KYVE Network : l’archivage décentralisé qui transforme la blockchain !

KYVE Network : l’archivage décentralisé qui transforme la blockchain !

Kyve Network : l’archivage décentralisé qui transforme la blockchain !

Les données sont le carburant de la blockchain. Pourtant, à mesure que les blockchains grandissent, une question se pose : comment être véritablement décentralisé si le stockage de ces données repose en grande partie sur des géants centralisés comme Amazon Web Services (AWS) ou Google Cloud ? Ces entreprises dominent une grande partie de l’infrastructure cloud mondiale, et certaines de leurs filiales valident même des transactions sur des blockchains, créant une dépendance inquiétante.

Dans ce contexte, KYVE Network, cofondé par Fabien Riewe et John Letey, se positionne comme une solution pour garantir un archivage décentralisé et une validation fiable des données on-chain. Mais qu’est-ce qui rend KYVE indispensable pour de nombreux projets blockchain ? Paul Bramas, Head of Ecosystem de KYVE répond à nos questions.

Kyve Network : une solution née d’un défi technique

Le projet KYVE est né en réponse à un challenge lancé par Parity Foundation et Arweave. Parity, une fondation bien connue pour son rôle dans le développement de Polkadot, cherchait à résoudre un problème critique : comment stocker les données historiques de Polkadot de manière permanente et sécurisée ? 

C’est là qu’intervient Arweave, une solution de stockage décentralisée qui permet de conserver des données pour des centaines d’années grâce à un modèle économique innovant basé sur le paiement anticipé.

Paul Bramas, nous raconte :

 « L’idée est venue en travaillant sur comment stocker les données historiques de Polkadot de manière permanente sur Arweave. On s’est alors demandé : et si ces données étaient corrompues ou incorrectes ? » 

Ce questionnement a donné naissance à KYVE, un protocole de validation décentralisé conçu pour vérifier l’intégrité des données, que celles-ci proviennent de blockchains ou de solutions Web2.

KYVE s’est rapidement imposé comme un écosystème soutenu par des acteurs importants de notre industrie tels que : 

  • Celestia, une blockchain modulaire axée sur la décentralisation et la scalabilité,
  • Solana, une L1 bien connu pour sa rapidité,
  • Injective Protocol, une plateforme spécialisée dans le trading décentralisé.

Comment fonctionne KYVE : archivage, validation et décentralisation

KYVE repose sur un mécanisme de pools de données où les informations sont stockées et validées de manière décentralisée. Pour mieux comprendre, comparons-le à la validation des transactions dans une blockchain classique : les validateurs de KYVE jouent un rôle similaire en sécurisant les données grâce à un modèle d’incentivisation basé sur des tokens.

Les pools de KYVE sont alimentés par ces différents tokens des chains qui sont archivés, incitant les validateurs à stocker les données sur des solutions comme Arweave, Filecoin ou IPFS. Paul Bramas précise : 

« KYVE est une solution de validation décentralisée qui permet de valider des données, qu’elles soient on-chain ou Web2, tant qu’elles sont déterministes. » 

Le terme déterministe signifie que les données traitées doivent produire le même résultat chaque fois qu’elles sont soumises à des conditions identiques, garantissant ainsi leur intégrité.

Par exemple, KYVE archive des données de blockchains comme Cosmos, Ethereum ou Avalanche pour une durée de 200 ans via Arweave, rendant ces informations accessibles en permanence.

« Nous permettons de stocker les données de manière permanente sur Arweave, avec un paiement unique pour une durée de 200 ans ». 

KYVE à l’œuvre dans l’écosystème Web3

KYVE ne se limite pas à l’archivage passif. Des projets comme Osmosis ou Injective Protocol l’utilisent pour assurer la validité continue de leurs données. En août 2023, KYVE a introduit une mise à jour importante permettant de financer les pools avec n’importe quel token, ouvrant ainsi de nouvelles possibilités pour les projets souhaitant utiliser le protocole. 

« Désormais, les pools peuvent être financés avec n’importe quel token, pas seulement le token KYVE. Cela ouvre la porte à plus de flexibilité pour les projets. » 

Grâce à cette flexibilité, KYVE s’intègre parfaitement aux infrastructures Web3 variées, collaborant avec des Layers 1 et Layers 2.

KYVE s’affirme donc aujourd’hui comme une blockchain indépendante opérant sur l’écosystème Cosmos. Le projet met l’accent sur l’amélioration de la scalabilité et de l’accessibilité des données.

Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondateur

Faire rimer DeFi et CeFi : le pari fou de Cede.store !

Faire rimer DeFi et CeFi : le pari fou de Cede.store !

Faire rimer DeFi et CeFi : le pari fou de Cede.store !

Vous n’êtes pas sans savoir que notre écosystème crypto est un terrain de jeu fascinant qui tend à transformer notre vision de la finance traditionnelle. En effet, nous avons à ma droite ce que l’on appelle la CeFi, la finance centralisée, et, à ma gauche, la DeFi, finance décentralisée. Cependant, il existe encore entre les deux un fossé que beaucoup d’utilisateurs peinent à traverser. 

C’est ici que Cede.store intervient, offrant une solution élégante pour naviguer entre ces deux mondes en toute simplicité. Mais que se cache-t-il vraiment derrière cette extension de navigateur ? Gabriel Begazo, COO et cofondateur de Cede.store nous explique.

CeFi et DeFi : la rencontre entre deux mondes

Avant toute chose – et vous nous connaissez que trop maintenant –  un point définition s’impose.

Qu’est-ce que la CeFi (Finance Centralisée)

La CeFi, ou finance centralisée, regroupe des plateformes comme Binance, Coinbase ou Kraken, où vos cryptomonnaies sont gérées par des intermédiaires de confiance. Ce modèle, somme toute semblable à celui des banques traditionnelles, offre simplicité et sécurité, mais implique de céder le contrôle de vos fonds à ces entités. Pour beaucoup, la CeFi est le point de départ idéal dans le monde des cryptos.

Cependant, cette centralisation pose un problème fondamental : la dépendance aux intermédiaires. En cas de piratage ou de faillite de la plateforme (rappelez-vous FTX), vos actifs pourraient être en danger. Comme le souligne Gabriel : 

« Nous, on sentait en tant qu’utilisateurs de l’écosystème crypto vraiment un manque de fluidité entre ces deux mondes de l’écosystème. »

À l’opposé, la DeFi permet à chaque utilisateur de garder un contrôle total sur ses fonds grâce à des smart contracts sur des blockchains comme Ethereum ou encore Cosmos. Pas d’intermédiaire, pas de tiers de confiance :  tout repose sur le code et la communauté

Les avantages sont indéniables, mais la DeFi peut s’avérer complexe et risquée pour les novices. Un clic malheureux sur une URL douteuse, et vos fonds peuvent disparaître à jamais.

« Le principal but, c’est de faire un transfert […] vers la DeFi en restant sur la page sur laquelle vous êtes »

C’est justement ce que Cede.store propose de simplifier.

Cede.store : la DeFi à portée de clic

Qu’est-ce que Cede.store ?

Cede.store est une extension de navigateur qui fusionne, oui, vous suivez bien, les univers de la CeFi et de la DeFi. Avec cette extension, vous pouvez gérer vos actifs sur des plateformes centralisées tout en accédant aux opportunités offertes par la finance décentralisée, le tout sans sacrifier la sécurité ni la simplicité.

L’idée de base ? « C’est vraiment pour l’utilisateur un gain de temps essentiel,» dit Gabriel. Plus besoin de jongler entre plusieurs plateformes, Cede.store vous permet de tout faire depuis une seule interface.

Sécurité et Non-Custodialité

Un des atouts majeurs de Cede.store est sa sécurité. Contrairement aux solutions centralisées classiques, vos clés API – nécessaires pour se connecter à vos comptes sur les CEX – restent sous votre contrôle total. 

« Nous stockons aucune de vos données. Tout est stocké sur votre ordinateur,» rassure d’ailleurs Gabriel. 

Autrement dit, même si Cede.store facilite vos transactions, vous restez le seul maître de vos fonds.

Fonctionnalités clés : 

  • Connexion Multi-CEX : Avec Cede.store, vous pouvez connecter les 12 plus grandes plateformes d’échange centralisées (comme Binance, Coinbase, Kraken) et gérer vos actifs de manière transparente.
  • Interactions Simplifiées : Transférez vos fonds d’un CEX à un portefeuille DeFi en quelques clics, sans avoir à naviguer entre plusieurs sites.
  • Sécurité Renforcée : Cede.store propose des fonctionnalités de sécurité avancées, comme la liste blanche des adresses et la confirmation par email, pour éviter toute erreur coûteuse.

Comment utiliser Cede.store : Mode d’emploi

Installation de l’extension

Installer Cede.store est un jeu d’enfant. Que vous utilisiez Chrome, Brave ou un autre navigateur compatible, il suffit de télécharger l’extension depuis le site officiel et de l’ajouter à votre navigateur. En quelques minutes, vous êtes prêt à gérer vos cryptos en toute sécurité.

Configuration des comptes CEX

Une fois l’extension installée, la première étape consiste à connecter vos comptes sur les plateformes centralisées. 

Pour cela, vous devez générer une clé API sur chaque plateforme, définir les permissions (lecture, trading, transfert) et les importer dans Cede.store. 

« Le tuto d’onboarding le plus optimisé possible pour l’utilisateur,» comme le décrit Gabriel, rend cette étape accessible même aux moins technophiles. L’application donne elle-même l’exemple en vidéo dans ce tweet en utilisant Coinbase.

Transferts faciles entre CeFi et DeFi

Là où Cede.store brille vraiment, c’est dans la simplicité des transferts. Imaginez que vous souhaitiez envoyer des BTC de Binance à un portefeuille Metamask.

Au lieu de vous connecter sur plusieurs interfaces, un simple clic dans l’extension vous permet de transférer vos fonds de manière fluide, en toute sécurité. Vous restez concentré sur l’essentiel : vos portefeuilles.

Pourquoi choisir Cede.store ?

Nous vous voyons venir avec vos gros yeux, notons tout d’abord un point important avant de continuer. Ce contenu n’est pas commercial et n’est pas non plus une fin en soit : faites donc également vos propres recherches. Toutefois, plusieurs avantages à la solution proposée par Gabriel sont à souligner.

Cede.store, c’est avant tout un gain de temps. Les connexions répétitives, les vérifications de sécurité, et les risques liés aux erreurs humaines sont considérablement réduits.L’interface est intuitive, pensée pour les novices autant que pour les utilisateurs chevronnés.

« Notre but c’est vraiment de fluidifier les transferts de liquidité entre les échanges centralisés et la DeFi, »

Prenons l’exemple de Jeanne, une trader active qui utilise régulièrement plusieurs CEX pour ses transactions. Grâce à Cede.store, elle peut en un clin d’œil déplacer ses fonds vers la DeFi, profiter des meilleures opportunités d’investissement, tenter des airdrops et revenir à ses affaires, le tout sans perdre de temps ni risquer ses actifs.

La Roadmap de Cede.store : vers une intégration totale

Cede.store a déjà établi des partenariats solides avec des DEX comme Ref Finance et Stellaswap, mais ce n’est que le début. Système de points laissant présager un airdrop, l’extension continue d’étendre son réseau pour offrir toujours plus d’options à ses utilisateurs, facilitant ainsi l’adoption massive de la DeFi.

Enfin, comme nous en avons l’habitude, à Gabriel le mot de la fin : 

« Cede.store, c’est la simplicité et la sécurité réunies pour tous les amateurs de crypto, du novice à l’expert »

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Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondateur

La fondation Starknet, le terrain de jeux des développeurs blockchain ! Avec Henri Lieutaud

La fondation Starknet, le terrain de jeux des développeurs blockchain ! Avec Henri Lieutaud

La fondation Starknet, le terrain de jeux des développeurs blockchain ! Avec Henri Lieutaud

« La décentralisation, c’est permettre à n’importe qui, n’importe où dans le monde d’avoir accès aux mêmes sources d’informations et aux mêmes opportunités. »

C’est ce que nous disait Louis Guthmann, responsable de l’écosystème StarkWare, il y a environ un an. Donc, si vous nous suivez depuis quelque temps, StarkWare et Starknet ne vous sont pas inconnus.

Aujourd’hui, nous nous penchons sur un autre aspect de cet écosystème en rencontrant Henri Lieutaud, responsable des développeurs à la Fondation StarkNet. Cette rencontre nous donne l’occasion de découvrir les coulisses de cette force incontournable qui est l’un des écosystèmes les plus prometteurs de 2024. C’est aussi l’occasion de faire le point sur l’actualité de Starknet, un projet que nous suivons et apprécions depuis ses débuts, avant même la naissance de Blockchain Addict.

StarkWare, les poumons de Starknet

Dans la famille Starknet, nous demandons ….

Mais qu’est-ce qui fait battre le cœur du Layer 2 Starknet sur Ethereum ? StarkWare, que nous avons amplement présenté dans cet article ou encore dans cette interview d’Abdel Bakhat développeur phare de l’écosystème. Aujourd’hui donc, au tour d’Henri Lieutaud de nous donner les contours du fonctionnement d’un autre pan important de Starknet, celui de sa fondation.

Pour rappel, et parce qu’un point définition ne fait jamais de mal, Starknet est un réseau dit de seconde couche (Layer 2 en anglais ou encore L2) sur Ethereum (nous verrons toutefois qu’il tend à plus de modularité). Il a été développé pour améliorer la scalabilité et réduire les frais de transaction. La Fondation Starknet, quant à elle, est l’organisme responsable de la croissance et du développement de cet écosystème à travers le monde. 

Enfin, nous avons StarkWare, l’entreprise spécialisée dans le développement de solutions de scalabilité pour les blockchains, notamment Ethereum. Fondée par Eli Ben-Sasson, Michael Riabzev, Uri Kolodny, et Alessandro Chiesa, StarkWare utilise des technologies avancées comme les Zero-Knowledge Proofs (ZK-proofs) et les STARKs (Scalable Transparent ARguments of Knowledge) pour créer des produits qui augmentent considérablement la capacité des blockchains à gérer de grandes quantités de transactions tout en réduisant les coûts et en améliorant la sécurité.

« Nous voyons un avenir où les entreprises peuvent utiliser des chaînes privées pour leurs opérations internes, tout en bénéficiant de la sécurité et de la transparence de Starknet. » 

… La Fondation Starknet !

Aujourd’hui donc, focus sur la Fondation StarkNet, qui s’efforce de concrétiser la vision de Starknet sans objectif lucratif et avec comme unique but de soutenir les développeurs et d’assurer la pérennité et la bonne croissance de la technologie qui supporte le réseau. Notons, à la marge, que dans cet écosystème, tous parlent le même langage de programmation : Cairo, que nous avons abordé dans cet article, lors de notre rencontre avec Sam, CEO de Node Guardians.

« Le langage Cairo est conçu pour être performant et sécurisé, ce qui en fait un choix idéal pour les développeurs cherchant à construire des applications décentralisées sur Starknet. »

Henri Lieutaud, le porte-drapeau des développeurs sur Starknet

Le code et seulement le code

Henri Lieutaud, ingénieur en électronique et systèmes embarqués, a un parcours riche et diversifié. Après des études en école de commerce et des expériences professionnelles aux États-Unis et en Amérique du Sud dans les télécommunications, il est tombé dans la marmite blockchain … et n’en est pas ressorti depuis !

Henri a travaillé pour des entreprises d’assurance utilisant la blockchain avant de rejoindre StarkWare, puis la Fondation Starknet afin de se concentrer sur les développeurs et seulement sur les développeurs.

En effet, et c’est bien là la distinction avec la société StarkWare, Henri est en charge des relations développeurs au sein de la Fondation Starknet. Son équipe accompagne les développeurs tout au long de leur parcours, depuis la découverte de Starknet jusqu’à la création de projets : éducation, mise en réseau des développeurs, organisation d’événements, etc. les missions sont nombreuses ! 

« La Fondation Starknet est l’organisme chargé de la croissance et du développement de l’écosystème Starknet partout dans le monde (…) Nous gérons tout le cycle de vie des développeurs, de leur arrivée jusqu’à la création d’une entreprise.»

Quand l’éducation pour tous à un nom de code : Basecamp

Parmi toutes ces initiatives, nous pouvons retenir le programme Basecamp ( « Starknet Basecamp hub » ), une série de cours intensifs pour comprendre les bases de Starknet et de Cairo.

De plus, des hackathons (« c’est une compétition où les gens vont créer un produit, écrire du code sur une période donnée », précise Henri) et des Hacker Houses (« c’est un format différent… une semaine dans la vraie vie, où les développeurs codent et avancent sur leurs produits ») permettent aux développeurs de mettre en pratique leurs compétences, de rencontrer des mentors et de collaborer avec des pairs pour créer des projets.

« Nous travaillons avec des développeurs de tous niveaux, des novices aux experts, pour leur fournir les ressources et le soutien dont ils ont besoin pour réussir sur Starknet. »

Starknet : une quête de décentralisation perpétuelle

Il ne s’agira pas ici de faire toute une répétition de l’interview que nous vous invitons bien sûr à regarder. Toutefois, rencontrer Henri est pour nous l’occasion de saluer l’évolution du Layer 2 qui continue sa quête perpétuelle de décentralisation.

Après Ethereum, l’écosystème souhaite s’attaquer à celui de Bitcoin, mais pas seulement ! Se mettre en orbite sur Cosmos, accélérer l’adoption du gaming (avec le lancement un programme de subventions avec un budget de 20 millions de dollars pour son adoption) ou encore optimiser les performances grâce à l’usage des preuves de validité (ZK-rollups). Bref, autant de projets qui auront besoin de l’équipe de développeurs dont Henri est le porte-drapeau.

D’ailleurs, saisissons nos agendas à la date du 26 août ! Le Layer 2 a annoncé sur X prévoir plusieurs mises à jour et améliorations pour 2024, visant à réduire les frais de transaction et à améliorer l’expérience utilisateur et développeur. La version 0.13.0 introduira des transactions de type v3, permettant de payer les frais en STRK en plus de l’ETH, et inclura des mécanismes pour optimiser les transactions pendant les périodes de congestion.

Bref, voilà maintenant un an que nous avons rencontré Abdel et Louis, et cette nouvelle interview en compagnie d’Henri confirme la soif de développement de Starknet et de tout son écosystème.

Comme il est de coutume, à Henri le mot de la fin, et celui du début :

« Il y a un vrai besoin de gens qui comprennent les valeurs du Web3 et qui savent faire du produit. Ce n’est pas juste du marketing, sans ta communauté et sans tes utilisateurs, tu n’es rien. »

Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondateur

Monad, la blockchain de nouvelle génération qui repousse les limites de la DeFi

Monad, la blockchain de nouvelle génération qui repousse les limites de la DeFi

Monad, la blockchain de nouvelle génération qui repousse les limites? de la DeFi

Monad est une blockchain de nouvelle génération qui se prépare s’apprête à faire grandir la DeFi. Dans cet article, nous explorerons les caractéristiques uniques de Monad et découvrirons comment ce layer 1 ouvre de nouvelles perspectives pour les développeurs et les utilisateurs de blockchain.

Monad, le Layer 1 qui monte

Monad est une blockchain de couche 1 ( layer 1 en anglais), équivalente à l’EVM (Ethereum Virtual Machine), qui vise à fournir un débit de transactions exceptionnel de 10 000 transactions par seconde (tps).

Cette performance remarquable est rendue possible grâce à des optimisations dans quatre domaines, qui permettent à Monad de se démarquer des autres blockchains et de répondre aux besoins croissants en matière de scalabilité.

Les quatre domaines d’optimisation de Monad pour une scalabilité inégalée

Le premier domaine d’optimisation est l’exécution en parallèle. Monad permet le pipelining et l’optimisation pour améliorer le compromis décentralisation/scalabilité. 

En d’autres termes, Monad est conçu pour offrir des performances élevées tout en maintenant un niveau de décentralisation élevé, ce qui est essentiel pour garantir la sécurité et la résilience du réseau.

Le deuxième domaine d’optimisation est l’exécution asynchrone. Cette fonctionnalité permet l’exécution simultanée de plusieurs transactions, ce qui améliore considérablement l’efficacité globale du réseau. En réduisant les temps d’attente et en accélérant le traitement des transactions, Monad offre une expérience utilisateur fluide et agréable.

Le troisième domaine d’optimisation concerne le mécanisme de consensus de Monad. Ce mécanisme est conçu pour prendre en charge un débit élevé de transactions sans sacrifier la décentralisation. En combinant des algorithmes de consensus innovants et des mécanismes de validation efficaces, Monad garantit l’intégrité et la cohérence des données sur l’ensemble du réseau.

Enfin, le quatrième domaine d’optimisation est l’exécution des transactions. Monad permet l’exécution en parallèle des transactions, ce qui améliore encore les performances et la scalabilité de la plateforme. En tirant parti de la puissance de calcul des nœuds du réseau, Monad peut traiter un grand nombre de transactions en un temps record, ce qui est particulièrement important pour les applications à fort trafic.

Un terrain de jeu sans contraintes pour les développeurs d’applications décentralisées

Grâce à ces optimisations, Monad offre aux développeurs un terrain de jeu sans contraintes pour créer la prochaine génération d’applications décentralisées (dApps) et de services. La plateforme offre aux développeurs d’applications le meilleur des deux mondes : portabilité et performance extrême. Avec Monad, les développeurs peuvent déployer leurs dApps sur un réseau puissant et évolutif, tout en bénéficiant de la compatibilité avec les outils et les bibliothèques existants.

Les possibilités offertes par Monad sont virtuellement illimitées, et la seule limite est votre imagination. Que vous souhaitiez créer une plateforme de finance décentralisée (DeFi), un marché de jetons non fongibles (NFT) ou un réseau social décentralisé, Monad vous fournit les outils et l’infrastructure dont vous avez besoin pour concrétiser vos idées.

Monad Labs a annoncé une collecte de fonds de 225 millions de dollars, dirigée par Paradigm. Cette importante levée de fonds permettra à Monad de poursuivre son développement et d’accélérer l’adoption de sa technologie de pointe par les développeurs et les utilisateurs de blockchain.

En conclusion, Monad est une blockchain de nouvelle génération qui se prépare à redéfinir les normes en matière de performances et de scalabilité. En tirant parti de l’exécution en parallèle, de l’exécution asynchrone, d’un mécanisme de consensus innovant et de l’exécution optimisée des transactions, Monad offre un environnement idéal pour les développeurs et les utilisateurs de blockchain. 

Alors, qu’attendez-vous pour explorer les possibilités infinies de Monad et commencer à construire le futur de la technologie décentralisée ? 

Pour en savoir plus sur Monad et sa documentation technique, consultez le lien suivant :  https://docs.monad.xyz/.

Découvrir MultiversX (EGLD) : Rencontre avec Kévin Lallement de Middle Staking

Découvrir MultiversX (EGLD) : Rencontre avec Kévin Lallement de Middle Staking

Découvrir MultiversX (EGLD) : Rencontre avec Kévin Lallement de Middle Staking

Pour l’interview de cette semaine, nous nous aventurons en dehors de notre zone de confort pour explorer un nouvel écosystème : MultiversX. Parfois controversée, souvent critiquée, mais aussi vigoureusement soutenue par sa communauté, MultiversX (anciennement Elrond) est une blockchain qui vise à redéfinir l’échelle, la vitesse et l’utilité des applications décentralisées. 

Et qui de mieux que Kévin Lallement, développeur sur MultiversX, fondateur de Middle Staking et membre de la core team de DinoVox, pour nous guider à travers cet écosystème ?

Trêve de bavardages, comme à notre habitude, mettons-nous au travail et plongeons dans les rouages de MultiversX.

Qu’est-ce que MultiversX ?

La technique

Avant toute chose, une présentation de MultiversX s’impose. Cette blockchain se distingue par son architecture dite de sharding, c’est-à-dire que la blockchain est divisée en plusieurs segments, ce qui permet à de nombreuses transactions d’être traitées simultanément.

Par ailleurs, la plateforme supporte des smart contracts écrits en WebAssembly (WASM), ce qui permet une plus grande flexibilité et un meilleur accès pour les développeurs utilisant des langages de programmation standards comme Rust et C++.

Enfin, le consensus Proof of Stake de la blockchain, dont vous pouvez trouver la définition ici, est un de ses signes particuliers. Le modèle de consensus de MultiversX minimise l’énergie requise pour opérer le réseau tout en maintenant une sécurité robuste.

La pratique

Dans la pratique, l’infrastructure de MultiversX, bien que parfois critiquée comme nous l’évoquons avec Kevin dans notre interview, propose de nombreux outils grâce à son application xPortal.

Cette application mobile qui agit en même temps comme un portefeuille numérique et un portail vers l’écosystème MultiversX, permet une interaction facile avec les dApps et offre des fonctionnalités sociales pour connecter la communauté.

De fait donc, xPortal ne se contente pas de proposer une technologie de blockchain avancée; elle vise également à construire un écosystème complet qui inclut la finance décentralisée (DeFi) comme le staking, les tokens non fongibles (NFT), et d’autres services qui tirent parti de sa scalabilité et de sa sécurité. C’est ce qui a plus de prime abord à Kevin.

« J’ai découvert MultiversX un peu par hasard en farfouillant sur Youtube avec une vidéo sur les validateurs à l’époque et je m’étais intéressé un peu à la technologie, au mining, au staking et au proof of stake un peu tout ce qui peut se faire dans l’écosystème et j’ai adoré »

Middle Staking, acteur clé pour MultiversX

Passons maintenant à Middle Staking. Kevin en est le cofondateur. Pour rappel, le staking est le processus de verrouillage de tokens dans un réseau blockchain pour contribuer à sa sécurité et au traitement des transactions. En échange, les participants reçoivent des récompenses, souvent sous forme de tokens natifs du réseau, ici l’EGLD.

Les récompenses reversées par les validateurs jouent un rôle essentiel dans le maintien de la sécurité du réseau, Ceux qui souhaitent déléguer leurs tokens à un validateur spécifique peuvent le faire par l’intermédiaire de staking providers tels que Middle Staking. La boucle est bouclée.

Dans ce cercle vertueux entre validateur et délégateur, Kevin souligne l’importance de maintenir un équilibre entre rentabilité et sécurité. L’écosystème doit être rentable pour les validateurs et les staking providers tout en assurant une sécurité solide pour tous les utilisateurs. À cet effet, il propose d’augmenter le nombre de validateurs au fur et à mesure que le réseau se développe.

MultiversX, le vilain petit canard de l’écosystème crypto ?

MultiversX peut parfois jouer le rôle du « vilain petit canard » de la blockchain. Bien que la sévérité de l’écosystème soit occasionnellement injustifiée, il faut tout de même reconnaître quelques lacunes dans cet écosystème encore embryonnaire. MultiversX est critiqué pour son manque de décentralisation, son rebranding, ou encore pour son fondateur Beniamin Mincu, dont le leadership est parfois jugé maladroit et indifférent aux préoccupations de sa communauté.

Kévin Lallement reconnaît d’ailleurs que la communication au sein de la communauté MultiversX peut parfois être maladroite. Il suggère que des mises à jour plus transparentes et une meilleure communication pourraient aider à renforcer la confiance et l’adoption de la blockchain.

Vous avez maintenant toutes les clés en main pour découvrir cette interview et en apprendre un peu plus sur MultiversX. Un écosystème qui, comme l’explique notre invité du jour, malgré les critiques, reste inspirant pour lui alors qu’il construit bien au-delà de Middle Staking.

À Kevin, le mot de la fin, et celui de début :

«  Je préfère participer au développement du réseau en apportant mon aide là où j’estime que c’est le plus intéressant. Parmi les projets que je soutiens, il y a E-compass.

J’apporte un peu un soutien technique sur la partie en fait graphique pour suivre un peu les cours des tokens sur MultiversX parce qu’on  n’avait pas  

de Tradingview, on n’avait pas tout un tas de choses. J’aime bien l’équipe qui est derrière donc régulièrement, je donne un petit coup de pouce là-dessus.

Il y a les Dinovox que j’adore, c’est un peu une bonne surprise de pour moi de rejoindre l’équipe ».

Trader les cryptomonnaies avec l’analyse on-chain : Rencontre avec Prof Chaîne

Trader les cryptomonnaies avec l’analyse on-chain : Rencontre avec Prof Chaîne

Trader les cryptomonnaies avec l’analyse on-chain : Rencontre avec Prof Chaîne

Alors que le trading de cryptomonnaies s’avère aussi intéressant que complexe, l’analyse on-chain, en particulier, émerge comme un outil précieux pour affronter marchés volatils, offrant des informations précises sur les tendances et les comportements des acteurs du marché. Nous avions déjà un peu introduit le sujet avec notre micro-interview du CEO de de Bubblemaps.

Mettons maintenant un peu les mains dans le cambouis en partant à la rencontre de de Prof Chaîne, expert en la matière. Il travaille pour Crypto Research, le pan payant du média Cryptoast. Toutefois, comme nombre de nos invités d’ailleurs, notre rencontre du jour a de multiples casquettes que nous allons découvrir.

Qu’est-ce que l’analyse on-chain ?

Avant toute chose, comme à notre habitude, un point définition s’impose. L’analyse on-chain, c’est un peu comme faire de l’archéologie dans le monde numérique. En fouillant dans les entrailles de la blockchain, les analystes extraient des données essentielles telles que les transactions, les soldes des portefeuilles et les signatures d’activité des utilisateurs.

Cette méthode permet de détecter des signaux précoces de mouvements de marché, les réactions des investisseurs (les petits comme les plus gros) comme l’accumulation ou la vente de cryptomonnaies avant qu’elles ne soient visibles sur les marchés traditionnels. 

De fait, ce type d’analyse peut révéler des opportunités d’achat ou de vente en suivant les profits réalisés ou les pertes subies par les détenteurs à long terme.

Cryptomonnaies et analyse on-chain : quand le marché a des sentiments

Le cœur de l’analyse on-chain bat au rythme des transactions enregistrées. Par exemple, lors d’une phase d’accumulation, vous pourriez observer une augmentation des adresses actives, indiquant que de nouveaux investisseurs entrent sur le marché, ou que les détenteurs existants augmentent leurs positions. C’est ce que nous explique d’ailleurs Prof Chaine tout en soulignant que le profil des investisseurs ne peut pas être un profil type, car il varie en fonction également de facteurs extérieurs (macroéconomique, politiques …)

Toutefois, notons quand même que malgré ces nuances comportementalistes, l’accumulation est souvent considérée comme le prélude à une hausse des prix. À l’inverse, une hausse du ratio NVT (Network Value to Transactions) pourrait signaler une surévaluation du marché, poussant les investisseurs à prendre leurs bénéfices et potentiellement conduisant à une baisse des prix.

Ces indicateurs, tels que les adresses actives ou le NVT, offrent donc des clés pour comprendre non seulement le « quoi » et le « quand » mais aussi le « pourquoi » derrière les mouvements de marché.

Prof Chaîne, le pro des dresseurs de cryptomonnaies

Prof Chaîne, associé à Cryptos Research, se distingue comme un fervent défenseur de l’analyse on-chain. Grâce à cette technique, il déchiffre le flux de données blockchain, apparemment chaotiques, pour en extraire des insights stratégiques, transformant ainsi l’information en une ressource précieuse pour anticiper les mouvements du marché.

Utilisant des outils avancés comme ceux de Glassnode, analyste crypto pour qui il est d’ailleurs traducteur, Prof Chain suit des métriques clés telles que le flux de nouvelles adresses et les variations des soldes des portefeuilles. 

Ces données permettent de prévoir les tendances du marché avant qu’elles ne se manifestent, offrant un avantage considérable pour les prévisions et les stratégies d’investissement.

En parallèle, notre invité fait également des analyses pour RUFIJI Capital une entreprise spécialisée dans la gestion de portefeuilles d’actifs numériques. Elle propose des stratégies d’investissement adaptées pour les particuliers et les entreprises, axées sur la diversification par les cryptomonnaies. 

Leurs services comprennent la gestion complète des investissements en crypto, avec un accent sur la sécurité et la conformité réglementaire européenne. RUFIJI Capital utilise également des technologies avancées pour sécuriser les actifs des clients et offre une transparence accrue grâce à des rapports détaillés. Pour plus d’informations, vous pouvez visiter leur site ici.

Maintenant que les présentations sont faites, nous laissons, comme il est de coutume sur Blockchain Addict, a Prof Chain le mot de la fin, et surtout celui du début : 

« Quand il y a des communautés, il y a des convictions, parce que les gens se retrouvent autour de certaines idées, et ces communautés amènent nécessairement des biais de confirmation. Je suis conscient que moi-même, d’un certain point de vue, j’ai mes biais de confirmation parce que je valorise énormément l’hygiène numérique, l’éducation à cet égard. J’essaie de faire attention et d’éduquer les gens au fait que nous avons tous une empreinte numérique. Il existe une forme de fichage automatisé, qui n’est pas du ressort du complot mais relève de la surveillance de masse pratiquée aujourd’hui par certains états ou certaines instances. Il faut donc être capable de protéger ce que l’on souhaite. Je ne dis pas qu’il faut absolument se cacher de tout, mais il faut être capable de faire attention. »