Trader des cryptomonnaies simplement avec Kryll : L’Odyssée de Luca Benevolo

Trader des cryptomonnaies simplement avec Kryll : L’Odyssée de Luca Benevolo

Trader des cryptomonnaies simplement avec Kryll : L’Odyssée de Luca Benevolo

Poursuivons aujourd’hui notre exploration de l’écosystème. Après avoir vu ce qu’était un courtier, un exchange centralisé (CEX) et un exchange décentralisé (DEX), vous disposez déjà de plusieurs façons d’investir dans les cryptomonnaies, en fonction de vos besoins et de votre stratégie, en toute conscience et prudence.

Mais que faire de vos cryptomonnaies, de ce que l’on appelle votre « bag » ? C’est là que le trading automatisé peut entrer en jeu, en fonction de votre temps et de votre appétence au risque. C’est ce que nous explique aujourd’hui Luca Benevolo, cofondateur de Kryll.io, la plateforme qui démocratise les stratégies crypto pour les petits poissons qui évoluent dans l’écosystème.

Kryll, pour être comme un poisson dans l’eau avec vos cryptos

Qu’est-ce que Kryll ?

Kryll se positionne comme une plateforme intuitive de création de robots de trading pour cryptomonnaies, conçue pour ceux qui n’ont aucune compétence en programmation. En d’autres termes, Kryll fournit un cadre simple pour créer ses propres stratégies crypto, et ce, sans savoir coder. Les utilisateurs peuvent donc créer, tester et évaluer leurs propres stratégies de trading, disponibles sur une marketplace. Certaines sont payantes et d’autres open-source et gratuites.

La Genèse de Kryll s’inscrit dans la mission plus large de Cryptense, sa société mère, qui vise à contribuer à l’infrastructure blockchain globale et à répondre à un besoin. En 2018, Cryptance est devenu un acteur français dans le monde de la blockchain, se concentrant sur trois piliers essentiels :

  • la contribution à l’infrastructure crypto,
  • l’expertise en développement de contrats intelligents,
  • les cryptomonnaies.

Ces 3 piliers sont au cœur du fonctionnement du secteur et génèrent des revenus aussi bien pour les particuliers que pour les professionnels.

Kryll, le timonier des petits crypto poissons

« Notre rôle est de fournir un outil pour que les gens puissent se développer eux-mêmes. »

Le nom  » Kryll  » est inspiré par les petites crevettes consommées par les baleines, symbolisant l’idée que même les petits investisseurs peuvent influencer le marché cryptomonnaies, tout comme le krill nourrit les baleines.

« Le krill représente les petits acteurs nourrissant les grands du marché ».

Mais alors, pourquoi de telles solutions sont-elles pratiques et utiles pour les investisseurs ? Comprenons que lorsque vous investissez dans les cryptomonnaies, n’oublions pas ici que vous avez pris soin de faire vos recherches et d’investir un argent dont vous n’avez « pas besoin », nos émotions peuvent parfois nous jouer des tours.

Vendre trop tôt, ou bien au contraire trop tard. Telle est alors la question. FUD (Fear, Uncertainty, Doubt – Peur, Incertitude, Doute) ou encore FOMO (Fear Of Missing Out – Peur de Rater une Opportunité) sont alors autant de termes techniques qui décrivent cet état. C’est là que la neutralité d’une stratégie d’investissement automatisée et réfléchie peut être utile.

Kryll a su d’ailleurs démontrer sa valeur pour les traders, autant en période de stabilité, que lors des périodes de volatilité du marché. La plateforme aide les traders à rester ancrés, évitant les réactions émotionnelles qui peuvent souvent mener à des décisions hasardeuses.

Kryll, le navire amiral de la communauté

Vous l’aurez compris, pas de DAO ou de gouvernance ici, mais un outil pour une communauté ou chaque individu a comme objectif d’optimiser sa stratégie.

« 77 % des utilisateurs qui utilisent Kryll ont des stratégies en positif, ce qui est plutôt rare. »

De fait donc, l’objectif de Kryll en toile de fond est d’accompagner et d’éduquer sa communauté, plutôt que de vendre des bots de trading. La plateforme se veut être un écosystème dynamique, axé sur l’échange de connaissances et l’expérimentation.

Un travail collectif donc bien loin du monde du jeu vidéo dont est issu Lucas. D’ailleurs, une fois les présentations faites, quelques digressions se sont imposées lors de cette interview, notamment à propos du clivage entre l’industrie du jeu vidéo traditionnelle et les jeux dits Web3, NFT.

Le lien entre les jeux vidéo et le Web 3 est également souligné. Même si Kryll s’inspire légèrement des codes du jeu vidéo par justement, son absence de code, sa dimension ludique et personnalisable au trading automatisé, les défis qui affaiblissent les liens entre jeux vidéos et cryptomonnaies sont nombreux : régulation, dénaturation du Web 3 … Ils soulignent tout le travail qu’il reste à faire pour notre secteur.

Enfin, nous laisserons comme à notre habitude notre invité conclure :

« Nous on est vraiment cette passerelle, on vend pas de bot de trading et on veut vraiment pas le faire parce que nous on veut se focaliser sur notre cœur de métier : les cryptomonnaies »

KuCoin et le paysage Crypto Européen :  avec Dorian Vincileoni

KuCoin et le paysage Crypto Européen : avec Dorian Vincileoni

KuCoin et le paysage Crypto Européen : avec Dorian Vincileoni

Après avoir vu la semaine dernière ce qu’était un DEX et avoir également découvert ce qu’était un courtier, il est temps pour nous cette semaine de nous attaquer à un exchange centralisé (CEX). Dans cette nouvelle interview, nous avons eu le plaisir de discuter avec Dorian Vincileoni, directeur de la stratégie de développement chez KuCoin. C’est parti !

De l’économie à la blockchain

Dorian Vincileoni, ayant débuté dans le domaine de l’économie, a découvert la blockchain et le bitcoin en 2015 sans toutefois s’y arrêter. Mais, en 2017, lorsqu’il croise sur son chemin pour la seconde fois la reine des cryptomonnaies, cette fois-ci c’est la bonne !

Travaillant pour KuCoin depuis avril 2022, après avoir roulé sa bosse dans d’autres exchanges, Dorian Vincileoni met en lumière la capacité de l’exchange à identifier et à soutenir des projets prometteurs. Une force que l’exchange doit, entre autres, à ses listing et pré listing de projets sélectionnés par KuCoin.

KuCoin, l’un des cinq plus grands exchanges de cryptomonnaies, a vu sa base d’utilisateurs augmenter de 26% en un an, atteignant 29 millions d’utilisateurs enregistrés en juin 2023, avec une croissance importante en Amérique latine, au Moyen-Orient, en Afrique, en Europe et en Asie. Et, de fait, l’exchange se doit de composer avec la régulation, notamment en Europe.

 » Il y a toujours un enjeu, c’est très difficile de réguler un secteur qui commence, il y aura un temps de latence, et ce d’autant plus que dans notre cas, la régulation ne peut pas nous forcer à faire les choses. Cela signifie que vous avez un cadre, mais même en tant que particulier, si demain l’Union européenne voulait réguler les protocoles de DeFi dans la pratique, ils ne pourraient pas le faire. ”

Les cryptomonnaies en Europe : un défi particulier

La réglementation des cryptomonnaies en Europe est en phase avancée avec le nouveau cadre de réglementation des Marchés des Crypto-Actifs (MiCA). Toutefois, il existe des défis, notamment en matière de protection des consommateurs et de prévention des abus de fonds par les échanges centralisés.

Dans ce sens, KuCoin répond aux défis de régulation en mettant en place des mesures de sécurité renforcées, en publiant ses données de Preuve de Réserves et en collaborant avec des partenaires de cybersécurité pour assurer la sécurité des fonds des utilisateurs.

Par ailleurs, retenons que contrairement à d’autres régions, l’Europe ne voit pas les cryptomonnaies comme une alternative au système financier traditionnel. Ce phénomène s’explique par la satisfaction générale des utilisateurs européens contre leur système financier existant.

 » Ce qui est éprouvant en Europe, c’est que le bitcoin et les cryptomonnaies ne sont pas considérés comme des alternatives au système financier traditionnel, car ce dernier fonctionne de manière assez satisfaisante pour ses utilisateurs. « 

En Europe, le bitcoin est davantage considéré comme un produit d’investissement, il n’est pas une solution à une problématique économique ou bien encore à une débancarisation massive des populations. Et, c’est là que pour Dorian et KuCoin, l’éducation crypto devient une priorité, pour aider les gens à voir la finance sous un prisme différent.

KuCoin, bien que basée aux Seychelles, met l’accent sur l’éducation dans le domaine des cryptomonnaies. La plateforme offre du contenu éducatif adapté à différents niveaux d’investisseurs. L’exchange a lancé KuCoin Learn en 2023, un ensemble complet de guides sur le trading de cryptomonnaies, soulignant son engagement envers la sécurité et l’éducation des utilisateurs.

Notons ici toutefois, en aparté, que ce contenu ne vaut pas pour autant les recherches personnelles impératives avant chaque investissement que vous ferez.

Innovations et Sécurité chez KuCoin : un mantra

KuCoin a introduit plusieurs mesures de sécurité, notamment un programme anti-fraude complet et la publication régulière de ses données de Preuve de Réserves (PoR), garantissant que les fonds des utilisateurs sont sécurisés.

L’échange a également connu une croissance notable avec 89 nouveaux actifs listés, portant le total à 794 actifs numériques, et a soutenu 26 projets sur KuCoin Spotlight et 55 projets sur KuCoin Burningdrop.

L’exchange a également fait quelques pas vers la décentralisation malgré les difficultés du bear market. La KuCoin Chain (KCC) a vu une croissance importante, avec une augmentation de 23% du nombre d’adresses et plus de 100 projets intégrés, couvrant divers domaines tels que DeFi, NFT, GameFi et les infrastructures Web3.

L’interview avec Dorian Vincileoni nous offre un aperçu profond de la vision et des défis de KuCoin dans le paysage crypto. L’entreprise continue d’innover tout en restant attentive aux réglementations et en protégeant ses utilisateurs.

Enfin, à Dorian, de conclure :

« Chez KuCoin, nous croyons qu’avoir de la clarté dans la régulation est très important, en particulier pour la protection des utilisateurs. Par conséquent, lorsque nous constatons qu’une zone comme l’Europe dispose d’une réglementation qui définit les termes, cela ne peut qu’apporter de la clarté. »

Les DEX face au DeFi de la gouvernance : Avec Artem Shipkov de dYdX Fondation

Les DEX face au DeFi de la gouvernance : Avec Artem Shipkov de dYdX Fondation

Les DEX face au DeFi de la gouvernance : Avec Artem Shipkov de dYdX Fondation

Rappelez-vous, il y a deux semaines, nous avons rencontré Thomas Romain, directeur marketing de Bitpanda Europe. Nous parlions alors de ce qu’est un courtier. Aujourd’hui, nous abordons les DEX, qui signifie decentralised exchange en anglais, soit échange décentralisé en français.

Et, qui de mieux qu’Artem Shipkov, responsable France de dYdX Fondation pour s’attaquer à cette nouvelle notion ?

Comprendre ce qu’est un DEX avec dYdX

Tout d’abord, notons que les DEX tels que dYdX sont souvent opposés aux CEX en raison de leur approche décentralisée. Contrairement aux CEX, qui sont gérés par une entité centralisée, les DEX utilisent la technologie blockchain pour permettre des transactions peer-to-peer. Ils permettent également un accès à un large éventail de cryptomonnaies et une grande palette de services ( swap, staking etc …)

Dans cette dynamique, dYdX s’est d’abord installé dans l’écosystème Ethereum, puis sur le layer 2 StarkNet, développé par StarkWare. Ensuite, dYdX a créé la dYdX chain, sa v4, afin d’accroître sa décentralisation et s’est intégré à l’écosystème de Cosmos (ATOM), que vous pouvez découvrir ou redécouvrir dans cet article.

Il est important de noter que ce phénomène n’est pas isolé dans notre écosystème et de que de nombreuses plateformes tentent d’optimiser leur décentralisation.

La gouvernance de dYdX à la faveur de la transparence

Qu’est-ce que la gouvernance ?

Ce n’est pas la première fois que nous explorons la gouvernance dans la décentralisation et les défis qui en découlent. Bon. Si jamais vous êtes nouveaux sur notre site internet, un petit rappel sur la gouvernance s’impose.

La gouvernance dans la blockchain fait référence à la manière dont les décisions sont prises et les règles sont établies au sein d’un réseau décentralisé. Contrairement aux systèmes centralisés où une seule entité décide des règles et des changements, la gouvernance dans la blockchain permet à la communauté de participer et de prendre des décisions collectivement.

Dans le contexte de dYdX, la gouvernance implique que la communauté des utilisateurs a une voix dans les décisions importantes concernant la plateforme. Cela peut inclure des décisions sur les mises à jour du protocole, les améliorations du fonctionnement de la plateforme et la résolution des problèmes éventuels.

La gouvernance dans la blockchain repose souvent sur des mécanismes de vote, où les détenteurs de tokens peuvent exprimer leur opinion et participer aux décisions. Ces mécanismes peuvent varier d’un projet à l’autre, mais l’objectif principal est de permettre une prise de décision démocratique et transparente.

Il est important de noter que la gouvernance dans la blockchain peut présenter des défis, tels que des conflits d’intérêts, des désaccords sur les décisions à prendre, comme le listings des cryptomonnaies, et des difficultés à parvenir à un consensus. Cependant, elle offre également une opportunité unique d’impliquer la communauté dans le développement et l’évolution d’un projet crypto.

Les grincements de la gouvernance

Disproportions des partis, manquent d’éducation des votants, proposition en faveur des validateurs au détriment des utilisateurs … Vous l’aurez compris, les conflits sont nombreux et la question trotte souvent dans la tête des invités que nous recevons.

Artem aborde, par exemple, le défi de trouver un équilibre entre les besoins techniques de la plateforme et les intérêts des utilisateurs. Il reconnaît la complexité de ce processus dans le contexte d’une plateforme en croissance rapide comme dYdX.

 » Le grand défi de la gouvernance est de trouver un équilibre entre les intérêts des utilisateurs et les nécessités techniques. ”

Dans sa réflexion, notre invité rejoint même sans le savoir l’avis de Youssef Amrani d’Atom Accelerator. Ainsi, évoquent-ils tous les deux la nécessité d’une vision à long terme dans la mise en place d’un modèle de gouvernance décentralisée. IA, Parlement, délégations de vote sont alors autant d’idées mises sur la table pour optimiser la transparence et le poids de vote des uns et des autres. Mais, une solution semble poindre le bout de son nez pour Artem. Les subDAO.

Les subDAO

Une subDAO, abréviation de « sub Decentralized Autonomous Organization » (sous-organisation autonome décentralisée), est une entité autonome et décentralisée créée au sein d’une DAO existante.

Elle fonctionne comme une branche ou une subdivision de la DAO principale et est généralement mise en place pour gérer des aspects spécifiques ou des sous-projets au sein de l’écosystème de la DAO.

La subDAO peut avoir ses propres règles et mécanismes de gouvernance, qui peuvent différer de ceux de la DAO principale. Elle peut également avoir ses propres membres et budget pour mener à bien ses activités et prendre des décisions.

L’utilisation d’une subDAO permet aux DAO de s’organiser et de structurer leur gouvernance de manière plus granulaire et efficace, en permettant à différents groupes ou équipes de se concentrer sur des domaines spécifiques tout en restant connectés à l’ensemble de la DAO. C’est vers cette direction que dYdX cherche à s’orienter, comme nous l’explique Artem.

Quoi qu’il advienne et quelle que soit la solution envisagée, Artem insiste, comme beaucoup de nos invités, sur la nécessité de développer un système durable qui réponde aux besoins changeants de la plateforme, de sa communauté et surtout de la société qui sera bouleversée comme nous l’avons tous été en découvrant les cryptomonnaies et leur conception sous-jacente.

Nous avons abordé de nombreux sujets lors de cet échange, de la régulation à l’aspect technique de la chaîne dYdX. À Artem, mordu de blockchain, de conclure cet article :

« La cryptomonnaie n’est pas seulement une technologie, mais aussi un mouvement culturel »

Promouvoir les cryptomonnaies et la blockchain : Avec Maxime Baron de Hash Consulting

Promouvoir les cryptomonnaies et la blockchain : Avec Maxime Baron de Hash Consulting

Promouvoir les cryptomonnaies et la blockchain : Avec Maxime Baron de Hash Consulting

Bitcoin, cryptomonnaies, blockchainWeb3… autant de termes qui, à force de lire nos articles, ne vous sont pas inconnus. Toutefois, ces technologies émergentes restent encore bien obscures pour de nombreuses personnes.

Et les bâtisseurs de notre écosystème ont parfois besoin d’aide pour communiquer, partager et vendre leur projet au monde. C’est là que Maxime Baron, cofondateur de Hash Consulting avec Owen Simonin (Hasheur), offre une perspective unique pour les projets qui cherchent à faire entendre leur révolution Web3, mais aussi pour les sociétés qui souhaitent faire partie de la révolution Web3.

Hash Consulting ou comment aider les sociétés à conquérir le Web3 ?

« Hash Consulting est une entreprise qui accompagne les entreprises qui souhaitent se lancer dans le Web3 ou avoir de l’accompagnement côté crypto (…) On accompagne différents types de socièté qui ont des besoins spécifiques »

Et elles sont nombreuses, les entreprises qui ont souhaité participer à cette aventure. Nous pouvons penser à Renaud ou encore à Lacoste du côté des entreprises traditionnelles, mais aussi à MultiversX du côté des start-up crypto.

De fait, cette diversité d’entreprises montre l’importance de s’adapter aux exigences stratégiques de chacune. Certaines ont besoin d’une aide technique plus poussée, tandis que d’autres nécessitent une assistance dans leur communication.

Préparer l’avenir de la blockchain

Tombé dans la marmite crypto dans les années 2017 et issu du secteur de la tokenisation, Maxime Baron souligne la nécessité de la présence de Hash Consulting sur un marché encore bien jeune.

Son équipe assure ainsi aux médias crypto et aux influenceurs une garantie supplémentaire de sécurité pour les projets qu’ils présentent.

Par ailleurs, lorsqu’il s’agit d’aborder l’avenir de la blockchain, Maxime Baron n’oublie pas non plus de mentionner son parcours, soulignant que malgré l’hiver crypto que nous avons traversé, la tokenisation a été un signe d’espoir important et évident.

La tokenisation est en train de remodeler le paysage financier, offrant une nouvelle manière de conceptualiser la propriété et la valeur. En effet, la tokenisation des actifs réels représente une avancée importante transformant tout, des œuvres d’art aux bâtiments, en actifs numériques échangeables. Cette innovation a le potentiel de démocratiser l’accès à l’investissement et de fluidifier les marchés traditionnels. Refermons cette parenthèse et continuons.

Une régulation crypto à anticiper

Alors que la blockchain et la cryptomonnaie continuent de gagner en popularité, la question de la régulation devient de plus en plus pressante. Maxime Baron aborde ce sujet avec nuance :

Les contraintes se multiplient donc pour le secteur crypto, qui doit s’adapter à de nombreuses exigences et parfois faire face aux critiques des régulateurs.

« La régulation à mon sens est nécessaire… il faut simplement qu’elle ne soit pas punitive.»

D’un côté, nous avons l’Union Européenne, avec son règlement MiCA (Markets in Crypto-Assets), qui vise à créer un cadre réglementaire harmonisé pour les actifs numériques. Cette réglementation standardise les règles sur les cryptomonnaies à travers l’Europe, offrant une protection accrue aux investisseurs tout en encourageant l’innovation. La clarté réglementaire offerte par MiCA est essentielle pour donner confiance aux entreprises et aux consommateurs dans l’écosystème des actifs numériques.

De l’autre côté, il y a les réglementations locales, parfois différentes de MiCA à l’échelle européenne. En France, l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) joue un rôle de premier plan dans la régulation des cryptomonnaies.

Les Prestataires de Services sur Actifs Numériques (PSAN) sont soumis à un enregistrement obligatoire auprès de l’AMF, garantissant ainsi une certaine conformité et sécurité pour les utilisateurs. Ces mesures visent à prévenir les fraudes et les escroqueries, tout en offrant un cadre légal clair pour les opérations crypto.

Face à la complexité de l’écosystème crypto et au risque de scams, des sociétés comme Hash Consulting jouent un rôle crucial. Elles agissent comme des filtres, évaluant la crédibilité et la viabilité des projets de blockchain et de cryptomonnaies. Leur analyse, de fait, parfois critique aide à protéger les investisseurs contre les fraudes et à orienter le capital vers des initiatives légitimes et prometteuses. Comme le souligne Maxime :

« Notre mission est d’accompagner les entreprises dans le monde du Web3 de manière sécurisée et éclairée.»

Nous vous souhaitons une agréable interview et à la semaine prochaine !

Enseigner Bitcoin et les cryptomonnaies : Avec Daniel Villa Monteiro

Enseigner Bitcoin et les cryptomonnaies : Avec Daniel Villa Monteiro

Enseigner Bitcoin et les cryptomonnaies : Avec Daniel Villa Monteiro

Au fil des semaines, nous nous sommes plongés dans les méandres de Bitcoin, de la DeFi et des cryptomonnaies, explorant les enjeux et les limites de ces concepts. Cependant, nous avons rapidement réalisé la complexité d’enseigner et de transmettre la connaissance du monde de Bitcoin et des cryptomonnaies à autrui.

C’est avec une multitude de questions en tête que nous avons eu l’honneur de rencontrer Daniel Villa Monteiro, directeur pédagogique d’Alyra et écrivain, créateur de la bande dessinée « Alice aux pays des cryptos ». Nous nous sommes installés confortablement à notre pupitre, prêts à écouter attentivement les récits de Daniel, notre professeur du jour.

Alyra, l’école de la blockchain

Rencontrer Daniel Villa Monteiro c’est donc d’abord rencontrer le directeur pédagogique d’Alyra, l’école de la blockchain. Chez Alyra, Daniel et son équipe forment au Web3, à l’internet de demain.

« Nous sommes les premiers en France, et à ma connaissance en Europe, à offrir une certification professionnelle de développeur entièrement dédiée à la blockchain ».

De fait, Alyra constitue la cour de récréation idéale pour ceux qui aspirent à devenir les bâtisseurs de la technologie blockchain.

Mais, revenons-en à nos moutons. L’approche d’Alyra, sous la direction éclairée de Daniel, diffère de celle d’une école traditionnelle. Il guide ses élèves vers une expérience pratique et compétente.

« Nous avons deux formateurs spécialisés dans le développement pur, ainsi qu’un formateur qui se concentre davantage sur le conseil »

L’approche pédagogique d’Alyra se concentre sur l’expérience pratique et la compétence à travers 6 certifications :

  • Développement blockchain : concevoir, sécuriser, déployer
  • Finance décentralisée blockchain : évaluer, sécuriser, gérer
  • Parcours de formation Conseil Blockchain : analyser, pratiquer, créer
  • Devenez consultant Intelligence Artificielle
  • Module de formation Tokenomics
  • Apprenez à exploiter l’intelligence artificielle dans le développement d’application

Si la formation Alyra vous intéresse, vous pourrez faire vos propres recherches ici pour en savoir plus.

« Alice au Pays des Cryptos » ou comment écrire Bitcoin

En plus de son travail auprès de Alyra, Daniel a également écrit récemment une BD sur les cryptomonnaies : Alice au pays des cryptos.

Dans cette BD, Daniel nous convie à plonger dans l’univers des cryptomonnaies, tel un voyage dans le conte merveilleux d’Alice au Pays des Merveilles. Ce livre constitue son tableau noir, sur lequel il nous raconte un monde où la complexité des cryptomonnaies devient accessible et ludique.

« C’est une bande dessinée… un matériel unique et parfait »

Vous y découvrirez alors Alice, jeune étudiante qui pendant la période covid découvre les cryptomonnaies, et apprendrez avec elle leurs pertinences au quotidien. Une évidence que Daniel clame haut et fort dès le prologue de son livre :

« En 2023, plus de 400 millions d’êtres humains sur Terre possèdent des cryptomonnaies. Dans plusieurs pays, un passant a plus de chance d’en posséder qu’un compte Twitter. »

Chacun de ces êtres humains a une histoire unique avec ses propres cryptos. Certaines de ces histoires sont courtes comme par exemple : « J’ai vu une publicité, j’en ai acheté pour 50 $, je n’y ai pas touché depuis. » D’autres sont plus longues et peuvent même changer une vie, comme ce fut le cas pour moi. J’ai changé ma carrière, ma manière de voir le numérique, la monnaie, la politique, la justice… »

Des millions de personnes y sont allées par appât du gain, certaines ont perdu des fortunes, d’autres en ont gagné. Certaines y sont allées pour fuir des inflations à trois chiffres, d’autres pour contourner des États policiers, pour des raisons malhonnêtes parfois, pour des raisons idéologiques souvent, par curiosité quelquefois. »

Il ne s’agit pas pour nous ici de vous raconter les aventures de cette Alice 3.0, cette BD restant toutefois une lecture que nous vous conseillons vivement si vous souhaitez comprendre l’impact déjà réel de Bitcoin et des cryptomonnaies dans notre vie.

Comme il est de coutume, à Daniel le mot de la fin et surtout la suite :

« Une fois qu’on tombe dans les cryptos, on n’en revient pas. »

Cette vidéo et cet article ne sont en aucun cas un contenu sponsorisé. Blockchain Addict choisit librement ses invités et ne bénéficie d’aucune rémunération commerciale pour la création de ses contenus.

Sécurité, Éducation et conformité : les ingrédients d’une plateforme crypto – Thomas Romain de Bitpanda

Sécurité, Éducation et conformité : les ingrédients d’une plateforme crypto – Thomas Romain de Bitpanda

Sécurité, Éducation et conformité : les ingrédients d’une plateforme crypto – Thomas Romain de Bitpanda

Voilà maintenant plusieurs mois que nous explorons l’écosystème. Nous avons vu qu’il y avait la DeFi, la finance décentralisée, dirigée par des protocoles et des échanges décentralisés. Souvent considérée comme encore complexe à utiliser, nous avons constaté qu’il existait des solutions pour la DeFi, adaptées aux novices ou à ceux d’entre nous qui ont moins de temps.
BitStack, le portefeuille Bitcoin proposé par Alexandre Roubaud et ses équipes, était alors l’une d’entre elles. Mt Pelerin aussi. Cette semaine, nous allons nous pencher sur les exchanges, les plateformes crypto, les CEX pour Centralised exchange en anglais.

Elles offrent une large gamme de services, allant du trading de divers actifs numériques au staking, en passant par des initiatives éducatives visant à éclairer les novices ainsi que les investisseurs expérimentés. Cependant, ces plateformes sont confrontées à des défis importants, notamment en termes de sécurité, de régulation et de confiance des utilisateurs. C’est là le cœur de la discussion que nous avons eue avec Thomas Romain, directeur marketing de BitPanda.

Qu’est-ce qu’un CEX (Centralized Exchange) ?

Un CEX, ou échange centralisé, est une plateforme d’échange de cryptomonnaies qui fonctionne sous le contrôle d’une entité centrale. Les utilisateurs déposent leurs actifs numériques sur la plateforme et effectuent des transactions en utilisant les services fournis par l’entité centrale.
Il est important de faire la distinction entre un CEX (Centralized Exchange) et un courtier lorsqu’il s’agit de plateformes d’échange de cryptomonnaies, surtout dans le cadre de notre interview.

En effet, un CEX (Centralized Exchange) est une plateforme d’échange centralisée où les utilisateurs effectuent des transactions avec les services fournis par une entité centrale. Les utilisateurs déposent leurs actifs numériques sur la plateforme et effectuent des échanges avec d’autres utilisateurs via cette entité centrale. Les CEX offrent généralement une grande liquidité, des fonctionnalités avancées et une interface conviviale, mais ils nécessitent une certaine confiance envers l’entité centrale.

D’un autre côté, un courtier est un intermédiaire qui facilite les transactions entre les acheteurs et les vendeurs. Les courtiers agissent en tant que tiers de confiance et fournissent des services de négociation en achetant et vendant des cryptomonnaies pour le compte des utilisateurs. Contrairement aux CEX, les courtiers ne sont pas tout à fait des plateformes d’échange

Dans le cas de Bitpanda, il agit à la fois comme un CEX (Centralized Exchange) et un courtier. Les utilisateurs peuvent effectuer des transactions directes via la plateforme Bitpanda, ce qui fait de Bitpanda un CEX. De plus, Bitpanda agit également en tant que courtier, facilitant les achats et les ventes de cryptomonnaies ou d’actions pour le compte de ses utilisateurs. Cette double fonctionnalité de Bitpanda offre aux utilisateurs une plus grande flexibilité et des options de trading diverses.

« en 2014 on était vraiment focus sur les cryptomonnaies mais on est vraiment devenu une plateforme multi assets et je sais que c’est ce qui intéresse en fait les investisseurs c’est d’avoir un accès à plusieurs catégories d’actifs aujourd’hui chez Bitpanda . On a les cryptos, les actions, on a les ETF etc ….»

Cependant, il est important de noter que la réglementation et les exigences légales peuvent varier selon les pays et les juridictions.

Les plateformes crypto face au poids de la régulation

Thomas Romain et la trajectoire de Bitpanda

Thomas Romain, directeur commercial de Bitpanda, partage son expérience et son parcours unique avec la plateforme crypto. Avec un fond en économie politique et spécialisation dans les partenariats stratégiques, Thomas illustre parfaitement la diversité des compétences requises dans ce secteur.

De son côté, Bitpanda, depuis sa création en 2014, a connu une croissance remarquable, se développant bien au-delà de ses racines autrichiennes pour devenir un acteur majeur en Europe.

Sécurité, Éducation, et Conformité : Les piliers de Bitpanda

Face aux défis du marché, Bitpanda met un point d’honneur sur la sécurité et la conformité réglementaire. Cette approche permet, non seulement de protéger les investisseurs, mais aussi d’assurer une stabilité à la plateforme.

En outre, Bitpanda s’efforce de démocratiser l’accès aux cryptomonnaies par l’éducation, via la Bitpanda Academy, rendant les investissements en cryptomonnaies plus accessibles, notamment via leur application mobile conçue pour convenir aussi bien aux débutants qu’aux plus experts d’entre nous.

L’Impact du règlement MiCA sur les CEX

Le règlement MiCA (Marchés des Instruments Crypto-Actifs) mis en place par l’Union Européenne, représente un jalon crucial dans la régulation des CEX. Cette législation vise à établir un cadre réglementaire harmonisé pour les crypto-actifs, assurant ainsi une protection accrue pour les investisseurs.

Les plateformes comme Bitpanda sont en première ligne pour s’adapter à ces nouvelles régulations, garantissant ainsi leur conformité et renforçant la confiance des utilisateurs.

« On est très actif en Europe et je pense que c’est ça le point clé à mentionner c’est que nous sommes en fait un acteur européen on est très focalisé sur ce marché et la régulation »

Il est important de noter que Bitpanda est enregistré PSAN (Prestataire de Service sur Actifs Numériques) auprès de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF). Être PSAN signifie que Bitpanda est un acteur autorisé et réglementé par l’AMF pour fournir des services sur les actifs numériques en France. Cela implique que Bitpanda se conforme aux réglementations et aux normes en vigueur pour assurer la sécurité des utilisateurs et garantir la conformité réglementaire.

En étant PSAN (Prestataire de Service sur Actifs Numériques), Bitpanda s’engage donc à respecter les exigences réglementaires telles que la lutte contre le blanchiment d’argent, la protection des données personnelles et la sécurité des fonds des utilisateurs. Cette reconnaissance par l’AMF renforce la confiance des utilisateurs dans la plateforme Bitpanda.

Parfois critiquées, les plateformes crypto, avec des leaders comme Bitpanda, jouent un rôle incontournable dans l’écosystème financier numérique. En s’adaptant constamment aux défis de sécurité, en évoluant avec les régulations comme le règlement MiCA, et en se focalisant sur l’éducation des utilisateurs. Ces plateformes se positionnent, non seulement comme des acteurs clés aujourd’hui, mais aussi comme des piliers de l’avenir financier numérique.

À Thomas le mot de la fin :

Le mot qui est important c’est qu’en fait Bitpanda c’est accessible à tous c’est vraiment le point que je veux mettre en avant la partie sécurité, la partie facilité et l’accès à tous types de d’actifs