Bitcoin, crypto, régulation et géopolitique : entretien avec Stanislas Barthelemi (ADAN)

Bitcoin, crypto, régulation et géopolitique : entretien avec Stanislas Barthelemi (ADAN)

Bitcoin, crypto, régulation et géopolitique : entretien avec Stanislas Barthelemi (ADAN)

 « Je suis utilisateur de DeFi, de stablecoins, client de brokers… C’est cette passion qui nourrit mon action à l’ADAN. »

Alors que l’industrie crypto française est secouée par des questions de régulation, de sécurité et de compétitivité, une voix s’élève pour défendre l’écosystème, dialoguer avec les pouvoirs publics et faire avancer les lignes : celle de Stanislas Barthelemi, président de l’ADAN, l’Association pour le développement des actifs numériques.

Rencontré pour une interview exclusive sur Blockchain Addict, ce passionné du Web3 à double casquette (il dirige également la practice crypto de KPMG France) nous partage son engagement, sa vision et son combat quotidien pour que la France ne rate pas le virage de l’innovation.

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Une passion pour la blockchain, depuis les bancs de Sciences Po

 

Stanislas n’est pas tombé dans la marmite crypto par hasard. Très tôt, dès ses études à Sciences Po, il croise la route de Laure de La Raudière, alors députée investie sur les sujets blockchain. Puis vient une première expérience à Bpifrance, où il découvre un secteur en pleine effervescence. 

C’est chez Blockchain Partner qu’il fait ses armes, aux côtés d’Alexandre Stachtchenko et Claire Balva, avant que la structure ne soit rachetée par KPMG.

Aujourd’hui, il dirige une équipe de 12 personnes chez KPMG, avec une double mission : accompagner les banques traditionnelles sur la tokenisation, et aider les acteurs cryptos à se structurer et se conformer aux normes européennes.

L’ADAN, plus qu’un lobby : une voix collective pour le Web3

À la tête de l’ADAN, Stanislas n’a pas le temps de souffler. L’association regroupe près de 200 membres, de toutes tailles : des startups aux grandes banques. Elle agit comme interface avec les régulateurs, les parlementaires, les ministères… et surtout Bruxelles, où tout se joue.

 « Ce qui nous différencie, c’est notre capacité à porter une parole claire et commune face aux institutions. »

L’enjeu ? Faire entendre une voix unifiée sur les questions que se pose l’écosystème : régulation MiCA, statut PSAN/CASP, tokenisation, stablecoins, sécurité informatique… Tout en déconstruisant les préjugés qui collent encore à la peau du secteur.

Sécurité : vers une meilleure coopération avec l’État

Par exemple, face à la recrudescence d’attaques contre des entrepreneurs crypto (menaces physiques, séquestrations…), l’ADAN a noué un dialogue avec le ministère de l’Intérieur, en particulier le ComCyber-Mi dirigé par le général Duon.

Objectif : sensibiliser, former, anticiper.

« On travaille sur des recommandations de bonnes pratiques en matière d’hygiène numérique. L’État fait sa part, à nous aussi de faire la nôtre. »

D’ailleurs, une avancée concrète est déjà en cours : l’obfuscation des adresses personnelles sur les Kbis, pour protéger les fondateurs. Un premier pas vers une meilleure protection des professionnels du secteur.

Le casse-tête MiCA : entre espoir et frustration

Si l’Europe a été pionnière avec le règlement MiCA, cette avance réglementaire est aujourd’hui un frein pour de nombreux projets.

 « C’est à la fois une bénédiction et un enfer. On a défini des concepts tôt, mais ça se retourne contre nous quand les usages évoluent. »

Stanislas appelle à plus de souplesse, notamment via des exemptions pour l’innovation, des bac à sable réglementaires et une meilleure anticipation des évolutions futures (staking, DeFi, real-world assets…).

DinoVox, premier membre polynésien de l’ADAN

Dans cette dynamique d’ouverture, une nouvelle réjouissante est venue du Fenua : DinoVox, partenaire de Blockchain Addict et pionnier du Web3 en Polynésie, vient de rejoindre les rangs de l’ADAN.

L’entreprise devient ainsi la première structure polynésienne et même de l’hémisphère sud à intégrer l’association. Une adhésion qui vient renforcer la voix des territoires ultramarins dans les débats nationaux et européens.

Source : X

L’union fait la force

Malgré les obstacles, Stanislas reste profondément optimiste. Pour lui, tout repose sur la maturité collective de l’écosystème.

« Si on ne parle pas d’une seule voix, on va se faire défoncer. » 

En clair : seul un dialogue constructif, transversal et déterminé peut permettre à l’Europe de rivaliser avec les États-Unis sur le terrain du Web3. Et à la France de garder ses talents.

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Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondateur

50 Partners : De l’entrepreneuriat à l’accélération web3 avec Bader

50 Partners : De l’entrepreneuriat à l’accélération web3 avec Bader

50 Partners : De l’entrepreneuriat à l’accélération web3 avec Bader

« Chaque année, nous voyons environ 1000 projets pour n’en retenir que 5 à 7 : autant dire que nous cherchons vraiment la pépite parmi les pépites. »

Créer une startup dans l’écosystème crypto est une aventure semée d’embûches. Face à la difficulté de transformer une bonne idée en entreprise pérenne, des structures comme 50 Partners se positionnent comme des acteurs incontournables, entre l’incubateur et le fonds d’investissement.

 À l’occasion d’une rencontre avec Bader, analyste VC chez 50 Partners, Blockchain Addict se penche sur les rouages de cet accélérateur qui ne cache pas son ambition : repérer et soutenir les futures références de l’entrepreneuriat  … dont celles du web3.

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50 Partners : accélérer les pépites du web3

 

Créé initialement il y a plus de 13 ans, 50 Partners rassemble aujourd’hui 200 entrepreneurs à succès répartis sur quatre verticales distinctes : la Tech, l’Impact, la Santé, et récemment, le Web3. 

Chaque verticale est portée par 50 entrepreneurs confirmés, dont le rôle est d’accompagner stratégiquement et opérationnellement les startups sélectionnées.

Concrètement, cet accompagnement se traduit par :

  • Des conseils stratégiques et opérationnels sur une durée pouvant aller jusqu’à 6 ans.

     

  • Des workshops spécialisés animés par des experts du droit, du recrutement ou encore du marketing.
  • Un accès direct à des entrepreneurs chevronnés, tels que Gilles Fedak (iExec), Cyrus Fazel (Swissborg), Adrien Hubert (Smart Chain), ou encore Sami Chlagou (Cross The Ages).

Comme l’explique Bader :

« Intégrer 50 Partners, c’est s’acheter un board de 50 advisers pour éviter les erreurs que d’autres ont pu commettre avant. »

L’objectif : offrir aux startups une rampe de lancement solide pour naviguer efficacement sur le marché complexe du web3.

Les cryptos au cœur de l’accompagnement chez 50 Partners

Si le modèle d’accélérateur traditionnel existe depuis longtemps, la spécificité web3 de 50 Partners réside dans l’expertise blockchain poussée et une vraie compréhension des enjeux liés à l’émission de tokens, au cadre réglementaire ou encore à la construction de communautés solides.

Un accompagnement concret, du token au marché

La vision pragmatique de 50 Partners se révèle particulièrement sur les projets web3 :

  • Accompagnement sur la tokenomics :
    Bader insiste sur ce point :

    « Un token doit avoir une véritable utilité, une économie solide derrière. La gouvernance ou le staking, seuls, ne suffisent plus. »

  • Soutien réglementaire :
    50 Partners met en relation les startups avec des experts en régulation pour anticiper les risques juridiques. Un atout crucial dans un environnement où la réglementation européenne est de plus en plus contraignante.
  • Appui communautaire :
    Selon Bader, la communauté est l’un des critères clés de succès des startups web3 :

    « On l’a vu avec l’airdrop d’HyperLiquid : les startups avec une communauté forte peuvent prospérer sans avoir recours à des investisseurs traditionnels. »

Les startups qui rejoignent 50 Partners peuvent également bénéficier d’un ticket d’investissement compris entre 100k et 500k euros, renforçant leur trésorerie dès les premières étapes de leur croissance.

L’utilité comme clé de l’adoption crypto : un conseil aux entrepreneurs web3

Face à la multitude de projets lancés chaque année, Bader souligne l’importance d’un critère central : l’utilité réelle et immédiate du produit.

L’analyste rappelle ainsi que :

  • Les projets qui réussissent le mieux disposent d’un équilibre entre technicité (un bon CTO) et capacité à communiquer (un CEO charismatique capable de défendre sa vision devant des investisseurs).

  • L’importance d’une traction réelle (nombre d’utilisateurs ou communauté engagée) dès les premières phases est un atout majeur pour une levée de fonds réussie.

Pour lui, l’entrepreneur idéal en web3 est avant tout celui qui réussit à bâtir un produit utile, tout en sachant communiquer efficacement auprès des communautés et des investisseurs.

« L’entrepreneuriat web3 est un parcours du combattant, mais on n’y avance jamais seul. »

Ainsi, 50 Partners apparaît comme un acteur incontournable de l’écosystème crypto francophone, où entreprendre n’est pas qu’un acte individuel, mais une aventure collective.

En effet, face aux défis que représente le marché des cryptos, la stratégie de 50 Partners est claire : réunir au sein d’un même réseau expertise, accompagnement de terrain et soutien financier pour donner toutes les chances de réussite à des projets soigneusement sélectionnés. Comme le rappelle justement Bader en guise de conclusion :

« Peu importe votre projet, la réussite dépendra toujours de votre capacité à vous entourer des bonnes personnes. Et c’est précisément ce qu’on offre chez 50 Partners. »

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Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondateur

Moins d’écran, plus de cryptos : comment Focus Tree gamifie la concentration

Moins d’écran, plus de cryptos : comment Focus Tree gamifie la concentration

Moins d’écran, plus de cryptos : comment Focus Tree gamifie la concentration

 

« Ce qui est difficile, ce n’est pas de bloquer son téléphone ; ce qui est dur, c’est de le faire vraiment, sur la durée. »

TikTok, Instagram, YouTube : la guerre pour capter notre attention est féroce. Aujourd’hui, un étudiant passe en moyenne entre 5 et 7 heures par jour sur son téléphone. Une addiction qui perturbe concentration, études et, à terme, réussite scolaire et professionnelle. Les applications classiques de gestion de temps peinent à résoudre ce problème : trop austères ou trop faciles à contourner, elles sont vite abandonnées par les utilisateurs.

Face à ce constat, Focus Tree propose une approche radicalement différente. Développée sur la blockchain Starknet, cette application connaît un succès exponentiel auprès des jeunes, avec une croissance de 40 % par mois depuis six mois. Sa particularité ? Utiliser subtilement la crypto pour inciter les utilisateurs à rester loin de leur smartphone.

Mais comment une application fondée sur la blockchain peut-elle atteindre une audience si large sans que la majorité ne réalise même qu’elle utilise une technologie crypto ?

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Focus Tree, c’est quoi ?

 

Lancée en juin 2022 par Gabin et son associé Laurent, Focus Tree est née d’un constat simple :

« Les jeunes sont complètement addicts à leur téléphone. C’est vraiment comme une drogue, ça modifie les circuits de dopamine. »

À l’origine ingénieur chez DataDog, Gabin s’est intéressé au développement personnel avant d’entreprendre dans la blockchain. Après une première expérience entrepreneuriale compliquée dans les cryptos (Demos Ventures), Gabin décide de miser sur le « mobile first » :

« En 2021, toutes les applications étaient desktop. Pour nous, c’était une aberration. Le futur de la crypto, ça passera par le mobile. »

Le concept de l’application est simple : appuyer sur un bouton « Focus » pour bloquer temporairement toutes les applications distrayantes de son téléphone, afin de travailler sans interruption pendant une durée définie.

Concrètement, voici comment fonctionne Focus Tree :

  • Minuteur personnalisable : l’utilisateur choisit la durée de son bloc de concentration. 
  • Blocage sélectif des apps : possibilité d’autoriser certaines applications utiles (Google Docs, ChatGPT) pendant les sessions de focus.

Gamification via des récompenses : chaque session terminée permet de gagner une « Tile », un NFT en forme de carré à collectionner.

Les cryptos au cœur (caché) de l’application

Bien que reposant sur une blockchain (Starknet), l’aspect crypto de Focus Tree est volontairement discret, voire invisible pour l’utilisateur moyen.

Gabin précise clairement la stratégie d’onboarding :

« Aujourd’hui, nos utilisateurs ne savent même pas qu’ils sont sur une blockchain. C’est toute la beauté du truc. »

Concrètement, l’utilisateur gagne des NFT appelés « Tiles », à chaque session de concentration réussie. Ces Tiles sont positionnés dans un jardin virtuel, représentant visuellement l’effort accompli.

Chaque mois, un nouveau thème de Tiles est proposé (Dragons, Noël, thème japonais), créant ainsi une dynamique de collection qui motive l’utilisateur à continuer de se concentrer régulièrement.

De plus, Focus Tree intègre un wallet crypto simplifié et invisible pour l’utilisateur. Pas besoin de comprendre le fonctionnement complexe d’une blockchain pour interagir avec ses récompenses numériques. Gabin explique :

« L’aspect blockchain est complètement abstrait pour l’utilisateur final. C’était la vision promise il y a trois ans. »

Ce choix permet à Focus Tree d’adresser massivement des utilisateurs non crypto-natifs, contrairement à beaucoup d’autres applications blockchain.

L’utilité réelle, la clé de l’adoption de masse ?

Le succès fulgurant de Focus Tree (près de 300 000 utilisateurs onboardés avec 94 % de l’activité sur Starknet aujourd’hui) soulève une question essentielle pour les entrepreneurs crypto : faut-il reléguer la technologie blockchain au second plan pour conquérir le grand public ?

Pour Gabin, la réponse est claire :

« La valeur ajoutée n’est pas technique, elle réside dans la motivation, le côté fun et social. »

L’histoire de Focus Tree illustre parfaitement ce principe : les utilisateurs viennent pour résoudre un problème concret (l’addiction aux écrans) et restent grâce à une expérience ludique, sans se soucier de la technologie sous-jacente.

Gabin partage une réflexion plus large sur l’avenir de l’entrepreneuriat crypto :

« Aujourd’hui, beaucoup d’applications crypto se battent pour une petite niche. Nous avons préféré un océan bleu avec des millions d’étudiants. »

L’exemple de Focus Tree démontre que l’onboarding massif ne vient pas de promesses abstraites liées à la crypto, mais bien d’une proposition de valeur forte et immédiatement perceptible par l’utilisateur.

Vers une nouvelle génération d’applications blockchain ?

Focus Tree prouve que l’avenir de la blockchain pourrait être celui d’une adoption possible. En se concentrant d’abord sur l’utilité réelle, l’app a réussi à franchir un cap, atteignant une audience grand public considérable :

« Potentiellement, Focus Tree aura des dizaines de millions d’utilisateurs actifs, plus que toutes les blockchains réunies. »

Ce succès interroge profondément les futurs créateurs d’applications blockchain : l’avenir n’est-il pas d’abord dans l’expérience utilisateur avant tout, avec une blockchain en coulisse, discrète mais efficace ?

A Gabin de répondre et de conclure : 

« Notre mission à venir est d’éduquer nos utilisateurs pour qu’ils découvrent progressivement la crypto, pourquoi pas stacker du Bitcoin pour leur retraite via Focus Tree. Ce serait une immense victoire. »

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Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondateur

Cryptorapt, phishing, arnaques crypto : les conseils de Robin (ComCyber‑Mi) pour mieux se protéger

Cryptorapt, phishing, arnaques crypto : les conseils de Robin (ComCyber‑Mi) pour mieux se protéger

Cryptorapt, phishing, arnaques crypto : les conseils de Robin (ComCyber‑Mi) pour mieux se protéger

« Quand quelque chose est trop beau pour être vrai, c’est tout simplement trop beau pour être vrai. »

Cette phrase résonne particulièrement fort à une époque où la sécurité physique des entrepreneurs crypto est devenue une préoccupation majeure en France. Ces derniers mois, des affaires spectaculaires de kidnappings avec demandes de rançon en cryptomonnaies ont secoué l’écosystème français, faisant basculer la menace numérique dans une violence réelle, palpable, parfois terrifiante.

Face à cette situation critique, Blockchain Addict a décidé d’aller directement au cœur des institutions dédiées à notre sécurité numérique. Nous avons ainsi pu échanger en profondeur avec Robin Guerchon, analyste cybermenaces spécialisé crypto au ComCyber‑Mi, le Commandement du ministère de l’Intérieur dans le cyberespace, pour mieux comprendre cette menace grandissante, mais surtout comment y faire face.

Merci sincèrement à Robin Guerchon et aux équipes du ComCyber‑Mi de nous avoir permis d’aborder sans filtre ces sujets sensibles.

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Crypto-rapt : quand les criminels franchissent la frontière du réel

 

Depuis le début de l’année 2025, une série inquiétante de kidnappings ciblant des entrepreneurs crypto a plongé le secteur dans un profond malaise. 

L’affaire récente du père d’un entrepreneur, enlevé et torturé à la recherche d’une rançon en Bitcoin, avec une violence rappelant des scènes dignes de films noirs, a marqué profondément les esprits.

Pour Robin Guerchon, cette nouvelle vague de criminalité a une explication simple mais inquiétante :

« Des criminels ont découvert les cryptos, constaté la richesse potentielle des détenteurs français, et les clichés véhiculés par certains médias autour de cette supposée richesse facile et anonyme les ont confortés dans leurs intentions criminelles. » 

La réponse à ces violences nécessite donc une prise de conscience collective, mais aussi une meilleure formation à la cybersécurité. C’est là que le ComCyber-Mi entre en jeu.

ComCyber‑Mi : une unité au cœur de la cyberdéfense française

Le ComCyber‑Mi, créé en 2023, agit comme une sorte de gardien ministériel, orchestrant les réponses face aux cybermenaces à l’échelle nationale. 

Il regroupe sous son autorité gendarmerie, police et préfecture de police de Paris, mais aussi des experts techniques spécialisés, comme Robin Guerchon lui-même.

Les missions de l’unité s’articulent autour de quatre grands axes stratégiques, détaillés par Robin lors de l’interview :

  • Anticipation : Production de rapports réguliers, évaluant les menaces cyber et notamment crypto, pour permettre une prise de décision éclairée des autorités

  • Formation : À travers notamment le CNF Cyber, situé à Lille, ComCyber‑Mi forme policiers, gendarmes et magistrats à comprendre, enquêter et juger efficacement les crimes liés au numérique

  • Appui technique : Mise à disposition d’experts (crypto, data science, cybercriminalistique) qui accompagnent directement les enquêtes judiciaires

Coordination : Facilitation des échanges internationaux et coopération active avec les plateformes crypto, afin de réagir rapidement et efficacement 

Cybercriminalité : tour d’horizon des arnaques les plus fréquentes

 

Ne pas se sentir invincible : l’autre visage des menaces

Au-delà des agressions physiques visant certains entrepreneurs crypto, il serait dangereux de croire que les risques se limitent à des attaques spectaculaires ou réservées à des profils très exposés. 

En réalité, les menaces sont bien plus fréquentes, sournoises… et souvent invisibles jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

Car dans la crypto, la sécurité commence par l’utilisateur lui-même. Adopter une bonne hygiène numérique – c’est-à-dire apprendre à reconnaître les signaux d’alerte, sécuriser ses accès, et éviter les comportements à risque – est essentiel, que l’on débute dans le Web3 ou que l’on s’y investisse depuis des années.

Et comme l’a souligné Robin, les escrocs ne ciblent pas seulement les néophytes : ils adaptent leurs méthodes pour tromper même les plus aguerris.

Voici trois scénarios d’escroquerie qu’il nous a détaillés — à connaître absolument pour éviter de tomber dans le piège.

Le “Pig Butchering” : la romance comme appât

Derrière ce terme à l’apparence grotesque – « l’engraissement du cochon » – se cache une arnaque psychologique redoutable.

Le mode opératoire est bien huilé : une personne séduisante vous aborde sur WhatsApp, Telegram ou les réseaux sociaux. Le ton est amical, la conversation évolue vers quelque chose de plus intime. 

Puis arrive une « opportunité » d’investissement dans les cryptos – souvent via une plateforme inconnue mais au design soigné.

C’est une illusion complète. Les rendements sont factices, le site est frauduleux, et  l’objectif est simple : vous faire déposer de l’argent encore et encore… jusqu’à l’abattage final.

Ce qui rend cette arnaque efficace : la manipulation émotionnelle. En jouant sur l’affectif, les fraudeurs contournent la méfiance rationnelle.

Task scams : les jobs faciles qui coûtent cher

Ici, l’attaque prend la forme d’un job apparemment anodin. On vous propose de gagner de l’argent en effectuant des tâches simples : liker des vidéos, noter des produits, booster une visibilité. 

À première vue, tout semble normal. On vous rémunère même pour les premières actions.

Mais rapidement, un blocage apparaît : pour débloquer vos « gains », on vous demande de payer des frais. Puis d’autres. Et encore d’autres. C’est le début d’une spirale sans fin.

Ce qui rend cette arnaque dangereuse : l’effet de crédibilité installé par les premiers paiements et l’escalade des engagements.

Les faux traders et plateformes truquées

Dernier grand classique, plus technique : l’arnaque à l’investissement. Vous êtes contacté par un pseudo-trader ou un « coach crypto » vous promettant des rendements exceptionnels. 

Il vous dirige vers une plateforme professionnelle, avec des graphiques, des dashboards, un suivi de gains… tout semble carré.

Mais cette façade cache un vide. Les fonds déposés ne sont jamais investis. Ils alimentent une chaîne frauduleuse dont vous ne reverrez jamais la couleur.

Ce qui piège ici : l’esthétique professionnelle du site, le jargon utilisé, et la fausse transparence qui crée un sentiment de confiance.

 

Et toujours en toile de fond : le phishing

Toutes ces arnaques ont un terrain commun : l’usurpation d’identité numérique.

Faux sites, faux supports techniques, faux QR codes : le phishing est souvent la porte d’entrée de l’arnaque. Il suffit d’un seul clic mal placé pour que votre portefeuille, vos identifiants ou vos fonds soient compromis.

Protéger son portefeuille, c’est d’abord protéger ses réflexes

Le message de Robin est clair : la sécurité est un état d’esprit, pas un outil.
Même le meilleur wallet ou la meilleure plateforme ne vous protège pas de vous-même. Il faut apprendre à dire non, à vérifier, à prendre le temps.

Se former, s’informer, et garder la tête froide : voilà les vrais piliers d’une aventure crypto durable.

Hygiène numérique et protection des données : les conseils clés

Face à ces dangers multiples, propose une liste claire et précise de bonnes pratiques de sécurité :

  • Ne jamais divulguer votre seed phrase (même au support officiel d’une plateforme crypto)

  • Stocker ses phrases de récupération sur support non connecté à internet (papier, métal), éventuellement avec une protection supplémentaire (passphrase).

  • Utiliser régulièrement des outils comme « Have I Been Pwned » pour vérifier si vos données personnelles sont exposées.

  • Signaler systématiquement à la police ou gendarmerie tout incident, pour alimenter les enquêtes et renforcer la réponse publique (12:21–12:46).

Enfin, comprenons bien que la lutte contre la cybercriminalité dépasse largement les frontières nationales.

 Pour Robin,et ça sera là le mot de la fin, améliorer la coopération entre pays est un enjeu majeur :

« Face aux flux rapides des cryptomonnaies, il est vital de renforcer les échanges internationaux, afin de bloquer immédiatement les fonds volés avant qu’ils ne disparaissent dans la nature. » 

Merci encore à Robin et au ComCyber‑Mi pour ces échanges précieux. Protégez-vous, informez-vous, et surtout, restez vigilants.

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Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondateur

Coinhouse, le pionnier français de l’investissement crypto – Rencontre avec Nicolas Louvet

Coinhouse, le pionnier français de l’investissement crypto – Rencontre avec Nicolas Louvet

Coinhouse, le pionnier français de l’investissement crypto – Rencontre avec Nicolas Louvet

«Nous sommes en France depuis 2014. Nous sommes parmi les plus vieilles plateformes présentes en Europe. Régulés depuis 2020, nous avons été parmi les pionniers à l’être en France et en Europe. »

Si vous êtes français et intéressé par les cryptomonnaies, vous avez certainement déjà entendu parler de Coinhouse. Véritable précurseur pour notre écosystème en France, Coinhouse s’est imposée depuis près d’une décennie comme l’une des plateformes incontournables en Europe pour investir sereinement dans les cryptomonnaies, tout en bénéficiant d’un cadre régulé et sécurisé.

Blockchain Addict est parti pour vous, à la rencontre de son CEO et cofondateur, Nicolas Louvet.

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Qu’est-ce que Coinhouse exactement ?

Coinhouse n’est pas une plateforme crypto comme les autres. Née en 2014 sous le nom de « La Maison du Bitcoin », Coinhouse fut parmi les premières initiatives françaises à démocratiser l’accès au Bitcoin et aux cryptomonnaies auprès d’un grand public. 

Nicolas Louvet rappelle ainsi l’origine pionnière de la plateforme :

« Nous ne sommes pas un exchange, c’est-à-dire une place de marché ou une bourse, notre solution n’est pas destinée en priorité à des traders. Nous sommes  là pour aider des investisseurs, des épargnants, particuliers ou entreprises, à investir en crypto, à créer une forme d’investissement patrimonial en crypto en toute sécurité. Nous nous adressons donc à 95% du marché car au final, il y a très peu de traders. » 

Dès ses débuts, Coinhouse a choisi de se différencier en se positionnant comme une plateforme d’investissement plutôt qu’un simple exchange destiné aux traders. 

Sa philosophie se résume ainsi : faciliter l’accès aux cryptomonnaies à un public large, composé aussi bien de novices que d’investisseurs aguerris, mais sans encourager les pratiques spéculatives à outrance ou l’investissement dans n’importe quel type de crypto.

Une plateforme crypto régulée, un gage de sécurité

La régulation constitue l’un des piliers majeurs de Coinhouse. Dans un secteur souvent marqué par des scandales et des faillites (on pense notamment à l’affaire FTX), Coinhouse se distingue par son cadre strict, contrôlée par les autorités françaises et européennes.

Nicolas Louvet précise :

« Une de nos propositions de valeur de base est de sécuriser les cryptos de nos clients. Nous sommes un acteur régulé de la conservation des cryptos. Une énorme partie des cryptos de nos clients est dans des systèmes de cold storage imprenables. La gestion est complexe et distribuée sur plusieurs personnes, réparties dans des régions différentes,  avec un systèmes de vérification sophistiqué et un blocage de tout le système en cas de risque.» 

Concrètement, Coinhouse utilise des mécanismes de stockage hors ligne (cold storage), considérés comme les plus sûrs pour préserver les crypto-actifs.

La plateforme se porte responsable des fonds détenus chez elle, ce qui la distingue fortement de nombreux concurrents internationaux où le client reste souvent seul face aux risques de piratage.

Coinhouse, un service client haut de gamme

La plateforme crypto made in France mise également fortement sur la qualité de son accompagnement

Alors que beaucoup d’exchanges  laissent souvent leurs utilisateurs se débrouiller seuls, Coinhouse propose un support client réactif, accessible et surtout humain. 

Le support personnalisé de Coinhouse est apprécié autant par des investisseurs débutants que par des entreprises, en quête de conseils ou de solutions adaptées à leurs besoins spécifiques.

Une gamme variée d’offres d’investissement

Coinhouse a conçu plusieurs formules distinctes afin de répondre à tous les profils d’investisseurs. 

Cette gamme s’étend de l’offre classique, accessible gratuitement à tous, jusqu’à une offre premium dite « gestion privée », dédiée à une clientèle cherchant un accompagnement personnalisé et pointu, comme le détaille Nicolas Louvet :

« L’offre gestion privée, c’est comme avoir un conseiller en gestion de patrimoine crypto. Cette offre comprend un chargé de compte dédié, zéro frais de transaction jusqu’à 96 000 € par an, un staking boosté, etc. » 

En plus de ces deux services, Coinhouse propose aussi une offre intermédiaire nommée « Investisseur », qui donne accès à du contenu éducatif exclusif, notamment des lives hebdomadaires avec des experts pour comprendre le marché et optimiser ses investissements, et zéro frais jusqu’à 36 000€ par an. 

Des stratégies d’investissement adaptées à chacun

Au-delà des offres commerciales, Coinhouse accompagne ses utilisateurs dans la définition de stratégies d’investissement claires et adaptées à leur profil de risque. Nicolas Louvet résume ainsi les approches clés proposées par Coinhouse :

  • Investissement long terme : l’offre de base destinée à tout le monde. Il s’agit d’acheter et conserver majoritairement du Bitcoin avec une diversification raisonnable sur quelques grandes cryptomonnaies, en vue d’un placement patrimonial sur plusieurs années.

  • Dollar Cost Averaging (DCA) : se créer une épargne progressivement en Bitcoin et crypto en lissant son investissement. Coinhouse permet d’épargner régulièrement une petite somme, afin de lisser les risques liés à la volatilité des cryptomonnaies.

  • Mandats de gestion : investir en déléguant la gestion à des professionnels. C’est possible en confiant son portefeuille à Coinhouse, qui gère alors les actifs selon une stratégie claire établie à l’avance.

  • Accompagnement personnalisé : investir de façon dynamique (achat, vente régulier) pour profiter au maximum des opportunités mais sans être seul. Coinhouse est la seule plateforme à proposer un suivi actif de son portefeuille pour optimiser ses investissements en fonction des cycles du marché.

Il précise particulièrement l’importance du DCA :

« Les clients qui gagnent le plus aujourd’hui chez Coinhouse, ce sont ceux qui font du DCA avec une grosse proportion de Bitcoin et ceux qui sont accompagnés par nos chargés de compte. »

Vision d’avenir et ambitions de croissance

Enfin, Coinhouse affiche clairement ses ambitions de devenir bien plus qu’une simple plateforme d’investissement crypto.

Nicolas Louvet se projette déjà dans une vision où Coinhouse deviendrait une véritable « crypto-banque », capable d’offrir tous les services financiers classiques (comptes, crédits, épargne), mais toujours fondés sur les innovations offertes par la blockchain.

« Depuis 2019, mon mot d’ordre c’est dire que Coinhouse doit devenir une crypto-banque (…). L’intérêt, c’est que l’architecture derrière, toutes les technologies, tous les services soient basés sur la crypto. » 

En résumé : pourquoi Coinhouse ?

Coinhouse se distingue nettement des autres acteurs crypto grâce à son positionnement unique qui mêle :

  • Une plateforme sécurisée et régulée, la première a l’avoir été en 2020

  • Une offre d’investissement variée et pédagogique, adaptée à tous les publics.

  • Des frais très compétitifs parmi les moins chers du marché et même de 0% en souscrivant à des abonnements à partir de 8,90 € TTC/mois.

  • Un service client réactif et humain qui tranche avec les pratiques courantes du marché.

  • Une ambition claire de devenir une véritable crypto-banque européenne.

Et c’est bien Nicolas Louvet lui-même qui, pour conclure, résume la force et l’essence de Coinhouse lorsqu’il explique l’importance de leur démarche pédagogique et transparente :

« Nous voulons  inviter chacun à considérer les cryptos, mais sans forcer les choses, en ayant une approche adaptée à tous les profils.

Alephium, blockchain Proof of Work : la résistance s’organise

Alephium, blockchain Proof of Work : la résistance s’organise

Alephium, blockchain Proof of Work : la résistance s’organise

Proof of Work ou Proof of Stake ? Une question que Maud d’Alephium ne se pose plus : pour elle, le choix est fait.

Alors que la majorité des nouvelles blockchains optent pour le Proof of Stake (PoS), jugé plus rapide, moins énergivore et plus accessible, Alephium choisit un autre chemin. Celui du Proof of Work (PoW), ce mécanisme qui a fait la force et la réputation de Bitcoin, mais que beaucoup considèrent comme obsolète.

Alephium est une blockchain Layer 1, c’est-à-dire une blockchain de base, qui n’est pas dépendante d’une autre pour fonctionner. Elle a été conçue dès le départ pour supporter les smart contracts, être scalable (c’est-à-dire capable de gérer un grand volume de transactions) et programmable. Et cela, sans renier les fondamentaux du Web3 : la décentralisation, la transparence, la résistance à la censure. Un parti pris rare et assumé.

« Ce qu’on voulait avec Alephium, c’était partir sur des bases technologiques très différentes pour avoir des trade-offs différents aussi. » 

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De l’ICO au Proof of work 

 

Maud découvre la blockchain en 2017, au coeur du bull run historique qui a vu le Bitcoin atteindre les 20 000 dollars. A l’époque, elle pense simplement aider une communauté sur Telegram. 

Mais très vite, son implication devient totale : elle passe 15 heures par jour à répondre aux utilisateurs, même le soir de Noël. Un engagement de terrain, qui la confronte aux limites techniques et humaines de l’industrie.

Cette expérience fondatrice l’amène à rejoindre Alephium. Aujourd’hui, en tant que COO, elle coordonne les opérations, les équipes, les relations communautaires et les initiatives stratégiques. Son passé dans un crypto exchange et une start-up tech l’a dotée d’une compréhension fine des dynamiques écosystémiques.

Alephium : scalabilité, sécurité et exécution intelligente

Alephium répond à un triple besoin : être sécurisée comme Bitcoin, programmable comme Ethereum et scalable comme les blockchains de nouvelle génération. Le projet mise sur une architecture originale, mêlant modèle UTXO (issu de Bitcoin) et account-based (comme Ethereum). Cette fusion permet une meilleure parallélisation des transactions et une plus grande flexibilité de programmation.

Avec un block time de 16 secondes (bientôt 8), Alephium propose une expérience utilisateur fluide, même en cas d’affluence sur le réseau. Les tests en cours visent déjà les 20 000 transactions par seconde.

« On voit ça comme le meilleur des deux mondes : la sécurité du Proof of Work, avec la scalabilité et la programmabilité qu’on retrouve ailleurs. » 

ALPH : un token miné lentement, pensé pour durer

Là encore, Alephium se distingue. Le token ALPH n’est pas préminé, ni distribué massivement en amont. Il est miné progressivement sur 80 ans, avec une inflation extrêmement lente et prévisible.

« Aujourd’hui, 20 % du supply a été miné, et les 80 % restants le seront sur les 80 prochaines années. » 

Pas de halving brutal comme sur Bitcoin. Pas non plus de courbe d’émission ultra rapide comme chez Kaspa. Ce choix assure une rémunération stable pour les mineurs et une meilleure visibilité pour les développeurs et investisseurs. Une « tail emission » viendra compléter le modèle à long terme, pour garantir la viabilité du réseau au-delà des 80 ans.

Le PoW, une ressource… durable ?

Alors que le Proof of Work est souvent pointé du doigt pour sa consommation énergétique, Maud défend une vision nuancée et surtout documentée. Elle rappelle que le PoW peut être un levier d’optimisation énergétique, de valorisation des surplus (solaire, hydro, éolien) et même de stabilisation de réseau. Sujet également abordé lors de notre interview avec Sebastien Gouspillou.

« Le mining est une des seules technologies capables de résoudre des défis environnementaux sans subvention publique. » 

L’exemple texan parle de lui-même : grâce au minage, l’État a évité 18 milliards de dollars d’investissements dans des infrastructures à gaz, tout en renforçant la résilience de son réseau électrique.

Nœuds, accessibilité, et désintermédiation

Derrière les nœuds de la blockchain se joue une bataille silencieuse : celle de l’accessibilité et de la souveraineté technique. Alors que certaines blockchain PoS nécessitent des serveurs coûteux, Alephium permet de faire tourner un nœud… sur un Raspberry Pi.

« On peut faire tourner un nœud Alephium sur un Raspberry Pi. C’est ça, la décentralisation. » 

Un détail technique et durable qui a des conséquences politiques : n’importe qui peut vérifier les transactions, sans passer par un tiers. C’est la base de la désintermédiation.

Stablecoins, NFT, oracles : un écosystème en marche

Malgré sa jeunesse, Alephium bénéficie d’un écosystème fonctionnel : bridges vers USDT/USDC, oracles, plateformes NFT, protocoles de lending et même stablecoin natif (AlphBanx). La tokenisation d’infrastructures énergétiques est également en cours.

« Même si on est une jeune blockchain, on a eu pas mal de traction grâce à ces ponts vers les stablecoins. » 

La réalité est là : développer un nouvel environnement, avec une VM et un langage propres, prend du temps. Mais cela ouvre la voie à une indépendance technologique bien plus solide.

Innovation radicale, cohérence totale

Alephium n’est pas un coup de com’. C’est une infrastructure, un outil, mais aussi une idée : que l’on peut construire une blockchain rapide, efficace, programmable, sans renier les valeurs fondatrices du Web3. 

Et si l’avenir était fait de compromis choisis, plutôt que subis ? A Maud de nous répondre avec le mot de la fin : 

« On veut montrer qu’il n’est pas nécessaire de compromettre la décentralisation pour avoir un écosystème performant. »