaient de décortiquer la matrice. De comprendre. D’analyser. Dans la France des cryptos, la seconde catégorie vient de sortir du bois avec Oak Research.

Lilian, co-fondateur et COO d’Oak Research, était justement notre invité cette semaine pour nous éclairer. Ancien ingénieur passé par Cryptoast, Lilian a fait le grand saut avec Artem, autre figure du CTFR, pour créer une « plateforme d’intelligence de marché ». En clair ? Ils creusent, ils livrent une recherche fondamentale.

Leur credo est né d’une frustration : Lilian le confesse, il avait soif d’une continuité dans l’analyse, d’un fil d’Ariane qui n’existait pas dans l’écosystème francophone, pourtant friand des Messari ou Blockworks Research outre-Atlantique. Pour combler ce vide, ils fournissent de la data, des analyses et des rapports qui exigent du temps, ciblant ceux qui ont déjà « les mains dans le moteur » de l’investissement.

De l’état du marché crypto à Oak Research, petit retour sur notre rencontre avec Lilian.

Penser le marché en 3 leçons avec Oak Research

Lilian ne mâche pas ses mots : la grande « Alt-Season » que beaucoup attendent les bras ouverts est, selon lui, et selon nous, une chimère.

Il affiche un scepticisme certain sur les altcoins et recommande la plus grande prudence. Sa vision du marché est chirurgicale et repose sur trois principes actifs pour s’exposer intelligemment.

Leçon n°1 : Comprendre le marché crypto 

Oubliez la stratégie du panier d’altcoins qui s’envolent tous en même temps. Pour Lilian, depuis l’année dernière, les éléments pour une alt-Season ont rendu l’âme

Le marché est sélectif, voire bearish, sur la plupart des jetons. La stratégie est donc l’hyper-sélection : BTC, bien sûr, une majorité de stablecoins pour la flexibilité. Cependant quelques altcoins peuvent sortir du lot. Altseason ou pas. 

Ce joyau rare d’après Lilian ? Hyperliquid (HYPE). Il le qualifie sans détour de « protocole le plus innovant que j’ai vu depuis des années ». Entre ses volumes faramineux, ses revenus massifs et le mécanisme de rachat de tokens qui exerce une pression acheteuse implacable, le DEX Perp est une exception qui confirme la règle.

Cependant, l’intelligence n’est pas de suivre le protocole en vogue. Il est plus malin de miser sur ce que Lilian appelle la « guerre des clones ». La tactique était de farmer les concurrents (comme Lighter et Paradex) en anticipant que l’étincelle de la nouveauté allait forcément arriver et forcer les autres à exploser en retour. Cette étincelle ? Ce fut Aster.

La morale de cette leçon est donc simple : quand tout le monde en parle, il est souvent déjà trop tard ; il faut migrer vers la prochaine opportunité.

Autre exemple de cette nécessité de comprendre le marché ? Ethereum reste une plateforme technologique inégalée (innovation, blobs, ZK, Layer 2 comme Arbitrum et Base), Lilian est tranchant : ce n’est pas un bon produit d’investissement. Le prix du token et son utilité pour le gas sont en conflit, et son offre n’est pas limitée. Il faut dissocier la technologie du produit financier.

Leçon n°2 : Suivre la stratification de la finance on-chain (même si c’est ennuyeux) 

Si la première leçon est une affaire de tactique, la seconde est une question de vision d’architecte. Oublions la volatilité à court terme.

La vision long terme est importante ici. Il faut comprendre que l’’avenir de la finance On-Chain reposera sur les stablecoins et la quête de yiels. Lilian anticipe une architecture en poupées russes, où les derniers utilisateurs n’auront même plus conscience d’être sur la blockchain :

  • Couche Basse (Yield Brut) : Les protocoles complexes type Aave ou Morpho.
  • Couche Intermédiaire (Yield Management) : Les Yield Managers qui proposent des stratégies automatisées pour vous générer du rendement sur vos stablecoins.
  • Couche Haute (Interface) : Les fameuses néobanques qui proposeront des comptes épargne en Stablecoin avec carte bancaire, masquant toute la complexité sous-jacente.

C’est là que le dollar reprend ses droits. Lilian pointe du doigt le manque de liquidité et d’initiatives en stablecoin Euro, forçant les capitaux à se convertir en USD. Un enjeu qui, s’il n’est pas géré par une régulation européenne intelligente, pourrait créer une fuite des capitaux préjudiciable à la souveraineté économique.

