Si le staking crypto sur Polkadot m’était comté : avec Thomas Riviere de Bifrost

Si le staking crypto sur Polkadot m’était comté : avec Thomas Riviere de Bifrost

Si le staking crypto sur Polkadot m’était conté : avec Thomas Riviere de Bifrost

Nous nous retrouvons une fois de plus pour une interview avec notre invité de cette semaine, Thomas Riviere, Community Manager de Bifrost, un protocole DeFi modulaire,scalable et omni-chain qui s’interface avec Polkadot et facilite le staking au sein de cet écosystème.

La blockchain Polkadot ne nous est pas inconnue puisque notre rencontre avec le projet Phala Network avait déjà été une occasion de vous présenter justement cet écosystème.

Il est maintenant temps de mettre les mains dans le cambouis et d’aborder le staking sur Polkadot. Pour ce faire, comprenons déjà ce que sont le staking et le liquid staking.

Bifrost Finance

Staking sur Bifrost : tout Polkadot à portée de clic

Polkadot et l’interopérabilité

Avant de rentrer dans le vif du sujet, un petit rappel s’impose. Polkadot tente de répondre aux problématiques de notre écosystème fragmenté en plusieurs blockchains avec la vision d’un réseau multi-chaînes qui permet aux différentes blockchains de communiquer et d’opérer ensemble en toute fluidité.

Cette vision prend forme grâce à une architecture, centrée autour d’une blockchain principale et enrichie par une multitude de parachains, à la manière de Cosmos.

Cette configuration donne à Polkadot son pouvoir d’interopérabilité et une capacité de scalabilité reconnue.

Il est à noter que Polkadot introduit également le concept des crowdloans. Les crowdloans représentent une stratégie de financement pour devenir une parachain. Cette approche encourage la communauté à bloquer temporairement des fonds (en DOT) pour soutenir les projets candidats à devenir une parachain. Ce mécanisme de location de blockspace (sécurité partagée) va être abandonné en 2024 au profit d’un mécanisme plus flexible: Coretime.

Les crowdloans cultivent un esprit de communauté, offrent des récompenses aux contributeurs et garantissent une répartition plus équitable des opportunités.

Le staking et liquid staking?

?Notons aussi que Polkadot s’appuie sur un mécanisme de staking (PoS) pour sécuriser son réseau et récompenser ses participants, désignés sous les noms de nominateurs et de validateurs. Les nominateurs prêtent leur soutien aux validateurs qu’ils estiment dignes de confiance, participant ainsi à la sécurité et à la décentralisation du réseau.

Polkadot se distingue par sa souplesse, offrant à chacun la possibilité de contribuer à la sécurité du réseau, soit directement, soit à travers des pools de nomination, tout en percevant des récompenses pour leur engagement.

Un petit point définition s’impose toutefois ici. Dans le cadre du staking traditionnel, les utilisateurs immobilisent leurs cryptomonnaies auprès des validateurs pour une période ferme déterminée pour soutenir le fonctionnement et la sécurité d’un réseau blockchain.

Pendant cette période, les fonds ne sont pas accessibles et ne peuvent pas être utilisés pour d’autres transactions ou investissements. Les récompenses générées à travers ce processus sont attribuées en fonction de la quantité et de la durée de staking des actifs. Et ça peut être très long !

Le liquid staking, proposé par Bifrost par exemple, permet aux utilisateurs de staker leurs cryptomonnaies tout en conservant une forme de liquidité. Lorsqu’un utilisateur opte pour le liquid staking, ses actifs sont délégués au protocole Bifrost (SLP, pour Staking Liquid Protocol) qui les déposent par transaction trustless et décentralisée sur la blockchain cible. Cependant, il reçoit des tokens synthétiques ou des tokens de liquid staking en échange, qui représentent sa participation.

Avantages du Liquid Staking

  • Flexibilité et liquidité : Accès aux fonds stakés à tout moment grâce aux tokens de liquid staking.
  • Yield Farming et prêts : Possibilité d’utiliser les tokens de liquid staking dans divers protocoles DeFi pour générer des revenus supplémentaires.
  • Participation à la sécurité du réseau : les utilisateurs peuvent contribuer à la sécurité et au consensus du réseau sans renoncer à la liquidité.
  • Participation à la gouvernance : uniquement pour les dérivés de Bifrost, les utilisateurs conservent leurs droits de vote.

Inconvénients du Liquid Staking

  • Complexité et risques techniques : Les nouveaux investisseurs peuvent trouver le processus complexe, et les protocoles sont sujets à des vulnérabilités.
  • Risque de depeg : En périodes de forte volatilité, les tokens de liquid staking peuvent ne pas maintenir leur valeur par rapport aux actifs sous-jacents. Néanmoins le mécanisme de file d’attente de Bifrost permet de retirer ses tokens plus rapidement et sans souffrir du risque de depeg par rapport au prix du marché en évitant un swap.

Ces tokens peuvent être utilisés pour d’autres investissements ou comme garantie pour des prêts, offrant une flexibilité aux utilisateurs sans sacrifier la participation au processus de staking. Les utilisateurs peuvent ainsi gagner des récompenses de staking tout en participant à d’autres opportunités de rendement dans l’espace DeFi.

Attention : ces manipulations nécessitent une certaine prudence. Il est important de faire vos propres recherches et de considérer tous les risques avant d’investir.

L’expérience de Thomas Rivière avec Bifrost et Polkadot

L’engagement de Thomas Riviere chez Bifrost illustre une utilisation judicieuse des opportunités offertes par Polkadot pour le liquid staking. Grâce à sa capacité d’innovation, Bifrost a réussi à sécuriser sa place au sein de l’écosystème Polkadot en forgeant des partenariats étroits avec les autres procoles Defi (Interlay, HydraDX) ou parachains (Moonbeam, Astar). Ce positionnement résolument omni-chain souligne le rôle essentiel du liquid staking en tant qu’instrument pour libérer la liquidité au sein de Polkadot, et au-delà.

Polkadot se révèle être un vecteur de transformation au sein de l’écosystème blockchain, grâce à ses mécanismes de staking, à l’innovation des crowdloans, et à la vision des parachains. L’expérience de Thomas Riviere avec Bifrost met en lumière l’efficacité et le potentiel de ces instruments pour stimuler la croissance et l’adoption des technologies blockchain.

Airdrops, gouvernance, rewards de staking et comparaison avec Cosmos sont bien sûr d’autres éléments abordés dans cette interview, avec en bonus une démonstration pour découvrir Bifrost.

Enfin, à Thomas de conclure :

« Cette année il y a eu un vote de gouvernance pour choisir l’endroit où allait avoir lieu Polkadot Decoded 2024 qui est la conférence majeure de l’écosystème Polkadot. Il y avait plusieurs destinations. Il a été décidé que ça soit fait au même endroit que l’ETHCC ( à Bruxelles ndrl.) »

De Cosmos à Ethereum : voyage au centre de la DeFi – Avec Kam Benbrik

De Cosmos à Ethereum : voyage au centre de la DeFi – Avec Kam Benbrik

De Cosmos à Ethereum : voyage au centre de la DeFi – Avec Kam Benbrik

Depuis près d’un an, nous avons eu le plaisir de vous présenter chaque semaine l’interview d’un acteur clé de l’écosystème crypto. Nous avons commencé avec Kam Benbrik, alors membre de l’équipe d’Imperator, validateur sur la blockchain.

Son parcours, comme passionné de DeFi, a évolué depuis. Avec l’évolution récente du marché des cryptomonnaies, nous étions impatients de le rencontrer de nouveau. Fin des bavardages. Place à l’échange.

Kam Benbrik, d’Imperator à Chorus One

Kam Benbrik a initié son parcours dans l’univers de la blockchain chez Imperator, où il a apporté une contribution à l’écosystème Cosmos. À cette époque, il nous a offert une meilleure compréhension du Cosmos hub et de ses objectifs à long terme, principalement l’interopérabilité entre les blockchains.

Sa vision stratégique et son engagement dédié au développement de projets innovants ont posé des fondations solides pour la validation et la gouvernance au sein de Cosmos. Un potentiel que Kam a choisi de mettre au profit de Chorus One il y a quelques mois. Désormais, Kam travaille non seulement pour un validateur sur Cosmos, mais aussi au-delà.

« L’idée c’est que ma spécialité, on va dire, c’est l’écosystème Cosmos donc je reste quand même attaché à cet écosystème là, mais, mon scope est beaucoup plus grand donc je regarde aussi ce qui se passe sur Ethereum, ce qui se passe sur Solana, ce qui se passe sur différents écosystèmes. »

En effet, Chorus One opère sur diverses blockchains, y compris Ethereum et Solana. Cela a permis à Kam de s’engager dans des projets diversifiés, contribuant à la sécurité et à l’efficacité des réseaux grâce à une gouvernance et une infrastructure robustes. Cependant, Kam souligne que les problématiques demeurent nombreuses, quelle que soit la taille du validateur.

Validateur et gouvernance : les poumons d’une blockchain

Les validateurs jouent un rôle essentiel pour les réseaux qui utilisent le consensus Proof of Stake (PoS). Contrairement aux mineurs dans les systèmes Proof of Work (PoW) comme Bitcoin, qui consomment beaucoup d’énergie pour sécuriser le réseau, les validateurs participent à la validation des transactions et à la création de nouveaux blocs de manière plus économe en énergie.

Les validateurs sont choisis en fonction des tokens qu’ils mettent en jeu (staking) dans le réseau. En mettant ces tokens en jeu, ils démontrent leur engagement envers le réseau, augmentant ainsi la sécurité de celui-ci. En retour de leur participation active dans le processus de consensus, les validateurs reçoivent des récompenses, qui peuvent varier d’une blockchain à l’autre. Ce système encourage donc à la fois la participation active et contribue à la sécurité du réseau.

Devenir un validateur nécessite un certain investissement initial, car il faut disposer d’une quantité minimale de tokens du réseau concerné à mettre en jeu. Pour certaines blockchains, cette quantité peut représenter un investissement significatif. Cependant, il existe aussi des mécanismes comme le staking délégué, où les détenteurs de tokens peuvent déléguer leurs tokens à un validateur existant, participant ainsi indirectement à la validation des transactions et gagnant une part des récompenses.

Le rôle des validateurs est donc fondamental dans l’assurance de la sécurité et de l’efficacité des transactions sur les blockchains. Kam Benbrik met en avant l’importance d’une gouvernance réfléchie et d’une rémunération équitable pour ces acteurs, essentiels à la pérennité et à la stabilité des réseaux.

Il souligne également les défis liés à l’interopérabilité entre les blockchains et l’importance de solutions comme IBC (Inter-Blockchain Communication) pour faciliter la communication et les échanges entre différentes plateformes, renforçant ainsi l’unité et la fluidité de l’écosystème global.

Les airdrops, cadeau parfait …

Les airdrops, également connus sous le nom de largages, parachutages, allocations, sont utilisés en tant que stratégie marketing pour promouvoir de nouveaux projets ou tokens.

Ces airdrops permettent de distribuer gratuitement des tokens à la communauté, souvent dans le but de récompenser les utilisateurs précoces, les validateurs, d’augmenter l’adoption et d’encourager l’engagement au sein d’un écosystème spécifique. Cette méthode peut également servir à décentraliser la distribution des tokens, améliorant ainsi la sécurité et la robustesse du réseau en diversifiant ses détenteurs.

Un exemple concret de l’impact positif des airdrops peut être observé avec la blockchain Solana, qui a connu un engouement remarquable, notamment, grâce à une série d’airdrops disponible sur son écosystème. Ces événements ont non seulement stimulé l’enthousiasme au sein de l’écosystème DeFi de Solana mais ont également encouragé l’inclusion et la participation des traders dits de détail.

En outre, les airdrops peuvent aussi être conçus pour récompenser les comportements spécifiques ou l’engagement des utilisateurs avec une plateforme ou un projet donné, comme l’utilisation de services DeFi, la participation à des mécanismes de gouvernance, ou encore l’implication dans des activités spécifiques au sein de l’écosystème. Par exemple, certains airdrops ciblent les détenteurs de tokens particuliers, les validateurs exécutants des clients spécifiques, ou même les utilisateurs ayant interagi avec un protocole, etc …

… ou crypto cauchemar ?

Les airdrops sont devenus une stratégie courante pour stimuler l’engagement et la fidélisation des utilisateurs dans l’espace DeFi. Toutefois, Kam Benbrik attire l’attention sur les défis et les risques associés à cette pratique, notamment en termes de sécurité et de gestion communautaire. Il insiste sur la nécessité d’approches durables et responsables pour maximiser les bénéfices des airdrops tout en minimisant leurs inconvénients potentiels (pump and dump par exemple).

Nous vous invitons à regarder l’interview pour plus de détails. Comme à notre habitude, nous laissons le mot de la fin à notre invité :

« Je dirais que, en fait, actuellement dans l’écosystème ce qui m’intéresse assez en dehors de Cosmos c’est Ethereum avec tous les différents layer 2, donc ça, ça m’intéresse pas mal : regardez un peu ce qui se passe là regarder un peu comment ça fonctionne. Solana ça m’intéresse aussi parce qu’on est un gros validateur quand même sur Solana et on commence enfin à voir qu’il y a pas mal d’activités, qu’il y a pas mal d’utilisateurs qui utilisent Solana donc c’est quand même aussi un écosystème sur lequel je commence à passer un peu plus de temps parce que voilà j’essaie de comprendre un peu ce qui qui se passe : quelles sont les différentes applications qui sont utilisées sur cet écosystème, voir ce qui fonctionne, ce que l’on peut implémenter etc … »

DeFi : À la découverte de Polkadot (DOT) avec Phala Network

DeFi : À la découverte de Polkadot (DOT) avec Phala Network

DeFi : À la découverte de Polkadot (DOT) avec Phala Network

Nous sommes réunis une fois de plus pour une nouvelle interview Blockchain Addict. Cette semaine, nous vous proposons d’explorer un écosystème que nous avons encore trop peu abordé : Polkadot.

Pour découvrir cette blockchain, nous avons eu l’honneur de recevoir cette semaine deux ambassadeurs de Polkadot en France, et aussi de Phala Network : Stéphane et Benoît. L’occasion pour nous de découvrir ou de redécouvrir la blockchain native du DOT.

Polkadot, un Ethereum killer ?

Dans la grande famille des blockchains, nous demandons… Polkadot ! Polkadot a été créé en 2016 par Gavin Wood, l’un des esprits clés derrière Ethereum et le créateur du langage de programmation Solidity, largement utilisé sur Ethereum, comme nous l’avons exposé dans cet article.

Polkadot se positionne comme une plateforme multi-chaînes. Son design innovant favorise une interopérabilité inédite entre diverses blockchains, garantissant à la fois sécurité et scalabilité, éléments clés pour maintenir l’équilibre du trilemme de la blockchain, concept que nous avons déjà exploré dans un précédent article.

Le trilemme de la blockchain - Sécurité - Scalabilité - Décentralisation

Polkadot est souvent surnommé l’ »Ethereum Killer » en raison de ses capacités avancées qui pourraient surpasser celles d’Ethereum. La toile de Polkadot s’étend aussi à des écosystèmes comme Cosmos, démontrant ainsi son ambition de former un réseau inter-blockchain complet.

Polkadot se distingue par sa capacité à connecter plusieurs chaînes de blocs dans un réseau unifié, permettant un échange fluide d’informations et de valeurs. En résumé, c’est le terrain de jeu idéal pour la mise en place de dApps. et autres réseaux comme Phala Network.

Phala Network, une boîte à outils Web3

Phala Network, accessible via Polkadot donc, se positionne comme une solution de cloud computing décentralisé. En rassemblant près de 35 000 mineurs (ou workers), Phala fournit une puissance de calcul distribuée, indispensable pour des tâches complexes comme le rendu d’images en 4K ou l’exploitation d’applications d’intelligence artificielle.

En collaborant avec des entités comme Lens, réseau social Web3, Phala Network démontre son potentiel interopérable, fournissant des solutions de calcul hors chaîne (off-chain). Cette caractéristique renforce l’idéal d’un Web3 véritablement décentralisé.

Au cœur de Phala Network se trouvent les Phat Contracts, une évolution des smart contracts. Ces contrats intelligents, qualifiés d’encore plus smart qu’un smart contract par Benoit, offrent plus de flexibilité et de fonctionnalités, en permettant notamment aux machines hors chaîne d’accéder à Internet et d’interroger des données, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour les développeurs de dApps.

Liberté et DeFi, le crédo de Phala Network

Dans sa quête de décentralisation, Phala Network fait face au défi de se forger une résilience dans un domaine dominé par les géants de la technologie. Cette aspiration à une décentralisation plus poussée est particulièrement pertinente dans le contexte actuel, où la souveraineté des données et la sécurité informatique sont primordiales.

Pour ceux qui souhaitent approfondir leurs connaissances sur Phala Network, nous vous invitons à consulter notre article tutoriel sur le staking de PHA, le token de Phala Network. Pour les encore plus curieux, il vous sera également possible de rencontrer nos ambassadeurs pour de vrai, à l’évènement CryptoXR 2024 qui aura lieu les 26 et 27 janvier à Auxerre.

D’ici là, nous laissons, encore une fois, le mot de la fin à nos ambassadeurs :

« Phala Network reste un écosystème très technique et nous en tant qu’ambassadeurs, on essaye de vulgariser au maximum »

Voir aussi notre tutoriel

Comment gagner des revenus passifs sur Phala Network ?

Les DEX face au DeFi de la gouvernance : Avec Artem Shipkov de dYdX Fondation

Les DEX face au DeFi de la gouvernance : Avec Artem Shipkov de dYdX Fondation

Les DEX face au DeFi de la gouvernance : Avec Artem Shipkov de dYdX Fondation

Rappelez-vous, il y a deux semaines, nous avons rencontré Thomas Romain, directeur marketing de Bitpanda Europe. Nous parlions alors de ce qu’est un courtier. Aujourd’hui, nous abordons les DEX, qui signifie decentralised exchange en anglais, soit échange décentralisé en français.

Et, qui de mieux qu’Artem Shipkov, responsable France de dYdX Fondation pour s’attaquer à cette nouvelle notion ?

Comprendre ce qu’est un DEX avec dYdX

Tout d’abord, notons que les DEX tels que dYdX sont souvent opposés aux CEX en raison de leur approche décentralisée. Contrairement aux CEX, qui sont gérés par une entité centralisée, les DEX utilisent la technologie blockchain pour permettre des transactions peer-to-peer. Ils permettent également un accès à un large éventail de cryptomonnaies et une grande palette de services ( swap, staking etc …)

Dans cette dynamique, dYdX s’est d’abord installé dans l’écosystème Ethereum, puis sur le layer 2 StarkNet, développé par StarkWare. Ensuite, dYdX a créé la dYdX chain, sa v4, afin d’accroître sa décentralisation et s’est intégré à l’écosystème de Cosmos (ATOM), que vous pouvez découvrir ou redécouvrir dans cet article.

Il est important de noter que ce phénomène n’est pas isolé dans notre écosystème et de que de nombreuses plateformes tentent d’optimiser leur décentralisation.

La gouvernance de dYdX à la faveur de la transparence

Qu’est-ce que la gouvernance ?

Ce n’est pas la première fois que nous explorons la gouvernance dans la décentralisation et les défis qui en découlent. Bon. Si jamais vous êtes nouveaux sur notre site internet, un petit rappel sur la gouvernance s’impose.

La gouvernance dans la blockchain fait référence à la manière dont les décisions sont prises et les règles sont établies au sein d’un réseau décentralisé. Contrairement aux systèmes centralisés où une seule entité décide des règles et des changements, la gouvernance dans la blockchain permet à la communauté de participer et de prendre des décisions collectivement.

Dans le contexte de dYdX, la gouvernance implique que la communauté des utilisateurs a une voix dans les décisions importantes concernant la plateforme. Cela peut inclure des décisions sur les mises à jour du protocole, les améliorations du fonctionnement de la plateforme et la résolution des problèmes éventuels.

La gouvernance dans la blockchain repose souvent sur des mécanismes de vote, où les détenteurs de tokens peuvent exprimer leur opinion et participer aux décisions. Ces mécanismes peuvent varier d’un projet à l’autre, mais l’objectif principal est de permettre une prise de décision démocratique et transparente.

Il est important de noter que la gouvernance dans la blockchain peut présenter des défis, tels que des conflits d’intérêts, des désaccords sur les décisions à prendre, comme le listings des cryptomonnaies, et des difficultés à parvenir à un consensus. Cependant, elle offre également une opportunité unique d’impliquer la communauté dans le développement et l’évolution d’un projet crypto.

Les grincements de la gouvernance

Disproportions des partis, manquent d’éducation des votants, proposition en faveur des validateurs au détriment des utilisateurs … Vous l’aurez compris, les conflits sont nombreux et la question trotte souvent dans la tête des invités que nous recevons.

Artem aborde, par exemple, le défi de trouver un équilibre entre les besoins techniques de la plateforme et les intérêts des utilisateurs. Il reconnaît la complexité de ce processus dans le contexte d’une plateforme en croissance rapide comme dYdX.

 » Le grand défi de la gouvernance est de trouver un équilibre entre les intérêts des utilisateurs et les nécessités techniques. ”

Dans sa réflexion, notre invité rejoint même sans le savoir l’avis de Youssef Amrani d’Atom Accelerator. Ainsi, évoquent-ils tous les deux la nécessité d’une vision à long terme dans la mise en place d’un modèle de gouvernance décentralisée. IA, Parlement, délégations de vote sont alors autant d’idées mises sur la table pour optimiser la transparence et le poids de vote des uns et des autres. Mais, une solution semble poindre le bout de son nez pour Artem. Les subDAO.

Les subDAO

Une subDAO, abréviation de « sub Decentralized Autonomous Organization » (sous-organisation autonome décentralisée), est une entité autonome et décentralisée créée au sein d’une DAO existante.

Elle fonctionne comme une branche ou une subdivision de la DAO principale et est généralement mise en place pour gérer des aspects spécifiques ou des sous-projets au sein de l’écosystème de la DAO.

La subDAO peut avoir ses propres règles et mécanismes de gouvernance, qui peuvent différer de ceux de la DAO principale. Elle peut également avoir ses propres membres et budget pour mener à bien ses activités et prendre des décisions.

L’utilisation d’une subDAO permet aux DAO de s’organiser et de structurer leur gouvernance de manière plus granulaire et efficace, en permettant à différents groupes ou équipes de se concentrer sur des domaines spécifiques tout en restant connectés à l’ensemble de la DAO. C’est vers cette direction que dYdX cherche à s’orienter, comme nous l’explique Artem.

Quoi qu’il advienne et quelle que soit la solution envisagée, Artem insiste, comme beaucoup de nos invités, sur la nécessité de développer un système durable qui réponde aux besoins changeants de la plateforme, de sa communauté et surtout de la société qui sera bouleversée comme nous l’avons tous été en découvrant les cryptomonnaies et leur conception sous-jacente.

Nous avons abordé de nombreux sujets lors de cet échange, de la régulation à l’aspect technique de la chaîne dYdX. À Artem, mordu de blockchain, de conclure cet article :

« La cryptomonnaie n’est pas seulement une technologie, mais aussi un mouvement culturel »

Voyage au cœur de la gouvernance crypto : Avec Romain Figuereo de Paladin

Voyage au cœur de la gouvernance crypto : Avec Romain Figuereo de Paladin

Voyage au cœur de la gouvernance crypto : Avec Romain Figuereo de Paladin

Depuis les temps anciens d’Athènes, la notion de gouvernance a constamment évolué, suscitant des débats sur son efficacité, son utilité et la justesse de son application. Aujourd’hui, dans notre ère numérique, la blockchain et l’écosystème cryptographique repoussent encore les frontières de cette notion. La gouvernance dans le domaine de la crypto représente un défi essentiel, pour la technologie elle-même, et, de fait, pour les acteurs qui la façonnent.

Parmi ces pionniers, Romain Figuereo, fondateur de Paladin, se démarque par son approche de la gouvernance décentralisée, soutenue par le marché des droits de vote. Son projet Paladin incarne une nouvelle ère de gouvernance numérique, où la technologie blockchain ouvre des perspectives inédites pour une gestion collective et transparente.

Gouvernance et marché des droits de vote dans la DeFi

Que ce soit dans les sphères des Capital Ventures, des protocoles, des DAO comme Atom Accelerator, ou des Layers 2 tels que StarkNet, la gouvernance et ses principes constituent un pilier incontournable pour la technologie blockchain. Théoriquement, ces systèmes visent à permettre une gestion collective et transparente, offrant une alternative démocratique aux modèles centralisés traditionnels.

Cependant, la réalité se confronte souvent à la complexité de l’application de la gouvernance. Des déséquilibres dans la répartition du pouvoir de vote, une participation inégale lors des consultations, l’apathie de certains détenteurs de tokens envers la gouvernance, ou encore le manque d’incitations adéquates pour voter, sont autant de facteurs qui soulignent les limites pratiques de l’application de la gouvernance dans notre écosystème. De plus, la nécessité d’une éducation suffisante pour voter de manière éclairée et raisonnée est souvent sous-estimée.

En effet, la gouvernance dans la blockchain, bien qu’idéalement démocratique et inclusive, se heurte à des obstacles pratiques qui exigent des solutions innovantes et accessibles pour tous les acteurs impliqués.

Dans ce contexte, les droits de vote associés aux cryptomonnaies, offrant des pouvoirs de gouvernance (comme par l’exemple ATOM dans l’écosystème Cosmos), prennent une importance capitale. Ces droits jouent un rôle essentiel dans l’influence des décisions clés au sein des protocoles, en particulier dans les AMM (Automated Market Makers), où ils contribuent à préserver l’équilibre et l’équité.

« On travaille beaucoup sur les marchés de droit de vote… notre cœur de métier vise à permettre à des projets d’obtenir plus d’équité sur leurs AMM. »

Paladin, réponse et perspective

Dans un écosystème où les défis de la gouvernance blockchain sont aussi complexes qu’essentiels, Paladin se positionne comme un pionnier, en développant des solutions d’infrastructures de gouvernance. La société, à travers son initiative Quest, vise à renforcer l’efficacité et la transparence des processus décisionnels au sein des protocoles décentralisés, en se concentrant particulièrement sur le marché des droits de vote.

Quest se distingue par son système de récompenses qui incite à la participation active dans la gouvernance. En échange des votes sur des protocoles clés tels que Curve, Balancer et Bunni, les utilisateurs reçoivent des incitations, soulignant l’engagement de Paladin à promouvoir une participation démocratique large.

L’approche de Romain Figuereo, fondée sur ses expériences dans le secteur du droit bancaire, apporte une perspective ambitieuse sur les enjeux de la blockchain, perspectives toutefois dans le sillage de celles qui ont motivé la création de Bitcoin, comme nous avons pu longuement le voir lors de notre entretien avec Yorick de Mombynes.

Pour lui, la gouvernance va au-delà des défis techniques ; elle représente une opportunité de transformer en profondeur la manière dont les décisions financières sont prises et gérées.

Paladin nous invite donc à repenser les paradigmes existants de la prise de décision dans le monde financier. Découvrez les détails de cette aventure et les perspectives d’avenir de Paladin dans notre interview exclusive.

Comme il est de coutume, à Romain, le mot de la fin :

« Plus le temps avance plus on se rend compte que c’est potentiellement même le projet d’une vie. »

À la découverte de Cosmos : Avec Youssef Amrani d’Atom Accelerator

À la découverte de Cosmos : Avec Youssef Amrani d’Atom Accelerator

À la découverte de Cosmos : Avec Youssef Amrani d’Atom Accelerator

Après avoir fait quelques détours du côté de Bitcoin, il était temps pour nous de remettre un peu la tête dans les nuages et de retourner explorer Cosmos, cette fois-ci en compagnie de Youssef Amrani, fondateur d’Atom Accelerator, un incubateur qui permet le soutien de projets de l’écosystème Cosmos.

Youssef nous a partagé sa vision et ses réflexions sur les défis et les opportunités liés à la gouvernance et à l’interopérabilité dans la blockchain. Faisons un peu le point sur les différents termes techniques abordés dans cette interview.

Cosmos et le Cosmos Hub : l’énergie atomique

Ce sont des points que nous avons déjà évoqués, toutefois, un petit rappel s’impose. Cosmos est un écosystème qui abrite plusieurs blockchains dans le Cosmos Hub. Le Cosmos Hub est lui-même gouverné par les détenteurs d’Atom. Or, ces derniers ont récemment refusé la proposition d’Atom 2.0.

« Le gros risque après Atom 2.0 c’était une sorte d’exode de la communauté de développeurs et un programme de bourse c’est la meilleure façon de garder les gens dans l’écosystème. »

Si vous souhaitez en découvrir plus sur l’écosystème Cosmos, nous vous recommandons cet article, qui accompagne notre rencontre avec Kam Benbrick alors chez Imperator.io, validateur Cosmos. Toutefois, Youssef nous en propose également une définition :

« Atom devient une sorte de VC décentralisé […] identifie les projets les plus intéressants pour investir directement en eux.(…) C’est un écosystème où il faut continuer à évoluer et il y a besoin de faire des smart contracts pour continuer à faire de nouveaux produits. »

C’est dans ce contexte que nous avons rencontré Youssef, fondateur d’Atom Accelerator, DAO dont l’intérêt est d’attirer les développeurs, étape réussie avec succès lors de sa première année, et d’améliorer et de participer à la planification de l’économie d’ATOM, étape en cours actuellement, la DAO ayant deux ans.

« On inverse complètement la pyramide parce que on s’est rendu compte à travers ces neuf premiers mois que la valeur elle est beaucoup plus intéressante à aller chercher quand il y a une planification stratégique derrière. »

La gouvernance décentralisée et les enjeux de la centralisation

Youssef a mis en avant l’importance de centraliser certaines décisions au sein d’un « Parlement » dédié plutôt que de laisser chaque proposition être décidée directement par la gouvernance.

Cette approche de la gouvernance permettrait alors d’optimiser le processus décisionnel et de concentrer les ressources sur les propositions ayant un impact significatif. Il a également exprimé le désir de voir émerger des méthodes de vote plus sophistiquées qui permettent d’exprimer des préférences plus nuancées.

Enfin, l’importance de présenter des propositions bien structurées et claires est soulignée pour permettre à tous, y compris aux investisseurs institutionnels, de comprendre facilement les enjeux et de participer de manière éclairée à la gouvernance de la blockchain.

Le concept de vote binaire (oui/non) est également critiqué pour son manque de nuance et Youssef exprime le désir de voir émerger des méthodes de vote plus sophistiquées qui permettent d’exprimer des préférences plus nuancées, par exemple, en permettant aux utilisateurs de classer les options par ordre de préférence.

La discussion a également évolué vers le sujet des Airdrops dans l’écosystème de Cosmos, l’exemple de Celestia dernièrement qui sont utilisés comme stratégie pour attirer et récompenser les utilisateurs. Youssef souligne une réflexion sur l’efficacité de cette stratégie pour renforcer l’engagement des utilisateurs dans la durée et pour les inciter à participer plus activement à la gouvernance. Avec sa double casquette, il partage son point de vue sur les avantages pour ceux qui détiennent des tokens de long terme, mentionnant comment les snapshots pour les AirDrops sont souvent pris durant les périodes de basse valeur de token, récompensant ainsi les détenteurs à long terme.

« Si on veut que la crypto et la blockchain réalisent ses promesses… c’est inévitable que on va de plus en plus bouger des Cex vers les Dex. »

L’interconnectivité des blockchains grâce à l’IBC

L’IBC (Inter-Blockchain Communication) a été présenté comme un protocole essentiel dans l’écosystème Cosmos. Il permet aux différentes blockchains de communiquer et d’échanger des informations de manière sécurisée et efficace.

Cette interopérabilité favorise une collaboration sans précédent entre les différents acteurs de l’écosystème. En comparant l’IBC (Inter-Blockchain Communication) à un langage commun, Youssef a souligné son rôle dans la création d’un écosystème où les barrières linguistiques sont levées.

L’objectif de l’interopérabilité ? L’expérience utilisateur et favoriser l’adoption.

La complexité des opérations pour les nouveaux utilisateurs a été soulignée, ainsi que la nécessité d’améliorer l’expérience utilisateur et l’abstraction des processus techniques tels que l’IBC. L’importance de la liquidité et de l’adoption de stablecoins comme l’USDC a été mentionnée comme un moyen de simplifier l’entrée dans l’écosystème Cosmos. L’éducation et les ressources ont également été abordées comme des éléments clés pour favoriser une adoption massive et équitable de la blockchain.

Cette interview avec Youssef nous a permis de mieux comprendre les défis et les opportunités liés à la gouvernance et à l’interopérabilité dans l’écosystème Cosmos. La centralisation des décisions, l’importance des Airdrops, l’interconnectivité des blockchains grâce à l’IBC, la sécurité partagée et la vision d’une « zone économique atomique » ont été au cœur de la discussion. Nous avons également pris conscience des défis de l’expérience utilisateur et de l’adoption, ainsi que de l’importance de l’éducation et des ressources pour soutenir le développement de cet écosystème en pleine croissance.

Comme il est de coutume, à Youssef, le mot de la fin :

 » Dans 5, 10 ans, 20 ans peut-être, 99.9 % des transactions sur la blockchain ne seront pas faites par des humains mais par des machines. »