Bittensor (TAO) : La cryptomonnaie au service de l’IA – Avec Mantat Minds

Bittensor (TAO) : La cryptomonnaie au service de l’IA – Avec Mantat Minds

Bittensor (TAO) : La cryptomonnaie au service de l’IA – Avec Mentat Minds

Solana - blockchainaddict.fr

Après avoir fait un tour du côté de la pensée Bitcoin avec Yorick de Mombynes la semaine dernière, il est temps de découvrir sur le site de Blockchain Addict un nouvel écosystème. Et, cette semaine justement, nous nous sommes attaqués à Bittensor dont le TAO est la cryptomonnaie native.

Pour mieux aborder ce réseau, nous avons fait appel à Mentat Minds, un projet de staking qui se construit sur cet écosystème. Pour le co-fondateur de Mantat Minds, Antoine Planchon, le déclic a été d’ailleurs puissant :

« je pense que ça faisait depuis la découverte de Bitcoin que j’avais pas j’avais pas ressenti ce waouh« .

Bittensor (TAO) : l’IA réinventée

Mettons d’emblée les mains dans le camboui. Le but du réseau Bittensor est de créer un marché de l’intelligence décentralisé, où la puissance de calcul et les modèles d’IA ne sont plus le monopole de quelques géants (coucou Google et les GAFAM), mais une ressource accessible à tous.

Le cœur du réseau est le TAO, sa cryptomonnaie native. C’est elle qui alimente l’écosystème en incitant à la collaboration.

Concrètement, Bittensor fait travailler des milliers de modèles d’IA en parallèle pour résoudre des problèmes complexes.

Par exemple, si vous avez besoin d’un modèle pour générer du texte, le réseau va mettre en compétition plusieurs « mineurs » et leur attribuer une récompense en TAO en fonction de la qualité de leur contribution.

Une manière de miner de l’intelligence artificielle en quelques sorte.

Subnets et incitations : le cœur du réacteur

Bittensor : quelques définitions pratiques 

Le réseau fonctionne grâce à un système de sous-réseaux (subnets), chacun dédié à un cas d’usage spécifique de l’IA. Un subnet pourrait être spécialisé dans la traduction, un autre dans la génération d’images, etc.

Ce qui est inédit chez Bittensor et qui fait toute sa puissance, c’est justement cette architecture en subnets.

Imaginez ça comme une multitude de marchés spécialisés, chacun se concentrant sur une seule « matière première » numérique liée à l’IA. Il en existe 128 actuellement, et chacun a son propre cas d’usage : génération de texte, de code, de traduction, de musique… C’est là que le réseau s’anime.

À l’intérieur de ces sous-réseaux, on trouve deux types d’acteurs clés qui assurent le bon fonctionnement du système :

    • Les Mineurs (Miners) : les cerveaux du réseau Ce sont eux qui font le travail. Ils fournissent les modèles d’IA et la puissance de calcul pour accomplir les tâches demandées par le subnet. En gros, ils mettent leur intelligence artificielle au service du réseau. Pour eux, c’est un moyen de monétiser leurs ressources en contribuant au développement de l’IA décentralisée.
    • Les Validateurs (Validators) :  Eux, c’est les évaluateurs. Leur rôle est d’évaluer la qualité et la pertinence des contributions des mineurs. Ils ont un rôle important, car leur évaluation détermine la distribution des récompenses. C’est grâce à eux que seuls les meilleurs modèles et les contributions les plus utiles sont récompensés. De fait, en stakant vos tokens TAO sur un validateur, vous lui donnez plus de poids dans cette évaluation, et en retour, vous gagnez une partie des récompenses qu’il génère.
  • Subnets owners: responsable du subnet, il définit les règles, la manière dont les miners et validateurs vont travailler. Il se charge également de promouvoir son subnet pour faire en sorte d’attirer de nouveaux participants.

Le réseau, construit sur sa propre blockchain, sert de « système d’enregistrement » et de mécanisme d’incitation.

En gros, il garantit que les contributions de chaque mineur sont évaluées et récompensées équitablement, sans qu’un seul point de contrôle ne puisse tout faire dérailler.

C’est l’essence même de la décentralisation, appliquée non pas aux transactions financières, mais à l’intelligence artificielle.

Yuma Consensus, le cerveau de Bittensor

Pour se faire, Bittensor utilise un algorithme de consensus appelé Yuma Consensus pour agréger les évaluations des validateurs et s’assurer que les meilleurs mineurs reçoivent la plus grande part des récompenses. 

C’est un système de mérite pur et dur, où la qualité prime sur tout le reste. La vraie valeur ajoutée du réseau, c’est cette incitation à la recherche. Comme le résume bien Antoine :

« Dans Bittensor, il y a vraiment de l’incitation de la recherche« . 

C’est ce qui fait la différence avec la majorité des autres projets, qui se contentent de mettre en relation des utilisateurs avec des modèles d’IA déjà prêts.

La tokenomics du TAO : le faux clone de bitcoin

Le cœur battant de l’écosystème est le jeton TAO. Dans l’interview, Antoine le compare à Bitcoin, et c’est plutôt logique car les créateurs de Bittensor s’en sont inspirés pour construire leur tokenomics.

Le TAO a une offre totale fixe de 21 millions et a été lancé en fair launch (pas de pré-ventes, pas de VC). Comme le BTC son émission diminue de moitié lors des halvings. Mais la ressemblance s’arrête là. 

Alors que le Bitcoin est émis pour valider des transactions, le TAO est émis pour inciter et récompenser le travail collectif des mineurs et des validateurs autour d’un objectif commun : l’amélioration continue des modèles d’IA. 

C’est un système de « preuve d’intelligence » (Proof of Intelligence), bien plus complexe que la simple « preuve de travail » (Proof of Work) de Bitcoin.

