La cybersécurité à l’ère des cryptomonnaies : Avec Akli Le Coq

La cybersécurité à l’ère des cryptomonnaies : Avec Akli Le Coq

La cybersécurité à l’ère des cryptomonnaies : Avec Akli Le Coq

Alors que notre quotidien est de plus en plus numérisé et que les cryptomonnaies gagnent du terrain sur la scène économique, la cybersécurité évolue également.

Comment les forces de l’ordre et les experts en cybersécurité peuvent-ils rester à jour face à l’évolution rapide des techniques de cybercriminalité, notamment avec l’émergence de technologies comme la blockchain ?

Dans quelle mesure est-il crucial de collaborer entre les autorités et le secteur privé pour renforcer la sécurité numérique ?

Comment pouvons-nous assurer une sensibilisation et une éducation efficaces auprès du grand public et des professionnels sur les risques de la cybercriminalité et les bonnes pratiques de sécurité numérique ?

Avec l’adoption croissante des cryptomonnaies, quelles mesures spécifiques sont nécessaires pour protéger les utilisateurs et leurs actifs contre les cyberattaques ?

Tant de questions et autant de réponses partagées par Akli Le Coq, membre du commandement du ministère de l’intérieur dans le cyberespace (ComCyberMi). Notons que pour cette interview, Akli est venu en son nom et non communiquer dans le cadre de ses fonctions pour le ministère de l’intèrieur.

La cybersécurité en France : une affaire d’État

La stratégie nationale pour la sécurité du numérique

?Nous ne pouvons évoquer la cybercriminalité en France sans évoquer ses acteurs publics. En effet, la France a adopté une Stratégie nationale pour la sécurité du numérique dès 2015, illustrant la prise de conscience des enjeux liés à la transition numérique et aux nouvelles menaces cybernétiques. Plusieurs institutions existent dans le cadre de la cybersécurité en France donc.

L’ANSSI, Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, créée en 2009, symbolise la volonté de sécuriser l’espace numérique français, offrant à la fois prévention et réaction aux incidents informatiques.

Akli Le coq, avec son expertise variée s’étendant de Linux aux cryptomonnaies, est l’incarnation de l’expert technique essentiel à l’évolution des stratégies de cybersécurité pour le ministère de l’Intérieur.

Il a évolué sous la responsabilité directe du colonel Duvinage, chef de la division technique de ce qui devient l’Unité nationale Cyber. Notons que ces services sont actuellement en pleine transition, le commandement de la gendarmerie devenant ministériel.

L’objectif ? Développer une approche centralisée pour mieux répondre aux cyberattaques.

« L’idée c’est de regrouper les forces du numérique en général pour travailler sur la cybersécurité et de mettre en commun donc les moyens matériels et humain de la police de la DGSI la gendarmerie et la préfecture de police de Paris »

La réponse française aux défis de la cybersécurité ?

L’évolution constante des cybermenaces nécessite une adaptation perpétuelle des stratégies de sécurité. L’ANSSI et le C3N sont à l’avant-garde de cette lutte, déployant des solutions innovantes pour protéger les infrastructures critiques et les données sensibles.

La France, consciente des risques associés aux cryptomonnaies, s’emploie à renforcer la sécurité des échanges numériques tout en explorant les potentialités de la blockchain pour une cybersécurité renforcée. La prévention et la régulation servent alors de bouclier pour protéger les utilisateurs.

Il est à noter que la cybercriminalité préexistait bien avant l’apparition des cryptomonnaies, tout comme la criminalité existait avant l’avènement d’Internet. Cependant, le Bitcoin et ses semblables, bien qu’utilisés principalement à des fins légales, sont également le théâtre d’activités illégales. Ces dernières affectent aussi bien les individus que le paysage entrepreneurial français, comme l’a souligné l’Association pour le développement des actifs numériques (Adan).

« Bitcoin propose le concept d’une monnaie qui serait pris en charge directement par les citoyens qui peuvent être validateurs. »

Les infractions traditionnelles telles que les escroqueries et les attaques de rançongiciels sont désormais complétées par des menaces nouvelles, y compris l’exploitation malveillante de contrats intelligents ou les attaques visant directement les portefeuilles numériques.

La cybersécurité, une affaire privée

?La collaboration entre le secteur public et le privé est essentielle pour une cybersécurité efficace. Des initiatives comme la Stratégie nationale d’accélération pour la cybersécurité, annoncée par le Président de la République en 2021, visent à stimuler l’innovation et à renforcer les capacités françaises dans ce domaine.

L’innovation technologique, y compris l’intelligence artificielle et la blockchain, joue un rôle crucial dans le développement de nouvelles solutions de sécurité. Certains acteurs et certains projets participent activement à l’élaboration d’un cadre sécurisé et confiant pour se développer.

Nous pouvons penser aux certifications Logion qui, via la blockchain, certifie la transparence des fonds issus d’une transaction ou d’une cryptomonnaie émise. Nous pouvons aussi également penser à des entrepreneurs comme Thibaut Boutrou, COO de Meria qui, de fait, travaille avec le régulateur et les autorités pour permettre un cadre régulé et protégé pour les cryptomonnaies en France.

L’Adan est l’Association pour le développement des actifs numériques. C’est une organisation qui représente les entreprises françaises qui utilisent les technologies de blockchain et de cryptomonnaies. Elle vise à promouvoir le développement de ces technologies en France et à représenter les intérêts de ses membres auprès des pouvoirs publics et des instances de régulation.

Éducation, sensibilisation et formation : la cybersécurité pour soi

Cybersécurité pour tous

L’objectif commun est la protection des systèmes informatiques de l’État et des particuliers. Qu’il s’agisse de la formation des particuliers ou des professionnels, Akli, fort de plus de 10 ans d’expérience dans notre écosystème, souligne l’importance d’une formation adaptée à son public.

La sensibilisation du public et des entreprises aux risques cybernétiques est une priorité. L’ANSSI propose des guides et des formations pour développer les compétences nécessaires face aux menaces actuelles et futures.

Des programmes comme CyberEdu illustrent l’importance de l’éducation en cybersécurité dès le plus jeune âge, préparant ainsi la prochaine génération à faire face aux défis numériques.

Que faire si on me vole mes cryptomonnaies ?

?Les procédures pour déposer une plainte ainsi que les ressources nécessaires à l’information et l’orientation vers le service approprié sont accessibles via des liens spécifiques disponibles au public.

Des enquêteurs spécialisés, tels que l’OFAC de la Police Nationale et l’Unité nationale cyber de la Gendarmerie nationale (UNCyber), sont engagés depuis longtemps dans ces investigations. Ils travaillent sous la supervision du Ministère de la Justice.

Le Ministère de l’Intérieur cherche aussi à établir des partenariats avec la société civile, dans le but de mieux prévenir et punir ces infractions qui causent de réelles victimes et nuisent à l’intégrité du secteur.

Cette approche collaborative et ces initiatives de sensibilisation soulignent la nécessité d’une vigilance accrue et d’une coopération renforcée entre les autorités, les professionnels du secteur et le grand public pour sécuriser l’espace numérique contre les activités illégales liées aux cryptoactifs. Si vous êtes victime, vous pouvez vous documenter ici et porter plainte ici.

Il était essentiel pour nous d’aborder le sujet de la cybercriminalité dans le cadre de nos échanges avec Akli. Cependant, il est important de souligner qu’Akli s’est exprimé en son nom propre et non en tant que représentant du commandement de la Gendarmerie nationale lors de notre discussion. Nous tenons à le remercier chaleureusement pour le temps qu’il nous a accordé et pour la transparence de ses réponses.

Enfin, comme c’est notre habitude, nous donnons le mot de la fin à notre invité :

« L’enjeu c’est comment je transmets les informations de manière adaptée au bon public en fonction de ses caractéristiques (…) Certains ont 15 ans de retard sur la « monnaie refuge », le Bitcoin, « la monnaie du futur » et cetera …. Vous aviez 15 ans pour faire le boulot moi, j’ai été un peu lent, donc j’ai mis quelques années aussi. »

Entreprendre dans les cryptomonnaies en France : Avec Thibaut Boutrou de Meria

Entreprendre dans les cryptomonnaies en France : Avec Thibaut Boutrou de Meria

Entreprendre dans les cryptomonnaies en France : Avec Thibaut Boutrou de Meria

Depuis plus de 6 mois, nous nous immergeons dans le secteur crypto français et ses professionnels. Dans cet environnement en constante évolution, certains entrepreneurs sont solidement installés et présents depuis longtemps. Leur parcours et développement servent d’exemple pour entreprendre dans les cryptomonnaies et plus largement dans le Web3. C’est le cas de Thibaut Boutrou, COO de Meria (anciennement Just Mining), qui illustre la trajectoire d’une entreprise française au cœur de cette transition technologique.

De Just Mining à Meria : le monde de l’entreprise à l’heure crypto

Fondée en 2017 par Owen Simonin, alias Hasheur, l’entreprise initialement connue sous le nom de Just Mining a su s’adapter et évoluer dans l’écosystème blockchain. Au départ, elle proposait des solutions de minage de cryptomonnaies.

Au fil du temps, elle est devenue Meria, une plateforme d’investissement crypto enregistrée PSAN avec une application et une communauté gigantesque. La société s’est diversifiée pour embrasser une gamme plus large de services blockchain, y compris la staking et les investissements dans les projets blockchain.

Thibaut Boutrou, le COO de Meria, a joué un rôle essentiel dans cette transition, contribuant à la croissance de l’entreprise de 3 à plus de 40 employés.

Cette transition illustre la capacité de Meria à s’adapter aux tendances fluctuantes du marché et à répondre aux besoins changeants de sa clientèle. Leur histoire est marquée par une évolution stratégique qui reflète la maturité et l’agilité dans un secteur notoirement jeune et volatile.

Au fil du temps, elle est devenue Meria, une plateforme d’investissement crypto enregistrée PSAN avec une application et une communauté gigantesque. La société s’est diversifiée pour embrasser une gamme plus large de services blockchain, y compris la staking et les investissements dans les projets blockchain.

Il partage les débuts modestes de l’entreprise sous les signes de l’adaptabilité, la polyvalence et de la ténacité :

« C’est assez marrant parce que tu as à la fois besoin de compétences qui viennent entre guillemets de l’ancien de l’Ancien Monde, ou du monde plus traditionnel, parce qu’on a un écosystème qui se structure, et tu restes une entreprise donc, tu as des besoins qui vont être similaires. En même temps si tu veux aller loin, il te faut quand même des mecs qui ont un cerveau qui soit suffisamment modelé pour pouvoir avoir le côté affictionado crypto qui te permet de comprendre et d’être suffisamment ouvert d’esprit pour aller un petit peu plus loin que ce que les textes d’aujourd’hui t’offrent. »

La régulation : le caillou dans la chaussure de Meria ?

Affronter les défis réglementaires et les répercussions d’événements majeurs du secteur, tels que l’affaire UST et la chute de FTX, a testé la résilience de Meria. Au fil des années, Meria est ainsi devenu un médiateur et, dans certains cas, un porte-parole pour tout un secteur en développement.

En interaction avec les organes de réglementation française, Meria n’a pas reculé devant la nécessité d’interpeller Bruno Lemaire, le Ministre de l’Économie française, lorsque la loi dite influenceur proposée par le gouvernement présentait un danger pour notre écosystème.

« Alors au tout début, si je reviens vraiment en 2017, c’était même pas des questions qu’on se posait la régulation. Parce que il y avait pas du tout de cadre en fait, on était même avant la loi Pact, donc c’était encore beaucoup trop petit et nébuleux. Il ne soupçonnait même pas l’existence de ce monde là, donc il n y avait même pas de sujet. Maintenant, il y a vraiment un rôle aussi d’éduquer les gens sur le marché en général.»

Régulation crypto en France : Meria, le porte-parole de tout un secteur

L’interview de Thibaut Boutrou offre une perspective unique sur l’industrie de la blockchain et le parcours d’une entreprise française au sein de cet écosystème global. Meria se distingue par sa capacité à évoluer, à innover, et à surmonter les défis dans un marché qui peut être soumis à la volatilité et aux exigences de la régulation, non sans être naïf sur la capacité de réponse de la régulation sur les problématiques inhérentes à notre bel écosystème.

« Ils ont parlé avec toi, mais après, au final, la décision prise n’était pas forcément liée à la discussion (…) La régulation est maintenant à la fois plus simple et plus complexe, dans le sens où il y a quand même beaucoup plus de compréhension du sujet de leur côté, mais en même temps le sujet est beaucoup plus vaste, beaucoup plus large, et beaucoup plus gros donc les enjeux sont plus importants. »

Cet article vise non seulement à offrir un résumé de l’interview, mais aussi à mettre en évidence l’importance essentielle de sociétés telles que Meria pour le secteur blockchain. Tournant son regard vers l’avenir, Meria incarne en France les qualités fondamentales nécessaires à la réussite dans ce domaine : une vision stratégique, une culture d’entreprise forte, et une volonté d’explorer de nouveaux horizons.

Enfin, à Thibaut, le mot de la fin, et celui du début :

« On est quand même sur une terre d’innovation donc il faut être capable d’aller chercher au-delà de la réflexion qui t’es proposée au départ. (…) C’est frustrant et, à la fois c’est quand même un bon signal. Plus la régulation se développe, plus elle se structure, plus ça montre aussi que l’écosystème est en train de grossir. Si on n’avait pas eu tout de sujet réglementaire ça veut dire qu’on serait resté au point de départ »

Les cryptomonnaies, le Far West ? Survivre en milieu crypto hostile avec Pro Indicators

Les cryptomonnaies, le Far West ? Survivre en milieu crypto hostile avec Pro Indicators

Les cryptomonnaies, le Far West ? Survivre en milieu crypto hostile avec Phil RX (Pro Indicators)

Nous sommes réunis pour une nouvelle interview Blockchain Addict et cette semaine, après avoir étudié plusieurs écosystèmes blockchain pendant plusieurs mois, il est temps de passer aux choses sérieuses et d’appréhender les marchés crypto.

Pour naviguer efficacement dans les fluctuations complexes du cours des cryptomonnaies, il est fondamental de disposer d’un guide fiable. Phil de Pro Indicators est l’une de ces boussoles précieuses qui nous aident à comprendre la complexité des marchés cryptos, parfois comparés au Far West. Allons à sa rencontre.

Pro Indicators, ou danse avec les cryptomonnaies

Phil, le cerveau derrière Pro Indicators, est un véritable expert polyvalent dans le monde de la finance et des cryptomonnaies. Son parcours diversifié l’a amené à être trader indépendant, gestionnaire privé et créateur de contenu en ligne axé sur les cryptomonnaies. Il est largement reconnu pour son rôle clé dans la formation à l’investissement crypto et la qualité exceptionnelle du contenu qu’il propose, qu’il soit gratuit ou payant.

Phil a entamé son parcours dans l’univers crypto aux alentours de 2017-2018. Il a rapidement saisi que cette technologie était bien plus qu’une simple mode passagère. Les cryptomonnaies sont le « Far West » de la finance moderne, un espace à la fois chaotique et regorgeant de potentiel. Pour Phil, le défi consiste à déchiffrer ce chaos apparent afin de révéler les modèles et les tendances qui orientent le marché.

Les cryptomonnaies : un marché impitoyable

Dans les cryptomonnaies, il existe une complexité inhérente et des idées préconçues qui entourent les métiers et les styles d’investissement. Ces notions, souvent basées sur des fantasmes et des malentendus, peuvent mener à des attentes irréalistes et à des prises de décisions mal informées.

Il est donc important de démystifier ces idées préconçues. Comment ? En offrant une éducation de qualité et en fournissant des informations précises afin d’accompagner les crypto investisseurs. Cela leur permet de prendre des décisions d’investissement plus éclairées, basées sur une compréhension profonde de la technologie sous-jacente et des dynamiques du marché, plutôt que sur des suppositions et des rumeurs.

Par exemple, la manipulation des prix est un problème courant et complexe, comme l’évoque Phil. Des individus ou des groupes influencent artificiellement le prix d’une cryptomonnaie à leur avantage, peuvent causer des dégâts. Ces manipulations peuvent être réalisées de diverses manières, notamment par des « pump and dump » des faux ordres d’achat ou de vente, ou encore par la diffusion de fausses informations. C’est là qu’une éducation éclairée et que des connaissances raisonnables, peuvent vous aider à maitriser vos émotions et à prendre du recul.

Il est également essentiel de relever le défi des modèles de valorisation avec ceux qui sont attirés par les aspects spéculatifs et moins rationnels de la cryptomonnaie. La cryptomonnaie attire souvent des investisseurs qui sont davantage intéressés par des rendements rapides et élevés plutôt que par la compréhension de la véritable valeur ou du potentiel à long terme de la cryptomonnaie. Cela peut conduire à des attentes irréalistes et à des prises de décisions basées sur des rumeurs, des mouvements de marché à court terme, ou pire encore, sur un sentiment, une émotion, un instinct, plutôt que sur une analyse solide.

Il est donc crucial de sensibiliser à ces problèmes et d’éduquer les investisseurs sur la manière d’évaluer correctement les cryptomonnaies. Cela comprend la compréhension des fondamentauxe, l’analyse des facteurs qui peuvent influencer son prix, et l’apprentissage de comment distinguer les informations réelles des manipulations de marché : et c’est là tout le travail de Pro Indicators.

Cryptomonnaies et technologie : il était une fois la révolution

Comprendre les tendances du marché des cryptomonnaies n’est pas une tâche facile. Cependant, Phil a su développer une approche stratégique qui permet de naviguer efficacement dans cet environnement complexe.

Il met en avant l’importance de comprendre les technologies sous-jacentes et de suivre de près les développements clés, tels que les mises à jour d’Ethereum et l’émergence de nouvelles plateformes comme Cosmos.

L’objectif de la mise à jour d’Ethereum « Cancun Deneb » est de décomposer l’architecture monolithique actuelle d’Ethereum en une structure modulaire. Cette modification vise à améliorer la scalabilité des « layers 2 » – des réseaux qui fonctionnent par-dessus la blockchain Ethereum pour augmenter sa capacité de transaction.

En consacrant du temps à étudier la technologie sous-jacente et à comprendre véritablement les mécanismes qui régissent le marché des cryptomonnaies, on peut identifier des opportunités d’investissement que d’autres pourraient négliger. Cela nécessite du temps, de la patience et une volonté d’apprendre constamment, mais cela peut conduire à une stratégie d’investissement plus robuste et résiliente à long terme, permettant de mieux gérer les risques propres au marché.

Finalement, la clé du succès dans les investissements crypto ne résiderait-elle pas moins dans la poursuite des tendances populaires que dans une compréhension solide de la technologie blockchain et une analyse réfléchie des tendances du marché crypto ?

En effet, même si Phil décrit le monde des cryptos comme le Far West, et que nous nous amusons à intégrer ici et là des références à des films western, cette technologie, à laquelle nous devons rester fidèles pour ne pas être distraits par des éléments superficiels, semble en réalité tout sauf chaotique.

Comme le dit lui-même Phil, à qui nous laisserons le mot de la fin :

« La progression de la crypto depuis 2018 donc maintenant pratiquement 5, 6 ans c’est tout sauf chaotique en fait »

Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondateur

Quel avenir pour vos bitcoins ? Louis Alexandre de Froissard de Montaigne Conseil et Patrimoine

Quel avenir pour vos bitcoins ? Louis Alexandre de Froissard de Montaigne Conseil et Patrimoine

Quel avenir pour vos bitcoins ? Louis Alexandre de Froissard de Montaigne Conseil et Patrimoine

Comment gérer efficacement son portefeuille de cryptomonnaies et investir avec sagesse ? Quelles sont les meilleures stratégies pour sécuriser ses bitcoins ? Face à ces interrogations, nombreux sont ceux qui, possédant déjà des cryptomonnaies ou désireux d’investir dans ce secteur, qui cherchent des réponses fiables.

La recherche et l’acquisition d’une liberté financière grâce aux monnaies numériques demande souvent un accompagnement adapté. Des institutions telles que Montaigne Conseil et Patrimoine, qui intègrent désormais ces actifs numériques dans leurs stratégies de gestion, offrent des solutions pour investir judicieusement dans les cryptomonnaies.

Alors que nous explorons les services proposés par Montaigne Conseil et Patrimoine, notre focus du jour s’étendra au-delà de leur présentation. Nous nous pencherons sur la progression prudente du Bitcoin dans l’univers de la finance traditionnelle et de la gestion de patrimoine. Cette incursion, il est crucial de le souligner, doit rester fidèle à la philosophie fondatrice qui a hissé le Bitcoin au rang de reine des cryptomonnaies.

Montaigne Conseil et Patrimoine, le gardien de vos bitcoins

« Aussi haut que l’on soit assis, on n’est jamais assis aussi haut que sur son cul ».

Cette citation de Montaigne illustre bien l’esprit de Montaigne Conseil et Patrimoine, une société qui vous aide à garder les pieds sur terre, surtout en période de volatilité.

Montaigne est un précurseur dans l’intégration des cryptomonnaies dans la gestion de patrimoine traditionnelle. Avec une équipe diversifiée en termes d’âge et d’expérience, ils adoptent une approche à 360° de la gestion de patrimoine, comprenant des actifs classiques, numériques et le crowdfunding.

Un blog et des documents sur la gestion patrimoniale des cryptos actifs sont également disponibles gratuitement sur leur site internet. De plus, Montaigne propose des formations au web3 pour s’aventurer dans le Web3.

L’équipe de Montaigne conseille ses clients sur divers aspects, y compris la possibilité de faire des donations en Bitcoin à leur famille. Cela illustre l’évolution du rôle des cryptomonnaies dans la planification patrimoniale et leur intégration croissante dans la finance traditionnelle.

La timide rencontre de bitcoin avec la finance traditionnelle

La fusion entre la finance traditionnelle et la gestion de patrimoine avec les actifs numériques se fait progressivement, tout doucement. Prenons l’exemple des ETF Bitcoin spot aux USA, qui montrent que le Bitcoin commence à être perçu au même niveau qu’un actif traditionnel dans le domaine du conseil en patrimoine.

En Europe, un cadre légal spécifique aux crypto-actifs est en cours de développement avec le règlement MiCA, entre autres. Pour schématiser, aux USA, la tendance est plutôt d’intégrer les crypto-actifs dans une régulation existante.

D’un côté, nous avons les securities, sous la surveillance de la SEC, dirigée par Gary Gensler, connu pour sa position critique envers les cryptomonnaies. Les securities comprennent les actions et les obligations. De l’autre côté, il y a les matières premières comme l’or, l’argent et le pétrole. Pour un autre régulateur américain, la CFTC, Bitcoin, qui repose sur le proof of work, est considéré comme une matière première.

Il est intéressant de noter que cette classification n’est pas aussi claire pour d’autres cryptomonnaies, telles qu’Ethereum, qui utilise le proof of stake.

Le Proof of Work (PoW), rappelons-le, est un mécanisme de consensus dans les blockchains où une puissance de calcul importante est utilisée pour résoudre des énigmes cryptographiques et valider des transactions pour sécuriser le réseau. Le Proof of Stake (PoS), en revanche, permet de choisir les validateurs pour la création de nouveaux blocs et la validation des transactions en fonction des cryptomonnaies qu’ils possèdent.

La différence fondamentale entre PoW et PoS réside dans leur approche de validation des transactions et de création de blocs : le PoW nécessite beaucoup de puissance de calcul, tandis que le PoS se base sur la participation des détenteurs de cryptomonnaies.

Pourquoi cette explication ? L’introduction d’un ETF Bitcoin spot aux USA modifie l’accès à l’investissement dans le Bitcoin, en offrant une porte plus ouverte à la reine des cryptomonnaies et en consolidant le statut du BTC comme valeur refuge.

Ainsi, que ce soit en France, en Europe, aux USA …. L’intégration des cryptomonnaies dans la gestion de patrimoine, devient un indicateur discret, mais bien présent de l’évolution du secteur financier et de la régulation.

Louis Alexandre de Froissard : la vision d’un bitcoiner

L’agitation autour des ETF Bitcoin est-elle un tournant ? Louis Alexandre de Froissard ne le pense pas nécessairement. Au-delà de voir le Bitcoin comme un actif qui gagne rapidement en valeur, il a été séduit par la philosophie qui sous-tend cette cryptomonnaie.

Sa perspective va au-delà de la simple finance. Pour lui, les cryptomonnaies représentent non seulement des actifs économiques, mais aussi des vecteurs de valeurs et de principes. Cette vision rejoint celle de Yorick de Mombynes, et fait également écho aux idées de Jacques de Larosière, auteur de l’ouvrage « En finir avec le règne de l’illusion financière ».

Cette approche, qui allie liberté financière et autonomie, influence la façon dont Montaigne Patrimoine intègre les cryptomonnaies dans ses stratégies de gestion de patrimoine. Elle met en lumière à la fois les opportunités et les implications profondes des actifs numériques, soulignant l’importance de la possession personnelle de ses cryptomonnaies.

« Avec Bitcoin, on détient un élément de son patrimoine en propre, sans dépendre de l’autorisation d’un tiers, qu’il soit notaire ou banquier. »

Et maintenant, sans plus attendre, passons à l’interview de Louis Alexandre de Froissard. À noter, si vous souhaitez le rencontrer, qu’il sera présent, comme l’équipe de Blockchain Addict à l’événement Crypto XR.

À Louis Alexandre le mot de la fin :

« Pour tous ceux qui m’entendent et qui m’écoutent et qui ont eu un jour de l’argent à la banque et qui ont voulu faire un retrait, ces dernière années, ces derniers mois, ils savent très bien qu’aujourd’hui il est de plus en plus difficile de faire un retrait d’argent si on ne le motive pas (…) il est important dans son patrimoine d’avoir un actif que l’on peut détenir sans avoir besoin d’un surveillant »

Trader des cryptomonnaies simplement avec Kryll : L’Odyssée de Luca Benevolo

Trader des cryptomonnaies simplement avec Kryll : L’Odyssée de Luca Benevolo

Trader des cryptomonnaies simplement avec Kryll : L’Odyssée de Luca Benevolo

Poursuivons aujourd’hui notre exploration de l’écosystème. Après avoir vu ce qu’était un courtier, un exchange centralisé (CEX) et un exchange décentralisé (DEX), vous disposez déjà de plusieurs façons d’investir dans les cryptomonnaies, en fonction de vos besoins et de votre stratégie, en toute conscience et prudence.

Mais que faire de vos cryptomonnaies, de ce que l’on appelle votre « bag » ? C’est là que le trading automatisé peut entrer en jeu, en fonction de votre temps et de votre appétence au risque. C’est ce que nous explique aujourd’hui Luca Benevolo, cofondateur de Kryll.io, la plateforme qui démocratise les stratégies crypto pour les petits poissons qui évoluent dans l’écosystème.

Kryll, pour être comme un poisson dans l’eau avec vos cryptos

Qu’est-ce que Kryll ?

Kryll se positionne comme une plateforme intuitive de création de robots de trading pour cryptomonnaies, conçue pour ceux qui n’ont aucune compétence en programmation. En d’autres termes, Kryll fournit un cadre simple pour créer ses propres stratégies crypto, et ce, sans savoir coder. Les utilisateurs peuvent donc créer, tester et évaluer leurs propres stratégies de trading, disponibles sur une marketplace. Certaines sont payantes et d’autres open-source et gratuites.

La Genèse de Kryll s’inscrit dans la mission plus large de Cryptense, sa société mère, qui vise à contribuer à l’infrastructure blockchain globale et à répondre à un besoin. En 2018, Cryptance est devenu un acteur français dans le monde de la blockchain, se concentrant sur trois piliers essentiels :

  • la contribution à l’infrastructure crypto,
  • l’expertise en développement de contrats intelligents,
  • les cryptomonnaies.

Ces 3 piliers sont au cœur du fonctionnement du secteur et génèrent des revenus aussi bien pour les particuliers que pour les professionnels.

Kryll, le timonier des petits crypto poissons

« Notre rôle est de fournir un outil pour que les gens puissent se développer eux-mêmes. »

Le nom  » Kryll  » est inspiré par les petites crevettes consommées par les baleines, symbolisant l’idée que même les petits investisseurs peuvent influencer le marché cryptomonnaies, tout comme le krill nourrit les baleines.

« Le krill représente les petits acteurs nourrissant les grands du marché ».

Mais alors, pourquoi de telles solutions sont-elles pratiques et utiles pour les investisseurs ? Comprenons que lorsque vous investissez dans les cryptomonnaies, n’oublions pas ici que vous avez pris soin de faire vos recherches et d’investir un argent dont vous n’avez « pas besoin », nos émotions peuvent parfois nous jouer des tours.

Vendre trop tôt, ou bien au contraire trop tard. Telle est alors la question. FUD (Fear, Uncertainty, Doubt – Peur, Incertitude, Doute) ou encore FOMO (Fear Of Missing Out – Peur de Rater une Opportunité) sont alors autant de termes techniques qui décrivent cet état. C’est là que la neutralité d’une stratégie d’investissement automatisée et réfléchie peut être utile.

Kryll a su d’ailleurs démontrer sa valeur pour les traders, autant en période de stabilité, que lors des périodes de volatilité du marché. La plateforme aide les traders à rester ancrés, évitant les réactions émotionnelles qui peuvent souvent mener à des décisions hasardeuses.

Kryll, le navire amiral de la communauté

Vous l’aurez compris, pas de DAO ou de gouvernance ici, mais un outil pour une communauté ou chaque individu a comme objectif d’optimiser sa stratégie.

« 77 % des utilisateurs qui utilisent Kryll ont des stratégies en positif, ce qui est plutôt rare. »

De fait donc, l’objectif de Kryll en toile de fond est d’accompagner et d’éduquer sa communauté, plutôt que de vendre des bots de trading. La plateforme se veut être un écosystème dynamique, axé sur l’échange de connaissances et l’expérimentation.

Un travail collectif donc bien loin du monde du jeu vidéo dont est issu Lucas. D’ailleurs, une fois les présentations faites, quelques digressions se sont imposées lors de cette interview, notamment à propos du clivage entre l’industrie du jeu vidéo traditionnelle et les jeux dits Web3, NFT.

Le lien entre les jeux vidéo et le Web 3 est également souligné. Même si Kryll s’inspire légèrement des codes du jeu vidéo par justement, son absence de code, sa dimension ludique et personnalisable au trading automatisé, les défis qui affaiblissent les liens entre jeux vidéos et cryptomonnaies sont nombreux : régulation, dénaturation du Web 3 … Ils soulignent tout le travail qu’il reste à faire pour notre secteur.

Enfin, nous laisserons comme à notre habitude notre invité conclure :

« Nous on est vraiment cette passerelle, on vend pas de bot de trading et on veut vraiment pas le faire parce que nous on veut se focaliser sur notre cœur de métier : les cryptomonnaies »

KuCoin et le paysage Crypto Européen :  avec Dorian Vincileoni

KuCoin et le paysage Crypto Européen : avec Dorian Vincileoni

KuCoin et le paysage Crypto Européen : avec Dorian Vincileoni

Après avoir vu la semaine dernière ce qu’était un DEX et avoir également découvert ce qu’était un courtier, il est temps pour nous cette semaine de nous attaquer à un exchange centralisé (CEX). Dans cette nouvelle interview, nous avons eu le plaisir de discuter avec Dorian Vincileoni, directeur de la stratégie de développement chez KuCoin. C’est parti !

De l’économie à la blockchain

Dorian Vincileoni, ayant débuté dans le domaine de l’économie, a découvert la blockchain et le bitcoin en 2015 sans toutefois s’y arrêter. Mais, en 2017, lorsqu’il croise sur son chemin pour la seconde fois la reine des cryptomonnaies, cette fois-ci c’est la bonne !

Travaillant pour KuCoin depuis avril 2022, après avoir roulé sa bosse dans d’autres exchanges, Dorian Vincileoni met en lumière la capacité de l’exchange à identifier et à soutenir des projets prometteurs. Une force que l’exchange doit, entre autres, à ses listing et pré listing de projets sélectionnés par KuCoin.

KuCoin, l’un des cinq plus grands exchanges de cryptomonnaies, a vu sa base d’utilisateurs augmenter de 26% en un an, atteignant 29 millions d’utilisateurs enregistrés en juin 2023, avec une croissance importante en Amérique latine, au Moyen-Orient, en Afrique, en Europe et en Asie. Et, de fait, l’exchange se doit de composer avec la régulation, notamment en Europe.

 » Il y a toujours un enjeu, c’est très difficile de réguler un secteur qui commence, il y aura un temps de latence, et ce d’autant plus que dans notre cas, la régulation ne peut pas nous forcer à faire les choses. Cela signifie que vous avez un cadre, mais même en tant que particulier, si demain l’Union européenne voulait réguler les protocoles de DeFi dans la pratique, ils ne pourraient pas le faire. ”

Les cryptomonnaies en Europe : un défi particulier

La réglementation des cryptomonnaies en Europe est en phase avancée avec le nouveau cadre de réglementation des Marchés des Crypto-Actifs (MiCA). Toutefois, il existe des défis, notamment en matière de protection des consommateurs et de prévention des abus de fonds par les échanges centralisés.

Dans ce sens, KuCoin répond aux défis de régulation en mettant en place des mesures de sécurité renforcées, en publiant ses données de Preuve de Réserves et en collaborant avec des partenaires de cybersécurité pour assurer la sécurité des fonds des utilisateurs.

Par ailleurs, retenons que contrairement à d’autres régions, l’Europe ne voit pas les cryptomonnaies comme une alternative au système financier traditionnel. Ce phénomène s’explique par la satisfaction générale des utilisateurs européens contre leur système financier existant.

 » Ce qui est éprouvant en Europe, c’est que le bitcoin et les cryptomonnaies ne sont pas considérés comme des alternatives au système financier traditionnel, car ce dernier fonctionne de manière assez satisfaisante pour ses utilisateurs. « 

En Europe, le bitcoin est davantage considéré comme un produit d’investissement, il n’est pas une solution à une problématique économique ou bien encore à une débancarisation massive des populations. Et, c’est là que pour Dorian et KuCoin, l’éducation crypto devient une priorité, pour aider les gens à voir la finance sous un prisme différent.

KuCoin, bien que basée aux Seychelles, met l’accent sur l’éducation dans le domaine des cryptomonnaies. La plateforme offre du contenu éducatif adapté à différents niveaux d’investisseurs. L’exchange a lancé KuCoin Learn en 2023, un ensemble complet de guides sur le trading de cryptomonnaies, soulignant son engagement envers la sécurité et l’éducation des utilisateurs.

Notons ici toutefois, en aparté, que ce contenu ne vaut pas pour autant les recherches personnelles impératives avant chaque investissement que vous ferez.

Innovations et Sécurité chez KuCoin : un mantra

KuCoin a introduit plusieurs mesures de sécurité, notamment un programme anti-fraude complet et la publication régulière de ses données de Preuve de Réserves (PoR), garantissant que les fonds des utilisateurs sont sécurisés.

L’échange a également connu une croissance notable avec 89 nouveaux actifs listés, portant le total à 794 actifs numériques, et a soutenu 26 projets sur KuCoin Spotlight et 55 projets sur KuCoin Burningdrop.

L’exchange a également fait quelques pas vers la décentralisation malgré les difficultés du bear market. La KuCoin Chain (KCC) a vu une croissance importante, avec une augmentation de 23% du nombre d’adresses et plus de 100 projets intégrés, couvrant divers domaines tels que DeFi, NFT, GameFi et les infrastructures Web3.

L’interview avec Dorian Vincileoni nous offre un aperçu profond de la vision et des défis de KuCoin dans le paysage crypto. L’entreprise continue d’innover tout en restant attentive aux réglementations et en protégeant ses utilisateurs.

Enfin, à Dorian, de conclure :

« Chez KuCoin, nous croyons qu’avoir de la clarté dans la régulation est très important, en particulier pour la protection des utilisateurs. Par conséquent, lorsque nous constatons qu’une zone comme l’Europe dispose d’une réglementation qui définit les termes, cela ne peut qu’apporter de la clarté. »