Bitcoin dans le réel : Le mining utile avec Sébastien Gouspillou

Bitcoin dans le réel : Le mining utile avec Sébastien Gouspillou

Bitcoin dans le réel : Le mining utile avec Sébastien Gouspillou

Alors que l’interview d’Abdel Bakhta nous plongeait au cœur de la culture Starknet, entre ambitions techniques made in ethereum et idéal cypherpunk, cette nouvelle rencontre avec Sébastien Gouspillou, cofondateur de BigBlock et pionnier du mining durable, déplace le projecteur vers une autre facette essentielle de l’écosystème Bitcoin : son ancrage physique dans l’infrastructure énergétique mondiale. 

Si Starknet représente le futur des applications décentralisées, le parcours de Sébastien incarne l’autre pilier de l’édifice : la preuve de travail ( Proof of work)l, ses enjeux, ses risques et ses opportunités.

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Sebastien Gouspillou, le mineur globe-trotter

Fondateur de BigBlock Data Center, Sébastien Gouspillou est aujourd’hui à la tête de BBGS, une entreprise spécialisée dans la conception et l’exploitation de fermes de minage, notamment en Afrique centrale

Son aventure commence par la découverte de Bitcoin, suivie d’années d’études avant de passer à l’action avec la création d’une première ferme en 2017. Contrairement à de nombreux acteurs venus de la finance, Sébastien est d’abord devenu bitcoiner avant de devenir mineur.

Aujourd’hui, ses activités s’étendent du Congo à Oman, en passant par des zones reculées où les enjeux de connectivité, de logistique et de sécurité s’ajoutent aux défis techniques. Ses fermes s’appuient sur des surplus électriques délaissés, souvent offgrid, et utilisent des conteneurs mobiles optimisés pour s’adapter aux contraintes locales.

« Notre propos, c’est de travailler sur des surplus électriques. Et il faut qu’on puisse être en capacité de déplacer la ferme. » 

Le Bitcoin, moteur d’une économie circulaire

 

Gouspillou défend un modèle de mining utile, où l’exploitation minière permet d’équilibrer les réseaux électriques, d’éviter le gaspillage d’énergie et, à terme, de soutenir des projets locaux de développement. Il cite l’exemple de la ferme du parc des Virunga, protégée par les rangers, qui recycle de vieilles machines comme les Antminer S9 pour transformer le surplus en puissance de calcul rentable.

« Le mining va devenir de plus en plus utile. Il doit être lié à des surplus et à des logiques d’économie circulaire. »

Notre invité du jour insiste sur un point crucial : il n’est pas nécessaire d’être favorable à Bitcoin pour profiter de ses effets positifs. Le discours monétaire passe au second plan : il s’agit avant tout d’un service de stabilisation du réseau électrique. Et si un État ne veut pas de Bitcoin dans son territoire, aucun souci : le minage peut fonctionner en exportant simplement du hash rate contre des dollars.

« Il n’y a pas un Bitcoin qui rentre dans le pays si l’État ne le souhaite pas. » 

Conférencier international, Gouspillou a discuté mining avec des ministres, des gouverneurs de banque centrale, voire des présidents. En France, il est approché par de nombreux politiques de tous bords, y compris ceux qui, quelques années plus tôt, voulaient interdire Bitcoin. Il plaide pour un mining national fondé sur la valorisation de la chaleur et des surplus nucléaires.

« En 2017, on nous disait que c’était trop tard. En 2025, on commence enfin à comprendre l’intérêt du mining. » 

Source : X

 

Une vision à contre-courant du narratif Ethereum

 

Très critique vis-à-vis du passage d’Ethereum au proof of stake, Gouspillou regrette la tournure prise par l’écosystème et les discours accusateurs contre le proof of work. Il y voit une trahison technique et philosophique, au profit d’un narratif environnemental erroné.

« Vitalik Buterin a donné les meilleurs arguments aux anti-Bitcoin. C’est catastrophique. » 

Contrepoint puissant et complémentaire de tout ce que nous avons pu aborder avec Starknet, Sebastien Gouspillou nous rappelle que Bitcoin est aussi ancré dans le réel. C’est un outil de régulation énergétique, de diplomatie décentralisée et, surtout, une réserve de valeur dont la robustesse dépend encore du fer, du cuivre, et du courant.

« Bitcoin est une chance immense pour l’Afrique. L’Afrique ne le sait pas encore, mais ça va venir. »

D’Ethereum à Bitcoin : Starknet à la conquête de la blockchain

D’Ethereum à Bitcoin : Starknet à la conquête de la blockchain

D’Ethereum à Bitcoin : Starknet à la conquête de la blockchain

« C’est vraiment quelque chose qui me touche, cette volonté de créer des systèmes décentralisés qui vont un petit peu rebalancer la symétrie des forces dans ce monde.» 

Abdel, responsable de l’écosystème chez StarkWare, est de retour au micro de Blockchain Addict. L’objectif ? Faire un point sur les ambitions actuelles et futures de Starknet. 

Avec un parcours solide entre la fintech, ConsenSys, Ethereum Core et aujourd’hui StarkWare, Abdel partage une vision à la fois technique, humaine et surtout engagée. Aujourd’hui, Starknet vise à redéfinir la scalabilité de la blockchain, en regardant au-delà d’Ethereum… jusqu’à Bitcoin.

Starknet : comprendre l’approche différenciante

 

Avant d’aller plus loin, rappelons quelques concepts clés :

  • Layer 1 (L1) : blockchain principale (Ethereum, Bitcoin etc…).
  • Layer 2 (L2) : solutions construites au-dessus d’une blockchain pour en augmenter la capacité sans sacrifier la sécurité.
  • ZK-Rollup : technologie de Layer 2 utilisant des preuves crypto (Zero-Knowledge Proofs) pour valider de nombreux échanges en une seule fois, réduisant coûts et congestion.

Par ailleurs, on notera que StarkWare est l’entreprise qui développe la technologie derrière Starknet, tandis que Starknet est la blockchain publique décentralisée qui permet à tous d’utiliser ses innovations. 

Starknet est donc un ZK-Rollup. Contrairement à de nombreux projets L2 qui se contentent d’être compatibles Ethereum Virtual Machine (EVM), Starknet a choisi une approche radicalement différente : construire son propre langage, Cairo, et maximiser les capacités de preuve.

« Starknet était l’approche qui me paraissait la plus pertinente pour résoudre les problèmes de scalabilité. » 

Avec cette fondation technique unique, Starknet ambitionne d’être une blockchain hautement scalable, sans compromis sur la décentralisation.

Pourquoi Starknet s’intéresse à Bitcoin ?

 

Traditionnellement, il ne s’agira pas ici de rentrer dans le débat de ce préjugé discutable, Bitcoin est considéré comme lent et peu flexible pour les applications décentralisées. Pourtant, StarkWare voit en Bitcoin un champ d’opportunités.

« La genèse de cette vision, d’amener la technologie Stark sur Bitcoin, date d’une vidéo de Eli Ben-Sasson en 2013 (créateur de Starknet ndlr). » 

Avec l’émergence du mouvement « Bitcoin Renaissance« , de nouveaux outils comme OP_CAT (une proposition d’amélioration du protocole Bitcoin) permettraient de rendre Bitcoin plus « programmable ». StarkWare anticipe cette évolution et a décidé de se positionner dés aujourd’hui.

« Nous irons sur Bitcoin, que l’OP_CAT passe ou non. » 

Dans les détails, ll ne s’agit pas d’abandonner Ethereum donc, mais d’étendre Starknet à de nouveaux territoires tout en respectant les valeurs de décentralisation.

L’OP-CAT : la future révolution sur Bitcoin ?

 

Mettons un peu les mains dans le camboui. OP_CAT (abréviation de Operation Concatenate) est une proposition de mise à jour du langage de script de Bitcoin. Concrètement, il s’agit d’une fonction qui permettrait de fusionner deux éléments de données (comme deux morceaux de script ou deux chaînes de caractères) en un seul.

Cette opération, simple en apparence, pourrait ouvrir de nouvelles perspectives pour la programmabilité de Bitcoin, tout en respectant son modèle de sécurité minimaliste.

Notons qu’à l’origine, OP_CAT existait déjà dans Bitcoin en 2009, mais avait été désactivé par Satoshi Nakamoto pour des raisons de prudence, principalement liées aux performances et à la sécurité. Aujourd’hui, avec l’expérience accumulée et une meilleure compréhension technique, la communauté explore sérieusement l’idée de sa réintroduction.

Pourquoi OP_CAT est-il si important ?

 

Bitcoin, par conception, est très limité en termes de programmabilité. Contrairement à Ethereum ou Starknet, il ne permet pas facilement de créer des smart contracts complexes.
La réintroduction d’OP_CAT, dans une version modernisée et sécurisée, pourrait changer la donne :

  • Créer des contrats intelligents plus puissants directement sur Bitcoin (comme des multisignatures avancées, des escrows plus souples, etc.).
  • Faciliter le développement de Layer 2 performants (Rollups ZK, solutions d’évolutivité) qui interagiraient de manière plus fluide avec Bitcoin.
  • Améliorer l’interopérabilité entre Bitcoin et d’autres blockchains.
  • Accélérer l’innovation tout en conservant la philosophie de sécurité et de simplicité chère à Bitcoin.

À l’heure actuelle, OP_CAT n’est pas encore adopté.Il fait l’objet de débats dans la communauté Bitcoin, où chaque changement est soumis à une extrême prudence — ce qui est une bonne chose pour protéger l’intégrité du réseau.

Cependant, son potentiel est tel que de plus en plus de développeurs, de chercheurs et d’entrepreneurs de l’écosystème s’y intéressent activement.

Abdel, lors de notre échange, souligne d’ailleurs que l’ouverture de discussions autour d’OP_CAT a été un élément déclencheur pour StarkWare, les incitant à envisager un déploiement de Starknet sur Bitcoin :

« L’ouverture des discussions concernant OP_CAT a accéléré notre engagement sur Bitcoin. »

Explorer Starknet : premiers pas

 

Maintenant que nous avons plongé dans les rouages techniques d’OP_CAT et des ambitions de Starknet sur Bitcoin, retirons nos mains du cambouis pour faire nos premiers pas concrets sur Starknet. Car comprendre, c’est bien… mais expérimenter, c’est encore mieux !

Si vous souhaitez découvrir Starknet par vous-même, voici quelques applications incontournables recommandées par Abdel :

  • Ekubo : un AMM (Automated Market Maker) de nouvelle génération, conçu pour réaliser des échanges de tokens avec une efficacité optimale (swap). Ekubo est reconnu pour être l’un des AMM les plus performants de toute l’industrie crypto en termes de gestion de liquidité.
  • Avnu : un agrégateur de liquidité intelligent, qui sélectionne automatiquement la meilleure route pour vos swaps (conversion) en fonction du marché sur Starknet.
  • Vesu : un protocole de lending/borrowing (prêt/emprunt) décentralisé, à la manière d’Aave sur Ethereum, mais optimisé pour Starknet.

Mais Starknet, ce n’est pas seulement la finance décentralisée. Le gaming on-chain prend aussi une place importante, avec des projets pionniers :

« Eternum est un jeu où toute la logique est exécutée entièrement on-chain sur Starknet. » 

Enfin, l’écosystème Starknet brille aussi par ses initiatives communautaires, à l’image du collectif Women of Starknet, qui œuvre pour rendre l’univers blockchain plus ouvert et inclusif, en soutenant la participation des femmes dans le Web3.

Abdel conclut, et nous ferons comme lui, en rappelant l’essence du mouvement blockchain et la genèse de Bitcoin, en nous faisant prendre un peu de hauteur, au-delà des narratives marketing,et, en nous recommandant une lecture disponible ici

« Le Cypherpunk Manifesto est pour moi une source d’inspiration intemporelle sur les raisons pour lesquelles nous construisons cet écosystème.

Ce n’est pas lié directement à la blockchain. Ca prédate même la blockchain de longtemps.

Mais, les principes fondamentaux du Cypherpunk Manifesto, c’est vraiment l’essence de ce qu’on peut retrouver dans Bitcoin et Ethereum : cette volonté de dire que la vie privée est un droit fondamental, que le code peut changer le monde, et qu’on n’est pas obligé d’accepter l’ordre établi.

Plus j’avance dans ma vie, et avec les enfants aussi, plus c’est important pour moi : j’ai envie de leur laisser un monde meilleur.

Bitcoin et cet esprit Cypherpunk représentent un espoir pour construire ce monde. »

De Ledger à ZKNox : Rencontre avec Nicolas Bacca

De Ledger à ZKNox : Rencontre avec Nicolas Bacca

De Ledger à ZKNox : Rencontre avec Nicolas Bacca

Du coffre-fort matériel aux nouvelles frontières de la crypto, Nicolas Bacca poursuit une quête constante de sécurité et de souveraineté numérique. Après Ledger, il se consacre désormais à un projet discret, mais ambitieux : ZKNox. Une initiative à la croisée des chemins entre Ethereum, crypto post-quantique et confidentialité. Nous l’avons rencontré pour vous dans cette nouvelle interview Blockchain Addict.

Ledger et la sécurité : poser les fondations

Difficile de parler sécurité dans les cryptomonnaies sans évoquer Nicolas Bacca. Cofondateur de Ledger, il fait partie de ces bâtisseurs qui ont façonné les standards actuels de la conservation de crypto-actifs. Très tôt, il milite pour des solutions open source, transparentes, auditées, où l’utilisateur garde le contrôle de ses clés.

« On voulait un produit grand public, sécurisé mais ouvert. Pas une boîte noire »

Avec Ledger, il participe à démocratiser l’usage du hardware wallet, à un moment où la majorité des utilisateurs stockaient encore leurs fonds sur des exchanges. Mais ça c’était avant. Car depuis 2023, Nicolas Bacca explore d’autres terrains de jeu.

Il était une fois le quantique

Depuis leur création, les cryptomonnaies reposent sur des fondations crypto solides, comme les courbes elliptiques ou les fonctions de hachage. Ces systèmes sont aujourd’hui réputés incassables… par les ordinateurs classiques

Mais l’émergence des ordinateurs quantiques menace cet équilibre. En exploitant les lois de la physique quantique, ces machines seraient capables, à terme, de casser les algorithmes de chiffrement actuels en un temps dérisoire. 

Cela poserait un risque : des clés privées pourraient être retrouvées à partir de clés publiques, mettant en péril la sécurité de millions de portefeuilles et de contrats intelligents. 

C’est pour anticiper cette menace que des projets comme ZKNox travaillent à intégrer une cryptographie post-quantique, conçue pour résister à ces attaques futures. L’enjeu est clair : préserver l’intégrité des blockchains. 

ZKNox : préparer Ethereum à l’ère post-quantique

 

Aujourd’hui, Nicolas Bacca s’investit donc dans un projet qu’il a cofondé avec Renaud Dubois (ancien de Ledger Innovation) et Simon Masson (auteur de Bendersnatch). Accessible via l’adresse ENS zknox.eth.limo, le site présente une vision claire : anticiper les menaces futures en intégrant à Ethereum des “primitives cryptographiques” résilientes aux attaques quantiques.

Concrètement, ZK travaille sur l’implémentation d’algorithmes comme ETHDILITHIUM et ETHFALCON, deux candidats pour la cryptographie post-quantique. L’objectif est double : garantir la sécurité à long terme des smart contracts, tout en assurant la compatibilité avec l’EVM.

« Le quantum, ce n’est pas demain matin, mais on ne peut pas attendre la veille pour s’en occuper »

Le Zero Knowledge proofs, c’est quoi ?

 

Les preuves à divulgation nulle de connaissance, ou Zero-Knowledge proofs (ZK), sont des protocoles qui permettent de prouver qu’une affirmation est vraie sans révéler la moindre information sur cette affirmation elle-même.

Cela permet, par exemple, de valider une transaction sans exposer le montant ou l’identité du détenteur. C’est précisément l’un des piliers du projet ZKNox, qui combine cette technologie avec des algorithmes résistants aux ordinateurs quantiques. En intégrant des preuves ZK directement dans Ethereum, ZKNox cherche à renforcer la confidentialité des interactions on-chain, tout en assurant une vérifiabilité publique. Cette approche ouvre la voie à un Ethereum plus sûr et respectueux de la vie privée.

Par ailleurs, ZKNox pousse également pour l’ajout d’une précompilation dédiée aux NTT (Number Theoretic Transform) au sein d’Ethereum. Une optimisation technique qui permettrait de rendre les algorithmes post-quantiques plus rapides et plus accessibles au niveau du protocole.

Gouvernance, open source et anticipation collective

 

Au-delà des aspects techniques, Nicolas Bacca partage aussi sa vision de la gouvernance dans l’écosystème Ethereum. Pour lui, intégrer une nouvelle primitive cryptographique n’est pas qu’un défi d’ingénierie : c’est un processus de conviction, un dialogue entre chercheurs, développeurs et décideurs communautaires.

« Intégrer une primitive, c’est pas juste coder. C’est convaincre »

Ainsi, ZKNox s’inscrit-il dans une dynamique ouverte, collaborative, où la sécurité est pensée à long terme. Fidèle à ses engagements initiaux, Nicolas reste un fervent défenseur de la souveraineté numérique.

Nicolas Bacca : le chevalier de la crypto

Dans cette conversation à cœur ouvert, Nicolas Bacca revient sur les fondements de Ledger, ses réflexions autour de la sécurité numérique, et ses espoirs pour Ethereum. 

Il évoque également son intervention clé lors de l’enlèvement de David Balland et de son épouse, cofondateurs de Ledger. À cette occasion, il a orchestré une réponse technique et juridique éclaire afin d’empêcher les ravisseurs de transférer les fonds de rançon en cryptomonnaies.?

En effet, il a conçu un dispositif capable de déclencher simultanément des demandes de gel de fonds auprès de diverses plateformes en quelques minutes, évitant ainsi les délais habituels de plusieurs jours nécessaires pour ces procédures.

Par ailleurs, Nicolas a constitué une équipe comprenant l’avocate Sarah Compani, spécialisée dans les relations avec des plateformes comme Tether et KuCoin, et a collaboré avec le collectif SEAL 911, reconnu pour son efficacité dans ce type d’interventions.

Cette initiative a permis de geler une grande partie des fonds de rançon, établissant un modèle d’intervention rapide et coordonnée dans le domaine des cyber-enlèvements liés aux cryptomonnaies.

Vous l’aurez compris, un échange dense, accessible, et résolument tourné vers l’avenir vous attend dans cette nouvelle interview.

Enfin, à Nicolas le mot de la fin et celui du début : 

« Ce qu’on construit aujourd’hui, c’est ce qui protège nos libertés demain. » 

Blockchain et confidentialité : Comment Zama révolutionne la confidentialité des données

Blockchain et confidentialité : Comment Zama révolutionne la confidentialité des données

Blockchain et confidentialité : Comment Zama révolutionne la confidentialité des données

« Ce que permet la technologie de Zama, c’est de faire des calculs sur une donnée qui reste chiffrée. Le serveur ne voit jamais les données, ne comprend pas le résultat, et seul l’utilisateur peut le déchiffrer. » 

Imaginez un monde où vos données personnelles restent aussi impénétrables qu’un coffre-fort scellé, même lorsqu’elles sont traitées par des applications tierces. Utopique ? Pas pour Zama, la pépite tech française qui transforme cette vision en réalité grâce au Chiffrement Complètement Homomorphe (Fully Homomorphic Encryption, ou FHE). Blockchain Addict a rencontré pour vous Jason Delabay, ecosystem Lead chez Zama. On vous emmène ?

Qu’est-ce que le chiffrement complètement homomorphe ?

Le FHE est une avancée cryptographique majeure permettant d’effectuer des calculs directement sur des données chiffrées, sans jamais les déchiffrer. 

Autrement dit, il devient possible de manipuler des informations sensibles tout en conservant leur confidentialité absolue. Cette prouesse ouvre des perspectives inédites pour la protection des données dans des domaines tels que la santé, la finance et l’intelligence artificielle.

Zama : Pionnier du FHE Open Source

Fondée en 2020 par le Dr Rand Hindi et le Dr Pascal Paillier, Zama s’est rapidement imposée comme une référence incontournable dans le domaine du FHE

L’entreprise se distingue par son engagement envers l’open source, mettant à disposition des développeurs une suite d’outils cryptographiques de pointe pour intégrer facilement le FHE dans leurs applications.

« Pascal Paillier […] est un pionnier du chiffrement homomorphe. Il a inventé un cryptosystème qui porte son nom, et ses travaux sont aujourd’hui à la base du FHE. » 

Zama, des crypto outils pour les développeurs

Parmi les joyaux de la couronne Zama, on trouve :

  • TFHE-rs : Une implémentation en Rust du schéma TFHE, offrant des opérations booléennes et arithmétiques sur des données chiffrées.

  • Concrete : Un compilateur TFHE qui transforme des programmes Python en équivalents fonctionnant sur des données chiffrées, facilitant ainsi l’adoption du FHE pour les développeurs Python.

  • Concrete ML : Un framework de machine learning préservant la confidentialité, bâti sur Concrete, avec des liaisons vers des frameworks de ML traditionnels.

fhEVM : Un protocole de smart contracts confidentiels pour l’EVM utilisant le chiffrement homomorphe, permettant des transactions entièrement chiffrées sur la blockchain.

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Applications réelles : De la blockchain à l’IA

L’impact de Zama s’étend bien au-delà des laboratoires de recherche. En collaborant avec des institutions comme J.P. Morgan via le projet Kinexys, Zama a démontré la pertinence de sa technologie dans la finance tokenisée, apportant une couche de confidentialité jusque-là impossible à intégrer.

« Une part significative des actifs financiers ne seront jamais tokenisés s’il n’y a pas de confidentialité. Le FHE est un prérequis à la tokenisation massive. » 

Du côté du domaine de l’IA, Concrete ML permet d’effectuer des inférences sur des données chiffrées, ouvrant la voie à des applications comme l’analyse de sentiments ou les prédictions de santé, tout en garantissant la confidentialité.

Zama, une croissance fulgurante

Dans cette interview il s’agira aussi pour nous d’aborder la levée de fonds de Zama qui a levé 73 millions de dollars en mars 2024 lors d’un tour de série A, co-dirigé par Multicoin Capital et Protocol Labs.

L’objectif ? Accélérer la mise en production des outils FHE, améliorer les performances, et recruter les meilleurs talents dans le monde.

« Il faut du temps pour développer une brique fondamentale. On a mis 4 ans de R&D pour poser les bases du FHE et structurer une équipe de chercheurs et de développeurs Rust. » 

Zama, pour un futur plus sur

 

Zama n’est pas qu’un projet technologique, c’est une vision du futur. Un futur où la confidentialité n’est plus un luxe, mais une norme. Où les données de santé, les transactions, les communications personnelles sont protégées par défaut, grâce à des technologies cryptographiques de pointe.

« La plupart des gens ne se soucient pas de la confidentialité. C’est pour ça qu’on vise les développeurs, pour qu’ils intègrent cette techno comme un standard. » 

Solide, pertinent, résistant aux attaques quantiques… Dans un monde numérique où les violations de données sont monnaie courante, Zama émerge comme un gardien de la confidentialité, armé du puissant bouclier qu’est le Chiffrement Complètement Homomorphe. 

Grâce à ses solutions innovantes et son engagement envers l’open source, Zama ne se contente pas de rêver d’un avenir plus sûr ; elle le construit, une ligne de code à la fois.

« On ne veut pas être une marque visible. La réussite, ce serait que notre techno soit enfouie dans les protocoles, invisible mais essentielle. » 

Un nouveau cas d’usage sur Avalanche : quand CodeNekt réinvente la traçabilité automobile

Un nouveau cas d’usage sur Avalanche : quand CodeNekt réinvente la traçabilité automobile

Un nouveau cas d’usage sur Avalanche : quand CodeNekt réinvente la traçabilité automobile

C’est un point commun à de nombreux projets que nous rencontrons. De plus en plus d’acteurs crypto explorent des cas d’usage concrets, ancrés dans le quotidien de millions de personnes.

C’est précisément ce que propose CodeNekt, une solution qui transforme la gestion et la traçabilité des véhicules grâce à la blockchain Avalanche. Rencontre avec Francis Hachem, fondateur et CEO du projet, et avec Eric, Conseiller marketing et communication.

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Résoudre un vrai problème avec Avalanche

« Nous avons constaté un manque de fiabilité dans les historiques des véhicules d’occasion », explique Francis, entrepreneur dans la tech depuis plus de 25 ans. 

Achetez une voiture sur le marché secondaire, et vous risquez de découvrir trop tard une longue liste de vices cachés : compteur trafiqué, sinistres non déclarés, réparations bâclées… CodeNekt part de ce constat très concret. 

L’objectif : rendre transparents et infalsifiables les historiques d’entretien et de maintenance d’un véhicule, afin que tout futur acquéreur sache réellement ce qu’il achète.

Un saut vers la blockchain

Pour résoudre ce problème de traçabilité, CodeNekt s’appuie sur la technologie blockchain, plus précisément sur Avalanche, réputée pour sa rapidité et ses coûts de transaction modiques. 

« Nous avons choisi Avalanche pour sa performance et son écosystème innovant »

Derrière cette couche technique se cache l’idée du jumeau numérique : chaque véhicule est associé à un NFT qui collecte toutes les informations liées à son entretien. Le résultat ? Des données inaltérables, consultables par tous, mais gérées de manière sélective selon le profil (assureur, réparateur, gestionnaire de flotte, etc.).

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Une application simple pour l’utilisateur

Bien que CodeNekt s’appuie sur un socle blockchain, son interface adopte les codes du Web 2.0 pour ne pas effrayer les utilisateurs. «Pour la plupart des gens, la blockchain reste quelque chose d’abstrait», concède Francis.

« Nous avons donc conçu CodeNekt de manière à ce que la partie blockchain soit totalement invisible côté front. »

L’automobiliste, la flotte d’entreprise ou le professionnel de la réparation gèrent tout via une interface ergonomique. Lorsqu’une facture ou un contrat d’assurance est généré, les données sont automatiquement hashées puis enregistrées sur la blockchain Avalanche. Inutile de manipuler un wallet crypto ou de comprendre la notion de tokens pour utiliser CodeNekt : tout fonctionne en fond, sans complexité superflue.

Un mariage entre Web 2.0 et Web 3.0

Si CodeNekt se veut avant tout “Web 2-friendly”, sa proposition de valeur repose bel et bien sur les garanties offertes par le Web3

L’intégrité des données est assurée par la blockchain, chaque nouvelle information ajoutée étant irréversible et horodatée. C’est, en effet, grâce à cette couche d’authentification qu’on peut éviter les fraudes : un kilométrage, une révision ou un sinistre déclaré restera dans le registre à jamais, consultable par toute personne autorisée.

Des API pour faciliter l’adoption

Pour convaincre les grands acteurs du marché automobile de rejoindre la plateforme, CodeNekt mise sur une intégration fluide via des API. 

Cette logique “plug-and-play” abaisse considérablement la barrière d’entrée pour les professionnels, ce qui accélère la croissance de l’écosystème.

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La blockchain Avalanche comme tremplin

«Nous sommes convaincus que la scalabilité et les frais minimes d’Avalanche sont un réel avantage», souligne Éric, partenaire communication de CodeNekt. 

Alors que certaines blockchains peinent à offrir une fluidité suffisante, Avalanche promet des transactions rapides et économiques, permettant d’enregistrer de façon continue et fiable les données de multiples véhicules.

À l’échelle globale, CodeNekt voit grand : plus d’un milliard de voitures circulent sur la planète. Transformer l’historique de ces véhicules en données blockchain n’est pas seulement une prouesse technique?; c’est une approche qui vise à fiabiliser le marché de l’occasion et à valoriser le capital automobile, à commencer par l’Europe, terrain d’expansion prioritaire.

En misant sur la blockchain Avalanche, CodeNekt transforme un univers parfois opaque — celui de la voiture d’occasion — en un système où chaque entretien, chaque kilomètre, chaque sinistre est consigné et vérifié. Pour l’écosystème Avalanche, c’est l’opportunité de démontrer qu’il existe un terrain fertile au-delà de la finance décentralisée, un terrain où la traçabilité et la transparence représentent une valeur ajoutée immédiate.

A Francis le mot de la fin, et du début, celui qui vous immergera dans l’entrepreneuriat : 

« ?Les obstacles sont nombreux. Nous devons convaincre les corporates de l’intérêt de notre solution, ce qui prend du temps. (…) Nous devons également gérer l’inertie des grands groupes tout en allant vite pour conserver notre avance. »

Polkadot en 2025, l’année de la renaissance : Avec Andrea Vistoli, Le Nexus

Polkadot en 2025, l’année de la renaissance : Avec Andrea Vistoli, Le Nexus

Polkadot en 2025, l’année de la renaissance : Avec Andrea Vistoli, Le Nexus

La réputation de Polkadot a connu bien des péripéties en France, oscillant entre fascination et incompréhension. Lors du troisième salon CryptoXR, Andréa Vistoli, écosystème agent Polkadot, a décidé de prendre la parole pour remettre les pendules à l’heure.

Andréa Vistoli du Nexus ne vous est pas inconnu sur Blockchain Addict, et cette fois-ci il est venu pour le match retour, bien décidé à nous montrer la véritable force du réseau, qui, loin de toute entité centralisée, tire sa puissance d’une communauté d’agents et d’une gouvernance décentralisée. Andréa / Antoine, Polkadot / Un maximaliste têtu : round 2, c’est parti !

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Polkadot ou l’esprit de ruche 

«?Polkadot n’a aucune entité légale centralisée qui le représente. C’est la communauté qui fait tout.?» 

Le concept d’agent chez Polkadot va plus loin qu’une simple fonction d’ambassadeur. Andréa l’affirme, l’avenir du réseau repose sur ces gens de terrain qui identifient les problèmes, proposent des solutions et sollicitent la trésorerie Polkadot (gérée par les détenteurs de DOT) pour financer leurs initiatives. 

Dans cette dynamique, on retrouve la notion d’esprit de ruche : chaque voix compte, et les décisions se prennent de manière collégiale, sans filet de sécurité déployé par une fondation cachée dans l’ombre.

Du chaos à la cohésion : le Nexus francophone

«?Nous sommes un groupe d’agents Polkadot francophones qui en avions marre de l’image biaisée du protocole en France.?»

La communauté francophone Polkadot, longtemps portée par des individus isolés, s’est structurée autour d’une DAO baptisée le Nexus. Son ambition ? Répondre à la mauvaise image d’un réseau que beaucoup croyaient figé dans le passé.

Le Nexus a donc sollicité la trésorerie, obtenu des fonds et pris de l’ampleur, devenant sponsor majeur d’événements comme CryptoXR. L’objectif : montrer que Polkadot ne se limite pas à ses premières années (l’époque des crowloans) et continue d’évoluer vers toujours plus de résilience et de performance.

«?On a choisi de se séparer de la Fondation et de la société Parity pour rester en accord avec nos valeurs.?»

Là où d’autres blockchains conservent une fondation puissante, Polkadot a fait un pas radical. La fondation s’est mise en retrait, laissant la gouvernance intégralement dans les mains des détenteurs de DOT. 

Idem pour l’entité technique Parity, dont le rôle de développement a été en grande partie transféré à la Technical Fellowship, véritable DAO dans la DAO. Tous les développeurs sont libres de rejoindre cette structure, de monter en grade et de proposer des avancées qui profiteront à l’ensemble de l’écosystème.

Mais, ce ne sont pas les seuls changements. Comme nous l’explique Andréa

Des parachains à l’Agile Coretime : le temps du changement 

Imaginons que vous êtes une startup souhaitant développer une application décentralisée sur Polkadot en 2023. À cette époque, pour garantir la sécurité et la validation de votre application, vous deviez acquérir un slot de parachain via une enchère. Ce slot vous réservait une « parachain » dédiée pour une durée fixe, généralement de 6 à 24 mois. 

Cependant, ce modèle présentait plusieurs défis :

  • Coût élevé : Les enchères nécessitaient des fonds substantiels, souvent inaccessibles pour les petites entreprises ou les projets émergents.
  • Engagement rigide : Une fois le slot acquis, vous étiez engagé pour une longue période, même si vos besoins évoluaient.
  • Utilisation inefficace : Votre parachain produisait des blocs à intervalles réguliers, indépendamment de votre volume réel de transactions, entraînant parfois une sous-utilisation des ressources.

En 2024, Polkadot a introduit l’Agile Coretime, expliqué dans cet article ou dans cette vidéo proposés par Polkadot, transformant la manière dont les ressources réseau sont allouées. 

Désormais, au lieu de réserver une parachain entière, vous pouvez acheter du « coretime« , c’est-à-dire du temps d’utilisation sur un « cœur » du réseau, avec une flexibilité adaptée à vos besoins. Deux options principales s’offrent à vous :

  1. Coretime en gros (Bulk Coretime) : Si votre application nécessite une validation continue, vous pouvez acheter du coretime pour des périodes fixes, généralement de 28 jours. Par exemple, si vous prévoyez un lancement majeur ou une campagne promotionnelle, cette option vous assure une capacité dédiée pendant toute la période concernée.
  2. Coretime à la demande (On-demand Coretime) : Pour des besoins ponctuels ou imprévisibles, vous pouvez acquérir du coretime en fonction de la demande, sans engagement à long terme. Par exemple, si votre application connaît un pic de trafic inattendu, vous pouvez rapidement augmenter votre capacité de validation pour gérer l’afflux de transactions.

Ainsi, supposons que vous développez une application de billetterie pour des événements. Avant l’Agile Coretime, vous auriez dû participer à une enchère pour obtenir un slot de parachain, immobilisant une somme importante pour une période prolongée, même si votre application n’était active que lors de la vente de billets.

Avec l’Agile Coretime, vous pouvez désormais acheter du coretime uniquement pendant les périodes de vente de billets. Par exemple, si vous organisez une vente flash de 48 heures, vous pouvez acquérir du coretime à la demande pour cette durée spécifique, optimisant ainsi vos coûts et ressources.

Cette flexibilité permet aux développeurs de dimensionner leurs ressources en fonction des besoins réels de leur application, rendant Polkadot plus accessible et économique pour une variété de projets.

Hydration, Phala, Bifrost et HyperBridge : les reines de la ruche 

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Pour ceux qui croiraient Polkadot en sommeil, voici quelques noms à surveiller :

  • Bifrost: plateforme de liquid staking et de bridging, Bifrost connecte différents réseaux pour offrir plus de flexibilité aux détenteurs de tokens, leur permettant de maximiser leurs rendements tout en conservant la liberté de mouvement de leurs actifs. Nous les avons rencontrés pour vous dans cette interview.
  • Hydration : un DEX pensé pour offrir un usage simple et rapide, avec peu de frais. Idéal pour jongler entre différents tokens de l’écosystème Polkadot et au-delà.
  • Phala : spécialisé dans le liquid staking, il permet de gérer des dérivés sur DOT, mais aussi sur d’autres blockchains. Les utilisateurs avancés peuvent s’adonner à des boucles DeFi complexes. Nous les avons rencontrés également pour vous dans cette interview.
  • HyperBridge : cette solution vise à sécuriser des ponts trustless vers les EVM comme Optimism ou Arbitrum. Elle propose un mécanisme d’échange de tokens ou de messages cross-chain, ouvrant la voie à de véritables dApps interopérables.

Les wallets Nova et Talisman pour fabriquer le miel

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«?Je recommande Nova si vous êtes sur mobile et Talisman en desktop.?»

Pour s’immerger dans le monde Polkadot, Andréa suggère deux portefeuilles de référence :

  • Nova Wallet : version mobile, intégrant à la fois la gestion des actifs, l’accès aux dApps et la participation à la gouvernance.

  • Talisman : extension desktop compatible EVM, permettant une vue d’ensemble sur Polkadot et d’autres blockchains.

L’ambiance authentique de CryptoXR

Andréa découvrait pour la première fois CryptoXR, et son constat est franc : loin des salons trop guindés, c’est un espace où la communauté vibre réellement. 

On y trouve des passionnés qui échangent, expérimentent, osent poser des questions techniques sans craindre les regards en coin. Le tout dans une atmosphère chaleureuse, à l’image de la Bourgogne qui accueille l’événement. Bref, l’ambiance bienvaillante idéal pour une renaissance.

Si certains sont restés sur l’image d’un Polkadot coincé en 2021, Andréa tient à rappeler la vitalité du réseau. Les évolutions récentes, la séparation d’avec la fondation, la montée en puissance des agents, l’arrivée de multiples projets : autant d’indices d’un renouveau. Polkadot continue de se forger un avenir dans lequel la performance est au service d’une gouvernance résolument libre.

Pour quiconque souhaite se lancer : installez Nova Wallet ou Talisman, explorez Hydration pour la DeFi, découvrez Phala pour le liquid staking, et plongez dans la gouvernance pour modeler le futur de Polkadot. Andréa d’ailleurs le martèle : 

«?Il suffit d’avoir une bonne idée, de la proposer à la trésorerie, et le réseau Polkadot peut la financer.?»

Polkadot est entré sur le ring à CryptoXR avec un regard décidé, bien décidé à prendre sa revanche sur les doutes et les rumeurs. Et si le premier round avait laissé quelques bleus à l’ego de l’écosystème, ce deuxième assaut s’est conclu par un uppercut fulgurant, renouant avec la grâce d’une gouvernance exemplaire et la robustesse d’une architecture prête à encaisser la charge

Sur le parquet de l’arène bourguignonne, Polkadot en est ressorti plus grand, plus convaincant, et, surtout, entouré de nouvelles curiosités prêtes à se convertir en projets concrets. Preuve que même quand on l’a cru sonné, un protocole sait trouver l’énergie de se relever, de réajuster ses gants et de livrer le combat de sa réputation — avec en ligne de mire un avenir désormais plus radieux.

À Andréa, le mot de la fin, et celui du début : 

«?Polkadot n’est pas mort. Il y a des dizaines de millions de transactions par mois, et on va encore monter en puissance.?»