Boonty : la gamification et Web3 redéfinir l’engagement client – Avec Laury Jacot

Boonty : la gamification et Web3 redéfinir l’engagement client – Avec Laury Jacot

Boonty : la gamification et Web3 redéfinir l’engagement client – Avec Laury Jacot

Alors que nous explorions la DeFi la semaine dernière en compagnie de f(x) Protocol, zoom cette semaine sur un projet Web3 encore tout frais : Boonty.

Boonty s’est donné pour mission de gamifier et récompenser l’engagement des utilisateurs pour les marques, qu’elles soient Web2 ou Web3. Et là où Boonty se distingue, c’est par sa capacité à toucher une audience large sans passer par les cases complexes habituelles du Web3, comme nous l’explique l’un de ses cofondateurs, Laury Jacot.

Boonty : transformer les retours clients en récompenses !

Dans un monde où tout change à la vitesse d’un tweet, les entreprises doivent constamment évoluer pour rester pertinentes et surtout garder leurs clients. Et si on pouvait rendre ce processus amusant tout en augmentant l’engagement utilisateur ? C’est exactement ce que propose Boonty : une plateforme qui utilise la gamification et le Web3 pour transformer chaque interaction en un levier d’amélioration continue.

Ainsi, Boonty propose-t-il une stratégie d’engagement qui invite les utilisateurs des marques et transforme leurs retours en actions concrètes.

« Boonty qui a pour but de, à la fois gamifier et récompenser, alors pas l’entreprise, mais l’engagement en général des utilisateurs et des clients.»

Dans les détails, Boonty révolutionne la collecte de feedback en intégrant la technologie Web3 au cœur de son approche. La plateforme ne se contente pas de poser des questions ; elle permet aux marques de récompenser les utilisateurs avec des tokens et des NFT pour leur participation (ou autres récompenses Web2) rendant chaque interaction non seulement significative, mais aussi lucrative.

« On est beaucoup autour du questionnaire aujourd’hui pour donner du feedback, pour construire, pour comprendre mieux qui est l’utilisateur.» 

Dans les faits donc, Boonty s’appuie sur les technologies blockchain pour créer une expérience immersive, où chaque action est reconnue et récompensée, renforçant ainsi l’engagement des utilisateurs. Mais pas seulement.

Boonty, l’engagement client au service des entreprises

En utilisant la gamification, Boonty permet aux marques de récolter des données précieuses sans les contraintes habituelles des sondages traditionnels. L’idée est de rendre la collecte de feedback aussi facile et agréable que de jouer à un jeu mobile.

Les retours ne sont plus des données statiques, mais deviennent des éléments actifs du développement produit. Chaque feedback reçu via Boonty alimente un cycle d’itération rapide et pertinent, aidant les entreprises à ajuster leurs offres en temps réel.

L’un des grands avantages de Boonty est sa capacité à accélérer les itérations de produits grâce à une segmentation fine des utilisateurs et à une personnalisation des récompenses

En intégrant le Web3, Boonty offre une dimension supplémentaire en permettant aux entreprises de tester des fonctionnalités auprès de groupes ciblés, tout en utilisant les tokens comme une monnaie d’échange pour encourager la participation active.

« On a fait une première version pour la tester, pour avoir des premiers feedback justement, afin de s’assurer que nous répondons bien aux besoins des marques. On travaille d’ailleurs sur une refonte basée sur tous ces retours. » 

L’avenir de Boonty

Boonty n’est pas seulement un outil de gamification?sur les feedback. D’autres fonctionnalités sont à venir afin de permettre aux marques de tisser leur communauté via différents médias ( feedback, participation active à des activités, réseaux sociaux, utilisation de produit etc ….). De fait, c’est un partenaire stratégique potentiel pour les entreprises cherchant à connaître leur communauté.  C’est d’ailleurs ce qui a été expérimenté pendant l’événement Shaka Biarritz (organisé par Damien Dupont).

En effet, lors de salons ou d’événements, Boonty peut être utilisé pour renforcer l’interaction entre les marques et leurs participants, transformant une simple présence en une expérience dynamique et surtout engageante. Par exemple, lors de l’événement Shaka, Boonty a permis d’animer les stands en organisant des activités gamifiées telles que des quêtes et des quiz où les participants devaient se rendre physiquement aux stands pour obtenir des réponses. Cela a eu pour effet de driver le flux des visiteurs. L’idée étant que Boonty ne se limite pas à l’événement lui-même, mais qu’il peut également être utilisé avant et après pour maximiser l’engagement.

« On peut imaginer que Boonty soit utilisé avant l’événement pour justement créer un peu de hype, mesurer ce que les gens ont envie de voir… pour ajuster pendant l’événement et animer les stands. Après l’événement, on peut récupérer du feedback ou communiquer sur des offres intéressantes à vendre. »

Le projet n’est pas à perdre de vue cette année. Fraichement sélectionné pour être incubé chez Cube3 (incubateur que vous pouvez découvrir dans cet article) nombreux sont ceux qui gardent à l’œil le projet Boonty.

Enfin, à Laury le mot de la fin : 

« L’engagement, c’est dans la durée, c’est pas juste un one-shot… on veut valoriser l’engagement qui n’est pas transactionnel, mais qui apporte une valeur à l’entreprise. ».

Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondateur

Revenus passifs sur la DeFi : f(x)Protocol fait fructifier vos cryptomonnaies !

Revenus passifs sur la DeFi : f(x)Protocol fait fructifier vos cryptomonnaies !

Revenus passifs sur la DeFi : f(x)Protocol fait fructifier vos cryptomonnaies !

Les revenus passifs dans la DeFi, c’est un peu comme la promesse d’une poule aux œufs d’or : des gains en pilotage automatique, sans effort. Mais derrière ces rendements alléchants se cachent parfois des pièges bien réels : volatilité des actifs, effondrement des plateformes centralisées, depeg de stablecoins et autres arnaques en tout genre…

Alors, comment naviguer dans cet écosystème complexe sans risquer la sortie de route ? C’est précisément là que f(x) Protocol entre en jeu avec une approche novatrice : une gestion résiliente, décentralisée et stable des rendements passifs. Adieu les frais cachés, les liquidations brutales et les oracles capricieux : ici, chaque mécanisme est pensé pour l’utilisateur, avec la sécurité comme priorité. Pour en savoir plus, nous avons échangé avec Cyrille Brière, contributeur de f(x) Protocol.

f(x) Protocol : les rouages d’une force tranquille

DAO Aladdin : le génie du collectif

f(x) Protocol n’est pas un énième projet sorti de nulle part. Il est le fruit de la DAO Aladdin, une organisation décentralisée née pour répondre aux limites des stablecoins centralisés, notamment après le choc du depeg de l’USDC. Petite piqûre de rappel : une DAO, c’est une communauté qui prend les décisions collectivement, souvent par vote, sans hiérarchie traditionnelle.

Mais Aladdin va plus loin : son modèle hybride permet à l’équipe de prendre des décisions rapides tout en restant ouverte aux suggestions communautaires, évitant ainsi la paralysie que l’on retrouve souvent dans d’autres DAO. Un équilibre subtil qui mêle pragmatisme et esprit collaboratif, garantissant une gouvernance efficace et réactive.

f(x) Protocol est le troisième protocole créé par Aladdin DAO.

Stablecoins vs tokens à effet de levier : le duo gagnant de f(x)Protocol

Les revenus passifs, c’est un peu le Graal de la DeFi. Vous déposez vos actifs et, sans lever le petit doigt, vous générez des gains. Mais derrière cette idée séduisante se cachent plusieurs stratégies principales :

  •  le staking (verrouiller ses cryptos pour sécuriser un réseau et recevoir des récompenses), 
  • le yield farming (prêter ses actifs pour en recevoir de nouveaux),
  • le lending (prêter à d’autres pour toucher des intérêts). 

Avec f(x) Protocol, l’idée est de faire fructifier vos actifs tout en minimisant les tracas et les risques

« La création de f(x) Protocol est une réponse directe au dépeg de l’USDC. Nous avions besoin d’un stablecoin décentralisé et résilient, qui puisse garder son peg même en cas de crise. » 

Dans les faits donc, f(x) Protocol introduit un modèle de stablecoin totalement décentralisé, basé sur l’ETH, en le divisant en deux nouveaux actifs : fETH et xETH.

  • fETH : Un actif à faible volatilité, similaire à un stablecoin, dont la valeur est liée au marché de l’ETH.
  • xETH : Un actif dérivé d’ETH avec un levier élevé, conçu pour absorber la volatilité des prix de l’ETH et stabiliser le fETH.

À première vue, ce modèle s’inspire du Liquidity Protocol (LUSD), mais f(x) Protocol se distingue également en se concentrant sur un modèle de réserve basé sur l’ETH, sans lien direct avec des actifs externes comme le dollar américain.

Les Stability Pools : une sécurité rémunératrice

f(x) Protocol brille particulièrement avec ses Stability Pools. Les utilisateurs déposent leurs stablecoins wrappés en staking (comme fxUSD ou rUSD ou encore le fETH du coup) dans des pools spécifiques du protocole appelés Stability Pools. En faisant cela, ils contribuent à la stabilité globale du système en apportant de la liquidité, ce qui aide à maintenir l’équilibre entre les tokens stables et des tokens à effet de levier.

Une fois ses actifs déposés, l’utilisateur peut les convertir en différents types de tokens, selon sa stratégie d’investissement. Il peut choisir de mint des stablecoins comme fxUSD, qui est arrimé au dollar, ou fETH ( le token suit environ 10 % des variations de l’ETH, pour une exposition mesurée au marché). 

Si l’utilisateur cherche à amplifier ses gains, il peut mint des tokens à effet de levier comme xETH, qui offrent une exposition accrue aux mouvements de prix sans les risques traditionnels de liquidation. Cette dualité des tokens permet de naviguer entre stabilité et opportunité de profit.

Ces pools ne se contentent pas de stabiliser le protocole : elles offrent également des rendements attractifs, principalement sous forme de récompenses en ETH staking yields, mais aussi sous forme de tokens de gouvernance comme le FXN. 

Enfin, les Stability Pools de f(x) ne servent pas qu’à générer des rendements. En cas de perturbations majeures, ces pools absorbent les chocs en redistribuant les réserves, limitant ainsi les impacts sur les utilisateurs.

Tokens à effet de levier

Les tokens à effet de levier de f(x) Protocol, comme le xETH, offrent une exposition amplifiée aux actifs tels que l’ETH. Contrairement aux positions classiques à effet de levier, qui sont souvent soumises à des coûts élevés et à la menace de voir vos positions liquidées en cas de baisse importante, ces tokens permettent de profiter des hausses de prix sans subir les inconvénients habituels. En somme, ils proposent un levier « gratuit », qui maximise les gains tout en minimisant les risques traditionnels.

L’effet de levier est une stratégie financière qui permet d’utiliser des fonds empruntés ou des dérivés pour multiplier les gains potentiels d’un investissement. L’idée est simple : avec un levier, vous pouvez contrôler une position plus grande que votre capital propre. Par exemple, un effet de levier de 10x signifie que pour chaque euro investi, vous contrôlez dix euros d’actifs. Cette technique est largement utilisée pour maximiser les profits sans avoir à investir une somme importante de capital.

Prenons un exemple concret : si vous investissez 1 000 € avec un effet de levier de 10x, vous contrôlez une position de 10 000 €. Si l’actif gagne 10 %, votre profit ne sera pas de 100 € (10 % de 1 000 €), mais de 1 000 € (10 % de 10 000 €). Cependant, l’effet de levier amplifie aussi les pertes : une baisse de 10 % entraînerait une perte de 1 000 €, soit l’intégralité de votre investissement initial. Aie ! 

Chez f(x) Protocol, l’absence de liquidation permet de naviguer plus sereinement dans ce système à effet de levier. Même en cas de mouvements défavorables sur le marché, vos positions ne sont pas fermées de force. C’est une différence majeure par rapport aux plateformes traditionnelles, où la liquidation forcée est un risque constant. 

 En fonction des stratégies employées et des actifs déposés, les utilisateurs peuvent recevoir des récompenses supplémentaires en tokens natifs du protocole (FXN). Ces tokens peuvent être utilisés pour maximiser les rendements en les bloquant dans le protocole ou en les échangeant sur le marché secondaire.

Enfin, notons que contrairement aux plateformes de lending centralisées qui ont récemment montré leurs failles, comme Celsius et Nexo, f(x) Protocol est 100 % décentralisé. Ici, pas de risques liés aux banques ou aux régulations des gouvernements. 

Gouvernance et DAO : une décentralisation pragmatique

La gouvernance d’Aladdin n’est pas une façade : elle est au cœur de la stratégie du protocole. Contrairement à d’autres DAO, où chaque décision traîne en longueur, Aladdin a su trouver un équilibre.

L’équipe de base reste aux commandes pour trancher rapidement sur les sujets critiques, mais les membres de la communauté ont aussi leur mot à dire. C’est un modèle hybride qui garantit efficacité et participation, sans se perdre dans les votes à répétition.

Car, en effet, sur le papier, les DAO paraissent géniales. Mais en réalité, les choses sont plus complexes. Manipulation des votes, lenteur extrême pour prendre des décisions, et manque de vision stratégique sont des problèmes courants. Cyrille Brière de f(x) en parle sans détour : 

« Aujourd’hui, la core team a pas mal de pouvoir, ce qui permet de prendre des décisions rapidement. C’est important, car dans une DAO entièrement décentralisée, tu as énormément d’inertie. »

f(x) Protocol est encore relativement nouveau sur la scène DeFi, mais il commence déjà à se faire adopter par plusieurs projets qui cherchent à exploiter ses innovations en matière de stabilité et d’effets de levier. Par ailleurs, f(x) Protocol s’intègre dans l’écosystème DeFi, dont Convex, Curve ou encore EtherFi.

Avec son approche innovante, f(x) pourrait bien redéfinir les standards des stablecoins dans la finance décentralisée. Sans lien avec les institutions financières classiques et grâce à une gouvernance équilibrée, il montre la voie pour un futur où les utilisateurs gardent vraiment les commandes.

Toujours plus loin, toujours plus résilient. f(x) Protocol ne compte pas s’arrêter là. L’équipe prévoit de renforcer encore la décentralisation des contrats, d’élargir la gouvernance communautaire, et d’innover avec de nouvelles stratégies de rendement. Bref, l’avenir s’annonce prometteur.

Enfin, à Cyrille le mot de la fin : 

« Le principe de f(x) Protocol, c’est de prendre un actif générant du rendement et de le diviser en deux : un stablecoin parfaitement décentralisé qui génère du rendement, et un leverage token qui permet d’avoir du levier sans risque de liquidation et sans coûts de financement. » 

Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondateur

KYVE Network : l’archivage décentralisé qui transforme la blockchain !

KYVE Network : l’archivage décentralisé qui transforme la blockchain !

Kyve Network : l’archivage décentralisé qui transforme la blockchain !

Les données sont le carburant de la blockchain. Pourtant, à mesure que les blockchains grandissent, une question se pose : comment être véritablement décentralisé si le stockage de ces données repose en grande partie sur des géants centralisés comme Amazon Web Services (AWS) ou Google Cloud ? Ces entreprises dominent une grande partie de l’infrastructure cloud mondiale, et certaines de leurs filiales valident même des transactions sur des blockchains, créant une dépendance inquiétante.

Dans ce contexte, KYVE Network, cofondé par Fabien Riewe et John Letey, se positionne comme une solution pour garantir un archivage décentralisé et une validation fiable des données on-chain. Mais qu’est-ce qui rend KYVE indispensable pour de nombreux projets blockchain ? Paul Bramas, Head of Ecosystem de KYVE répond à nos questions.

Kyve Network : une solution née d’un défi technique

Le projet KYVE est né en réponse à un challenge lancé par Parity Foundation et Arweave. Parity, une fondation bien connue pour son rôle dans le développement de Polkadot, cherchait à résoudre un problème critique : comment stocker les données historiques de Polkadot de manière permanente et sécurisée ? 

C’est là qu’intervient Arweave, une solution de stockage décentralisée qui permet de conserver des données pour des centaines d’années grâce à un modèle économique innovant basé sur le paiement anticipé.

Paul Bramas, nous raconte :

 « L’idée est venue en travaillant sur comment stocker les données historiques de Polkadot de manière permanente sur Arweave. On s’est alors demandé : et si ces données étaient corrompues ou incorrectes ? » 

Ce questionnement a donné naissance à KYVE, un protocole de validation décentralisé conçu pour vérifier l’intégrité des données, que celles-ci proviennent de blockchains ou de solutions Web2.

KYVE s’est rapidement imposé comme un écosystème soutenu par des acteurs importants de notre industrie tels que : 

  • Celestia, une blockchain modulaire axée sur la décentralisation et la scalabilité,
  • Solana, une L1 bien connu pour sa rapidité,
  • Injective Protocol, une plateforme spécialisée dans le trading décentralisé.

Comment fonctionne KYVE : archivage, validation et décentralisation

KYVE repose sur un mécanisme de pools de données où les informations sont stockées et validées de manière décentralisée. Pour mieux comprendre, comparons-le à la validation des transactions dans une blockchain classique : les validateurs de KYVE jouent un rôle similaire en sécurisant les données grâce à un modèle d’incentivisation basé sur des tokens.

Les pools de KYVE sont alimentés par ces différents tokens des chains qui sont archivés, incitant les validateurs à stocker les données sur des solutions comme Arweave, Filecoin ou IPFS. Paul Bramas précise : 

« KYVE est une solution de validation décentralisée qui permet de valider des données, qu’elles soient on-chain ou Web2, tant qu’elles sont déterministes. » 

Le terme déterministe signifie que les données traitées doivent produire le même résultat chaque fois qu’elles sont soumises à des conditions identiques, garantissant ainsi leur intégrité.

Par exemple, KYVE archive des données de blockchains comme Cosmos, Ethereum ou Avalanche pour une durée de 200 ans via Arweave, rendant ces informations accessibles en permanence.

« Nous permettons de stocker les données de manière permanente sur Arweave, avec un paiement unique pour une durée de 200 ans ». 

KYVE à l’œuvre dans l’écosystème Web3

KYVE ne se limite pas à l’archivage passif. Des projets comme Osmosis ou Injective Protocol l’utilisent pour assurer la validité continue de leurs données. En août 2023, KYVE a introduit une mise à jour importante permettant de financer les pools avec n’importe quel token, ouvrant ainsi de nouvelles possibilités pour les projets souhaitant utiliser le protocole. 

« Désormais, les pools peuvent être financés avec n’importe quel token, pas seulement le token KYVE. Cela ouvre la porte à plus de flexibilité pour les projets. » 

Grâce à cette flexibilité, KYVE s’intègre parfaitement aux infrastructures Web3 variées, collaborant avec des Layers 1 et Layers 2.

KYVE s’affirme donc aujourd’hui comme une blockchain indépendante opérant sur l’écosystème Cosmos. Le projet met l’accent sur l’amélioration de la scalabilité et de l’accessibilité des données.

Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondateur

L’avis épicé d’un pionnier de l’écosystème Bitcoin – Avec Emi Dutang

L’avis épicé d’un pionnier de l’écosystème Bitcoin – Avec Emi Dutang

L’avis épicé d’un pionnier de l’écosystème Bitcoin – Avec Emi Dutang

Alors que l’été bat son plein, une petite pause estivale s’impose dans notre épopée crypto en compagnie d’un vétéran de l’écosystème crypto Français, Emi Dutang, que vous connaissez surement sous le nom de Dark Emi sur Twitter.

Emi est une voix incontournable en France. Depuis ses premiers pas en 2011, il a vécu les hauts et les bas de l’écosystème, du boom du Bitcoin aux arnaques mémorables. À travers cette interview, Emi nous parle de son parcours atypique, ses réussites, ses échecs et sa vision parfois cynique, mais toujours positive sur l’avenir de la crypto.

Des débuts modestes à la création de Master Exchange

Emy découvre le Bitcoin en 2011 et c’est immédiatement un coup de foudre. À l’époque, peu de personnes s’intéressent encore à cette technologie révolutionnaire. Il s’implique rapidement en achetant du Bitcoin, mais l’un de ses premiers revers arrive lorsque la plateforme Bitcoinica fait faillite, emportant avec elle ses investissements. Plutôt que de se décourager, il se lance dans l’aventure entrepreneuriale, convaincu par le potentiel de la blockchain.

En 2013, avec un associé, il lance Master Exchange, une plateforme dédiée au trading de Mastercoin (un précurseur d’Ethereum). Le projet voit le jour en un mois seulement grâce à une petite équipe de développeurs. 

« C’était codé à l’arrache dans un garage, mais on a réussi à créer quelque chose de solide et sécurisé, » 

Malgré le succès initial, l’échange peine à devenir rentable et le duo met fin au projet au bout d’un an.

Bitcoin à la sauce institutionnelle

Après Master Exchange, Emi s’oriente vers le consulting pour de grandes entreprises. Il cofonde Blockchain Partner, une société de conseil en blockchain qui fusionne avec une autre entité pour devenir un acteur clé du secteur en France. Notons que Blockchain Partner est presque une institution pour notre écosystème. Nombreux sont nos invités passés, présents ou futurs qui en parleront.  Travaillant avec BNP Paribas et d’autres mastodontes, il contribue à l’évangélisation de la blockchain dans les milieux institutionnels.

Mais Emy ne perd jamais de vue ses racines « cypherpunk». 

« La régulation, c’est souvent une excuse pour les États de freiner l’innovation »

Il pointe du doigt la complexité des régulations européennes, notamment la directive MiCA, qu’il juge déconnecté des réalités des utilisateurs crypto.

DeFi et NFT : entre enthousiasme et réserve

Au fil des ans, Emilien Dutang a vu l’écosystème évoluer.Notamment, la finance décentralisée (DeFi) qui l’intrigue particulièrement.

 « C’est fascinant de voir comment la DeFi permet à n’importe qui d’emprunter ou de trader sans passer par une banque. C’est une révolution silencieuse,».

Pourtant, il se montre prudent, et il a bien raison : 

« La DeFi a aussi son lot d’escroqueries. Beaucoup de projets promettent monts et merveilles, mais finissent par disparaître. »

Quant aux NFT, s’il reconnaît leur potentiel, il avoue avoir été échaudé par plusieurs mauvaises expériences. « Je me suis tellement fait reckt que je n’y touche plus » plaisante-t-il. Pour lui, les NFT sont encore un marché trop immature et spéculatif, difficile à naviguer pour les non-initiés.

Emi Dutang incarne la dualité de l’écosystème crypto : à la fois pionnier passionné et entrepreneur pragmatique. Son parcours, malgré les polémiques, témoigne des défis et des opportunités que la blockchain a offerts depuis plus d’une décennie. Alors que la régulation s’intensifie et que l’industrie se professionnalise, des voix comme celle d’Emy rappellent que l’esprit d’innovation et la culture Bitcoin doivent rester au cœur du développement de la cryptosphère. 

« En DeFi, n’importe qui peut faire du trading sans s’enregistrer auprès d’une banque, et ça, c’est un progrès énorme. »

Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondateur

Du podcast à la blockchain : Découvrez les coulisses du secteur crypto avec GM Web3 !

Du podcast à la blockchain : Découvrez les coulisses du secteur crypto avec GM Web3 !

Du podcast à la blockchain : Découvrez les coulisses du secteur crypto avec GM Web3 !

Les semaines se suivent et ne se ressemblent pas sur Blockchain Addict ! Après avoir exploré la DeFi la semaine dernière avec Henri Lieutaud, responsable des développeurs de la Fondation Starknet, c’est aujourd’hui une nouvelle ambiance. Nous recevons GRM, du podcast GM crypto.

De son parcours aux défis et opportunités de notre écosystème, de l’importance de l’éducation pour l’adoption, des perspectives de régulation, jusqu’à la place du gaming dans secteur crypto… nous faisons le tour des questions qui pèsent parfois sur l’écosystème. Bref, trêve de bavardages, c’est parti !

De l’assurance aux cryptomonnaies : le parcours de GRM !

Jérémie Cohen appelé GRM sur les réseaux sociaux a commencé sa carrière dans le courtage d’assurance avant de se tourner vers les cryptomonnaies en 2017, après qu’un ami ait découvert les ATM bitcoin (distributeurs de BTC) à New York. Inspiré par cette adoption aux États-Unis, il cofonde KeplerK, qui deviendra ensuite Bykep, permettant aux Français d’acheter des Bitcoins dans les bureaux de tabac, maintenant fermé.

Malgré les défis réglementaires, cette expérience a été une étape cruciale dans sa carrière. Plus tard, il a cofondé N3rd Games, une plateforme de gaming multichaîne qui a également fermé. 

Après plusieurs échecs et un désir de travailler seul, GRM s’est réorienté vers le consulting blockchain, accumulant ainsi une riche expérience qu’il partage aujourd’hui à travers son podcast.

GM Web3 : Le podcast crypto incontournable

Chaque mardi et vendredi matin en français, et le mercredi en anglais, GRM et son équipe, notamment xFoudres et Kevin Lallemant, plongent dans l’univers de la blockchain sur des spaces X. À travers des interviews sans filtre, ils accueillent les acteurs majeurs du Web3 qui partagent leur quotidien et leurs perspectives.

Les émissions proposent également des analyses approfondies de l’actualité par des éditorialistes spécialisés en culture crypto, politique, régulation et technologie. Les chroniqueurs et les auditeurs décryptent les sujets brûlants du moment, tandis que GRM assure des débats de haute qualité grâce à une modération rigoureuse. Vous pouvez suivre ces émissions en direct sur X ou en replay sur les plateformes de podcast. Concours de pitchs, batailles de blockchain et autres interventions sur l’actualité vous attendent.

Maintenant que les présentations sont faites,
GRM nous laisse avec cette pensée :

« Je crois que la blockchain sera partout dans cinq, dix, vingt ans, même si ça prendra du temps.»

Place à l’interview.

Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondateur

La fondation Starknet, le terrain de jeux des développeurs blockchain ! Avec Henri Lieutaud

La fondation Starknet, le terrain de jeux des développeurs blockchain ! Avec Henri Lieutaud

La fondation Starknet, le terrain de jeux des développeurs blockchain ! Avec Henri Lieutaud

« La décentralisation, c’est permettre à n’importe qui, n’importe où dans le monde d’avoir accès aux mêmes sources d’informations et aux mêmes opportunités. »

C’est ce que nous disait Louis Guthmann, responsable de l’écosystème StarkWare, il y a environ un an. Donc, si vous nous suivez depuis quelque temps, StarkWare et Starknet ne vous sont pas inconnus.

Aujourd’hui, nous nous penchons sur un autre aspect de cet écosystème en rencontrant Henri Lieutaud, responsable des développeurs à la Fondation StarkNet. Cette rencontre nous donne l’occasion de découvrir les coulisses de cette force incontournable qui est l’un des écosystèmes les plus prometteurs de 2024. C’est aussi l’occasion de faire le point sur l’actualité de Starknet, un projet que nous suivons et apprécions depuis ses débuts, avant même la naissance de Blockchain Addict.

StarkWare, les poumons de Starknet

Dans la famille Starknet, nous demandons ….

Mais qu’est-ce qui fait battre le cœur du Layer 2 Starknet sur Ethereum ? StarkWare, que nous avons amplement présenté dans cet article ou encore dans cette interview d’Abdel Bakhat développeur phare de l’écosystème. Aujourd’hui donc, au tour d’Henri Lieutaud de nous donner les contours du fonctionnement d’un autre pan important de Starknet, celui de sa fondation.

Pour rappel, et parce qu’un point définition ne fait jamais de mal, Starknet est un réseau dit de seconde couche (Layer 2 en anglais ou encore L2) sur Ethereum (nous verrons toutefois qu’il tend à plus de modularité). Il a été développé pour améliorer la scalabilité et réduire les frais de transaction. La Fondation Starknet, quant à elle, est l’organisme responsable de la croissance et du développement de cet écosystème à travers le monde. 

Enfin, nous avons StarkWare, l’entreprise spécialisée dans le développement de solutions de scalabilité pour les blockchains, notamment Ethereum. Fondée par Eli Ben-Sasson, Michael Riabzev, Uri Kolodny, et Alessandro Chiesa, StarkWare utilise des technologies avancées comme les Zero-Knowledge Proofs (ZK-proofs) et les STARKs (Scalable Transparent ARguments of Knowledge) pour créer des produits qui augmentent considérablement la capacité des blockchains à gérer de grandes quantités de transactions tout en réduisant les coûts et en améliorant la sécurité.

« Nous voyons un avenir où les entreprises peuvent utiliser des chaînes privées pour leurs opérations internes, tout en bénéficiant de la sécurité et de la transparence de Starknet. » 

… La Fondation Starknet !

Aujourd’hui donc, focus sur la Fondation StarkNet, qui s’efforce de concrétiser la vision de Starknet sans objectif lucratif et avec comme unique but de soutenir les développeurs et d’assurer la pérennité et la bonne croissance de la technologie qui supporte le réseau. Notons, à la marge, que dans cet écosystème, tous parlent le même langage de programmation : Cairo, que nous avons abordé dans cet article, lors de notre rencontre avec Sam, CEO de Node Guardians.

« Le langage Cairo est conçu pour être performant et sécurisé, ce qui en fait un choix idéal pour les développeurs cherchant à construire des applications décentralisées sur Starknet. »

Henri Lieutaud, le porte-drapeau des développeurs sur Starknet

Le code et seulement le code

Henri Lieutaud, ingénieur en électronique et systèmes embarqués, a un parcours riche et diversifié. Après des études en école de commerce et des expériences professionnelles aux États-Unis et en Amérique du Sud dans les télécommunications, il est tombé dans la marmite blockchain … et n’en est pas ressorti depuis !

Henri a travaillé pour des entreprises d’assurance utilisant la blockchain avant de rejoindre StarkWare, puis la Fondation Starknet afin de se concentrer sur les développeurs et seulement sur les développeurs.

En effet, et c’est bien là la distinction avec la société StarkWare, Henri est en charge des relations développeurs au sein de la Fondation Starknet. Son équipe accompagne les développeurs tout au long de leur parcours, depuis la découverte de Starknet jusqu’à la création de projets : éducation, mise en réseau des développeurs, organisation d’événements, etc. les missions sont nombreuses ! 

« La Fondation Starknet est l’organisme chargé de la croissance et du développement de l’écosystème Starknet partout dans le monde (…) Nous gérons tout le cycle de vie des développeurs, de leur arrivée jusqu’à la création d’une entreprise.»

Quand l’éducation pour tous à un nom de code : Basecamp

Parmi toutes ces initiatives, nous pouvons retenir le programme Basecamp ( « Starknet Basecamp hub » ), une série de cours intensifs pour comprendre les bases de Starknet et de Cairo.

De plus, des hackathons (« c’est une compétition où les gens vont créer un produit, écrire du code sur une période donnée », précise Henri) et des Hacker Houses (« c’est un format différent… une semaine dans la vraie vie, où les développeurs codent et avancent sur leurs produits ») permettent aux développeurs de mettre en pratique leurs compétences, de rencontrer des mentors et de collaborer avec des pairs pour créer des projets.

« Nous travaillons avec des développeurs de tous niveaux, des novices aux experts, pour leur fournir les ressources et le soutien dont ils ont besoin pour réussir sur Starknet. »

Starknet : une quête de décentralisation perpétuelle

Il ne s’agira pas ici de faire toute une répétition de l’interview que nous vous invitons bien sûr à regarder. Toutefois, rencontrer Henri est pour nous l’occasion de saluer l’évolution du Layer 2 qui continue sa quête perpétuelle de décentralisation.

Après Ethereum, l’écosystème souhaite s’attaquer à celui de Bitcoin, mais pas seulement ! Se mettre en orbite sur Cosmos, accélérer l’adoption du gaming (avec le lancement un programme de subventions avec un budget de 20 millions de dollars pour son adoption) ou encore optimiser les performances grâce à l’usage des preuves de validité (ZK-rollups). Bref, autant de projets qui auront besoin de l’équipe de développeurs dont Henri est le porte-drapeau.

D’ailleurs, saisissons nos agendas à la date du 26 août ! Le Layer 2 a annoncé sur X prévoir plusieurs mises à jour et améliorations pour 2024, visant à réduire les frais de transaction et à améliorer l’expérience utilisateur et développeur. La version 0.13.0 introduira des transactions de type v3, permettant de payer les frais en STRK en plus de l’ETH, et inclura des mécanismes pour optimiser les transactions pendant les périodes de congestion.

Bref, voilà maintenant un an que nous avons rencontré Abdel et Louis, et cette nouvelle interview en compagnie d’Henri confirme la soif de développement de Starknet et de tout son écosystème.

Comme il est de coutume, à Henri le mot de la fin, et celui du début :

« Il y a un vrai besoin de gens qui comprennent les valeurs du Web3 et qui savent faire du produit. Ce n’est pas juste du marketing, sans ta communauté et sans tes utilisateurs, tu n’es rien. »

Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondateur