Une blockchain invisible pour une adoption crypto massive – Rencontre avec Hasheur (Owen Simonin)

Une blockchain invisible pour une adoption crypto massive – Rencontre avec Hasheur (Owen Simonin)

Une blockchain invisible pour une adoption crypto massive – Rencontre avec Hasheur (Owen Simonin)

« Le jour où les gens arrêteront de penser que la blockchain, c’est juste de la spéculation, on franchira un vrai cap. » – Hasheur / Owen Simonin, PBW 2025

Dans le cadre de notre épopée parisienne à la Paris Blockchain Week 2025, nous avons eu l’occasion d’échanger avec Owen Simonin, alias Hasheur, figure incontournable de l’écosystème crypto francophone. Entre vision long terme, adoption réelle et éducation des masses, il revient avec lucidité (et passion) sur les enjeux de fond qui marquent notre secteur. On vous emmène ?

Quels sont les vrais leviers de l’adoption crypto ?

Hasheur n’a jamais été du genre à vendre du rêve. Dès les premières minutes de notre échange, il rappelle que l’adoption ne se fera ni par hasard, ni par hype.

« La hype, c’est bien pour ramener des gens. Mais ce qui les fait rester, c’est l’utilité. »

Pour lui, il faut sortir d’une logique centrée uniquement sur le profit court terme et bâtir des projets où la technologie est réellement mise au service des utilisateurs.

Aussi, dans un angle ou l’éducation et l’UX (l’expérience utilisateur) sont les clés de voute du Web3 grand public, Hasheur insiste aussi sur la nécessité de rendre la technologie invisible pour l’utilisateur final.

« Demain, tu utiliseras peut-être une dApp sans même savoir que tu utilises une blockchain. Et c’est très bien comme ça. »

Owen Simonin : l’empire Hasheur

Mais avant de plonger dans l’interview, un mot sur l’homme derrière le micro. Hasheur est aussi le fondateur de Just Mining, devenu Meria, une plateforme PSAN  française qui propose des solutions d’investissement en crypto-actifs (staking, masternodes, mining) avec une approche axée sur la transparence et la pédagogie. Il a également contribué à la création de Deskoin, plateforme réglementée également permettant l’achat de cryptomonnaies pour le grand public. Hasheur est également derrière l’existence de la Hash Consulting, une agence de conseil et de communication axée sur la blockchain.

Réel porte-parole de notre écosystème crypto en France, merci à Owen de nous avoir accordé ce temps, pour vous. Enfin, à Hasheur, le mot de la fin, et celui du début :

« Si on veut que le Web3 survive, il faut qu’il s’oublie. »

Réconcilier les cryptomonnaies et les banques : la mission de Deblock – Avec Claire Balva

Réconcilier les cryptomonnaies et les banques : la mission de Deblock – Avec Claire Balva

Réconcilier les cryptomonnaies et les banques : la mission de Deblock – Avec Claire Balva 

Qui a dit que les cryptomonnaies ne pouvaient pas rimer avec les banques ? Certainement pas Claire Balva, Vice-Présidente Stratégie de la fintech Deblock, qui nous partage son parcours riche dans une nouvelle interview.  

Claire Balva, connue pour son rôle chez KPMG en tant que directrice blockchain & crypto, est également cofondatrice de Blockchain Partner, auteure reconnue, animatrice sur BFM Business, et créatrice de la chaîne YouTube Unhosted Media. Son expérience lui confère une vision aiguisée des enjeux crypto et réglementaires.

Deblock : simplifier l’utilisation quotidienne de la crypto

« Deblock est une néobanque offrant un compte courant classique combiné à la possibilité d’acheter et vendre des cryptomonnaies », explique Claire Balva. 

Concrètement, Deblock permet à ses utilisateurs de recevoir leur salaire, payer leur loyer et utiliser une carte Visa physique ou virtuelle tout en gérant facilement leurs actifs cryptos via un wallet intégré.

La fintech a été conçue avec une forte culture de la conformité dès sa création, lui permettant d’obtenir rapidement des agréments essentiels tels que l’EMI puis le PSAN en France.

Claire souligne cette particularité : 

« Nous avions déjà un agrément EMI avant le PSAN, ce qui nous a facilité les démarches et positionnés comme précurseurs. »

Un positionnement crypto unique face aux autres banques

Interrogée sur les avantages compétitifs de Deblock, Claire précise : 

« Nous sommes uniques dans notre positionnement. Certaines plateformes crypto proposent beaucoup de tokens, mais ne permettent pas les opérations courantes bancaires. D’autres banques offrent un compte courant mais ne gèrent pas réellement la crypto. Nous, on fait les deux simultanément. »

La plateforme s’adresse ainsi à un large public cherchant à gérer simplement euros et cryptomonnaies. Grâce à une expérience utilisateur fluide, les utilisateurs peuvent réaliser des swaps directement dans l’application ou transformer facilement leurs cryptos en euros.

Déjà disponible en France et en Polynésie, Deblock vise une expansion active en Europe, en commençant par l’Espagne. Claire explique ce choix stratégique : 

« L’Espagne est un marché naturel car nous avons déjà une partie de l’équipe parlant espagnol. L’Allemagne et le Benelux suivront rapidement. »

L’avenir de la régulation et de la Self Custody

 

L’interview aborde également des sujets plus larges, comme l’avenir réglementaire avec MiCA. Claire Balva considère que « la régulation va se renforcer dans le secteur crypto », avec des défis spécifiques à la self custody. Selon elle, rester en self custody pourrait devenir « un acte politique », tant la pression réglementaire sur ce modèle est croissante.

Deblock a d’ailleurs fait le choix clair de privilégier la self custody, en cohérence avec sa volonté de rendre les services crypto accessibles tout en garantissant la souveraineté financière des utilisateurs.

Pour conclure, Claire Balva conseille aux entrepreneurs de se préparer dès le début à intégrer la conformité dans leur stratégie pour mieux anticiper les évolutions réglementaires futures surtout face à l’adoption croissante des cryptomonnaies. C’est d’ailleurs avec ce mot de la fin que nous nous laisserons inviter à la réfléxion : 

« Je vois bien venir un monde où toute la finance va être tokenisée et donc l’adoption va se faire aussi de cette manière-là. »

« Solana pourrait devenir la blockchain la plus utilisée au monde » – Avec Kouga de la Fondation Solana

« Solana pourrait devenir la blockchain la plus utilisée au monde » – Avec Kouga de la Fondation Solana

« Solana pourrait devenir la blockchain la plus utilisée au monde » – Avec Kouga de la Fondation Solana

Après avoir rencontré la gouvernance de Polkadot et celle d’Avalanche, il est temps de continuer notre voyage avec la blockchain Solana qui fêtait il y a quelques jours ses cinq ans.

Solana, longtemps perçue comme « la blockchain des pauvres » par certains de ses détracteurs, s’est imposée comme l’un des écosystèmes les plus dynamiques du Web3. 

Avec des transactions ultra-rapides, des frais réduits et une communauté dévouée, elle a su rebondir après la chute de FTX, un coup dur qui aurait pu la condamner. Mais quel est l’état actuel de la blockchain et comment fonctionne son programme de financement pour les projets crypto ? Pour répondre à ces questions, nous avons rencontré Marouane Essaïdi, alias Kouga, responsable des subventions au sein de la Fondation Solana. C’est parti !

Solana Foundation - blockchainaddict

Solana met le turbo pour 2025

Solana a longtemps été considérée comme le vilain petit canard de la blockchain. Heurtée par l’effondrement de FTX, accablée par de nombreuses pannes qui lui ont valu quelques moqueries, la blockchain a su en 2024 se renouveler et faire ses preuves.

Au-delà du cliché, parfois justifié, de considérer la blockchain qui tourne au SOL comme une usine à memecoins, Solana se distingue par son architecture technique qui lui permet de traiter des milliers de transactions par seconde. 

Contrairement à Ethereum, où la congestion du réseau peut rapidement faire grimper les frais, Solana mise sur un modèle où la rapidité et l’accessibilité sont prioritaires.

Marouane revient d’ailleurs sur cette facilité d’adoption :

 « Quand j’ai découvert Solana, j’ai tout de suite vu la différence avec Metamask et Ethereum. L’expérience utilisateur était bien plus fluide, sans avoir besoin de configurer des RPC » 

L’un des autres facteurs de succès de Solana repose sur son approche communautaire. Loin de simplement financer des projets en distribuant des subventions sans suivi, la Fondation mise sur l’accompagnement des entrepreneurs et la création d’un véritable réseau.

Solana - homepage

La Fondation Solana et son programme de subventions

Contrairement à certaines blockchains qui offrent des financements sans véritable suivi, la Fondation Solana est très sélective. Selon Marouane son rôle est d’ailleurs avant tout de filtrer les demandes : 

« Je ne suis pas la personne qui dit oui, je suis la personne qui dit non. » 

Le programme de subventions Solana fonctionne en plusieurs étapes :

  • Une première phase de sélection des dossiers
  • Une évaluation par des experts spécialisés selon les verticales (gaming, DeFi, infrastructure…)
  • Un financement en plusieurs « milestones » pour s’assurer de l’avancement réel du projet

Loin d’être un simple guichet de financement, Solana veille à accompagner les projets et à préserver la qualité de son écosystème.

« Notre objectif est d’attirer des builders sérieux, pas des opportunistes qui cherchent juste des financements faciles. » 

SuissBorg - homepage

Pourquoi découvrir Solana ? Les projets Superteam

Nous l’évoquions au début de l’article. Une des critiques récurrentes envers Solana est son association avec les Memecoins. Le succès de tokens comme le BONK a renforcé l’image d’une blockchain propice à la spéculation.

Marouane reconnaît cet état de fait, mais nuance : 

« Au début, c’était fun et ça a ramené du monde. Mais à partir du moment où des figures politiques s’en sont emparées, cela a dépassé le simple cadre de l’expérimentation » 

Solana a donc su prouver sa résilience et sa capacité à innover. Si elle attire de nombreux traders avides de sensations fortes, elle reste avant tout un terrain d’expérimentation pour des projets crypto solide parfois dans l’ombre de la popularité de certains memecoins. Ces projets sont souvent portés par la Superteam.

C’est une communauté mondiale dédiée à l’intégration des talents au sein de l’écosystème Solana. Elle sert de plateforme pour les créatifs, développeurs et entrepreneurs, offrant un soutien et une accélération aux projets construits sur la blockchain Solana.

Superteam France est la branche française de cette initiative, visant à aider les entreprises Web3 dans leur développement et la commercialisation de leurs produits sur Solana. Elle favorise également les échanges et le réseautage entre les acteurs de l’écosystème français.

fr.superteam.fun

L’interview avec Marouane illustre donc bien cette dualité de Solana : une blockchain dynamique qui cherche à s’imposer comme une infrastructure fiable et accessible, tout en gérant les défis liés à son image.

Enfin, et surtout, à Marouane, le mot de la fin, et celui du début : 

« On veut que Solana soit un terrain d’expérimentation pour des innovations Web3 accessibles à tous. »

SwissBorg : l’exchange communautaire qui bouscule le trading de cryptomonnaies

SwissBorg : l’exchange communautaire qui bouscule le trading de cryptomonnaies

SwissBorg : l’exchange communautaire qui bouscule le trading de cryptomonnaies

Le secteur crypto fourmille de projets qui rêvent de chambouler les règles du jeu financier traditionnel. Mais, dans ce joyeux chaos, SwissBorg sort clairement  du lot avec son approche communautaire. 

Derrière cette plateforme pas comme les autres, il y a son fondateur et CEO Cyrus, entrepreneur à l’héritage métissé suisse et iranien. Avec SwissBorg, il entend remettre le pouvoir entre les mains des investisseurs ordinaires. Ici, pas question de gros fonds institutionnels ou de capital-risqueurs pressés de s’enrichir : la communauté règne (presque) en maître.

Polkadot - logo - blockchain addict

De la banque à la blockchain, un changement radical

«?La banque traditionnelle m’a vite lassé, je voyais bien que ce n’était pas là que j’allais faire bouger les lignes?», confesse Cyrus. 

Ni une ni deux, il prend la tangente et plonge tête première dans le secteur crypto. Là, il comprend très vite qu’il peut créer un espace où chacun, même sans fortune, pourra accéder à des investissements jusqu’ici réservés aux initiés. C’est, plus ou moins la naissance de Swissborg.

Une communauté souveraine : exit les VC, place à la transparence

SwissBorg assume pleinement son côté anti-establishment. La plateforme appartient intégralement à sa communauté.

  • Indépendance totale : aucune pression extérieure pour générer des profits rapides.
  • Priorité à la transparence : ici, les bénéfices reviennent avant tout à la communauté, pas aux intermédiaires gourmands.

Chaque mois, c’est simple comme bonjour : les détenteurs du jeton CHSB ( token maison de la plateforme) votent pour les grandes décisions. Listing de nouveaux tokens, mise en place de nouvelles fonctionnalités… tout passe par un vote collectif. 

SuissBorg - homepage

Une application intuitive pour faciliter la vie de tous

Au cœur de l’écosystème SwissBorg, il y a une appli simple mais costaude, pensée pour ceux que la crypto effraie parfois un peu.

Elle permet aux utilisateurs de :

  1. Trouver le meilleur prix pour acheter et revendre des cryptomonnaies grâce à son agrégateur.
  2. Générer facilement des intérêts via le staking des tokens.
  3. Diversifier son portefeuille avec des bundles prêts à l’emploi.

Un tremplin pour les projets crypto

Mais SwissBorg ne s’arrête pas là : c’est aussi une véritable rampe de lancement pour les projets crypto. Grâce à son Launchpad communautaire, elle soutient activement :

  • Des projets originaux comme Siborg que nous avons rencontré
  • La créativité de la communauté, qui n’hésite pas à lancer des memecoins ou des projets mêlant DeFi et SocialFi.

Et justement ….

DeFi, Gaming, SocialFi et tokenisation : les tendances qui montent

Cyrus ne cache pas son enthousiasme face aux nouvelles tendances crypto. Il en retient 4 : 

  • Le Gaming pourrait exploser, à condition qu’un jeu devienne vraiment viral.
  • Le SocialFi, avec des projets originaux, séduit en combinant réseaux sociaux et incitations financières.
  • La tokenisation des actifs réels (RWA), via des acteurs tels que BlackRock pourrait démocratiser les investissements tangibles.
  • L’IA couplée à la blockchain offre des solutions pointues en gestion de trésorerie ou d’analyse de marchés.

La plateforme mise également sur la finance décentralisée (DeFi), en développant des outils qui agrègent automatiquement les meilleures offres du marché. Grâce à ses connexions avec des protocoles réputés comme Uniswap, Trader Joe ou Raydium, SwissBorg promet à ses utilisateurs transparence et prix optimisés. 

Conseils pratiques pour se lancer sur Swissborg

Pour les débutants, Cyrus a quelques recommandations bien senties :

  • Comprendre avant d’investir : se former aux fondamentaux reste la clé.
  • Appliquer la méthode « core-satellite » : privilégier les cryptos majeures tout en réservant une petite part aux pépites prometteuses.
  • Ne pas céder au FOMO : rester rationnel et éviter les coups de tête spéculatifs.
  • Tester les bundles de SwissBorg : une entrée simple et sécurisante dans le monde crypto que vous pouvez découvrir ici.

Enfin, à Cyrus le mot de la fin et celui du début : 

« SwissBorg, aujourd’hui, c’est un écosystème qui permet de faire la gestion de son patrimoine avec la crypto. On a une application ultra-facile, une des plus grandes d’Europe, qui permet vraiment d’investir dans les cryptos de façon ultra-simple. »

Dominer le marché du bitcoin et des cryptomonnaies en 2025 – Avec Phil RX (Pro Indicators), le chirurgien du trading crypto

Dominer le marché du bitcoin et des cryptomonnaies en 2025 – Avec Phil RX (Pro Indicators), le chirurgien du trading crypto

Dominer le marché du bitcoin et des cryptomonnaies en 2025 – Avec Phil RX (Pro Indicators), le chirurgien du trading crypto

« Dans le trading, ce n’est pas celui qui prédit le mieux, mais celui qui gère le mieux ses émotions qui gagne.» Au pays de Bitcoin et des cryptomonnaies, l’expertise est reine, et Phil RX, fondateur de Pro Indicators, est sans doute l’un des guides les plus éclairés de l’écosystème crypto francophone, pour nous le faire comprendre.