Le rôle de Mentat Minds sur le réseau Bittensor

Vous l’aurez compris, Mentat Minds est un acteur clé de l’écosystème Bittensor. Leur rôle est de proposer un service de gestion de staking de haute qualité. Concrètement, ils vous proposent diverses stratégies vous permettant de staker vos TAO ou vous exposer sans effort au marché des subnets. Tout cela est proposé de manière non custodiale, grâce à un technologie appelée “Proxy”.

Ainsi, vous bénéficiez d’un staking optimisé, car Mentat Minds rebalance vos fonds sur les meilleurs validateurs afin d’avoir le meilleur yield, et tout ça sans perdre le contrôle sur vos fonds.

Pour conclure, si Bittensor attire autant l’attention, c’est parce qu’il représente une véritable rupture, un passage de 0 à 1 dans la production de services informatiques. Selon Antoine, co-fondateur de Mentat Minds :

« Bitcoin décentralise la valeur, Bittensor décentralise la production ». 

Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondateur

MNBC, banques centrales et trésorerie d’entreprises : 3 menaces pour Bitcoin ?

MNBC, banques centrales et trésorerie d’entreprises : 3 menaces pour Bitcoin ?

MNBC, banques centrales et trésorerie d’entreprises : 3 menaces pour Bitcoin ?

« Toutes les monnaies fiates sont en inflation dans le monde et donc Bitcoin nous protège contre toutes les monnaies fiat quel que soit leur degré d’inflation. » 

Pour la rentrée de Blockchain Addict, pas de blabla, on ne se perd pas dans le métavers avec des tokens de licorne. On a décidé de revenir aux fondamentaux, à la source de l’amour, et de se poser LA question qui dérange : pourquoi sommes-nous tous obsédés par le Bitcoin ?

À l’heure où les institutionnels, ces gros poissons de la finance traditionnelle, prennent Bitcoin d’assaut, il est facile d’oublier sa raison d’être. On voit des ETF, des chiffres sur la valeur en dollars, et on en oublie presque la raison pour laquelle Satoshi Nakamoto a sorti de terre cette petite révolution.

Pour revenir à l’essentiel, nous nous sommes appuyés sur la vision de Yorick de Mombynes, magistrat et penseur de Bitcoin.

En s’inspirant de ses réflexions, cet article explore les trois menaces qui pèsent sur l’actif numérique : les MNBC, les banques centrales et les trésoreries d’entreprise.

Ethereum France - blockchazinaddict

Genèse de Bitcoin : fiat Satoshi Nakamoto

Pour comprendre les enjeux, il faut faire un petit saut dans le temps, plus précisément en 2008. Le monde de la finance s’écroule sous le poids des subprimes. Les banques, soi-disant « trop grandes pour faire faillite« , se s’en sortent in extremis grâce à des plans de sauvetage massifs payés par les contribuables.

La confiance dans le système financier traditionnel et ses gardiens, les banques centrales, est au plus bas.

C’est dans ce chaos qu’un individu ou un groupe, sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto, publie le livre blanc de Bitcoin. Et ce n’est pas une coïncidence si, dans le tout premier bloc de la blockchain Bitcoin (le « bloc de genèse »), il inclut un message caché, la Une du Times du jour à l’époque : « The Times 03/Jan/2009 Chancellor on brink of second bailout for banks. » (Le Chancelier est sur le point de lancer un deuxième plan de sauvetage pour les banques).

Ce message n’est pas anodin. Il est le manifeste de Bitcoin. Il nous rappelle que le BTC n’est pas une simple monnaie numérique. C’est une réponse directe à la faillite morale et financière des banques et de leurs gouvernements.

Son but ? Créer un système de monnaie électronique de pair à pair, sans l’intervention d’un tiers de confiance (banque, gouvernement, etc.), résistant à la censure et à la manipulation. Une monnaie qui nous appartient vraiment, gravée dans le marbre de la blockchain.

Menace n°1 : La Monnaie Numérique de Banque Centrale (MNBC), le cheval de Troie

Face à l’essor de Bitcoin, puis des cryptomonnaies, les banques centrales ont d’abord feint l’indifférence, puis ont ricané. Maintenant, elles ripostent avec leurs propres projets : les MNBC. Ces « monnaies numériques de banque centrale » sont souvent présentées comme le futur de l’argent, plus pratique, plus rapide. Mais derrière cette façade se cache l’opposé exact de ce que Bitcoin représente.

Alors que Bitcoin est décentralisé, une MNBC est centralisée. Son émission, sa distribution et sa gestion sont sous le contrôle absolu de la banque centrale. Contrairement à la blockchain Bitcoin, qui est publique et transparente, une MNBC serait une base de données privée, dont l’accès est contrôlé par l’État. 

Le risque ? Une surveillance totale. On peut imaginer alors une MNBC programmable, où le gouvernement pourrait décider de ce que vous avez le droit d’acheter, ou si votre argent a une date de péremption. C’est un outil de contrôle financier et social sans précédent, à mille lieues de la liberté offerte par Bitcoin.

« La réalité historique […] c’est que les banques centrales ont été créées pour faciliter l’inflation monétaire au profit de la puissance publique pour compléter son financement au-delà de l’impôt. (…) Les démocraties sont capables de la plus grande coercition en matière monétaire. On l’a vu aux États-Unis dans les années 30 avec l’or.»

Menace n°2 : Les Banques Centrales, les vieilles habitudes ont la vie dure

Les banques centrales ont un historique long et sinueux. Comme l’a noté Yorick de Mombynes, elles ont souvent été créées pour financer les guerres et les dépenses des États, en ayant recours à la planche à billets.

C’est un schéma qui se répète depuis des siècles : la création de masse monétaire entraîne l’inflation, qui déprécie l’épargne des citoyens. C’est l’essence même de ce que Hayek appelait « la route de la servitude« .

Bitcoin, avec sa quantité limitée à 21 millions d’unités, est la réponse à ce problème. Il est conçu pour être une monnaie « dure » et déflationniste, impossible à imprimer à l’infini.

Les banques centrales, en créant des monnaies illimitées, sont en contradiction directe avec ce principe.

De fait, elles n’ont d’autre choix que de considérer Bitcoin comme une menace à leur monopole monétaire. C’est un combat de philosophie économique : une monnaie saine et décentralisée contre une monnaie fiduciaire inflationniste et centralisée.

De fait, et c’est là que l’ironie est savoureuse, les mêmes banques qui regardaient Bitcoin de haut il y a quelques années se jettent maintenant à corps perdu sur les ETF adossés à ce même BTC.

En participant à ces fonds, elles permettent à leurs clients institutionnels et fortunés d’y investir sans avoir à gérer les complexités techniques. Comprenons bien toutefois. Pour ces banques, les ETF Bitcoin ne sont pas un soutien à la philosophie de Bitcoin.

Ce sont de nouveaux produits à vendre pour générer des frais. Elles se positionnent comme des intermédiaires incontournables, renforçant leur propre modèle centralisé tout en profitant de l’engouement pour un actif qu’elles ne contrôlent pas.

« J’ose espérer que ce phénomène des ETF est transitoire et que c’est surtout une porte d’entrée dans l’écosystème Bitcoin. » 

Menace n°3 : Les Trésoreries d’Entreprise, quand le capitalisme s’invite à la fête

Aux MNBC, et aux banques s’ajoutent un autre facteur menaçant la reine des cryptomonnaies.

L’adoption du Bitcoin par des entreprises comme Strategy, sous l’impulsion de Michael Saylor, est en effet une arme à double tranchant. C’est une excellente nouvelle pour l’adoption de la cryptomonnaie, mais elle soulève des questions sur la centralisation.

Quand une seule entreprise détient une partie significative de l’offre en circulation, elle devient un « point de défaillance unique ».

Si, pour une raison quelconque, Strategy devait liquider une grande partie de ses avoirs en Bitcoin, cela pourrait provoquer un effondrement du marché. De plus, en stockant leurs Bitcoins sur des plateformes de conservation tierces (les « custodians« ), ces entreprises n’adoptent pas le principe de la « self-custody » (la détention de ses propres clés privées).

Elles réintroduisent de fait un tiers de confiance dans l’écosystème, ouvrant la voie à des risques de piratage, de censure ou de saisie, ce que Bitcoin était justement censé éliminer.

Ces trois menaces ne sont pas des compétiteurs comme les autres. Ce sont des incarnations de la centralisation que Bitcoin a été créé pour combattre.

Les MNBC offrent le contrôle, les banques centrales continuent de dévaloriser la monnaie, et les trésoreries d’entreprise centralisent la détention.

Chacune, à sa manière, s’attaque aux principes fondamentaux du Bitcoin : la souveraineté, la décentralisation et la résistance à la censure.

L’enjeu n’est pas seulement de savoir si le prix du Bitcoin va monter ou baisser. L’enjeu est de savoir si le monde va se diriger vers un avenir de liberté financière ou un avenir de contrôle total.

En gardant ces menaces à l’esprit, vous pourrez mieux comprendre ce qui se joue en arrière-plan et pourquoi il est important de s’éduquer, et pas seulement d’investir.

Enfin, à Yorick le mot de la fin, et celui du début : 

« Chaque jour qui passe renforce ma confiance dans cet objet puisque chaque jour qui passe diminue la probabilité pour qu’il échoue à la fois techniquement, puis économiquement et politiquement. »

Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondateur

Bitcoin et or : les solutions d’une « liberté assumée » ? Avec Jean-François Faure d’Aucoffre

Bitcoin et or : les solutions d’une « liberté assumée » ? Avec Jean-François Faure d’Aucoffre

Bitcoin et or : les solutions d’une « liberté assumée » ? Avec Jean-François Faure d’Aucoffre

« Moi, les instruments financiers n’ont d’intérêt que s’ils rendent un service et qu’ils accompagnent un mode de vie, une liberté assumée, enfin des choses comme ça. »

Alors que l’inflation joue les funambules sur un fil de plus en plus fin, il est temps de se demander si nos économies ne sont pas en train de nous faire un petit coucou de la main avant de sauter dans le vide. Face à ce spectacle peu réjouissant, une alternative se lève : l’écosystème Aucoffre. Loin des banques qui vous font une crise cardiaque à chaque relevé de compte, ce groupe, mené par Jean-François Faure, s’est donné pour mission de nous offrir une vraie solution de secours.

Oubliez la finance de grand-père, ici, on vous propose de reprendre le contrôle de votre destin financier, non pas par simple intérêt pécuniaire, mais par une quête de solutions concrètes. Installez vous confortablement et laissez vous porter dans tout un écosystème.

Ethereum France - blockchazinaddict

Aucoffre : L’or physique, l’assurance vie des crises

Il y a 15 ans, quand Aucoffre est né, la plupart des gens pensaient que l’or, c’était bon pour les pharaons ou les coffres-forts de Papy-qui-avait-tout-compris. Jean-François Faure, lui, a eu la bonne idée de nous offrir une plateforme 100 % digitale pour acheter de l’or 24h/24, et le conserver en Suisse en toute sécurité. Son mantra est clair : « en cas de crise, c’est des banques dont on doit se protéger »

Aujourd’hui, Aucoffre s’adresse à tout un chacun, à celui qui a compris qu’il est temps de diversifier ses actifs. Faure compare d’ailleurs l’or au Bitcoin, insistant sur leur point commun : une gouvernance décentralisée. 

En d’autres termes, il n’existe pas “un actionnaire qui est capable en levant la main de dire ‘Bon ben, on va prendre cette décision, c’est la mienne et personne peut aller contre.” 

L’or, tout comme le Bitcoin, fonctionne donc hors du système, ce qui le rend résilient et indépendant des décisions humaines.

Les fonctionnalités d’Aucoffre : 

Ainsi la plateforme Aucoffre vous permettra : 

  • L’achat et vente de métaux précieux : Aucoffre permet d’acheter et de vendre de l’or et de l’argent physique, qu’il s’agisse de lingots ou de pièces.
  • La conservation sécurisée : Les métaux précieux sont stockés dans des coffres-forts ultra-sécurisés en Suisse, hors du système bancaire traditionnel.
  • Propriété individuelle et traçabilité : Chaque pièce ou lingot est numéroté et scellé, ce qui garantit que vous êtes le propriétaire exclusif de votre métal. La traçabilité est assurée par un système transparent.
  • Marché secondaire en temps réel : La plateforme offre un marché interne où les clients peuvent échanger leurs pièces avec d’autres membres, ce qui assure une liquidité immédiate.
  • Achat régulier (DCA) : Aucoffre propose un service d’investissement progressif (Dollar-Cost Averaging), permettant d’acheter de petites quantités d’or régulièrement pour lisser le cours d’achat.
  • Sortie du système bancaire : La philosophie de l’entreprise est de fournir un « refuge » pour le patrimoine, à l’abri des risques liés aux crises bancaires et aux fluctuations des monnaies fiduciaires.

Aucoffre fait partie d’un écosystème plus large incluant VeraCash (qui transforme l’or en monnaie de transaction quotidienne via une carte de paiement) et Crypcool (une plateforme simplifiée pour l’achat et la conservation de cryptomonnaies), offrant ainsi des solutions complémentaires de diversification et de liquidité.

VeraCash et Vera One : une approche complémentaire de la tokenisation de l’or 

Si l’or, c’est l’assurance vie, VeraCash, c’est la carte bleue qui va avec. Lancé en 2019, ce service permet de rendre l’or « dynamique » en le transformant en « monnaie du quotidien« .

Ce service résout le problème de la liquidité des métaux précieux et permet aux utilisateurs de dépenser leur or pour leurs achats courants. C’est l’union de la tradition et de la modernité.

VeraCash : Transformer la poussière d’or en carte de crédit

Vera Cash est donc un compte de paiement adossé à l’or physique et à l’argent. Il permet : 

  • La liquidité et la fluidité des transactions afin de transformer la valeur de l’or.  L’actif traditionnellement illiquide devient alors une monnaie transactionnelle. Le service s’appuie sur un système de carte bancaire, permettant à ses utilisateurs de dépenser la valeur de leur or en temps réel partout où les cartes MasterCard sont acceptées.
  • Une sécurité du sous-jacent : Les réserves d’or et d’argent qui garantissent la valeur des comptes VeraCash sont stockées dans des coffres-forts suisses, totalement hors du système bancaire classique.
  • Une alternative au système traditionnel : Les personnes qui souhaitent utiliser les métaux précieux non seulement comme une réserve de valeur, mais aussi comme une alternative pratique aux monnaies fiduciaires pour leurs dépenses courantes et les transactions entre pairs.

VeraOne (VRO), ou l’utilité de la tokenisation 

Pour faire fonctionner tout cet écosystème, il y a le VeraOne, token basé sur la blockchain Ethereum. Il est doté : 

  • D’une spécificité technique : Chaque jeton VeraOne est un Real World Asset (RWA) qui représente la propriété d’un gramme d’or physique. Le jeton sert de preuve numérique sur la blockchain (jumeau numérique) , garantissant la traçabilité et l’authenticité de chaque unité d’or.
  • D’une utilité pour l’investissement : Le token offre une solution pour les investisseurs cherchant la stabilité de l’or avec la flexibilité et la liquidité de la blockchain, sans les contraintes de stockage physique. C’est un outil de diversification pour se protéger de la volatilité des marchés tout en profitant des avantages du numérique.
  • D’une interconnexion avec les cryptomonnaies : VeraOne sert de pont entre l’or et le monde de la finance décentralisée (DeFi). Il permet d’inclure l’or dans un portefeuille crypto, et d’échanger le jeton VRO contre d’autres cryptomonnaies (comme Bitcoin ou Ethereum) sur des plateformes comme Crypcool.

Crypcool : Les cryptos sans le stress de la cyber-casse

Le petit dernier de la bande, Crypcool, est un projet qui sent bon le neuf (fin 2023). Son but ? Permettre à M. et Mme Tout-le-Monde d’entrer dans le game des cryptos sans avoir la peur au ventre. 

La promesse est simple : de la simplicité, mais surtout, de la sécurité. En stockant les cryptos en garde froide à Genève, loin des pirates du web, Crypcool offre la sérénité. Car, comme le souligne Jean-François Faure, « le vrai sujet, c’est la sécurité informatique. » Pas faux. D’autant plus que les transactions se font via des « jumeaux numériques », une approche technique qui minimise les risques. 

Crypcool : Le pont entre l’or et le monde crypto

Crypcool boucle la boucle. L’exchange est conçu pour permettre un accès simple et sécurisé au marché des crypto-actifs. Il se positionne comme une plateforme pour un public mature, souvent déjà familier avec les métaux précieux, qui souhaite diversifier son patrimoine dans les cryptomonnaies sans avoir à gérer les complexités des plateformes de trading traditionnelles.

Comme nous vous le disions, la plateforme met l’accent sur la sécurité en stockant les cryptomonnaies de ses clients en garde froide dans des infrastructures à Genève en adaptant ainsi les process maitrisés d’Aucoffre. Un vrai savoir-faire qui minimise le risque de piratage et de vol, en isolant les actifs des menaces en ligne.

Pour Jean François Faure, Crypcool est l’endroit où la vision de l’écosystème prend tout son sens. Elle permet aux utilisateurs d’échanger directement des cryptomonnaies comme le Bitcoin (BTC) ou l’Ethereum (ETH) contre VeraOne (VRO), le token adossé à l’or physique. 

Cette fonctionnalité unique relie la sécurité de l’or à la flexibilité des crypto actifs..

 

Enfin et surtout, Crypcool est enregistrée en tant que Prestataire de Services sur Actifs Numériques (PSAN), ce qui assure un cadre réglementaire et une supervision par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF).

Alors, or ou Bitcoin ? La question est mal posée. Selon Faure, il n’y a pas de match entre les deux, mais plutôt un front commun. L’or et le Bitcoin sont deux faces d’une même pièce de monnaie (métaphorique, bien sûr !), offrant des solutions de diversification et de résilience. L’un se nourrit des incertitudes géopolitiques, l’autre des innovations technologiques. Ensemble, ils créent un chemin solide vers un même but : la liberté financière. 

Enfin, à Jean François le mot de la fin, et celui du début : 

« Bitcoin n’est pas là pour abattre l’or et l’or n’est pas là pour battre le Bitcoin… Par contre, il y a un ennemi à abattre, ce sont les monnaies fiats. »

Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondatrice

Découvrir, comprendre, et expérimenter la DeFi : Du staking au Universal staking avec Symbiotic

Découvrir, comprendre, et expérimenter la DeFi : Du staking au Universal staking avec Symbiotic

Découvrir, comprendre, et expérimenter la DeFi : Du staking au Universal staking avec Symbiotic

Dans la crypto, chaque cycle réinvente les règles du jeu. Le staking, jadis simple véhicule de sécurisation des blockchains, a enfanté le restaking. Et aujourd’hui, une troisième étape émerge, plus souple, plus ambitieuse : le Universal Staking, emmené tambour battant par Symbiotic.

Loin d’être un simple outil de restaking, Symbiotic se positionne comme une infrastructure fondamentale, une véritable « boîte à outils » ouverte qui redéfinit la manière dont la sécurité et le capital sont utilisés dans l’écosystème. Pour mieux comprendre toute cette mutation, nous avons rencontré pour vous Edgar de Symbiotic.

Ethereum France - blockchazinaddict

Staking : le premier pacte de confiance

Le staking, c’est l’échange fondamental dans l’univers du Proof-of-Stake : on bloque ses jetons pour participer à la validation des blocs et, en retour, on reçoit des récompenses. 

C’est la pierre angulaire de réseaux comme Ethereum depuis sa mue en 2022. La seconde blockchain est alors passée du Proof of Work au Proof of Stake. Mais ce modèle, bien que robuste, laisse une partie du capital figée et donc sous-exploitée

En effet, les millions d’ETH stakés sécurisent la chaîne, mais ne peuvent pas servir à d’autres fins simultanément. C’est ici que le restaking entre en jeu.

Staking : le premier pacte de confiance

Le staking, c’est l’échange fondamental dans l’univers du Proof-of-Stake : on bloque ses jetons pour participer à la validation des blocs et, en retour, on reçoit des récompenses. 

C’est la pierre angulaire de réseaux comme Ethereum depuis sa mue en 2022. La seconde blockchain est alors passée du Proof of Work au Proof of Stake. Mais ce modèle, bien que robuste, laisse une partie du capital figée et donc sous-exploitée

En effet, les millions d’ETH stakés sécurisent la chaîne, mais ne peuvent pas servir à d’autres fins simultanément. C’est ici que le restaking entre en jeu.

Restaking : l’âge de l’efficacité capitalistique

En réutilisant les actifs déjà stakés pour sécuriser d’autres protocoles, le restaking inaugure une forme d’efficacité à tiroirs. Votre ETH staké peut ainsi servir plusieurs causes, du pont interopérable à l’oracle. C’est le modèle pionnier de cette nouvelle économie de la redondance productive.

Mais Symbiotic n’est pas simplement une plateforme de restaking. Comme nous vous le disions, « c’est une vraie boîte à outils. ».

L’ambition du protocole est de dépasser le simple partage de sécurité pour devenir une infrastructure modulaire et sans permission (permissionless), permettant aux protocoles de concevoir leur propre modèle de sécurité sur mesure.

L’Universal Staking de Symbiotic : un terrain de jeu total pour vos cryptomonnaies 

Avec l’Universal Staking, Symbiotic va donc encore plus loin : il ne s’agit plus seulement de partager la sécurité, mais de réécrire les logiques d’alignement incitatif. Le protocole introduit un framework modulaire pour la coordination cryptoeconomique, ouvrant la porte à des cas d’usage inédits.

Pour rappel, un framework est un ensemble d’outils, de bibliothèques de code, de règles et de conventions pré-établies qui fournit une structure et une base de travail pour la création d’applications ou de logiciels. Symbiotic, en tant que framework, permet donc aux projets de se brancher à son infrastructure pour bénéficier de ses outils de staking et de slashing.

Les projets peuvent donc construire sur Symbiotic pour bénéficier des structures du protocole, sans être contraints par une seule blockchain ou un seul type d’actif. 

Comprenons bien toutefois. Symbiotic ne centralise pas le staking, il le rend « universel » en créant un point d’entrée unique pour accéder à une liquidité stakée variée et l’utiliser comme garantie pour divers services de sécurité.

Les projets qui construisent sur Symbiotic : la preuve par l’écosystème

La nature « permissionless » et modulaire de Symbiotic  attire déjà un écosystème de projets divers, chacun l’utilisant pour résoudre des problématiques spécifiques. Cette adoption concrète confirme le passage d’un simple protocole de restaking à une véritable infrastructure de coordination.

Ainsi plusieurs protocoles build sur Symbiotic : 

  • Le staking natif, dynamisé par l’écosystème : L’exemple le plus parlant est celui d’Hyperlane. Ce protocole d’interopérabilité ne se contente pas d’utiliser le restaking ; il combine son propre staking natif du token HYPER avec la sécurité offerte par Symbiotic. Il crée ainsi un modèle hybride de sécurité beaucoup plus robuste et agile que ne le permettrait un protocole isolé.
  • Les protocoles de restaking liquide (LRT), un partenariat naturel : Des acteurs comme Mellow et Ether.fi intègrent Symbiotic pour offrir à leurs utilisateurs une couche de sécurité diversifiée et flexible. En s’appuyant sur Symbiotic, ces projets peuvent se concentrer sur l’optimisation de leurs liquidités, tandis que la gestion des risques et la coordination des validateurs sont assurées par l’infrastructure sous-jacente de Symbiotic.
  • L’extension de la sécurité aux infrastructures critiques : Symbiotic permet d’étendre la sécurité de l’ETH staké à des cas d’usage inédits. C’est le cas de projets comme Chainbound, qui l’utilisent pour renforcer les garanties de sécurité de leurs systèmes de pré-confirmation pour les rollups. 

Ces partenariats illustrent la polyvalence du protocole. Symbiotic n’est pas un silo, mais une fondation partagée sur laquelle l’écosystème peut s’appuyer pour construire de nouvelles couches de confiance, de sécurité et d’innovation. L’engagement de ces acteurs de la DeFi prouve que la valeur du « Universal Staking » réside moins dans l’outil lui-même que dans les possibilités infinies qu’il ouvre pour l’ensemble de l’écosystème crypto.

Le staking natif, réinventé

Ce faisant, les tokens natifs ne sont plus de simples carburants ou instruments de gouvernance. 

Ils deviennent des couches de confiance programmables

L’exemple emblématique d’Hyperlane, qui combine le staking natif du HYPER avec le restaking via Symbiotic, illustre parfaitement comment les projets peuvent créer des modèles de sécurité hybrides et plus robustes. 

Le staking natif est dynamisé par les primitives de slashing et les mécanismes de coordination de Symbiotic, créant un alignement incitatif plus profond et surtout plus flexible.

Assurance et produits dérivés

Le capital staké peut aussi souscrire des risques, créant ainsi de nouveaux produits financiers décentralisés. Le protocole permet de :

  • Protéger contre le lending et le borrowing (emprunt) pour les protocoles de prêt (type Aave).
  • Offrir une assurance contre le slashing ou les pannes de réseau (downtime).
  • Créer des produits structurés comme des assurances de rendement ou des protections contre le MEV.

Le tout, orchestré de manière automatique via les primitives de slashing de Symbiotic.

La sécurité partagée en upgrade

Les cas d’usage classiques du restaking interopérabilité, oracles, sous-réseaux trouvent une nouvelle géométrie, plus modulaire et plus granulaire. 

Symbiotic permet à chaque protocole de composer ses besoins de sécurité comme une recette sur mesure. 

Ce niveau de flexibilité est ce qui distingue Symbiotic, car il permet à n’importe quel protocole de configurer son propre modèle de sécurité sans avoir à construire l’infrastructure sous-jacente.

Notons que Symbiotic est encore en phase d’accélération et n’applique pas de frais, se concentrant sur son développement et son adoption. « On n’est pas encore dans une phase où on va générer du revenu. », précise Edgar.

Et pourtant, plus de 1,1 milliard de dollars sont déjà stakés via la plateforme. Cela témoigne de la confiance de la communauté dans la vision de Symbiotic, qui ambitionne de devenir l’épine dorsale permissionless d’un économie crypto sécurisée.

Avec un SDK multi-chaînes en approche et des partenariats stratégiques, Symbiotic pose les fondations d’un nouveau standard en devenant une infrastructure fondamentale qui permet de coordonner le capital et la sécurité de manière entièrement nouvelle.

A Edgar de conclure : 

« On est dans un cycle plus mature. Il ne suffit pas juste d’être exposé au risque, il faut être exposé au bon risque. »

Partager cet article :

Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondateur

Cryptomonnaies et Proof of Stake : Les conseils d’un expert pour chasser les pépites

Cryptomonnaies et Proof of Stake : Les conseils d’un expert pour chasser les pépites

Cryptomonnaies et Proof of Stake : Les conseils d’un expert pour chasser les pépites

« Donc comment fonctionne une blockchain proof of stake ? C’est juste que on a des personnes qui holdent certains tokens. Ça peut être, des ethers, ça peut être du SOL ou autres. Pas le Bitcoin, parce que Bitcoin, c’est proof of work. Ceux qui détiennent des tokens en fait déposer leur token avec un validateur pendant une certaine période de temps. Et grâce à ça, eux, ils fournissent de la sécurité économique à la blockchain.»

Cette semaine, c’est le retour sur notre chaîne d’un habitué : Kam Benbrik, responsable de l’équipe de recherche chez Chorus One, validateur blockchain.

Notre invité a partagé de précieux éclaircissements sur le rôle des validateurs dans l’écosystème, les critères de sélection des blockchains par Chorus One, et son point de vue personnel sur les tendances crypto actuelles. De quoi nous permettre de prendre un peu de hauteur et de mieux comprendre les enjeux des validateurs. C’est parti !

Ethereum France - blockchazinaddict

Au coeur du Proof of stake avec Chorus One 

Chorus One opère comme un validateur sur les blockchains Proof of Stake (PoS). Cette action sécurise la blockchain et en échange, ils reçoivent des frais de transaction et l’inflation du réseau. Chorus One fournit l’infrastructure nécessaire à ces « stakers » et perçoit une commission sur leurs revenus.

Pour bien comprendre, faisons un rapide tour d’horizon de ces termes clés :

  • Validateur : Imaginez un validateur comme un gardien de la sécurité sur certaines blockchains. Son rôle est de vérifier et de valider les transactions, puis de les ajouter à la blockchain. En faisant ce travail essentiel, il aide à maintenir l’intégrité et la sécurité du réseau.
  • Proof of Stake (PoS) : C’est un mécanisme de consensus, une façon pour une blockchain de se mettre d’accord sur l’état des transactions. Contrairement à la « Proof of Work » (comme pour le Bitcoin ), le PoS sélectionne les validateurs en fonction de la quantité de cryptomonnaie qu’ils « stakent » (déposent en garantie). Plus vous mettez de jetons en jeu, plus vous avez de chances d’être choisi pour valider un bloc et recevoir des récompenses. C’est un système plus économe en énergie.
  • Staking : Le staking, c’est l’acte de « locker » ou d’immobiliser vos cryptomonnaies pour soutenir le fonctionnement d’une blockchain PoS. En les mettant à disposition, vous participez à la sécurité du réseau et êtes récompensé pour cela. C’est un peu comme mettre de l’argent sur un compte d’épargne qui vous rapporte des intérêts, mais dans le monde de la blockchain.

L’équipe de recherche de Chorus One, composée de sept personnes, est chargée d’évaluer et d’intégrer de nouvelles blockchains. Leur processus de sélection repose sur trois critères principaux :

  • La demande des clients : Chorus One cible principalement les institutions, les fonds d’investissement ou les « whales » (de très gros détenteurs de cryptomonnaies). Ce sont souvent eux qui sollicitent Chorus One pour staker certains tokens.
  • La valeur du projet : L’équipe échange directement avec les développeurs pour comprendre la valeur ajoutée et la proposition unique de chaque nouvelle blockchain.
  • L’économie du projet : Une analyse financière est menée pour évaluer les coûts d’infrastructure et les revenus potentiels, en se basant sur la valorisation actuelle du projet et les estimations d’inflation des tokens.

Comment devenir un chasseur de blockchain professionnel ?

Vous l’aurez donc compris, pour être rentable, le validateur savoir cibler correctement les blockchains avec lequel il souhaite travailler. C’est dans ce sens que Kam offre des perspectives éclairées pour identifier les projets à fort potentiel, allant de l’évaluation des stablecoins à la distinction entre architectures de blockchains. Quelques pistes.

Les stablecoins, un outil institutionnel 

L’interview a mis en lumière l’intérêt croissant des institutions pour les stablecoins. Kam a cité l’argument de BlackRock pour justifier cet intêret : la transparence (la supply et la TVL sont visibles sur la blockchain), la disponibilité 24/7 et la facilité d’envoi partout dans le monde en font un outil financier de choix.

Des géants comme JP Morgan, malgré les critiques passées de son PDG envers Bitcoin, s’intéressent activement à la tokenisation et pourraient lancer leur propre stablecoin. En France, Société Générale Forge illustre également cette tendance. Le succès fulgurant de Circle, émetteur de l’USDC, récemment coté en bourse, témoigne de l’attrait des investisseurs pour ce marché.

Kam a souligné que les stablecoins représentent un business gigantesque avec un retour sur investissement (ROI) impressionnant, à l’image de Tether (USDT) qui génère des milliards avec une équipe restreinte. Cette rentabilité est amplifiée par un environnement macroéconomique où les taux d’intérêt sont élevés, permettant de générer des revenus substantiels sur les réserves.

Au delà des stablecoins, Kam a partagé ses critères personnels de sélection, sans donner de conseil en investissement :

  • L’équipe et le projet : L’adéquation entre l’équipe et la vision du projet.
  • La demande et l’activité réelle : Il scrute les dashboards d’analyse on-chain (comme Dune Analytics) pour évaluer l’activité et distinguer les volumes authentiques des volumes artificiels. Cela implique d’analyser les adresses actives et le comportement des utilisateurs.
  • Les revenus réels générés : Que ce soit les frais de transaction et le MEV (Maximum Extractable Value) pour une blockchain comme Solana ou Ethereum, ou les frais de trading pour des plateformes comme HyperLiquid.

Solana vs Ethereum : Architecture, expérience et rentabilité 

La conversation a mis en contraste l’approche de Solana et d’Ethereum. Kam a souligné que Solana, malgré les critiques liées aux memecoins, a prouvé sa capacité à gérer d’énormes volumes de transactions (par exemple, 1 milliard d’échanges sur le token Trump en une journée). Si vous suivez, elle coche donc une case importante de la liste évoquée juste avant.

Pour lui, l’architecte de Solana, Anatoly Yakovenko, est un ingénieur pragmatique qui priorise l’expérimentation et l’amélioration continue, même en production. L’objectif de Solana est de tendre vers une inflation très faible, compensée par l’activité réelle du réseau (frais de transaction et MEV), qui représente déjà 1 à 2% du rendement des validateurs.

À l’inverse, Kam exprime un certain pessimisme pour l’avenir d’Ethereum. Il perçoit Vitalik Buterin davantage comme un « philosophe » axé sur la recherche théorique, ce qui ralentirait le développement. La stratégie des Layer 2 a conduit à une fragmentation de la liquidité et une complexité de l’expérience utilisateur, notamment pour les novices. 

Certains projets choisissent de construire sur Base, la blockchain de Coinbase, pour bénéficier de son énorme base d’utilisateurs. Cependant, pour les développeurs expérimentés en DeFi, Kam recommande de construire sur Solana ou sur de nouvelles blockchains EVM-compatibles comme Monad, qui offrent une véritable décentralisation du séquenceur, contrairement à la plupart des Layer 2 centralisés actuels.

Ressources pour tout comprendre

Pour devenir un bon chasseur de blockchains il vous faudra également des outils pour faire vos recherches : 

  • X : Sa source numéro un pour suivre l’actualité et les discussions de l’écosystème.
  • Plateformes de données : DeFiLlama et Dune Analytics pour l’analyse on-chain.
  • Forums de blockchain sur discord : Pour des discussions plus spécifiques sur des projets comme Solana ou Ethereum.
  • Les fondateurs de projets : Il suit directement les personnalités comme Anatoly Yakovenko de Solana pour leurs insights directs et leurs débats.

A Kam, le mot de la fin : 

« Je regarde la team, je regarde le projet, je regarde si il fait sens ou pas. Ensuite, je regarde la demande. Est-ce qu’il y a de la demande pour ce projet-là ou pas ? Comment tu comment tu comment tu juges la demande ? Passons à l’activité. l’activité sur la chaîne.Je regarde des dashboards sur Dune Analytics. Est-ce qu’il y a de l’activité, est-ce que l’activité qui se passe sur cette blockchain là est vraie ou ou pas ? »

Partager cet article :

Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondateur

Crypto : Comprendre les memecoins avec Julien, Co-fondateur de MemeCon

Crypto : Comprendre les memecoins avec Julien, Co-fondateur de MemeCon

Crypto : Comprendre les memecoins avec Julien, Co-fondateur de MemeCon

« Le memecoin est l’outil qui ressemble le plus à la culture internet… »

Chiens, grenouilles, écureuils … Bienvenue dans l’univers loufoque et parfois fou, non pas de Tex Avery mais des memecoins. Ce sont des cryptomonnaies uniques qui tirent leur valeur de la viralité culturelle d’Internet. Réel phénomène dans notre écosystème, Blockchain Addict ne pouvait pas faire l’impasse sur ce sujet. 

Partons donc à la découverte des memecoins en compagnie de Julien, co-fondateur de MemeCon, la première conférence dédiée aux memecoins. Fort de son expérience dans la solidarité internationale, le lobbying citoyen et le conseil en Web3, Julien nous offre une perspective précieuse sur la genèse, l’évolution et l’impact de ces cryptos pas comme les autres. 

Ethereum France - blockchazinaddict

MemeCon : Le rendez-vous des amoureux des memecoins

MemeCon, la première conférence dédiée aux memecoins, est née d’une intuition et d’un timing parfait, coïncidant avec le bull market de 2024 et l’essor des memecoins. Julien décrit l’événement comme un lieu de rassemblement pour « les amoureux de meme culture et de Memecoins, très porté sur l’éducation mais aussi sur le fun » .

Le succès a été immédiat, avec trois événements majeurs déjà organisés :

  • Lisbonne, en collaboration avec John Carp du NFC Summit
  • Singapour, lors de la prestigieuse conférence Token 2049
  • Bangkok, pendant Devcon

Ces conférences ont attiré des partenaires de renom tels que TON et des memecoins populaires comme Dog Wif Hat. En plus des événements, MemeCon opère également une agence qui conseille divers projets, des memecoins aux launchpads, en passant par les dessins animés et les protocoles, sur leur stratégie.

Mais qu’est ce qu’un memecoin vraiment ?

Pour Julien, la définition d’un memecoin est claire :

 « pour moi c’est tout simplement une cryptomonnaie basée sur la viralité d’une blague d’un sentiment » 

Il insiste sur le fait que le « meme » (meme) est un outil puissant d’expression et de communication, souvent viral, qui provoque un sentiment chez l’observateur. 

Si les memecoins sont souvent associés à des images d’animaux, ils peuvent aussi incarner des mouvements ou des idées. Julien les perçoit comme l’outil qui, dans l’espace cyber, représente le mieux la culture d’Internet : 

« Je dirais que le memecoin est l’outil qui ressemble le plus à la culture internet et donc vu que la blockchain est quand même un outil digital à mon sens c’est un outil qui pour moi représente la culture crypto la culture internet et c’est vraiment les deux ensemble ».

Julien ajoutant même que certains définissent le meme comme la tokenisation de l’attention.

Memecoins : catalyseurs culturels et outils de croissance

Au-delà de leur aspect ludique, les memecoins jouent un rôle crucial pour les projets crypto. Julien rapporte que des figures influentes comme le fondateur d’Avalanche ou André Cronje de Phantom/Sonic considèrent les memecoins comme de véritables «, catalyseur culturel pour justement améliorer tous leurs différents tous leurs différents KPI ».

En effet, le nombre impressionnant de détenteurs de memecoins se traduit directement par des indicateurs clés pour les blockchains, comme le nombre de portefeuilles créés. Cela en fait un outil puissant pour l’acquisition rapide d’utilisateurs et l’intégration communautaire.

Julien souligne que les memecoins ne sont pas réservés qu’à la spéculation, même s’ils sont « un outil très spéculatif et très casino ».  Ils sont un moyen essentiel pour tout projet d’établir un lien avec la communauté en adoptant ses codes et son langage, démontrant ainsi une compréhension des utilisateurs.

Les memecoins ne sont pas des bisounours

Malgré les aspects positifs, Julien n’élude pas les dérives du monde des memecoins. Il admet que l’on y trouve « le pire du pire et un peu une voix d’espoir », avec des « memecoin builders » cherchant à extraire un maximum d’argent en multipliant les lancements.

Le cas du memecoin Trump est un exemple frappant d’opportunisme. Pour Julien, l’existence d’un tel memecoin, lancé par une figure politique aussi puissante, légitime davantage le phénomène : 

« Quand tu as l’une des personnes les plus puissantes de la planète qui lance un meme et pas une crypto pas un protocole tu vois qui dit bien c’est le memecoin de Donald Trump là tu dis OK et ben plus personne n’a de raison de ne pas en faire ». 

Cependant, il met en garde contre la manipulation de l’offre (70-80% détenue par Trump et ses investisseurs) et la panique créée par le lancement du memecoin Melania, qui a divisé la liquidité et soulevé des doutes sur un possible « rug pull ».

A cela s’ajoute le flou réglementaire actuel est un autre défi, permettant à certains de « sortir de l’argent sur des nouveaux venus qui ne regardent pas la tokenomics ». 

Les memecoins, avec leur mélange unique de culture Internet, de spéculation et de potentiel d’innovation font partie intégrante de notre écosystème. L’initiative de Julien avec MemeCon est un témoignage de l’importance de l’éducation et de la communauté pour naviguer dans cet écosystème.

« Les memecoins on peut en faire des choses magnifiques (…) c’est un un outil magnifique de marketing, de communication et d’onboarding ».

Partager cet article :

Magali Bourdou

Magali Bourdou

Co-fondateur