Leçon n°3 : Bitcoin, un cheval de Troie 

Et si Bitcoin pouvait transformer notre système de l’intérieur ? L’engouement pour les Bitcoin Treasuries (avec Strategy en tête de gondole) est analysé avec une lucidité glaciale. Oui, c’est une épée de Damoclès au-dessus de la tête du BTC, car une chute pourrait forcer la vente des actifs, mais c’est aussi, d’une certaine manière, un coup de maître.

Pour Lilian, c’est utiliser les leviers de la finance traditionnelle pour faire entrer Bitcoin par la grande porte, comme un cheval de Troie qui s’immiscerait dans l’ordre établi. 

C’est une stratégie de conquête, même si elle vient avec un risque exacerbé. Le plus intéressant et durable reste les sociétés qui accumulent simplement du BTC dans leur propre trésorerie.

Ces trois leçons, qu’elles concernent l’analyse des concurrents ou l’anticipation de l’architecture future de la DeFi, sont le cœur de métier d’Oak Research. Elles montrent qu’une analyse de marché fine, orientée long terme, est indispensable pour faire le tri dans le bruit. Mais alors, comment la plateforme elle-même transforme-t-elle ces convictions en outils pratiques pour ses abonnés ? 

Oak Research : l’outil du trader tranquille 

La plateforme d’intelligence de marché d’Oak Research n’est pas un bloc homogène. Elle propose une architecture d’information pensée pour capter l’utilisateur curieux via ses analyses gratuites, avant de lui offrir les outils d’aide à la décision les plus pointus, moyennant un abonnement.

Des analyses pour tous 

Comme l’a expliqué Lilian, l’objectif d’Oak Research est de créer une communauté d’investisseurs avertis. Pour cela, la plateforme ne ferme pas complètement la porte au grand public.

C’est souvent sur les réseaux sociaux que le contenu et les idées d’Artem et Lilian sont les plus rapides et les plus directes. L’information sort là où elle est la plus fraîche : sur X, où ils distillent leurs premières observations.

Par ailleurs, la plateforme d’Oak Research propose un accès libre à une partie de ses travaux. Les utilisateurs peuvent consulter des rapports gratuits, des analyses gratuites sur des projets ou des tendances, et des données brutes de marché et de projets.

Oak Research offre premium

L’abonnement est calibré pour un public professionnel ou très actif : il s’élève à 349,00 € par an (soit 28,00 €/mois, avec une économie de 16 % par rapport au tarif mensuel de 35 €). En échange, l’abonné obtient un accès total à l’intelligence de marché et aux outils d’aide à la décision.

Ainsi, l’abonnement vous permettra de profiter de l’Oak Index. C’est l’indicateur « fait maison ». Cet outil, qu’ils utilisent d’ailleurs pour gérer la trésorerie de leur propre boîte, est l’outil pour guider le DCA (Dollar Cost Averaging). Il ne vous donne pas la martingale, mais des fenêtres d’opportunité d’achat ou de vente à long terme.

L’Alpha Feed est également disponible sur la version premium d’Oak Research. Lilian le rappelle, X est la meilleure source, mais c’est un océan de bruit. L’Alpha Feed est un système de filtrage intelligent des informations brutes, rendues intelligibles et pertinentes.

L’abonnement donne aussi accès à la liste des projets sous surveillance, à une sélection de cryptos analysées par l’équipe, ainsi qu’à l’intégralité des rapports, analyses premium, graphiques et insights exclusifs qui ne sont pas accessibles au public.

L’approche est claire : l’offre gratuite sert à découvrir la qualité de l’analyse ; l’offre Premium est la boîte à outils pour ceux qui veulent vraiment prendre des décisions éclairées. Lilian et Artem ont créé une boussole pour les cryptos traders Alors, si ce n’est pas déjà fait, il est maintenant grand temps d’aller regarder l’échange complet sur Blockchain Addict pour entendre Lilian en personne. 

D’ailleurs, à lui de conclure cet article : 

« Tu lèves des fonds pour convertir tes dollars en Bitcoin… faire rentrer Bitcoin à l’intérieur de la finance traditionnelle c’est comme un peu intégrer un parasite qui petit à petit mange tout jusqu’à grossir suffisamment. »

Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondatrice

Bybit Europe : “Le vrai défi, c’est d’amener 90 % des Européens encore hors crypto”

Bybit Europe : “Le vrai défi, c’est d’amener 90 % des Européens encore hors crypto”

Bybit Europe : “Le vrai défi, c’est d’amener 90 % des Européens encore hors crypto”

image article interview DarkEmy - blockchainaddict

La France, un marché clé mais encore sous-exploité

L’industrie crypto se développe, mais l’adoption reste limitée en France. Moins d’un Européen sur dix détient des actifs numériques. Ambroise, DG de Bybit Europe, rappelle que la véritable bataille n’est pas entre exchanges, mais auprès des 90 % de citoyens encore en dehors de cet univers.

Le contexte actuel volatilité, incertitudes macro, réglementation en mutation impose une lecture de long terme.

L’essentiel n’est pas de réagir aux variations du Bitcoin, mais de comprendre comment structurer une offre crédible pour le marché français.

Bybit Europe renforce sa présence malgré une concurrence massive

Bybit compte 76 millions d’utilisateurs dans le monde. En Europe, l’ambition est claire : devenir un acteur structurant du marché, capable de rivaliser avec les exchanges déjà bien installés.

L’équipe française se renforce, les fonctions business se professionnalisent, et les connexions avec le siège sont étroites.

Le fondateur Ben Zhou suit de près la stratégie européenne, notamment parce qu’elle représente une zone essentielle pour la croissance réglementée.

Bybit – lien d’affiliation

MiCA : une rupture qui va redessiner l’écosystème français

La transition entre PSAN et MiCA inquiète. La France comptait plus de cent PSAN enregistrés.

Tous ne survivront pas au passage à MiCA. Les coûts explosent : conformité, contrôles, infrastructures techniques, audits, licences supplémentaires pour certains services.

Ambroise le reconnaît : MiCA va créer un marché plus concentré. Les acteurs internationaux capables d’absorber les coûts réglementaires prendront le dessus.

Pour le lecteur français, l’enjeu est clair :
moins d’acteurs, mais plus solides au risque de freiner l’innovation locale.

Un cadre réglementaire encore inégalement appliqué en Europe

Le problème de la régulation ne vient pas seulement des règles elles-mêmes, mais de leur application.

Exemple concret : la Travel Rule.
Les plateformes régulées doivent vérifier l’origine des fonds entrants. Cela ajoute des délais.

Les acteurs non-régulés, eux, n’appliquent pas ces vérifications.

Résultat : ils apparaissent plus rapides, donc plus attractifs, malgré une absence totale de conformité.

Pour l’utilisateur français, cela crée un paradoxe :
une plateforme régulée peut sembler moins efficace qu’une plateforme hors-cadre.

Pourquoi l’adoption stagne en Europe ? Une réalité culturelle

En Europe, plus de 50 % de l’épargne reste immobile sur des comptes bancaires, sans rendement.

L’exposition aux actions reste faible. La culture financière est prudente, parfois méfiante.
La crypto ne peut pas se développer sans pédagogie.

Pour Ambroise, l’adoption passera par une expérience simple, progressive, accompagnée.
La carte Bybit avec cashback crypto illustre cette stratégie : utiliser la consommation quotidienne comme porte d’entrée vers l’investissement.

Simplifier l’accès à la DeFi sans en gommer les risques

La DeFi progresse vite, mais elle reste complexe. Pour la majorité des utilisateurs, les risques techniques sont réels : erreur d’adresse, mauvaise passerelle, perte de clé, protocole vulnérable.

Ambroise refuse l’opposition facile entre CeFi et DeFi. La DeFi apporte l’innovation. La CeFi peut apporter la sécurité et l’accessibilité.

La combinaison des deux pourrait amener une nouvelle phase d’adoption massive.

Une stratégie long terme : devenir un guichet financier complet

L’objectif de Bybit est clair : proposer un ensemble de produits intégrés crypto, earn, OTC, custody, voire accès à des stocks tokenisés.

L’Europe impose des licences différentes (MiCA, MiFID, etc.).

Mais la vision reste inchangée : créer une plateforme capable de couvrir les usages quotidiens, de l’investissement à l’épargne.

Une industrie en pleine transformation

L’entretien révèle un paysage européen en mutation profonde.

La régulation se durcit. Les acteurs se professionnalisent. Les utilisateurs deviennent plus exigeants.

Les frontières entre DeFi et CeFi s’estompent.

Pour les Français, l’enjeu dépasse Bybit : il s’agit de comprendre comment la crypto va s’intégrer durablement dans une économie européenne qui doit à la fois protéger, innover et rattraper les États-Unis.

Bybit veut s’inscrire dans cette dynamique. Le chantier est immense, mais le marché l’est aussi.

Et l’Europe, bien que exigeante, demeure l’un des espaces les plus prometteurs pour structurer la finance numérique de demain.

Antoine Marchain

Antoine Marchain

Co-fondateur