De l’analyse technique aux cycles de marché, il offre une vision unique, profonde et pragmatique qu’il nous a partagé pendant plus d’une heure. On vous emmène ?

Analyse technique et cryptomonnaies : comprendre les bases

Dés le début de notre interview, Phil RX insiste sur l’importance d’une base solide et impérative en trading : se définir un cadre temporel de référence clair. Cette stratégie évidente pour certains, mais pas pour tous, permet de différencier le trading à court, moyen et long terme. Par exemple, une anticipation sur une journée ne ressemble en rien à une planification stratégique annuelle. De fait, le cours d’une cryptomonnaie peut être baissier sur 24h mais haussier sur un mois.

Une fois que la temporalité de votre trade est déterminée, il existe une batterie d’outils propres à l’analyse technique : les indicateurs. Ce sont de véritables outils mathématiques pour décrypter les marchés. Ces derniers permettent d’anticiper les tendances, de détecter des opportunités et d’éviter les pièges émotionnels. Parmi les incontournables, Phil met en avant :

  • Les Moyennes Mobiles (Moving Averages), essentielles pour lisser les fluctuations et révéler la tendance sous-jacente.
  • Le MACD (Moving Average Convergence Divergence), pour repérer les changements de momentum.
  • Le RSI (Relative Strength Index), qui aide à évaluer les conditions de surachat ou de survente.
  • Les Bandes de Bollinger, qui mesurent la volatilité et identifient les périodes de consolidation ou d’explosion des prix.

« Les indicateurs techniques, bien utilisés, permettent d’éviter les pièges émotionnels et d’optimiser les décisions. » 

Pro Indicators aux commandes : décryptage du S&P 500

Phil RX illustre ses prédictions à l’aide d’une démonstration graphique sur le S&P 500, soulignant l’importance des zones critiques comme les supports et résistances. Pour rappel, le S&P 500, ou Standard & Poor’s 500, est un indice boursier américain qui suit les performances des 500 plus grandes entreprises cotées en bourse aux États-Unis. C’est un indicateur est le baromètre de la santé économique et financière globale, souvent utilisé comme référence pour évaluer la performance des marchés d’actions.

« Sur un horizon de 1 an à 1 an et demi, le S&P 500 sera probablement plus bas qu’aujourd’hui. »

Pour justifier cette analyse, il montre comment les prix oscillent entre des niveaux clés, avec des zones de neutralité où la prise de décision est particulièrement délicate.

Durant la démonstration, il souligne : « On est pile entre deux zones, et c’est là que l’erreur est la plus probable. » – mais maintenant vous le savez puisque vous avez lu le début de notre article.

Les outils de Pro Indicators permettent de visualiser ces zones critiques avec une précision chirurgicale, offrant aux traders un avantage stratégique pour anticiper les mouvements du marché et éviter les erreurs courantes dans des moments d’incertitude. En effet, les algorithmes de Phil RX ne promettent pas de prédire l’avenir. Leur objectif ? Identifier des asymétries statistiques.

« Mes algorithmes ne prédisent pas l’avenir, ils identifient des asymétries statistiques. »

Phil RX est une mine d’or de connaissance pour quiconque souhaite naviguer dans les cryptos. Ses conseils, ancrés dans l’expérience et la rigueur, offrent une boussole essentielle. Si vous voulez transformer votre stratégie et maîtriser le marché des cryptomonnaies, il est temps de suivre ses enseignements, sa chaîne YouTube offrant beaucoup de contenu. Enfin, à Phil le mot de la fin et celui du début :

« Dans un portefeuille crypto, il faut équilibrer sécurité et rendement. »

Mt Pelerin : La passerelle ultime entre la finance traditionnelle et les cryptomonnaies – Avec Arnaud Salomon

Mt Pelerin : La passerelle ultime entre la finance traditionnelle et les cryptomonnaies – Avec Arnaud Salomon

Mt Pelerin : La passerelle ultime entre la finance traditionnelle et les cryptomonnaies – Avec Arnaud Salomon

« Il serait un mauvais économiste celui qui ne serait qu’économiste. »

Cette citation de Friedrich Hayek semble parfaitement s’appliquer à l’approche multidimensionnelle de Mt Pelerin. Plus qu’une simple fintech spécialisée dans les cryptomonnaies, l’entreprise suisse dirigée et fondée par Arnaud Salomon incarne une vision holistique de la finance moderne. 

Mt Pelerin s’efforce de marier le monde traditionnel des banques et le nouveau paradigme des cryptomonnaies, tout en maintenant une transparence exemplaire et un souci constant de la réglementation. Cette ambition se reflète dans leurs services, qui allient technologie blockchain, gestion de portefeuille, conformité légale et élégance.

Nous avions déjà rencontré Arnaud dans une interview précédente sur Blockchain Addict, et depuis, Mt Pelerin n’a cessé d’innover, se positionnant en tant qu’acteur clé dans l’espace financier européen et même au-delà. Leur mission ? Simplifier l’accès aux cryptomonnaies, tout en apportant des solutions concrètes pour l’utilisation quotidienne des cryptomonnaies. 

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Un pont entre IBAN et cryptomonnaies

Mt Pelerin offre des solutions de on et off-ramp qui permettent aux utilisateurs de convertir facilement leurs devises traditionnelles en cryptomonnaies et vice versa. Comment ? Via des portefeuilles numériques compatibles comme MetaMask, Ledger, ou encore Trezor. Arnaud Salomon explique :

 « On crée un pont élégant entre ton IBAN et ton adresse de crypto. » 

Cette flexibilité attire aussi bien les investisseurs individuels que les entreprises cherchant à intégrer les cryptos dans leurs stratégies financières.

Avec une interface fluide et un widget web intuitif, Mt Pelerin permet de se connecter à son portefeuille crypto personnel pour des transactions simplifiées. Contrairement à d’autres acteurs qui imposent leurs propres wallets, Mt Pelerin mise sur la liberté de choix de l’utilisateur, favorisant ainsi un véritable esprit de décentralisation. Et ça, on aime.

Bitcoin et Lightning Network : Le BTC en mouvement

Loin de se contenter d’un rôle d’intermédiaire, Mt Pelerin s’engage activement pour promouvoir l’usage quotidien du Bitcoin à travers le Lightning Network

« On pousse à l’usage de Bitcoin, notamment via Lightning, parce qu’on aime bien l’idée que les gens l’utilisent, pas qu’ils le stockent simplement en attendant que ça monte »

Le but est clair : rendre le Bitcoin accessible et utilisable dans des transactions courantes, transformant ainsi cette cryptomonnaie en un véritable outil du quotidien.

La tokenisation des actifs : Une révolution Suisse

Au-delà de Bitcoin, Mt Pelerin a été l’un des pionniers en matière de tokenisation d’actifs. En 2018, l’entreprise a tokenisé ses propres actions, permettant aux détenteurs de tokens d’être considérés comme des actionnaires au sens du droit suisse. 

« Le token holder est un share holder, protégé par la loi suisse, pas seulement par un contrat de droit privé »

Ce modèle, devenu un standard, place Mt Pelerin à la pointe de la tokenisation des Real World Assets (RWA), c’est-à-dire des actifs réels comme les actions, obligations ou encore biens immobiliers. Ce processus permet de fluidifier la gestion des actifs financiers et d’offrir aux investisseurs une nouvelle forme de liquidité.

Le blog de Mt Pelerin constitue d’ailleurs une ressource précieuse pour quiconque souhaite comprendre les enjeux de la tokenisation et des cryptomonnaies. Leur contenu, riche et pédagogique, explore ces thématiques sous tous les angles, offrant une véritable mine d’informations pour les novices comme pour les experts.

mtpelerin - blockchainaddict

Mt Pelerin face à la régulation crypto

La travel Rule

Contrairement à son image de paradis fiscal souvent associée à la Suisse, le pays impose un cadre réglementaire rigoureux en matière de cryptomonnaies, notamment avec l’application de la Travel Rule. Ce règlement, dicté par le GAFI (Groupe d’action financière), est adopté par la FINMA (l’autorité suisse des marchés financiers) et oblige tous les VASP (Virtual Asset Service Providers) à recueillir et transférer des informations sur l’identité des utilisateurs lors de transferts de cryptos dépassant un certain seuil. 

« La Suisse impose déjà des règles plus strictes que l’Europe, comme la Travel Rule pour les VASP ».

La Travel Rule, qui renforce la transparence des transactions en cryptomonnaies pour lutter contre le blanchiment d’argent, est une mesure applaudie par certains pour ses garanties en matière de sécurité, mais elle est également perçue comme un frein à la libre utilisation des cryptos. Ça, nous aimons moins.

Stablecoins sous haute surveillance

En plus de la Travel Rule, les stablecoins en Suisse sont désormais soumis à des restrictions encore plus strictes. La FINMA impose une white list, exigeant que tous les détenteurs de stablecoins soient identifiés. Comme le souligne Arnaud : 

 « Tous les stablecoins suisses doivent désormais être sur une white list, ce qui tue leur modèle de libre transférabilité ».

Mt Pelerin et MiCA : Un double défi ?

Dans ce contexte, la prochaine régulation MiCA (Markets in Crypto Assets) de l’Union Européenne, qui sera bientôt mise en application, ajoute une couche supplémentaire de complexité. 

MiCA vise à créer un cadre réglementaire cohérent pour l’ensemble des pays de l’UE concernant les cryptoactifs. Bien que Mt Pelerin soit basée en Suisse, une juridiction hors de l’Union, Arnaud doit également anticiper les répercussions de MiCA pour ses opérations transfrontalières. Mt Pelerin se retrouve ainsi à naviguer entre deux cadres réglementaires exigeants : la législation suisse, déjà très stricte, et la future régulation européenne.

Comme Arnaud l’a expliqué lors de l’interview : 

« On voit de plus en plus d’acteurs suisses se tourner vers l’Europe ou d’autres régions pour rester compétitifs à cause des contraintes locales. (…) Le régulateur suisse est encore plus sévère que l’Europe sur certains aspects, mais avec MiCA, on va devoir composer avec une nouvelle donne. » 

Ce cadre double pourrait devenir un casse-tête pour les entreprises comme Mt Pelerin, qui cherchent à se développer en dehors de la Suisse tout en respectant les nouvelles obligations européennes.

La flexibilité en ligne de mire

Pour Mt Pelerin, le défi sera de maintenir cette flexibilité si précieuse aux yeux des utilisateurs tout en se conformant à ces régulations en constante évolution. Ce rôle d’intermédiaire entre la finance décentralisée et la conformité réglementaire place Mt Pelerin dans une position unique, mais délicate. 

Cette friction entre innovation et conformité ne semble cependant pas freiner Mt Pelerin, qui continue d’attirer des utilisateurs à travers le monde, dont des institutionnels.

Un partenariat fructueux avec les banques privées

En effet, Mt Pelerin collabore également avec des banques privées suisses, connues pour leur gestion de fortunes importantes. Ces banques, cherchant à attirer une nouvelle génération de riches investisseurs en cryptomonnaies, utilisent les services de Mt Pelerin pour faciliter le cash out des fonds crypto en fiat. 

« Les banques privées suisses nous contactent régulièrement, car nous sommes connus pour notre rigueur en matière de compliance »

Mt Pelerin accompagne les utilisateurs tout au long du processus, depuis la documentation de l’origine des fonds jusqu’à l’intégration dans les banques traditionnelles.

Une finance décentralisée et transparente

Pour Arnaud Salomon, la convergence entre la finance traditionnelle et la blockchain est inévitable. Grâce à des solutions transparentes, décentralisées et basées sur des smart contracts, la gestion des crédits et autres actifs financiers peut devenir plus efficace.

Enfin, à Arnaud Salomon, le mot de la fin :

 « On peut recréer cette finance de manière décentralisée avec plus de transparence grâce à la blockchain »

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Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondateur