Sécurité crypto et économie de la vérité  : Wakweli le protocole Web3 pour combattre la fraude

Sécurité crypto et économie de la vérité : Wakweli le protocole Web3 pour combattre la fraude

Sécurité crypto et économie de la vérité  : Wakweli le protocole Web3 pour combattre la fraude

Le but de Wakweli, c’est d’utiliser la blockchain et la communauté mondiale pour lutter contre la fraude, contre les scammers »

À l’heure où l’IA et les marketplaces ouvertes facilitent la duplication d’identités, d’images ou de profils, la fraude n’a jamais été aussi répandue. Dans ce contexte parfois chaotique, le projet Wakweli se présente comme une réponse concrète et robuste pour rétablir la confiance. Fondé par Antoine Sarraute, ce protocole Web3 propose un système de certification communautaire basé sur une logique d’incitation économique.

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L’histoire de Wakweli : du gaming à la certification universelle

 

Tout commence en 2019, lorsque Antoine rencontre Shaban Shaame un pionnier du jeu vidéo mobile, connu pour avoir lancé un des premiers jeux sur iPhone avec des cartes à collectionner.

Face à la montée des arnaques sur son jeu, Shaban imagine une solution : « Et si les joueurs possédaient réellement leurs cartes ? ». Il les inscrit alors… sur Bitcoin ! Nous sommes en 2015, Ethereum n’existe pas encore. Ce sont les prémices des NFT gaming.

Lorsque ces NFT anciens prennent une valeur considérable lors du bull run, les contrefaçons pullulent : mêmes images, nouveau mint, tentatives de revente frauduleuses. Le badge bleu d’OpenSea ne suffit pas.

« On s’est dit : est-ce qu’on pourrait pas faire quelque chose de différent ? Un badge bleu qui scale » 

C’est ainsi qu’est né Wakweli, avec pour ambition de créer une couche d’authenticité indépendante, interopérable et universelle.

Le Proof of Democracy : l’économie de la vérité 

Wakweli repose sur un système ingénieux : le Proof of Democracy. Toute personne peut demander à faire certifier un actif (compte X, page web, NFT…) en déposant un montant en tokens $WAKU, le token natif de Wakweli.

Cette mise en jeu crée un incitatif économique : si le certificat est validé correctement, elle est redistribuée entre le validateur et ses électeurs.

Le système intègre aussi la possibilité de challenger une certification erronée, avec à la clé une “prime” pour celui qui identifie un scam :

« Le stake que tu as mis dans le certificat devient un bounty, comme un programme de bug bounty » 

Ainsi, le protocole crée une économie de la vérité. Les certifiers sont élus par la communauté, doivent mettre du stake, et leur réputation est en jeu à chaque validation.

Des cas d’usage concrets dès aujourd’hui

Déjà opérationnel, Wakweli permet d’identifier facilement les comptes certifiés via une extension Chrome. Sur X, BlueSky, ou bientôt LinkedIn et les sites web, le badge apparaît directement à côté du profil.

« On voulait un protocole compatible avec tout. […] Pas seulement les NFT ou les marketplaces, mais aussi Amazon, X, LinkedIn… » 

Un cas d’usage marquant : la distinction entre vrais comptes et parodies.

« On a créé un badge pour les comptes parodiques. Ce n’est ni la personne réelle, ni un scam. C’est important de le reconnaître aussi » 

Autre enjeu clé à venir : la certification des URL. Wakweli veut permettre à l’internaute de distinguer immédiatement un site officiel d’un clone frauduleux, à l’image du cadenas SSL dans le navigateur.

Un lancement imminent sur Base, Layer 2 d’Ethereum

Le protocole Wakweli est en phase finale de lancement. Après plusieurs phases de test ayant permis de certifier plus de 26 000 profils, le smart contract principal va être déployé sur la blockchain Base, un Layer 2 rapide, peu coûteux, développé par Coinbase.

« Sur Base, c’est moins de 1 centime par transaction. […] Et il y a déjà 1 milliard d’adresses » 

Le token $WAKU sera initialement émis sur Ethereum, puis bridgeable vers Base pour interaction avec le protocole.

Une fondation suisse, des ambitions globales

Wakweli n’est pas une startup classique. C’est une fondation de droit suisse, contrôlée par l’État fédéral de Berne. Cela garantit que les fonds sont utilisés uniquement pour développer le protocole, et non redistribués à des actionnaires.

« Le but de la fondation est écrit au registre du commerce : lutter contre la fraude, rassembler une communauté mondiale autour de la confiance » 

« Tous les salaires, toutes les prestations, tout le marketing, ça va dans cette direction-là » 

Cette structuration inspire confiance, notamment pour établir des partenariats avec des institutions académiques ou publiques. Elle permet aussi à Wakweli de se positionner comme un interlocuteur crédible auprès d’acteurs étatiques et corporate, là où beaucoup de projets Web3 se heurtent à des barrières réglementaires.

Une mission : rétablir la confiance

À terme, Wakweli espère devenir le standard de certification dans un monde où l’IA, la deepfake et les arnaques à l’image sont monnaie courante.

« On veut créer un incentive mondial à dire la vérité » 

Avec une fondation forte, un protocole décentralisé, et une communauté impliquée, le pari est en passe de réussir. 

Enfin, et ça sera là le mot de la fin, et celui du début, Antoine conclut l’interview par un message à destination des entrepreneurs crypto :

« Il faut y aller. Ne pas se laisser paralyser. Construire un prototype. Aller aux meetups. Rencontrer la communauté. Et faire les choses aussi simples que possible, parce qu’elles deviendront complexes de toute façon. » 

ETHCC8 2025 : Cannes déroule le tapis rouge pour Ethereum — Avec Jérôme de Tychey

ETHCC8 2025 : Cannes déroule le tapis rouge pour Ethereum — Avec Jérôme de Tychey

ETHCC8 2025 : Cannes déroule le tapis rouge pour Ethereum — Avec Jérôme de Tychey

 

ETHCC, c’est 8 ans d’histoire, un événement né à Paris et qui fait aujourd’hui partie des rendez-vous majeurs du calendrier crypto européen.”

Alors que l’écosystème crypto fêtait cette semaine le Bitcoin Pizza Day, un autre évènement incontournable de l’année est en train de se préparer. Vous l’aurez compris, partons  de nouveau à la rencontre de Jérôme de Tychey président d’Ethereum France et CEO de Cometh. Cette fois ci, le veteran d’Ethereum est venu au micro de Blockchain Addict pour nous parler ETHCC8 : la conférence Ethereum numéro 1 en Europe.

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Cannes, nouvelle terre d’accueil pour le Web3

L’ETHCC (Ethereum Community Conference) quitte Paris et Bruxelles pour s’installer cette année à Cannes. Un choix assumé et stratégique, comme l’explique Jérôme : 

« On est arrivé à une taille considérable, avec 3 000 à 4 000 personnes. Il nous fallait un lieu capable d’accueillir cet afflux, avec des connexions faciles et une logistique fluide » 

Cannes d’ailleurs, célèbre pour son festival et sa croisette a coché toutes les cases :

 – aéroport de Nice à proximité, 

– accessibilité en train, 

– coopération active de la mairie et des syndicats hôteliers.

 « La ville avait une stratégie claire d’ouverture aux conférences tech, et le maire, David Lisnard, est particulièrement pro-crypto »

Une conférence à taille humaine dans une ville taillée pour l’accueil

« Ce qu’on a aimé à Cannes, c’est que tout est accessible à pied depuis le Palais des Festivals. Contrairement à Paris ou Bruxelles, pas besoin de prendre une voiture pour traverser la ville d’un side-event à l’autre » 

En 2023, l’ETHCC avait enregistré plus de 500 side-events à Bruxelles. L’objectif 2024 : conserver cette richesse d’activités tout en offrant une expérience plus fluide, plus concentrée dans une ville habituée à recevoir de grands évènements.

Un conférence internationale sur Ethereum avec des tarifs pensés pour tous

Loin de l’image « jet set », l’équipe de l’ETHCC revendique un positionnement associatif et inclusif : 

« La conférence est financée à 60 % par les sponsors et 40 % par les tickets » 

Hormis les pass complets, des tickets à la journée sont également disponibles (125€), ainsi que 400 places sponsorisées pour les étudiants.

Côté logement, « le site propose des hôtels à 100 euros la nuit, à deux pas du Palais. On a négocié des tarifs 40% moins chers qu’ailleurs » 

Programme : 15 thématiques sur 4 jours

De la recherche fondamentale au ZK, en passant par la démo de projets concrets, la conférence couvrira 15 thématiques : Core Protocols, Layer 2, DeFi, Zero Knowledge, Privacy, Token Engineering, Security, Built on Ethereum…

« La journée DeFi du 3 juillet est historiquement la plus dense. C’est là qu’on voit le product-market fit de la blockchain » 

Parmi les intervenants confirmés : Vitalik Buterin, Sergey Nazarov (Chainlink), les fondateurs de 1inch, Charles Guillemet (Ledger), Nicolas Julia (Sorare), le CEO de Dune, et même des représentants de Google et Amazon.

Sécurité : une priorité renforcée

Face à un climat plus tendu pour la communauté crypto en France, l’événement a mis les bouchées doubles :

 « Ça fait 8 mois qu’on travaille le dispositif de sécurité avec la ville. Cannes est entièrement vidéosurveillée. C’est une ville habituée à recevoir des évènements.»

Jérôme insiste aussi sur les bonnes pratiques : discrétion, vigilance et comportement adapté au contexte.

« Si vous avez fait fortune en crypto, ce n’est pas le moment de s’en vanter dans les rues de Cannes » 

Une conférence pour tous les profils

« On fait le pari d’avoir un événement qui rassemble à la fois les développeurs, les builders, les VCs, les institutionnels, les étudiants. Chacun y trouve de la valeur »

Blockchain Addict sera bien entendu présent pour vous faire vivre les temps forts de cette nouvelle édition. En attendant, à Jerôme le mot de la fin :

« 400 side events prévus cette année. Il y a de quoi faire même sans badge ! » .

Fungiball : Le jeu crypto play2earn qui fait matcher NFT, tennis et récompenses

Fungiball : Le jeu crypto play2earn qui fait matcher NFT, tennis et récompenses

Fungiball : Le jeu crypto play2earn qui fait matcher NFT, tennis et récompenses

« Je suis un énorme fan de tennis, et j’ai voulu moderniser ce sport qui attire une population de fans vieillissante. »

Nouvelle semaine, nouvelle interview signée Blockchain Addict !Et alors que Roland-Garros s’apprête à faire vibrer les courts, on vous propose un petit crochet par le tennis… mais version Web3. Cette fois, la balle est dans le camp des NFT.

Depuis plusieurs années, les NFT se frayent un chemin dans l’univers du sport : NBA Top Shot, Sorare Football, objets à collectionner, fantasy leagues… Le secteur fourmille de projets, entre nostalgie du Panini 2.0 et nouvelles mécaniques de revenus.

Avec Fungiball, un jeu Web3 français qui mêle blockchain, fantasy tennis et play-to-earn, les passionnés de raquette et de crypto pourraient bien avoir trouvé leur prochain coup gagnant.

Blockchain Addict a tendu le micro à Jean, fondateur et CEO du projet.

De Sorare à Fungiball : le smash Web3 du tennis

Souvenez-vous… c’était il y a quelques années déjà, dans l’effervescence du précédent bull run. Le Web3 connaissait ses premières heures de gloire mainstream, porté par la vague des NFT et l’essor des jeux Play-to-Earn.

À l’époque, Axie Infinity ouvrait le bal côté international, tandis que la France voyait émerger son propre fleuron : Sorare, devenu référence mondiale des fantasy leagues de football sur blockchain.

C’est dans ce contexte que Jean découvre la cryptomonnaie. Le déclic se fait naturellement, à travers le prisme du gaming. Et puisque le tennis est son sport de cœur, l’idée ne tarde pas à faire surface : pourquoi ne pas faire jouer en double NFT et tennis dans une formule, pensée à la fois pour les aficionados du tennis et les investisseurs ?

Inspiré par le modèle de Sorare mais bien décidé à servir un gameplay original, il fonde Fungiball. Objectif : moderniser ce sport souvent jugé un peu poussiéreux, en lui apportant une touche de technologie, d’interactivité… et de récompenses. Allez, on monte au filet !

Tennis, Web3 et NFT : un terrain encore peu exploité

À l’image du succès planétaire du tournoi parisien Roland-Garros, le tennis reste l’un des sports les plus populaires au monde.

 « Le tennis, c’est plus d’un milliard de fans dans le monde, 50 millions de spectateurs chaque année dans les tournois »

En France, c’est le deuxième sport en nombre de licenciés… et aussi le deuxième sport le plus parié, juste après le football.

Mais derrière ces chiffres impressionnants, un déséquilibre criant subsiste. Si les stars du top 10 mondial engrangent des millions, la majorité des joueurs et joueuses classés au-delà de la 100e place mondiale vivent une réalité bien différente. 

« Certains gagnent à peine un SMIC »

En cause : les frais de déplacement, d’hébergement, de staff, les raquettes à financer, sans compter l’absence de médiatisation pour les circuits secondaires. Une précarité structurelle, bien loin des paillettes du circuit ATP ou WTA.

C’est justement ce fossé que Fungiball entend réduire, voire combler. Le jeu reverse une part des ventes de cartes NFT directement aux joueurs concernés. Ainsi, chaque carte vendue devient-elle un soutien économique direct pour un professionnel trop souvent ignoré par les sponsors traditionnels.

Ce modèle ouvre la voie à un usage des NFT utile, concret, et porteur de sens. Comme nous l’avions déjà évoqué dans notre article sur le projet Arke (? lien interne à insérer), la tokenisation d’actifs, d’identités sportives, ou d’oeuvres d’art pourrait bien réinventer le financement des carrières, tout en rendant les fans acteurs du parcours de leurs athlètes préférés.

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Fungiball : un modèle play-to-earn qui tient la ligne de fond

Dans un écosystème Web3 souvent critiqué pour ses projets éphémères et ses économies de jetons bancales, Fungiball mise sur un modèle pensé pour durer. Son gameplay repose sur une approche à la croisée du fantasy sport, du jeu de cartes à collectionner et de la spéculation NFT raisonnée.

Ici, chaque carte représente une compétence spécifique d’un joueur de tennis réel : service, retour, puissance, mental… et même tenue vestimentaire (via des cartes « équipement » partenaires comme Le Coq Sportif). 

Le joueur peut ainsi composer un avatar hybride, à la manière d’un entraîneur qui choisirait le meilleur de Nadal, Federer ou Djokovic pour créer son athlète idéal.

Ces cartes prennent de la valeur en fonction des performances réelles des joueurs sur le circuit. Chaque semaine, des compétitions basées sur les résultats IRL (in real life) distribuent des récompenses. Et selon Jean, les chiffres commencent à parler d’eux-mêmes :

« On est encore early-stage, mais les rendements sont déjà intéressants (…) La semaine dernière, un joueur a mis 10 dollars sur une carte et il a récupéré 90 dollars en récompense. »

Les gains sont versés en $WPOL sur la blockchain Polygon, choisie pour sa rapidité et ses frais réduits. L’utilisateur peut ensuite vendre ses cartes, les conserver pour jouer, ou en brûler plusieurs pour en créer de nouvelles (un système de burn est intégré, utile en cas de blessure ou contre-performance).

Le jeu séduit déjà une communauté active : 10 000 inscrits, dont 200 à 300 joueurs réguliers hebdomadaires. L’objectif ? Maintenir un taux de rétention élevé, renforcer les mécaniques d’engagement, et continuer à faire matcher passion du tennis et rentabilité.

Un modèle Play-to-Earn qui tient la cadence

Chaque semaine, vous choisissez un tournoi et entrez en lice avec vos quatre cartes, une par compétence. Les résultats sont calqués sur les performances réelles des joueurs, et une mécanique de synergie permet de maximiser les points : surface, pays, diversité de l’équipe… tout entre en jeu pour faire grimper le score.

Deux modes existent :
Free Play pour découvrir le gameplay sans mise initiale,
Pro pour ceux qui veulent jouer le match avec leurs propres cartes gagnées ou achetées sur le marché.

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Et côté récompenses ? Plus vous grimpez au classement, plus les lots sont intéressants :
– des cartes rares,
– des jetons pour optimiser vos stats,
– des gains en $WPOL,
– et même des accès VIP à de vrais tournois IRL.

L’objectif est clair : ouvrir le jeu à tous, sans se prendre les pieds dans le tapis du Web3.

Un pari qui a déjà fédéré une communauté active sur Discord, un taux de rétention de 70 %, et plus de 10 000 utilisateurs, dont 10 % déjà convertis en acheteurs. Les prochains jeux pourraient bien se jouer sur plusieurs surfaces – y compris en dehors du court.

« Notre vision, c’est d’être le jeu de tennis Web3 le plus complet et immersif. On veut faire vivre aux fans des expériences uniques » 

Jito sur Solana : Optimisez le rendements de vos cryptos grâce au staking liquid

Jito sur Solana : Optimisez le rendements de vos cryptos grâce au staking liquid

Jito sur Solana : Optimisez le rendements de vos cryptos grâce au staking liquid

Après avoir plongé dans les architectures complexes de Starknet avec Abdel Bakhta, puis dans les infrastructures physiques du Bitcoin avec Sébastien Gouspillou, Blockchain Addict poursuit son exploration des piliers du Web3. 

Cette fois, direction Solana, écosystème que nous vous avons déjà présenté par le biais de sa fondation, afin de découvrir Kouga, de Jito Europa, le leader du staking liquide sur Solana

Jito permet aux utilisateurs de staker leurs SOL sans les bloquer, via un jeton dérivé appelé JitoSOL. Celui-ci représente une part de leur dépôt dans le pool de staking et accumule des intérêts

La vraie valeur ajoutée de Jito ? Son intégration poussée du MEV, une stratégie jusqu’ici réservée à Ethereum, mais que l’équipe de Jito a adaptée aux spécificités de Solana.

MEV : l’arbitrage caché qui devient une opportunité pour les utilisateurs

Le MEV, ou « Maximal Extractable Value », désigne la valeur maximale que peut extraire un validateur (ou un bot) en organisant les transactions dans un bloc de façon stratégique. Concrètement, certaines transactions peuvent générer un profit si elles sont placées juste avant ou juste après une autre, dans une logique d’arbitrage automatisé.

Un exemple pour comprendre

Imaginons que vous fassiez un swap sur une plateforme comme Jupiter. Pendant le court laps de temps entre la soumission et l’exécution de votre transaction, le prix du jeton peut fluctuer. Un bot peut alors repérer cette fluctuation et insérer une transaction à son avantage : acheter avant vous (si le prix monte), puis revendre juste après (avec un bénéfice).

Ce mécanisme existe depuis longtemps sur Ethereum, mais les frais de gaz élevés y limitent sa rentabilité. Sur Solana, au contraire, les transactions coûtent très peu : ce qui rend le MEV exploitable même pour de faibles montants.

Et Jito dans tout ça ?

Jito s’est spécialisé dans cette logique : il permet aux validateurs de capter une partie de la valeur MEV… mais redistribue ces gains aux détenteurs de JitoSOL. Cela permet d’offrir un rendement supérieur au staking classique, sans frais ni complexité supplémentaires pour l’utilisateur.

« Le liquid staking avec Jito, c’est un rendement autour de 8 %, boosté par les revenus MEV. » 

Gouvernance, jeton JTO et trésorerie décentralisée

Jito dispose aussi de son propre jeton de gouvernance, le JTO, distribué notamment via un airdrop généreux. Les détenteurs peuvent participer aux décisions stratégiques d’une DAO puissante (plus de 500 millions de dollars en trésorerie), même si sa gouvernance reste encore très technique et peu médiatisée.

Sécurité et sérieux de l’équipe

Avec une équipe engagée dans la durée et une rigueur légale exemplaire, Jito met un point d’honneur à la sécurité et à la transparence : audits réguliers, structure légale solide, et validation stricte de chaque prise de parole publique.

Jito Europa : vulgariser, représenter, évangéliser

Kouga, figure bien connue de la communauté francophone Solana, a récemment pris la tête de Jito Europa. Sa mission : développer la notoriété du protocole sur le continent, recruter des ambassadeurs, organiser des événements, mais aussi simplifier le discours autour d’un outil parfois jugé trop technique.

« Mon rôle, c’est de montrer que Jito, c’est simple, c’est solide, et ça permet de garder le contrôle sur ses tokens tout en générant des rendements intéressants. »

Pourquoi utiliser Jito plutôt que staker sur un CEX ?

  1. Liquidité : Vous pouvez sortir vos fonds à tout moment.
  2. Rendement accru : Grâce à la combinaison staking + MEV.
  3. Décentralisation : Vos fonds ne sont pas sur un exchange centralisé.
  4. Éligibilité à des airdrops : Être utilisateur direct d’un protocole on-chain est souvent récompensé.

Une dynamique à suivre de près

Avec un développement rapide, des partenariats solides (Kamino, Orca, MarginFi), et une stratégie d’expansion sur plusieurs continents, Jito se positionne comme un incontournable du paysage DeFi sur Solana.

De Starknet à Bitcoin, de la preuve de savoir-faire à la preuve de travail, Blockchain Addict continue de vous faire découvrir l’infrastructure du Web3 à travers ceux qui la construisent. Et Jito en est clairement une brique. 

A Kouga le mot de la fin : 

« C’est clairement le protocole leader sur Solana pour le staking liquide et le MEV. »

Bitcoin dans le réel : Le mining utile avec Sébastien Gouspillou

Bitcoin dans le réel : Le mining utile avec Sébastien Gouspillou

Bitcoin dans le réel : Le mining utile avec Sébastien Gouspillou

Alors que l’interview d’Abdel Bakhta nous plongeait au cœur de la culture Starknet, entre ambitions techniques made in ethereum et idéal cypherpunk, cette nouvelle rencontre avec Sébastien Gouspillou, cofondateur de BigBlock et pionnier du mining durable, déplace le projecteur vers une autre facette essentielle de l’écosystème Bitcoin : son ancrage physique dans l’infrastructure énergétique mondiale. 

Si Starknet représente le futur des applications décentralisées, le parcours de Sébastien incarne l’autre pilier de l’édifice : la preuve de travail ( Proof of work)l, ses enjeux, ses risques et ses opportunités.

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Sebastien Gouspillou, le mineur globe-trotter

Fondateur de BigBlock Data Center, Sébastien Gouspillou est aujourd’hui à la tête de BBGS, une entreprise spécialisée dans la conception et l’exploitation de fermes de minage, notamment en Afrique centrale

Son aventure commence par la découverte de Bitcoin, suivie d’années d’études avant de passer à l’action avec la création d’une première ferme en 2017. Contrairement à de nombreux acteurs venus de la finance, Sébastien est d’abord devenu bitcoiner avant de devenir mineur.

Aujourd’hui, ses activités s’étendent du Congo à Oman, en passant par des zones reculées où les enjeux de connectivité, de logistique et de sécurité s’ajoutent aux défis techniques. Ses fermes s’appuient sur des surplus électriques délaissés, souvent offgrid, et utilisent des conteneurs mobiles optimisés pour s’adapter aux contraintes locales.

« Notre propos, c’est de travailler sur des surplus électriques. Et il faut qu’on puisse être en capacité de déplacer la ferme. » 

Le Bitcoin, moteur d’une économie circulaire

 

Gouspillou défend un modèle de mining utile, où l’exploitation minière permet d’équilibrer les réseaux électriques, d’éviter le gaspillage d’énergie et, à terme, de soutenir des projets locaux de développement. Il cite l’exemple de la ferme du parc des Virunga, protégée par les rangers, qui recycle de vieilles machines comme les Antminer S9 pour transformer le surplus en puissance de calcul rentable.

« Le mining va devenir de plus en plus utile. Il doit être lié à des surplus et à des logiques d’économie circulaire. »

Notre invité du jour insiste sur un point crucial : il n’est pas nécessaire d’être favorable à Bitcoin pour profiter de ses effets positifs. Le discours monétaire passe au second plan : il s’agit avant tout d’un service de stabilisation du réseau électrique. Et si un État ne veut pas de Bitcoin dans son territoire, aucun souci : le minage peut fonctionner en exportant simplement du hash rate contre des dollars.

« Il n’y a pas un Bitcoin qui rentre dans le pays si l’État ne le souhaite pas. » 

Conférencier international, Gouspillou a discuté mining avec des ministres, des gouverneurs de banque centrale, voire des présidents. En France, il est approché par de nombreux politiques de tous bords, y compris ceux qui, quelques années plus tôt, voulaient interdire Bitcoin. Il plaide pour un mining national fondé sur la valorisation de la chaleur et des surplus nucléaires.

« En 2017, on nous disait que c’était trop tard. En 2025, on commence enfin à comprendre l’intérêt du mining. » 

Source : X

 

Une vision à contre-courant du narratif Ethereum

 

Très critique vis-à-vis du passage d’Ethereum au proof of stake, Gouspillou regrette la tournure prise par l’écosystème et les discours accusateurs contre le proof of work. Il y voit une trahison technique et philosophique, au profit d’un narratif environnemental erroné.

« Vitalik Buterin a donné les meilleurs arguments aux anti-Bitcoin. C’est catastrophique. » 

Contrepoint puissant et complémentaire de tout ce que nous avons pu aborder avec Starknet, Sebastien Gouspillou nous rappelle que Bitcoin est aussi ancré dans le réel. C’est un outil de régulation énergétique, de diplomatie décentralisée et, surtout, une réserve de valeur dont la robustesse dépend encore du fer, du cuivre, et du courant.

« Bitcoin est une chance immense pour l’Afrique. L’Afrique ne le sait pas encore, mais ça va venir. »

D’Ethereum à Bitcoin : Starknet à la conquête de la blockchain

D’Ethereum à Bitcoin : Starknet à la conquête de la blockchain

D’Ethereum à Bitcoin : Starknet à la conquête de la blockchain

« C’est vraiment quelque chose qui me touche, cette volonté de créer des systèmes décentralisés qui vont un petit peu rebalancer la symétrie des forces dans ce monde.» 

Abdel, responsable de l’écosystème chez StarkWare, est de retour au micro de Blockchain Addict. L’objectif ? Faire un point sur les ambitions actuelles et futures de Starknet. 

Avec un parcours solide entre la fintech, ConsenSys, Ethereum Core et aujourd’hui StarkWare, Abdel partage une vision à la fois technique, humaine et surtout engagée. Aujourd’hui, Starknet vise à redéfinir la scalabilité de la blockchain, en regardant au-delà d’Ethereum… jusqu’à Bitcoin.

Starknet : comprendre l’approche différenciante

 

Avant d’aller plus loin, rappelons quelques concepts clés :

  • Layer 1 (L1) : blockchain principale (Ethereum, Bitcoin etc…).
  • Layer 2 (L2) : solutions construites au-dessus d’une blockchain pour en augmenter la capacité sans sacrifier la sécurité.
  • ZK-Rollup : technologie de Layer 2 utilisant des preuves crypto (Zero-Knowledge Proofs) pour valider de nombreux échanges en une seule fois, réduisant coûts et congestion.

Par ailleurs, on notera que StarkWare est l’entreprise qui développe la technologie derrière Starknet, tandis que Starknet est la blockchain publique décentralisée qui permet à tous d’utiliser ses innovations. 

Starknet est donc un ZK-Rollup. Contrairement à de nombreux projets L2 qui se contentent d’être compatibles Ethereum Virtual Machine (EVM), Starknet a choisi une approche radicalement différente : construire son propre langage, Cairo, et maximiser les capacités de preuve.

« Starknet était l’approche qui me paraissait la plus pertinente pour résoudre les problèmes de scalabilité. » 

Avec cette fondation technique unique, Starknet ambitionne d’être une blockchain hautement scalable, sans compromis sur la décentralisation.

Pourquoi Starknet s’intéresse à Bitcoin ?

 

Traditionnellement, il ne s’agira pas ici de rentrer dans le débat de ce préjugé discutable, Bitcoin est considéré comme lent et peu flexible pour les applications décentralisées. Pourtant, StarkWare voit en Bitcoin un champ d’opportunités.

« La genèse de cette vision, d’amener la technologie Stark sur Bitcoin, date d’une vidéo de Eli Ben-Sasson en 2013 (créateur de Starknet ndlr). » 

Avec l’émergence du mouvement « Bitcoin Renaissance« , de nouveaux outils comme OP_CAT (une proposition d’amélioration du protocole Bitcoin) permettraient de rendre Bitcoin plus « programmable ». StarkWare anticipe cette évolution et a décidé de se positionner dés aujourd’hui.

« Nous irons sur Bitcoin, que l’OP_CAT passe ou non. » 

Dans les détails, ll ne s’agit pas d’abandonner Ethereum donc, mais d’étendre Starknet à de nouveaux territoires tout en respectant les valeurs de décentralisation.

L’OP-CAT : la future révolution sur Bitcoin ?

 

Mettons un peu les mains dans le camboui. OP_CAT (abréviation de Operation Concatenate) est une proposition de mise à jour du langage de script de Bitcoin. Concrètement, il s’agit d’une fonction qui permettrait de fusionner deux éléments de données (comme deux morceaux de script ou deux chaînes de caractères) en un seul.

Cette opération, simple en apparence, pourrait ouvrir de nouvelles perspectives pour la programmabilité de Bitcoin, tout en respectant son modèle de sécurité minimaliste.

Notons qu’à l’origine, OP_CAT existait déjà dans Bitcoin en 2009, mais avait été désactivé par Satoshi Nakamoto pour des raisons de prudence, principalement liées aux performances et à la sécurité. Aujourd’hui, avec l’expérience accumulée et une meilleure compréhension technique, la communauté explore sérieusement l’idée de sa réintroduction.

Pourquoi OP_CAT est-il si important ?

 

Bitcoin, par conception, est très limité en termes de programmabilité. Contrairement à Ethereum ou Starknet, il ne permet pas facilement de créer des smart contracts complexes.
La réintroduction d’OP_CAT, dans une version modernisée et sécurisée, pourrait changer la donne :

  • Créer des contrats intelligents plus puissants directement sur Bitcoin (comme des multisignatures avancées, des escrows plus souples, etc.).
  • Faciliter le développement de Layer 2 performants (Rollups ZK, solutions d’évolutivité) qui interagiraient de manière plus fluide avec Bitcoin.
  • Améliorer l’interopérabilité entre Bitcoin et d’autres blockchains.
  • Accélérer l’innovation tout en conservant la philosophie de sécurité et de simplicité chère à Bitcoin.

À l’heure actuelle, OP_CAT n’est pas encore adopté.Il fait l’objet de débats dans la communauté Bitcoin, où chaque changement est soumis à une extrême prudence — ce qui est une bonne chose pour protéger l’intégrité du réseau.

Cependant, son potentiel est tel que de plus en plus de développeurs, de chercheurs et d’entrepreneurs de l’écosystème s’y intéressent activement.

Abdel, lors de notre échange, souligne d’ailleurs que l’ouverture de discussions autour d’OP_CAT a été un élément déclencheur pour StarkWare, les incitant à envisager un déploiement de Starknet sur Bitcoin :

« L’ouverture des discussions concernant OP_CAT a accéléré notre engagement sur Bitcoin. »

Explorer Starknet : premiers pas

 

Maintenant que nous avons plongé dans les rouages techniques d’OP_CAT et des ambitions de Starknet sur Bitcoin, retirons nos mains du cambouis pour faire nos premiers pas concrets sur Starknet. Car comprendre, c’est bien… mais expérimenter, c’est encore mieux !

Si vous souhaitez découvrir Starknet par vous-même, voici quelques applications incontournables recommandées par Abdel :

  • Ekubo : un AMM (Automated Market Maker) de nouvelle génération, conçu pour réaliser des échanges de tokens avec une efficacité optimale (swap). Ekubo est reconnu pour être l’un des AMM les plus performants de toute l’industrie crypto en termes de gestion de liquidité.
  • Avnu : un agrégateur de liquidité intelligent, qui sélectionne automatiquement la meilleure route pour vos swaps (conversion) en fonction du marché sur Starknet.
  • Vesu : un protocole de lending/borrowing (prêt/emprunt) décentralisé, à la manière d’Aave sur Ethereum, mais optimisé pour Starknet.

Mais Starknet, ce n’est pas seulement la finance décentralisée. Le gaming on-chain prend aussi une place importante, avec des projets pionniers :

« Eternum est un jeu où toute la logique est exécutée entièrement on-chain sur Starknet. » 

Enfin, l’écosystème Starknet brille aussi par ses initiatives communautaires, à l’image du collectif Women of Starknet, qui œuvre pour rendre l’univers blockchain plus ouvert et inclusif, en soutenant la participation des femmes dans le Web3.

Abdel conclut, et nous ferons comme lui, en rappelant l’essence du mouvement blockchain et la genèse de Bitcoin, en nous faisant prendre un peu de hauteur, au-delà des narratives marketing,et, en nous recommandant une lecture disponible ici

« Le Cypherpunk Manifesto est pour moi une source d’inspiration intemporelle sur les raisons pour lesquelles nous construisons cet écosystème.

Ce n’est pas lié directement à la blockchain. Ca prédate même la blockchain de longtemps.

Mais, les principes fondamentaux du Cypherpunk Manifesto, c’est vraiment l’essence de ce qu’on peut retrouver dans Bitcoin et Ethereum : cette volonté de dire que la vie privée est un droit fondamental, que le code peut changer le monde, et qu’on n’est pas obligé d’accepter l’ordre établi.

Plus j’avance dans ma vie, et avec les enfants aussi, plus c’est important pour moi : j’ai envie de leur laisser un monde meilleur.

Bitcoin et cet esprit Cypherpunk représentent un espoir pour construire ce monde. »